A propos theyiayiagirl

quadra et maman, vivant à Paris depuis pas mal d'années, je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication et dans le web depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux etre écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

Journal de Confinés etc. : stop le massacre ! #Covid_19 #Coronavirus

Depuis quelques jours on a le droit à des florilèges sans aucune décence, du confinement des bourgeoises qui te racontent sans même la moindre trace de conscience quelconque, comment elles ont fui Paris pour se réfugier à la campagne dans leur résidence secondaire. D’ailleurs je ne peux qu’envoyer toute ma reconnaissance à Charline Vanhoenacker et son formidable billet : « Fuir Paris » qui m’a tellement fait rire !

Je veux rassurer les gens en province : Paris n’est pas QUE peuplé de riches bourgeois sans cervelle et conscience des autres. Il y a une grande quantité de classes moyennes et classes populaires qui survivent dans des petits appartements sans jardin, sans balcons, avec des enfants, seuls et qui tiennent bon.

Une chose qui est sûre c’est que des crises sanitaires comme celle qu’on traverse fait ressortir plus que jamais les disparités sociales et ses injustices.

A mon petit niveau, même moi, je me les prends en pleine figure ces disparités avec la classe de ma fille et les différents groupes facebook de quartier auxquels j’adhère. Alors attention : il y a des gens adorables chez les bourgeois privilégiés. L’aisance financière ne prive pas d’intelligence, de sensibilité, de générosité, de délicatesse … ça fait plaisir d’ailleurs de se dire que l’être humain ne devient pas systématiquement con en devenant riche. MAIS force est de constater qu’il y a aussi cette catégorie de privilégiés totalement déconnectés…

Les aléas de la mixité sociale j’imagine et le drame des réseaux sociaux où l’activité principale consiste à mettre sa vie en vitrine. Enfin sa « belle » vie. J’adore que des gens s’élèvent pour montrer le côté plus moche de la vie, le côté moins glamour, plus bancal, plus sur le fil du rasoir…

Moi je vais me mettre à faire un journal de bord avec vidéos où ma fille passe la majeure partie de son temps en pyjama depuis le confinement, où dans nos journées, l’angoisse peut parfois voiler les bons moments, l’expédition pour aller aux courses une fois tous les 10 jours devient presque comique tellement je m’équipe pour tout désinfecter sur mon passage et ne surtout rien toucher, ne rien ramener de contaminant dans l’appart, la façon dont je m’écarte dans les rayons quand des gens tentent de me coller ou quand je change de trottoir parce que ce con de boucher de quartier trouve normal de tailler le bout de gras avec son café et sa clope avec la gardienne d’à côté qui elle aussi s’en balek de la « distanciation sociale » (faut quand même pas s’arrêter de vivre HEIN), ou dans un autre registre, mon ‘école à la maison’ qui parfois, part totalement en vrille parce que forcément je ne suis pas la maîtresse et que ma fille le sait et en profite…la tension en fin de journée qui peut parfois surgir parce que forcément, à 3 dans un petit appartement sans sortir ça peut porter sur les nerfs, un peu …

Non, nous c’est pas la famille parfaite 20/20 à la maison et qui le montre sur Instagram. On est bien, ça va. On se plaint surtout pas. Mais on en fait pas des tonnes et je vais pas passer mon temps à montrer comment on est trop bien organisés, équipés qu’on est trop une famille qui assure, parce que c’est pas vrai. On est juste normaux. On fait avec la situation, avec ce qu’on a, on s’adapte, on a nos bons et mauvais jours et surtout on espère que ce putain de virus nous touchera pas, ni nous, ni nos proches.

En ce moment, je passe beaucoup (trop) de temps sur twitter notamment pendant mes insomnies quand même l’anti douleur ne me soulage plus (j’ai une sciatique), parce que j’aime comprendre ce qui se passe et pourquoi ça se passe et j’essaie de trouver la vérité dans ce magma opaque où on entend tout et son contraire.

La France, 6ème puissance mondiale, qui n’a plus un putain de masque en stock. Un pouvoir en place qui bientôt va accuser le peuple de l’expansion du virus alors que c’est eux et les autres copains au pouvoir de l’Europe qui n’ont pas fermé les frontières quand il aurait fallu, qui n’ont pas lancé le confinement plus tôt et qui surtout, n’ont pas relancé la production de masques qui n’aurait jamais du être arrêtée mais qui depuis 2 ans, aurait aussi pu être relancée … J’en ai marre de ces discours culpabilisants – même si oui faut arrêter de sortir de chez soi pour des raisons de confort c’est pas des vacances le confinement bordel ! – j’aimerai que pour une fois le pouvoir en place assume ses erreurs.

J’en ai marre qu’on dise bravo à des world companies pour leur aide alors que merde, on sait que ce sont ces sociétés qui dirigent le monde, donc c’est presque un peu la moindre des choses de filer un coup de mains maintenant qu’on est tous bien dans la merde …

J’ai les boules de penser que APRES on nous demandera à nous ENCORE de faire des efforts à cause de LEURS ERREURS.

J’en ai marre que dans ces situations de crises ce soient toujours les plus pauvres, les plus précaires qui soient le moins protégés et sacrifiés. C’est juste tellement dégueulasse.

On est la 6ème puissance du monde mais on a un système de santé a bout de souffle. D’ailleurs au lieu d’applaudir aux fenêtres à 20h … (On applaudit pour qui déjà exactement ? Pour le corps médical ou pour nous mêmes?), on peut faire un don à l’AP-HP. Je pense que même si c’est sympa ces applaudissements, que le corps médical préfèrerait avoir des masques, des salaires décents, du matériel … Au début j’ai applaudi. ça rassure, c’est sympa, ça donne une bonne image de soi, les enfants aiment bien … et puis ensuite comme ça n’allait pas trop chez nous côté santé, est venue la question sur l’utilité, réelle valeur, profondeur de l’action …

Tiens par contre, parenthèse : j’ai entendu que les cliniques / hôpitaux privés avaient plein de places disponibles en réanimation et proposaient leur aide mais que l’hôpital public refusait (pour des histoires de pouvoir / ego / je sais pas quoi … ???)… si jamais c’est vrai, j’en tombe des nues ! comment peut on encore rechigner de l’aide ou faire des guerres d’ego quand il s’agit de gérer une crise sanitaire grave ?

Bref. Je mélange un peu tous les sujets qui gravitent autour du Covid_19 mais il y a quand même de quoi être un peu dégoûté et en colère … tout en espérant que toutes ces épreuves mèneront FORCEMENT à un changement pour un monde meilleur … Il le faut sinon si tout ça ne sert même pas à améliorer le monde… là ça serait vraiment les boules.

Bon Confinement à tous !

PS : question de finir sur une note positive, j’ai fait une playlist assez longue multi styles parce que la musique, ça aide quand même vachement !

A vous les startuppers et les recruteurs qui voulez le beurre et l’argent du beurre

J’ai 44 ans, une enfant de 4 ans, un Bac+5 et 18 ans d’expérience à l’international. Je suis dans la communication. Des grosses agences, des gros clients internationaux, chez l’annonceur avec là aussi des services de communication qui claquent, des profils d’entreprise et clients multiples, des problématiques multiples (pardon de pas avoir voulu rentrer dans un seul type de case), je suis plutôt douée en management, en marketing aussi, en digital aussi (dans le e-Commerce et l’innovation depuis une dizaine d’années), je suis bilingue anglais (mais vraiment hein … j’ai grandi à l’étranger et fréquenté une école anglaise enfant), … et je suis au chômage depuis 1 an.

Un chômage pas vraiment choisi. J’ai choisi d’avoir une enfant que j’ai eu tardivement (pour raisons médicales) et après une série de paramètres, dont la conjoncture économique, je n’ai pas fait forcément de choix carriéristes mais plus des choix d’équilibre. Vous savez ce truc que les mamans qui travaillent essaient désespérément d’avoir : le sacro saint équilibre vie pro vie perso si difficile à trouver en France parce que dès qu’on part à 17h30/45 /18h ou qu’on arrive haletant à 9h30 (alors que vous êtes connecté 24/7 quasi entre le smartphone, l’ordi portable avec tout sur le cloud et j’en passe et déjà sur vos mails au petit dèje), on vous fait comprendre que vous êtes tire au flanc, pas à la hauteur, que vous devez faire des choix toussa … Et moi je n’ai jamais voulu céder à ce chantage et cette pression (que j’ai quand même ressenti évidemment sinon je ne serai pas en train d’écrire ce billet) …

Donc je suis au chômage et je me suis dit : OK. Hors de question de refaire des erreurs passées. Cette fois je serai plus selective et surtout, cette fois je ne me braderai pas. Faut pas déconner. 18 ans d’expérience, des compétences réelles et sérieuses, une vraie polyvalence, une vraie rapidité d’analyse et d’exécution, merde. Je brade pas.

Alors j’ai démarré ma quête. J’ai touché au bout de 10 mois la peut être quête ultime, mais … paf patatras, a un cheveu près c’était pas moi. Dommage. Je n’ai jamais su pourquoi. Juste que j’étais à un cheveu. Alors quoi ? J’étais trop vieille ? Trop chère ? Trop grosse ? Trop douée ? (pourquoi pas après tout) …

Dans les annonces d’aujourd’hui je distingue que : on cherche des gens seniors (35 ans c’est Senior en com’ … 44 ans c’est bon à jeter) …avec des compétences qui vont au delà du coeur de métier (oui parce qu’aujourd’hui un Dircom doit être : pro du Web Marketing, du CMS, du SEO, de la Suite Adobe y compris After Effects, et EVIDEMMENT être incollable sur Google Analytics) … c’est un peu le Pack Office des années 2000 quoi… MAIS ATTENTION … pas cher. Ce qui fait qu’on trouve AUSSI des annonces JUNIOR pour des postes de SENIOR… toujours pas cher.

C’est déroutant.

L’autre jour, j’ai été contactée par un jeune startupper au sourire ultra brite, qui me tutoies d’emblée sur Linkedin en MP et qui me propose de discuter parce qu’il a une startup dans le wellbeing qui claque sa mère et qu’il doit développer sa com’ … OK man … alors avant hein je vais poser quelques questions de base (on apprend pas à la vieille guenon à faire la grimace) : c’est quoi exactement les besoins ? Le type de contrat recherché : salarié ? Freelance ? Et le budget / salaire ça serait quoi ?

Le startupper me répond : il n’y a pas que le salaire dans la vie …

Comment dire … Alors oui c’est vrai, aujourd’hui, notamment les nouvelles générations (qui vivent encore chez leurs parents), ont besoin de trouver du SENS à ce qu’ils font. Je vous rassure, moi aussi. Travailler bêtement, ça ne marche plus. ça n’a d’ailleurs jamais marché…pour personne.

Et je vous rassure pour les plus >40 ans aussi. Mais travailler pour la gloire ou en deçà de son expérience et compétences, bah … Non… en fait. En fait si, l’argent c’est AUSSI important comme critère parce qu’avec l’argent on peut : payer son loyer, son electricité, son telephone, sa mutuelle santé, ses impôts, la cantine de son enfant, ses cadeaux de noel et anniversaire, des vacances une fois l’année qui ressemblent à des vacances, des vetements, des chaussures (même si achetés sur Vinted pour la majorité), donc excuse moi toi le jeune Startupper à la wouine démesurée, mais ouais, la thune, ça compte. Et quand on est une « vieille » comme moi, bah ça compte aussi.

Et pour les RH qui se font dicter leurs annonces par les directions marketing : faites quelque chose bon sang. Je ne suis pas une peintre en bâtiment Polonaise en situation illégale … c’est une image bien sûr … on est pas sur le marché de l’emploi version Hard Discount… ? Si ?

Alors attention… je m’adapte. Je me forme ! A moi les MOOC’s, les formations en marketing digital certifiantes pour savoir causer avec le bon jargon, faire ma presentation powerpoint avec la bonne méthodo qui va bien qui rentre dans les normes acceptées…. A moi les tutos Photoshop, Indesign, Illustrator, After Effects … et puis en plus ça m’amuse, j’aime bien.

Mais 1) j’aimerai qu’on arrête de penser que passé 40 ans et qu’à partir de 45 ans, on va être has been, inaccessible, hors de prix (non non, juste un salaire correct qui justifie les compétences et expérience) et que 2) on arrête de brader les gens avec des prétextes de merde.

Je vous rappelle qu’on est une société vieillissante. Donc vous les jeunes qui avez les dents longues et pensez que vous avez tout compris au monde et que c’est vous qui avez raison, on en reparle dans 10 / 15 ans. ok ?

Allez, salut.

La vieille guenon de 1975 qui n’a pas envie de faire de SEO pour ce texte.

La femme de ménage

J’ai toujours vécu, enfant – quasiment – avec une femme de ménage dans ma maison. On peut même dire, une bonne, puisque à l’époque, lorsque j’étais enfant, quand nous vivions à l’étranger, cela faisait partie de « l’équipement » de l’expatrié. La seule différence étant que mes parents respectaient leurs employés et elles ont toutes sans exception, été traitées avec humanité. Et moi je les aimais comme des membres de la famille.

Et puis nous sommes rentrés en France. Mon père était presque tout le temps en déplacement à l’étranger et ma mère travaillait avec 2 enfants, le choix d une femme de ménage / repassage restait la norme …

Et puis mes autres frères et soeur sont nés et un de mes frère était handicapé donc pour le coup, une grande maison, 2 chiens, 5 enfants (même si j étais moins souvent là), ça se justifiait. Et au final on s’est aussi tous mis à faire le ménage et franchement, ça se passait bien.

Dans de nombreux cas je trouve justifié le recours à une femme de ménage : horaires des deux parents lourds, grande surface habitables, personnes âgées, malades, handicapés, dans bien des cas cela se justifie.

Et puis il y a les autres. Les bourgeoises pour qui récurer un chiotte et passer un coup d’aspirateur est dégradant ou symbole de perte de temps inutile…La femme de ménage est le symbole d’un standing de vie. On est socialement en haut de l’échelle quand on a une femme de ménage (pour cette catégorie de personnes). Faire le ménage est vu comme une infamie. Elles n’en ont même pas conscience: c est la norme ! Leur norme ! Comment?! Tu gagnes 2x le smic et tu n’as pas une femme de ménage pour tes 50m2 ?! A Paris. Et puis ça fait marcher l’économie, ça fait des emplois, tout ça … oui c’est vrai aussi, peut être.

Je suis inscrite sur un groupe Facebook de mamans de mon quartier. C’est vachement bien pour faire de la sociologie. Il y a de tout: des rares pauvres, pas mal de classes moyennes d’inférieures à supérieures et ce que j’appelle moi : des super riches (je pense qu’une partie paie ou frôle le paiement de ce qui aurait pu être encore l’ISF) – je suis à la fois sidérée, captivée, amusée et révoltée par tout ce que je lis. Je me permets d’intervenir et commenter, aider, informer quand je trouve que je peux le faire … et parfois je réagis … hier j ai réagi.

Hier, énieme post dédié à la femme de ménage. Cette fois pas la recherche de la perle rare mais une jeune femme qui vient clamer sa détresse (photos du drame a l’appu) de sa femme de ménage qui a tâché son canapé avec de l’eau de javel ainsi que le pantalon neuf de son mari !

Sur le moment j’ai ricané. Je sais, c’est pas sympa. Et puis en lisant son post j’ai commencé à moins ricaner. Elle était prête à faire marcher la responsabilité civile de sa femme de ménage pour l’incident. Sa femme de ménage était déjà en train de proposer le remboursement du pantalon neuf (ça ne devait pas être un pantalon H&M à 30 balles) – S’en est suivi une liste de commentaires de nanas comme elle : « jamais d’eau de javel pour la femme de ménage », « oui, allez y pour la responsabilité civile » … et j’en passe et des meilleures.

Et là je me suis mise à la place de la pauvre femme de ménage qui a du être saisie d’angoisse après avoir fait sa connerie. La peur de perdre son job dont elle a surement besoin. Je l’imaginais embarquée à devoir faire marcher son assurance qui jamais ne rembourserai le canapé et le pantalon du mari …

Evidemment que c’est contrariant. ça m’arriverai j’aurai les glandes faut pas se leurrer. Mais jamais ça ne me viendrai a l’idée de faire marcher des assurances ou d’accepter / demander un remboursement. J’imaginais le mépris dans le regard de son employeur … et je me suis dit : mais bon sang ! elle a qu’a le faire elle même le ménage d’abord !

Alors je me suis sentie obligée de commenter. Evidemment, j’essaie de rester civilisée et intégrée dans ce microcosme alors j’évite de devenir révolutionnaire dans ce genre de groupe. Je propose des solutions pratiques genre : « vas y tu mets un bon coup de marqueur sur le canapé Madame, on la verra plus la grosse tâche rose clair sur ton canap’ gris anthracite Ligne Roset / Habitat / Roche Bobois » (je plaisante j’ai pas mis ça).

J’ai un immense respect pour les femmes de ménage. Je pense à toute la merde des autres qu’elles ramassent, à tout ce qu’elles nettoient, à ceux (notamment les clients en hôtellerie de luxe) qui parfois se permettent d’être des gros porcs dans leurs chambre sous prétexte qu’ils paient pour que ce soit nettoyé … (oui parce que les femmes de chambres dans les hôtels aussi j’ai beaucoup d’admiration pour elles). Et oui ce sont souvent des femmes, aussi.

On dit que les femmes de ménage sont bien payées à l’heure. Les non déclarées peut être plus …peut être. Elles bossent beaucoup, se tapent plein de trajets, ont le dos et les mains abimés, inhalent des détergents à longueur de journée, de nuit… et souvent elles ont aussi une famille.

La femme de ménage est donc un privilège normal pour certaines qui pourraient faire sans et qui oublient totalement qu’en vrai, si elles étaient un peu moins snobs, prétentieuses et empotées, elles dégageraient 1h ou 2h de leur temps si précieux par semaine pour le faire elles mêmes et ça leur remettraient les idées en place (en plus d’avoir le sentiment satisfaisant d’avoir nettoyé son habitat) … et souvent quand on nettoie sa maison, on nettoie dans sa tête aussi.

Essayez ! Je vous assure ça fait même pas mal !

La dégaine déglinguée d’une maman en vacances

Moi aussi avant, quand j’étais en vacances à la mer, j’avais le temps de glander et d’être bronzée comme un pot de baume bronzant Lancaster le cul moulé dans mon deux pièces. Bon. Certes je me trouvais déjà dodue à l’époque mais finalement avec du recul j’étais juste un peu pulpeuse, surement sexy mais je l’ignorais (c’est chiant de se rendre compte a posteriori qu’on était en fait bien goalée !).

Je faisais gaffe à mon look. Je crois même que je mettais du mascara waterproof, de l’huile protectrice dans mes cheveux évidemment bien coupés, balayés pro, épilée, manucurée, gommée, fringuée sexy si je voulais (bon ok ça je peux moins le dire j’ai toujours privilégié le confort) et Nec plus ultra, j’avais un livre dans mon sac de plage et une brosse à cheveux. Mais ça, c’était avant.

Maintenant j’ai un bermuda en jean un peu destroy et un peu trop grand (pas un short sinon j’ai les cuisses qui frottent), 15 kilos de plus que je travaille à faire disparaître (mais c’est plus long qu’avant en fait et plus dur), un T Shirt potable un peu large, informe, tout terrain et une paire de tongs qui sera sûrement bonne à jeter d’ici la fin de l’été, un sac à dos de randonnée comme sac de plage avec dedans le lot de serviettes, change, portefeuille, jouets, pommes de pins, trognons de pommes de pin, kleenex, lunettes de soleil (que je mets jamais), une Kindle restée à la location parce qu’en vrai c’est impossible de lire quand on est maman d’une mini tornade.

Et puis j’ai un sac glacière vert fluo que je porte en bandoulière. C’est la grande classe. Sac à dos de rando, sac glacière en bandoulière avec les goûters, l’eau, le jus de pomme, le sacro saint sopalin, bref, faut bien s’équiper. Un chignon vite fait avec mon élastique lui même déglingué. Mon conjoint même combat, mais je trouve qu’il a toujours l’air classe. Moi, c’est discutable. C’est quand même lui qui se colle le bodyboard Vaiana acheté au Leclerc du coin parce que notre fille voulait un bodyboard et adore Vaiana et parce que je suis faible et voulais la paix pendant que je faisais les courses et qu’elle était dans le caddy.

Je pense à tout ça parce que ça fait deux étés, surtout celui ci, où je vois les filles jeunes sans enfants, le cul exposé dans des 2 pièces Tanga (vous savez, les faux strings où ça fait genre on a le maillot qui nous rentre dans les fesses mais en fait non, là c’est fait expres !) MAIS les seins couverts (ça, ça m’épate : montrer son cul c’est ok mais les seins, non) … Bref, je les vois sur la plage, affirmer leur body positive (ce que je trouve super soit dit en passant), la peau ferme, sans cellulite ou presque, bien dorées, pas un vaisseau de pété, le ventre plat évidemment, la peau entre les seins pas fripée, le sourire ultra brite de la jeunesse insouciante éclatante et moi. Moi et mon chéri avec notre tente SPF50 coupe vent mieux qu’un parasol à la con qui s’envole (un des trucs qu’on a le mieux amorti à l’arrivée de ma fille je vous donnerai le lien si vous voulez)

Et nous sommes quelques uns comme ça. Je suis sure que je ne suis pas la seule à avoir ce sentiment et ce regard.

A un moment donné, on accepte. On accepte que les premières années quand on est parent, le look, on s’en tamponne un peu. En tous cas on accepte que ce n’est pas la priorité. On pense pratique. Tout doit être PRATIQUE !

Alors voilà, les vacances c’est fini. Je n’ai pas encore réussi cet été à avoir le beach body dont je rêve depuis 4 ans, je n’ai pas encore réussi à être à la fois maman de ma petite tornade et lookée comme quand on me disait que je ressemblais à Jenna de Rosnay et vous savez quoi ? Ça va. Je le vis bien et ça ne m’à même pas dérangé .

C’est juste la vie !

Bonne rentrée à tous et à toutes !

La Startup Nation est elle donc inhumaine et égoïste ?

J’ai 43 ans. Je ne suis pas vieille. Mais parfois je me sens tellement vieille et blasée à force de traîner sur Twitter et de lire les informations… J’essaie de faire attention à moins m’emporter publiquement parce que je suis consciente que ça peut me nuire professionnellement et que comme je suis en ce moment « en recherche d’emploi » faudrait que je fasse gaffe à ne pas trop me saborder en faisant peur aux potentiels recruteurs qui pourraient sure dire : pinaize celle là elle va faire chier, on va peut être éviter … Voyez ?

Mais le truc c’est que chassez le naturel il revient au galop. Surtout chez moi. Et a vrai dire j’estime que j’ai le droit, la liberté fondamentale d’avoir des opinions et de pouvoir les exprimer sans que cela nuise à mon sens de l’engagement dans mon travail, à mon intégrité, à ma loyauté, à mes compétences, …

Bref. Faut pas tout mélanger et je compte sur les autres pour faire cette ‘part des choses ».

Voilà. Parenthèse fermée. Je reprends le fil de mon billet. Chaque jour qui passe je suis choquée par l’égoïsme et opportunisme grandissant de notre société. On pousse littéralement les gens à se désolidariser les uns des autres. Chacun sa merde et Dieu pour tous. Il semble évident que tant qu’on n’a pas goûté à l’épreuve, tant qu’on ne se retrouve pas soit même confronté à la détresse, on se fout des causes des autres…ou à l’inverse, les gens ont peur ou déjà leur lot de problèmes, alors ceux des autres …

Il y a plus que jamais une fracture sociale et dans cette fracture sociale il y a plein de sous groupes et certains cumulent : pauvre, handicapé, gilet jaune. Je vous dit pas la lose pour certains. Mais la société s’en fiche. Si si … enfin les bien nés s’en tapent, ça c’est sur..

On est dans une société ou plus que jamais y a intérêt à être du bon côté de la barrière. Sûrement ceux qui sont du bon côté le savent et s’y accrochent telles des moules à leurs rochers … D’ailleurs ça se voit. Je vis dans un quartier bourgeois Parisien et je dois pouvoir compter sur les doigts de la main ceux qui comme moi soutiennent le mouvement des gilets jaunes. Dans mon quartier j’en ai même entendu qui réclamaient leur mort ! Qu’on flingue ces vermines. Il y a une déshumanisation totale des gens vulnérables dans notre société. Tant pis pour eux qu’ils crèvent ces charogne, c’est de leur faute de toutes façons.

Voilà. On se prend ça dans la tronche. Et en même temps on nous noie dans l’hypercommunication virtuelle en nous faisant croire qu’on est dans un monde de bisounours remplis de gens pétris de bonnes intentions et d’humanité. J’ai l’impression de vivre dans la paradoxe permanent. D’un côté on parle d’humanisme, de générosité, de dons, d’appels au dons, d’entraide, de la startup humanitaire à tour de bras et pourtant il n’y a jamais autant eu de solitude, la misère en France grandit, les gens crèvent seuls et on découvre leur cadavre 11 ans après …Les gens veulent bien signer des pétitions en ligne mais n’accueilleront jamais un SDF dans leur hall d’immeuble en hiver …

Moi je ne me fais pas d’illusions. Je suis lucide sur la capacité humaine des gens. Evidemment qu’il y a des gens empathiques formidables avec un niveau de conscience humaine surdimensionné .. oui il y a des gens humains… mais quand même, c’est pas la majorité.. et bizarrement, l’argent ça rend pas les gens meilleurs … ça fait 22 ans que je milite pour la reconnaissance et la dignité des personnes en situation de handicap mental en France… autant vous dire que j’ai lâché l’affaire. J’ai tout essayé. On s’en fout. Et je peux vous dire que la Startup Nation s’en fout encore plus.

A vous les éclopés de la vie, les vulnérables, les vieux, les malades, les trop sensibles, les trop fragiles pour le moule de cette société convenue, fade, lâche, petite, opportuniste, égoïste, cruelle, dure, accrochez-vous parce que ça va être les 40èmes rugissants bientôt. On sera encore quelques uns à vous défendre. On en crèvera peut être aussi, mais au moins on aura été là. Avec vous.

Balance ton blé

Je crois que notre société est à un tournant de sa mutation … je ne suis pas experte en sociologie ni en politique, je suis juste un témoin, française moyenne sûrement naïve et ignorante de beaucoup de choses, comme nous tous, de ce qui se passe dans notre monde. Avec la vitesse de la circulation de l’information, la vitesse de la déformation de l’information, la vitesse des mensonges et de la manipulation, la vitesse de la diversité des informations il y a de quoi attraper le vertige.

J’essaie coûte que coûte avec le temps de ne pas me laisser entraîner dans les tourbillons puissants populistes et je déteste les mouvements de groupe qui appellent à la haine et la destruction systématiques. ça me fait peur. Mais je déteste la manipulation et le mépris du pouvoir pour le peuple et l’aplomb avec lequel les puissants prennent le peuple pour des cons.

Au vu des événements, on ne peut pas cependant nier qu’on vit dans une société dont la générosité est vraiment inégale.

Je n’ai jamais aimé la comparaison entre les malheurs, entre les maladies, entre les souffrances, entre les causes. On soutient, on est sensible à des causes différentes, parfois à toutes en même temps et on fait tous ce qu’on peut pour être solidaire selon sa sensibilité, ses moyens.

Avec l’incendie spectaculaire, terrifiant, presque apocalyptique de Notre-Dame en plein début de semaine Sainte, il y a eu un effet symbolique d’une grande puissance pour beaucoup d’entre nous. Un garde-fou, une alarme retentissante…presque un effet de jugement dernier. En tous cas c’est comme ça que je l’ai ressenti. Et puis ce sentiment que notre histoire enracinée se consume, disparaît. Cette histoire puissante, solide, enracinée qui nous a forgé à travers les siècles qui s’efface de façon visible ça fait peur.

Je suis chrétienne catholique non pratiquante depuis des années et cet incendie m’a touché en profondeur. J’ai regardé sidérée en boucle cette flèche s’effondrer dans le brasier de la charpente. J’ai eu la gorge serrée, les larmes aux yeux. Je me suis sentie atteinte dans mon âme. Je ne pense pas avoir fait de sensiblerie. Et puis il y a cette vague de dons qui est arrivée. Cette mobilisation inouïe comme si nous avions été attaqués au plus profond de notre société, comme si nous venions de vivre une apocalypse…. l’affluence visible des grands puissants du CAC 40 Français se sont fendus de quelques millions pour sauver la France, sauver un de nos symboles … Le Président et ses conseillers ont décidé de tout suspendre et faire de cet incendie un événement national majeur.

En soi c’est bien. Je veux dire c’est positif de resserrer les liens, de faire preuve de générosité pour sauvegarder notre patrimoine. Et puis malgré tout il y a ces détails dérangeants qui petit à petit créent un malaise…des questions qui se posent… J’essaie de rester positive mais ces questions sur la nature humaine, sur la réalité de notre société surgissent … Et je réalise très vite que ces questions surgissent de partout … de façon plus ou moins suspicieuses…

L’excès de dons pour Notre Dame a eu l’effet de montrer la violence de l’inégalité de notre société et le ravin abyssal qui existe entre les riches et les pauvres. Il y en a toujours eu de l’inégalité. Les pauvres ont toujours été plus nombreux que les riches mais la différence maintenant semble être que cela est beaucoup plus visible, beaucoup plus extrême aussi.

Moi je ne reproche pas aux riches d’être riches. Moi aussi j’aimerai être riche dans l’absolu. En tous cas suffisamment pour ne pas être obligée de trop compter, pouvoir offrir des vacances à ma fille plusieurs fois par an, pouvoir me faire quelques plaisirs, sortir, voyager, prendre soin de moi et ceux que j’aime … faut pas se leurrer, l’argent, dans notre société actuelle, ça aide.

Ceux qui disent que l’argent ne fait pas le bonheur ne savent pas ce que c’est que d’en manquer. Donc oui, jusqu’à preuve du contraire, l’argent aide à mieux vivre et moi je ne suis pas contre. Par contre, je suis pour de l’argent gagné de façon juste et dans des proportions saines. Et aujourd’hui, il y a un véritable fossé entre les travailleurs qui triment en étant payés au lance pierre et des très riches qui gagnent des millions juste en étant héritiers. Je schématise évidemment.

Notre société depuis des mois, rend visible de façon criante la détresse des plus vulnérables. Avec les réseaux sociaux, le mouvement des gilets jaunes, le ras le bol bruyant et dérangeant du peuple et notamment des classes moyennes en voie d’extinction qui paient, qui travaillent qui paient toujours plus avec toujours moins de pouvoir d’achat, moins d’infrastructures, moins d’aides et de soutiens et à qui on répète qu’il n’y a pas le choix et qu’elles devront travailler encore plus, plus longtemps, parce qu’il n’y a pas le choix, parce que sinon la France s’éteindra, sinon, la dette augmentera, il n’y a pas le choix.

Les hôpitaux saturent, les handicapés sont sacrifiés, les chômeurs sont menacés et stigmatisés, les SDF augmentent, c’est la corde raide. Les associations caritatives ont moins de dons et en parallèle, les plus riches deviennent plus immensément riches (sans forcément recréer de l’emploi, sans forcément redistribuer la richesse à ceux qui en ont besoin) et soudain, soudain, ces grosses multinationales favorisées et protégées par l’Etat, grand seigneur, lâchent des millions de façon presque démesurée pour nos vieilles pierres. Pourquoi ?

Je veux dire, pourquoi aussi facilement et autant pour des vieilles pierres mais pas aussi facilement et autant pour aider l’état, les associations, les français qui souffrent ?

Cela montre que de l’argent il y en a. Il y en a dans le privé et dans le public aussi. Des milliards. On se rend juste compte que c’est une question de CHOIX. Le choix de la gestion de tout cet argent nous dépasse. A nous on répète qu’il n’y a pas le choix. Il faut payer la dette, il faut travailler plus, il faut s’assumer encore plus : retraite, santé, éducation, transports, on doit se prendre en mains et ne plus être des assistés de l’état. Mais on aide, on favorise des grosses multinationales à payer le moins possible de taxes pour qu’elles puissent s’autoriser à grands renforts de communication des dons de millions d’euros pour rebâtir un de nos monuments.

Entendons nous bien : je suis pour la réparation de Notre Dame (en espérant que cela soit fait dans le respect des bâtisseurs qui l’ont érigée), je trouve positif le don de grandes sommes d’argent en cas de besoin. Je me demande juste pourquoi la misère ne soulève pas le même élan ? Je me demande si en temps de guerre destructrice sanguinaire, en cas de cataclysme majeur, si ces mêmes immenses richesses auraient la même générosité… ? Je me demande s’il y a finalement une vraie volonté d’enrayer la misère? S’il n’y avait plus de misère il n’y aurait plus de riches .. c’est peut être ça en fait … les riches veulent rester en happy few pour être sûrs de le rester… soit. Mais quand il y a tant d’argent, à quoi cela sert-il ?

Si les hypers richesses redistribuaient une partie de leur fortune à l’état ou à des organisations caritatives, si tout le monde avait un toit, à manger, une éducation, un revenu minimal satisfaisant, ça serait la paix dans le monde. ça serait bien. Trop bien peut être ?

#TousEnBleu pour l’autisme et tous ensemble pour le handicap mental.

Un jour je réussirai à faire des billets sur des choses légères comme le maquillage, la gastronomie, les voyages … ça va me reprendre c’est sûr …quand je voyagerai de nouveau, quand j’irai de nouveau au restaurant, quand j’aurai de quoi gaspiller quelques euros dans de la cosmétique et du maquillage mais bon. En attendant ce sont souvent le causes sociales, humaines qui l’emportent.

2 avril et durant tout le mois, des petites voix, des images surgissent en bleu sur vos écrans. Pourquoi ? Parce que c’est le jour et le mois de la sensibilisation sur l’autisme. On fait du marketing, on trouve sa célébrité pour accompagner et on espère très fort être entendu, vu, pris en compte … au moins une journée.

Je reste convaincue après 22 ans de militantisme plus ou moins acharné pour la cause du handicap mental, que c’est l’union qui fait la force. Je comprends néanmoins le besoin d’être reconnu en tant qu’autisme, en tant que X Fragile, en tant que Trisomique parce qu’évidemment chaque déficience, chaque différence, chaque handicap a ses particularités et c’est important, vital que ces particularités soient prises en compte dans les prises en charge.

En France malheureusement, avant d’en arriver à de la prise en charge personnalisée, il faudrait déjà une prise en charge correcte, tout court. Oui il faut plus d’inclusion, plus d’AVS, moins d’admin fastidieux, répétitif et plus de places partout, plus d’IME, plus d’IMPro, plus de centres occupationnels pour adultes en externat et en internat et il faut plus d’emplois formés pour prendre en charge toutes ces personnes. Il y a le scandale des EHPAD mais attendez de voir l’état des centres pour handicapés en France tous âges confondus.

Parfois on se croirait dans une cour des miracles. On ressort parfois avec des hauts le coeur, une révolte sur la misère de ces endroits. Tous les autistes ne sont pas comme Rainman. Tous les trisomiques ne sont pas que des joyeux lurons ouverts au monde. Dans le handicap il y a des myriades de déficiences des plus légères aux plus profondes. L’inclusion en milieu ordinaire ça ne marche pas à chaque fois et ce n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux.

Il faut travailler de front sur toutes les options. Mais pour ça il faut de la VOLONTE et de l’ARGENT. Il faut VRAIMENT le VOULOIR.

Les gouvernements successifs à coups de com et parfois pour certains avec une vraie bonne volonté, essaient de faire croire que les choses vont changer. Changent-elles vraiment? La situation des handicapés mentaux a-t-elle vraiment évolué depuis plus de 25 ans ? J’ai 43 ans. Mon frère va en avoir 26. Il est X Fragile en mutation complète. Sa situation reste précaire. ça fait 22 ans que je milite de façon indépendante. Il y a des bonnes volontés pleines d’initiatives et d’énergie positive chez les parents d’handicapés qui est phénoménale. Si les parents de ces enfants avaient le pouvoir et l’argent, ils en feraient des choses formidables. Mais ça ne suffit pas. Ou alors ça masque le fond abyssal du problème structurel de la gestion du handicap en France.

Alors je persiste à penser même si c’est important de manifester sa particularité, que l’union fait la force. Je persiste à penser que toutes les familles du handicap mental, des déficiences cognitives doivent s’unir et faire pression. Je le répète inlassablement …. les prises en charges adaptées personnalisées en découleront naturellement mais déjà, il faut agir en global sur TOUT : diagnostic précoce, prise en charge rapide et facilitée, réduction drastique de l’administratif, formation, recrutement et valorisation des postes qui s’occupent de ces enfants et adultes. Mais aussi lutter contre les discriminations, y compris vis à vis des parents a qui on ose balancer des enquêtes sociales … pour voir quoi ? Pour confirmer quoi ? Des parents qui en plus d’aimer leurs enfants différents et se battre pour eux, on essaie de sous entendre qu’ils ne s’en occupent pas assez bien alors que toute l’organisation structurelle de la société est inadaptée et hostile aux personnes en situation de handicap ? Lutter contre les préjudices faits aux adultes dans les centres qui ont moins de vacances que la moyenne et qui n’ont jamais droit à la moindre petite journée de rab sous peine de se faire exclure … quelle humanité ! Lutter contre la fausse inclusion : vous trouvez que c’est de l’inclusion 3 heures par semaines pour un enfant autiste ? 3 heures ! ils font quoi le reste du temps ces petits bouts pour apprendre à sortir de leur bulle ?

La liste des aberrations est longue est révoltante. On pourrait égrener sur des centaines de pages les multiples dysfonctionnements de la prise en charge du handicap mental en France. Et le pire, c’est que ça ne change pas. ça n’évolue pas. Les années passent, les coups de communication politique se succèdent, mais rien ne change.

Oui #TousEnBleu pour l’autisme. Bien sûr. Evidemment. Et surtout, #TousEnsemble pour une vie digne des personnes en situation de handicap mental.