Les aventures en tous genres d'une parisienne fraîchement quinqua, maman qui bosse (et parfois pas mais qui chôme jamais), souvent speed et râleuse mais souvent pour rire aussi et qui essaie de s'en sortir avec avec sa vie pas lisse du tout!
Je suis cette maman qui savait que la rentrée en 6ème ne serait pas qu’un gros changement pour sa fille, mais pour elle aussi.
Je suis cette maman qui a le noeud dans le ventre de lâcher sa fille le matin et en fin de journée, pour la laisser aller seule jusqu’à son collège et en revenir.
On se moquerait de moi si on voyait la faible distance et la réduction au minimum des dangers … mais pour moi c’est une épreuve. Et je savais, je savais qu’au fur et à mesure il fallait que je me prépare.
La rentrée en 6ème c’est un vrai cap pour les enfants. Mais aussi pour les parents. Et quand on est comme moi, une maman tardive à enfant unique, ultra protectrice, cela prend une toute autre dimension.
Nous n’avons pas encore cédé à la carte SIM dans le smartphone mais ça va venir plus vite que l’on croit … Oui le téléphone smart mais sans réseaux sociaux, planqué au fond du sac éteint. J’ai déjà cédé à l’AirTag…. déjà l’an dernier quand on avait commencé à un peu mettre en place des trajets sans accompagnement ou presque …
Vendredi dernier, on l’a laissé partir 1h avec ses copines au Parc à côté après les cours … Elle n’en revenait pas qu’on la laisse et elle était tellement heureuse et reconnaissante…J’étais morte d’angoisse. La maman d’une de ses amies elle mère de 3 avec un ado garçon en 1er me dit : « fais lui confiance ».
Oui… Oui je lui fais confiance. J’apprends à lui faire confiance. Mais je n’ai tellement pas confiance au monde qui nous entoure… même si je sais que les conditions sont privilégiées, que tout est « bordé »… mais oui j’ai peur.
J’ai déjà prévenu ma fille, qu’en hiver, quand il fera nuit, la garde sera un peu plus rapprochée … Evidemment je n’ira pas lui coller la honte devant son collège, mais je veillerai …
Je suis cette maman qui lâche son poussin en train de changer, qui reste à l’arrière, la gorge nouée à la regarder de loin, le plus loin possible et à attendre même quand je ne la vois plus trop, à continuer de regarder au loin, à attendre qu’elle soit rentrée dans l’enceinte de son collège … et ensuite à vérifier que son airtag est bien positionné sur le collège …
Je crois que les mamans de filles comprennent mieux cette inquiétude. Je ne dis pas que les garçons ne sont pas à risques … mais avec les filles, il y a cette petite couche en plus qui s’ajoute…
Je savais que ce moment viendrait et qu’au fur et à mesure j’allais devoir apprendre à lâcher mon bébé … la laisser vivre … par elle même, s’affirmer, prendre de la vraie autonomie … Je sais que ce n’est que le début. On y va piano … mais je sais que chaque étape sera pour moi un crève coeur …
A cheerful chick walks through a lively Paris street as the city wakes up around it.
On me disait : oh mais je suis SURE que tu vas vite retrouver avec ton profil et ton parcours c’est obligé. Oui, bien sûr. Moi je savais que j’allais en chier. Je le savais parce que je suis déjà passée par là et que je sais dans quel climat on est actuellement …ça fait déjà 5 mois officiellement … Mais je sais. Je sais. Les juniors rament. Les jeunes seniors rament. Les jeunes diplômés rament 2X plus. J’ai eu de la chance quand j’étais jeune. A peine diplômée, encore à l’école avant ma soutenance de Master, j’avais passé un entretien avec le directeur marketing de la boîte qui me faisait rêver dans un hall de l’aéroport de Roissy entre les 2 avions du gars à l’époque et 5 jours plus tard, j’avais un « You’ve got the job » dans ma mailbox. En 10 jours j’embarquais mes quelques affaires avec l’aide de mon père dans un foyer de jeunes travailleurs à Annecy pour démarrer mon 1er vrai job de mes rêves …qui s’est révélé ne pas être si ouf’ dingue que ça, mais c’est une autre histoire…
A bientôt 50 ans, je n’ai plus la même veine. A 44 ans non plus d’ailleurs, j’avais bien ramé et en plus le Covid n’avait rien arrangé. J’ai fais quelques erreurs de choix dans mon parcours, j’en suis consciente. Des fois où j’ai pris des risques qui n’étaient pas les bons, d’autres où j’aurai du à l’inverse foncer et je ne l’ai pas fait et forcément, je l’ai regretté ensuite. C’est comme ça. C’est mon parcours, mon cheminement propre.
Ces derniers temps j’ai quand même l’impression d’avoir une sorte de tiercé gagnant. Enfin perdant. On touche la finale, on voit la ligne d’arrivée, mais … finalement non. Les raisons sont vastes : recrutement interne finalement … ghostée, je ne suis pas assez réseautée, et surtout pas dans le réseau des managers recruteurs, je suis trop chère, trop senior pour le poste, TROP VIEILLE. On me l’a sorti : « ça ne vous gêne pas que votre manager soit plus jeune que vous » ? Bah non. Moi ça ne me gêne pas mais elles, ou eux, oui. Mais ça ne se dit pas ouvertement. On le sent seulement.
Les compétences je les ai, mais … ça se bouscule au portillon. Je ne suis pas seule. Mes prétentions salariales sont normales pour mon expérience et mon âge. Ce n’est pas forcément ça qui bloque d’ailleurs. On est toujours trop de quelques chose ou pas assez de cela, dans tous les cas…
Je joue le jeu à fond aux entretiens. Je me prépare comme jamais. Je deviens une incollable sur tous les sujets des entreprises pour lesquelles je postule. Experte en logistique, en e-Commerce, en hôtellerie, en parcs d’attractions, en corporate, en crise, en RSE, en lifestylen en consumer, en Digital, en IA … ChatGPT est devenu mon allié pour la préparation proactive de recommandations stratégiques, d’analyse de marché, de la concurrence, je m’entraîne à faire des entretiens pour être toujours plus percutante. Mais non. ça ne suffit pas.
Le problème, c’est que le temps passe. ça use. ça décourage, ça angoisse aussi … L’âge de la retraite recule mais il n’y a pas assez de boulot pour tout le monde et passé 45 ans dans mon secteur on devient presque bon à jeter … Alors la dernière option serait donc de me mettre à mon compte … Oh j’ai déjà commencé à préparer le terrain. Il me reste quelques trucs à peaufiner et surtout il me reste moi à convaincre de sauter le pas. Certains ont l’entrepreneuriat dans le sang. Moi je me sens comme quand je faisais de la planche à voile plus jeune. Ma mère m’engueulait quand j’étais à Abu Dhabi et elle en France de ne pas aller naviguer. Alors j’y allais la peur au ventre et je me souviens d’une journée où le vent était extraordinaire. J’y étais allée à reculons avec mon shorty et mon harnais … et … je n’ai jamais aussi bien navigué en ne sortant presque pas de l’eau de la journée. Je suis comme ça. J’ai souvent peur de me lancer, mais une fois que je suis partie on ne m’arrête plus. Alors on verra si je déploie la même impulsion d’ici la rentrée si je n’ai rien trouvé d’ici là.
A 20 ans, a 30 ans, quand on a que soi à penser, tout est plus simple. On a aussi une énergie, un élan de vie, un optimisme et une certaine inconscience peut être qui font qu’on se sent invincible, la vie devant soi (et c’est vrai !!). A 50 ans, c’est différent. On a fait ses preuves déjà. On sait comment ça marche. On devine plus vite les plans foireux, les climats toxiques, et surtout, on a moins envie de faire la carpette pour se vendre et de raconter sa salade a qui voudra bien l’entendre. Donc malgré soi on est sûrement plus sélectif.
Pour ma part, hors de question que je me brade. Hors de question pour l’instant que je me dévalorise. Par contre, faire mon auto promo et mon self branding sur Linkedin, AU SECOURS.
Linkedin: LE réseau par lequel on est obligé de passer pour chercher du boulot (même s’il n’y a pas que ce réseau loin de là) mais c’est une sorte de vitrine, de book de son parcours professionnel. Chaque annonce demande le profil Linkedin. Alors c’est bien d’y être. C’est bien, de bien présenter, de montrer ce qu’on vaut .. mais je réalise que ceux qui parlent le plus sont bien ceux qui bossent le moins ! Ceux qui se survendent entre les coachs de vie, serial entrepreneurs, marketeurs et j’en passe, ce sont ceux qui cherchent du boulot ! Et puis en vérité, ça me GONFLE. Tout n’est que façade, faux, trafiqué à l’iA. Authenticité zéro. Alors plus ça va, plus je m’éloigne. Quand je bossais comme une dingue j’y étais peu. Je faisais ce qu’il fallait pour mon job, mais point barre. Un peu d’engagement pour le handicap mental mais …c’est très vite chiant Linkedin.
Les réseaux sociaux en général ça devient chiant. Et cette obligation de réussite, de performance, de joie, de bonne humeur, de pensée positive, de pseudo intelligence, d’échec qui devient un succès, mais VOS GUEULES avec vos leçons de vie et vos bisounours ! Enfin pas vous, ceux qui me lisez. Ceux qui veulent à tout prix de la joie en permanence parce que sinon ça veut dire qu’on est aigri et pas cool et pas chouette dans nos têtes. Bah si. Moi j’ai plein de grands rêves encore dans ma tête dont je ne réaliserai peut être pas le 1/10eme. Je suis quelqu’un qui aime la vie avec un grand V. J’ai de la passion à revendre, un appétit de vie qui hurle à l’intérieur. Mais je sais aussi que la vie peut être dure. Que parfois, souvent même, même quand on se donne les moyens, ça ne fonctionne pas. Et c’est normal d’avoir les boules. C’est normal d’avoir la lose, d’avoir l’impression d’être la dernière des ratées, d’avoir même raté un peu sa vie …
ça fait quelques semaines que le mal me ronge … Alors je fais diversion. Je sais qu’après la pluie le beau temps. Je sais que « aide toi et le ciel t’aideras » … enfin qu’en gros c’est à moi de faire le nécessaire pour me sortir de mon marasme. Je me le botte mon cul de presque quinqua. J’ai pas envie d’être chômeuse à 50 ans. J’ai envie d’avoir encore le droit à de belles années. J’ai envie d’offrir une belle vie à ma fille qui elle, n’a rien demandé. J’ai envie de lui démontrer que même si la vie c’est pas facile tous les jours, ça vaut le coup quand même et ça peut être un truc chouette.
Alors on verra. Je ne suis pas particulièrement optimiste et positive mais …je me dis qu’à un moment donné, d’une façon ou d’une autre cette satané roue, tournera. Je dois être en période de purgatoire.
J’écris cet état d’âme parce que je sais que je ne suis pas seule. Et je veux que ceux qui en bavent en ce moment et qui ont les boules de la vie, sachent qu’ils ne sont pas seuls et que le problème c’est pas eux. Le problème c’est notre système de société qui n’est plus adapté au nombre qu’on est. Je n’ai pas la solution. Juste un bon instinct de survie. Et un jour quelqu’un m’avait dit : ne te corrompt jamais. Je voudrai dire à cette personne que j’ai tenu bon. Je suis toujours restée fidèle à moi même. C’est un des trucs dont je suis fière.
Force à vous, les laissés de côté, les « du mauvais côté de la barrière ». Tout bouge.
Ce matin, comme tous les matins depuis 6 mois, c’est moi qui dépose ma fille à l’école. Sauf que je ne vais pas travailler. En général, un matin sur deux je pars au sport. Pas soignée comme quand je vais travailler évidemment. J’en profite pour dormir un peu plus …Et puis quand je ne vais pas au sport je suis en mode legging + Ugg + haut de pyjama, planquée dans ma doudoune, pas maquillée et les cheveux aléatoires depuis que la préménopause s’est invitée dans ma vie.
Au début, comme à chaque début, je le vivais bien. Parenthèse bénéfique pour me retaper, reprendre soin de moi, avoir le temps de faire toutes ces choses que je n’ai jamais le temps de faire quand je travaille. Faire du vide, du rangement, vendre des trucs sur Vinted … déjeuner avec des amies, prendre des cafés en terrasse … avoir et prendre le temps de revivre. Je connais la chanson. En vérité, on le fait mais ça passe très vite. Très vite on se retrouve de nouveau avec ce petit couteau sous la gorge et la petite pression de se dire : Bon. Faut quand même que je retrouve du boulot dans pas trop longtemps. Et puis votre entourage se remet très vite en posture de rappel. Les sorties d’école avec les maman copines qui voulant être sympas te balancent un petit coup de poignard à base de : « Alors ? Toujours rien ? » « Alors l’entretien, ça a donné quoi ? »
Je lis leur inquiétude. Je suis moi même inquiète. Je ne dis rien mais je suis un pâté d’angoisse depuis des mois. La peur de la précarité qui me guette. La peur de ne pas pouvoir être une super maman qui déchire pour ma fille.
EVIDEMMENT ça fait 7 mois que je me démène à chercher un job. J’ai refait mon CV avec tous les nouveaux outils et l’IA, recalibré ma page Linkedin pour être plus visible dans les algorithmes, j’ai fait des formations d’e-Learning dans tous les domaines de mon métier pour montrer que je suis encore compétente, je me suis mise à faire mon personal branding, bossé sur CANVA tout un projet pour me mettre à mon compte … EVIDEMMENT que je ne me suis pas laissée de temps mort en me disant : NON je ne subirai pas mon chômage. Je transformerai cette situation en opportunité. Je ne resterai pas sur le carreau à bientôt 50 ans. Je ne serai pas au chômage à 50 ans. NON.
J’ai passé des entretiens. Pas mal finalement… pour des postes vraiment bien. J’ai eu de tout. Mais beaucoup de manque de respect et de considération. Des entretiens que j’ai bossé, préparé à mort, où j’ai tout donné, où parfois j’avais vraiment le sentiment que je cochais toutes les cases, où le contact passait bien et … RIEN. Quand je dis rien c’est que j’ai même eu droit à un ghosting en bonne et due forme, même pas soldé par un email automatique de refus. J’ai aussi eu droit à un email automatique de refus qui dans ce même email expliquait qu’ils n’étaient pas tenus de donner de justification de refus … Alors que toi, candidat, tu t’es démené à bosser des heures sur leur boîte et leur job à pourvoir. Là, je sens bien que je suis passée du côté des vieux. A compétences égales, voire supérieures, entre une trentenaire expérimentée et une vieille quadra bientôt quinqua, c’est la plus jeune qui gagnera. Mais on me le dira pas. On trouvera autre chose comme prétexte. Dans certains cas, les personnes qui me faisaient passer les entretiens étaient plus jeunes que moi et je sentais qu’il y avait même une crainte de leur part pour leur propre poste … Alors que moi je suis au dessus de ça …
Etre senior ne veut pas dire être dépassé, pas résistant, pas endurant … Au contraire, on a une clairvoyance, une expérience, … on a une maîtrise des situations qui font qu’on peut rassurer parce qu’on gère … et on sait vite, on fait bien tout de suite. On a dépassé le besoin de faire ses preuves à tout prix. On les a déjà faites … On consolide. On protège.
Alors ce matin, j’ai un peu les boules. Je me retrouve bloquée avec une sciatique, ma préménopause m’emmerde, j’attends depuis 2 semaines une réponse pour un job que je veux tellement … une réponse pour savoir si je passe le dernier round … même pas pour savoir si j’ai le job… juste si je peux aller en finale … J’essaie d’accepter que ça puisse être mort, que ça sera peut être à moi d’aller quémander une réponse …que je dois passer à autre chose … mais on ne va pas se mentir : c’est dur. Presque 1 mois que je bosse ce projet, … je sais qu’il faudra que je trouve la ressource de renaître de mes cendres … je sais que j’y arriverai, je sais que je n’aurai pas le choix, que c’est comme ça … mais c’est dur à encaisser.
Ce qui me tue, c’est qu’il y a tellement de demande, les employeurs sont tellement surchargés de boulot, que se mettre à la place d’un candidat est devenu presque impossible …il y a une vraie déshumanisation des ressources humaines… je pense que ce n’est pas forcément volontaire… c’est le manque de temps, le manque de gens pour gérer ça … mais nous les candidats, nous sommes bel et bien des pions dont on ne peut pas soigner les sentiments … Il faut s’endurcir, accepter que ça fait partie du « game ». Je te sélectionne, je te teste, je te jette … je recommence. Et puis peut être qu’à un moment, ça mord.
Ce matin, en déposant ma fille à l’école, je voyais ces femmes, partir énergiques, parfumées avec leurs sacoches munies de leur assurance grâce à leur autonomie financière, … je me disais que certaines devaient être à mille lieues de s’imaginer perdre leur job … d’autres devaient sûrement être sous pression et souffrir de la peur de le perdre … je suis sûre que je dois faire peur à certaines … la peur d’être dans ma situation. Comme quand on a une grave maladie. La peur de la contagion.
Ce monde de winners qui ne tolère pas qu’on tombe… Pourtant on voit fleurir sur Linkedin des articles pseudo psycho philosophico existentiels sur la nécessité de tomber pour se retrouver, sur le « tomber n’est pas un échec mais le processus pour trouver son chemin » … ouais … et mon cul c’est du poulet ?
Ras le bol des leçons de vie … La vérité c’est qu’il y a de plus en plus de monde et de moins en moins de boulot. La vérité c’est que le salariat est en train de disparaître et que le monde du travail se réinvente et qu’il va falloir prendre le train en marche et pas se louper …
La suite au prochain épisode … !
Et parce qu’il faut bien rire de tout cela car ce n’est pas si grave dans le fond, je vous invite à regarder la série « Working Mums » … c’est très très drôle.
Eh oui je suis de retour. Après une longue hésitation, ayant laissé mon blog en jachère ces dernières années, je me disais que j’allais le laisser mourir … Et puis, l’envie d’écrire m’a repris. Ecrire un livre, j’y pense toujours mais mon truc c’est les nouvelles, les histoire courtes.
Partir dans un roman, je ne me vois pas … Et je suis retournée sur mon blog … j’ai vu qu’il n’avait pas été supprimé et ça m’a fait plaisir de revoir tous mes articles. Des articles que j’avais pour certains, déjà importés de mes blogs précédents. Alors j’ai réactivé mon domaine, réinvesti pour un hébergement, et quelle ne fut pas ma surprise de voir que WordPress avait vachement évolué en intégrant également de l’IA … Je pourrai même l’utiliser pour améliorer mes textes … mais ça, je ne suis pas encore prête. Je préfère encore la spontanéité de mes écrits avec des fautes de français, des typos, des tournures approximatives… la perfection ne m’intéresse pas … mais qui sait, j’essaierai pour voir ce que ça donne…
Donc oui, me revoilà. J’ignore comment je vais organiser mon contenu, sa nature, sa fréquence .. je vais sûrement garder mon approche « au gré de mes envies et de mon inspiration ».
J’espère retrouver l’enthousiasme qui m’animait jadis et me poussait à écrire. J’intègrerai peut être de la fiction aussi. Je vais voir… Il faut que je rebricole encore mon blog, que je le nettoie un peu, que j’arrange des petites choses … et que j’apprenne à maîtriser cette « nouvelle » plateforme …
Une nouvelle étape encore un peu brouillonne, à tâtons, … en attendant j’espère que vous y retrouverez du plaisir à me lire !
Tout d’abord je tiens sincèrement à insister sur le fait que je soutiens la cause des autistes. Tout comme je soutiens la cause des trisomiques et autres handicapés mentaux identifiés.
En fait, je soutiens la cause de tout le handicap mental. C’est peut être cela qui marque ma position, ma colère, ma différence. Pourtant je pourrai ressasser le Syndrome X Fragile en long en large et en travers car c’est ce que je connais le mieux.
L’X Fragile c’est proche de l’autisme. Tellement proche, que 12% des diagnostiqués autistes sont en fait X Fragile. C’est dingue non ?
C’est dur pour les autistes en France. Mais je vous rassure, c’est dur pour TOUTES LES PERSONNES ATTEINTES DE HANDICAP MENTAL EN FRANCE.
Je trouve toujours injuste, réducteur, de fonctionner par catégorie, mettre en avant un handicap plus qu’un autre … je comprends le besoin de donner un coup de pied au cul à la France pour sa gestion de l’autisme, bien sûr. Mais ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ce coup de pied au cul n’est pas global sur la gestion du handicap mental en France?
Oui l’inclusion, oui. A condition qu’elle soit bien faite et adaptée. Mais la réalité c’est qu’il y a aussi BEAUCOUP de personnes atteintes de handicap mental / physique qui NE PEUVENT pas évoluer en milieu inclusif. Tout simplement parce que le handicap est trop lourd, parce que les personnes sont trop atteintes et souffriraient davantage que d’être en milieux protégés (IME, IMPro, foyers de vie occupationnels, …).
J’ai eu un échange email avec le journaliste Eric Favereau ce matin suite à son article qui expliquait le programme Autisme du gouvernement Macron. Je lui ai clamé ma révolte de voir qu’il n’y en avait que pour les autistes alors qu’il y a tant d’autres handicapés également en grande souffrance et absence de prise en charge. Il m’a dit que j’avais raison… je sais bien que j’ai malheureusement raison… A quand un reportage vérité, de fond pour montrer la vraie réalité et montrer que oui, bien sûr, faire un vrai geste concret en faveur des autistes en France est un minimum vital, mais … ET LES AUTRES ?
Ils peuvent se brosser les autres ?
Ceux qui ne peuvent pas aller à l’école « normale », ceux qui n’ont pas de place dans les IME de leur département parce que soit disant leur handicap n’est pas approprié à l’IME, ceux qui n’ont juste pas de place malgré l’obligation de TOUS les enfants à être scolarisés et qui se retrouvent parfois pour la première fois à l’âge de 10 ans, ENFIN dans un IME, ils font quoi EUX ?
Que fait-on des adultes, de tous les adultes atteints d’un handicap mental ne permettant pas la vie en autonomie ni même en colocation ? Sont ils condamnés à passer le temps dans des espèces d’hospices, souvent délabrés, sentant mauvais, avec du caca collé au fond de leur slip et leurs fesses parce qu’ils ne savent pas s’essuyer tous seuls et qu’il n’y a pas de personnel suffisamment impliqué, formé, disponible pour leur permettre de garder leur dignité et rester propres, souvent gavés de médicaments parce que c’est comme ça encore mieux quand ils se tiennent bien tranquilles … Que font les familles ? Elles doivent s’inscrire dans des établissements 10, 20 ans en avance, sans aucune garantie d’avoir une place, de bons traitements, de qualité de prise en charge, du respect des personnes …?
Ce qui m’énerve c’est la récupération politique de tout cela. Le couple Macron, l’ensemble du gouvernement, les hashtags, l’éclairage des bâtiments en bleu, les photos de profil personnalisées sur facebook,les visites surprise chez une famille avec un enfant en situation de handicap avec photos de journalistes à l’appui pour montrer qu’on est impliqué… tout ça pue l’hypocrisie. Mais merde quoi c’est dégueulasse cette esbroufe. Quel manque de décence et de respect pour les gens qui souffrent vraiment. Moi je trouve pas ça bien cette surenchère de communication presque glamour sur le sujet. Je trouve bien d’agir. Je trouve bien de débloquer des vrais moyens et d’être juste dans la démarche en oubliant personne mais toute la mise en scène exagérée pour faire pleurer dans les chaumières et faire croire aux gens qu’ils en ont tous quelque chose à faire m’agace prodigieusement.
Ils savent ces gens là, ce que c’est que le vrai handicap au quotidien? Ils sont déjà allés dans des foyers de vie occupationnels standards, dans des IME de banlieue, ils sont vraiment allés sur le terrain, sans mise en scène, juste la vraie vie de tous les jours de ces gens là ? Non bien sûr. Tout est préparé en avance, bien cadré, bien propre pour que ça passe bien en caméra.
Quelque part j’espère me tromper. Vraiment. J’espère que ça va aller dans le bon sens tout ça … on en reparle à la fin du mandat … et on en reparle dans 10 ans … Moi je crois que là dedans, ça sera toujours à chaque individu de se démerder. Dieu pour tous et chacun pour soi.