PARFOIS, ON SE SENT JUSTE IMPUISSANT FACE A LA MISERE …

Bonsoir chers lecteurs.

Ce soir, en rentrant chez moi, je me suis sentie impuissante. Je connais une fin d’année un peu raide. Mes 7 mois de chômage m’ont fait vider mes réserves. Adieu l’épargne et je lutte pour garder un niveau de découvert acceptable, sans pour autant priver ceux que j’aime de petits cadeaux pour les fêtes. En somme, c’est un peu à la démerde cette fin d’année.

Mais bon. Je ne veux surtout pas me plaindre. D’ailleurs, j’ai souvent honte de penser que je pense que je galère alors que ma galère c’est du pipi de chat à côté de certains. Et ce soir, je me le suis encore pris en pleine pomme.

Il fait beaucoup plus froid en ce moment. Et beaucoup plus humide. On entend que des nouvelles qui font peur. L’avenir semble sombre et on a l’impression que notre monde est régi par ces saloperies d’agences de notation (ces mêmes agences qui notaient Enron et Lehman Brothers comme des investissements fiables et on ne sait que trop bien comment ces deux boîtes ont fini et les conséquences qui ont suivi…)… Enfin passons…

Les riches semblent rester riches et protégés et cette fois c’est officiel, la classe moyenne est en train de disparaître et c’est la classe dite populaire qui se découvre une nouvelle renaissance. Il n’y a plus de « milieu ». Il y a les riches et les pauvres. Les nouveaux pauvres. Les entre deux… La plupart d’entre nous en fait…

Et puis il y a les tellement pauvres, les tellement sans rien, qu’ils n’ont même pas le réflexe ou la possibilité d’aller réclamer de l’aide aux restos du cœur, au secours populaire, à Emmaus… ces gens là, c’est le SAMU SOCIAL – à qui on a coupé je ne sais plus combien de fonds – qui les récupèrent.

J’avais déjà évoqué ce petit monsieur SDF que je voyais l’été dans la rue de mon chéri. En bermuda, son sac à dos bien serré contre lui avec ses chaussures de randonné, l’air un peu effrayé, la démarche raide et rapide….

Je l’ai revu ce soir et ça m’a déchiré le cœur. Cette fois près de chez moi. Tellement émue que je suis obligée de vous raconter et tellement touchée que j’en ai eu la gorge serrée et les larmes aux yeux et je suis restée là, empotée, sans pouvoir dégainer. J’avais mon petit chien dans les bras, et je l’ai vu. Ce petit monsieur. Adieu les chaussures de rando. Il avait un pantalon en toile de coton, humide aux fesses. Des chaussures sans chaussettes pas à sa taille. Et juste une petite chemise de bucheron. Un parapluie cassé sous le bras et son petit sac à ouvert sans fermeture éclair. Je voulais l’interpeller, je voulais lui dire, ATTENDEZ MONSIEUR ATTENDEZ ! Il avait son petit regard effrayé et l’air tellement gentil… Il marchait sur le bord du trottoir comme pour pas déranger. J’ai posé le chien, j’ai vite ouvert mon sac, je voulais lui donner des sous, lui dire d’attendre pour que j’aille vite chercher une couverture, prendre un gilet et lui donner, mais il est parti trop vite. Il a traversé la rue, toujours son air un peu souriant mais plus comme de la gêne et de la timidité et là je me suis dis : Mais où il va ? Mais où est ce qu’il va dormir ? Il va crever de froid ? Je me suis dis qu’il avait du être agressé par d’autres SDF et qu’il s’était fait voler les seuls biens qu’il possédait…

Et c’est là que les larmes sont montées. Parce que juste, je ne m’y fais pas à la misère et au malheur. Je ne m’y fais pas à l’injustice. Parfois je me dis que je devrai sérieusement m’endurcir et arrêter d’espérer quelque chose de la nature humaine…

Je sais pourtant qu’il y a plein de gens gentils, des gens honnêtes, des gens qui aident leur prochain. J’en vois plein, je lis plein de blogs de filles bien qui me font espérer qu’il y a encore une chance pour que la bienveillance et la solidarité triomphent.

Alors voilà. Je sais que la prochaine fois que je le verrai, je ferai en sorte de l’approcher ce petit monsieur, en espérant ne pas l’effrayer. Je ferai en sorte même, de lui donner des vêtements, de l’argent, à manger, … peut être que j’oserai lui ouvrir la porte de mon appartement…

On se met à avoir honte d’avoir mangé, d’avoir un manteau, un travail… comparé à ces gens qui doivent faire les poubelles pour survivre…

Cet article est très bien, je vous le conseille :

et celui là aussi :

Personnellement, je sais ce que je voterai en 2012. Certainement pas une politique qui favorise les plus riches.

NB: photos trouvées sur google images / http://www.quatrep.com

Publicités

Une réflexion au sujet de « PARFOIS, ON SE SENT JUSTE IMPUISSANT FACE A LA MISERE … »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s