Je ne suis pas une fille à talons … (mais j’essaie)

Je ne suis pas une fille à talons… j’essaie, mais rien à faire. Je ne suis pas une fille à talons.

Je suis la fille qui fantasme devant les vitrines de chaussures, qui craque, qui les achète, qui les mets 3 fois et qui ensuite en désespoir de cause les donne ou les vend sur leboncoin.

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J’adore les talons. A regarder. Je les adore sur des filles que je vois dans la rue. C’est féminin, c’est élégant, c’est séduisant, c’est sexy. ça plaît aux mecs.

Mais sur moi, ça ne marche pas. Je me sens endimanchée, pataude, lourde, totalement tarte.

Alors évidemment si j’étais plus svelte et élancée, plus légère, je me dis que je pourrai virevolter haut perchée sur des talons fins même aiguilles. Mais j’aime moins les talons aiguilles. J’aime pas les talons mastoques non plus. J’aime les talons qui donnent vraiment de l’allure. Toute sortes, sandales, escarpins, bottes …

Mais la vérité c’est que je crois que mon squelette, mes pieds de petit hobbit, mes orteils, n’aiment pas les talons. Il paraît que les Louboutin sont tellement confortables … mais je n’ai pas l’argent pour me payer des Louboutin. Et même lorsque j’étais dans une période svelte et élancée, les talons ne m’aimaient pas pour autant.

Alors j’essaie d’autres chaussures à talons. Et puis au bout d’une journée, j’ai tellement mal aux pieds que je rêve que d’une chose, c’est marcher pieds nus ou enfiler des bons godillots souples avec les pieds bien à plat !

Les ampoules, la cambrure des pieds qui n’adhère pas à la cambrure de la chaussure, les petites brides vicieuses qui te scient la peau, les lanières en tous genres qui recouvrent les orteils et les rendent douloureux, le pied qui glisse inexorablement provoquant des frottements de la voûte plantaire sur la semelle ou heurter l’orteil sur le dessus de la chaussure… Faut être une fille pour comprendre…

Des amies qui ne vivent que en talons, me disent que c’est une question d’habitude. C’est de ma faute. J’ai trop vécu en converses, en doc (ado les Dr. Martens), et autres chaussures souples, même en tongs et pieds-nus… alors je suis foutue.

Et puis un jour, j’ai découvert les sandales compensées, les semelles de liège, des versions presque orthopédiques de la chaussure à talons… Léger, sans risques… A priori.

Alors j’ai cédé. J’ai acheté cette belle paire de sandales, triomphante, persuadée que cette fois-ci, tout irait bien et que tout serait parfait et que moi aussi j’aurai de l’allure avec 10 cm de plus !

Déjà il y a des règles. Ne JAMAIS porter de talons les jours où il faut beaucoup marcher, voire courir et encore plus quand il fait chaud. Mais ça, je l’avais oublié. Evidemment, je me suis empressée d’enfiler mes sandales avec mes orteils passés au vernis, sauf que … j’étais en retard. Retard = courir, marcher vite, trottoirs instables = pieds sur échauffés en fin de journée, chevilles tordues, démarche pitoyable… Enfin je crois.

Je crois qu’il faut se faire une raison. Il y a les filles à talons, et il y a les autres. Moi je ne suis pas une fille à talons. Parfois j’essaie, je tiens le coup, parfois. Souvent pas.

Non, non, non. Je ne serai jamais la femelle fatale ultra sexy aux longues jambes interminables terminées par des armes de séduction massive.

Après tout on peut avoir du style, être fatale et avoir du sex appeal en étant à plat aussi ? Non ?

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