Ambiance "AAA" : Crise de 29, les raisins de la colère… le retour ?

Bonsoir les ondes !

et voilà, le couperet de Standards & Poor’s est tombé : ADIEU triple « A ».

En même temps, on s’y attendait… On ne peut pas vraiment dire que nous sommes surpris…

ça fait un peu peur quand même… On a du mal à s’imaginer en 1929 presque 90 ans en arrière… et pourtant il y a des similitudes…

Tout d’abord je vous invite fortement – si vous ne l’avez pas lu –  à lire ou relire LES RAISINS DE LA COLERE de John Steinbeck

la couverture du livre est issue des photos de Dorothea Lange :

‘source Wikipédia :

Les Raisins de la colère (en anglais : The Grapes of Wrath) est un roman de John Steinbeck publié en 1939. L’auteur reçoit pour cette œuvre le prix Pulitzer en 1940. Il reçoit également le prix Nobel de littérature en 1962 pour l’ensemble de son œuvre. L’intrigue se déroule pendant la Grande Dépression et le lecteur suit les aventures d’une famille pauvre de métayers, les Joad, qui est contrainte de quitter l’Oklahoma à cause de la sécheresse, des difficultés économiques et des bouleversements dans le monde agricole. Alors que la situation est quasiment désespérée, les Joad font route vers la Californie avec des milliers d’autres Okies, à la recherche d’une terre, de travail et de dignité.
Une adaptation cinématographique a été réalisée en 1940 par John Ford, avec Henry Fonda. La fin du film est différente de la fin du roman.

L’histoire débute au moment où Tom Joad sort de prison. Tandis qu’il retourne chez lui, il rencontre un ancien prédicateur, Jim Casy, dont il a gardé des souvenirs d’enfance. Les deux font la route ensemble. Alors qu’ils arrivent à la ferme familiale, ils s’aperçoivent que celle-ci a été désertée. Déconcertés et confus, Tom et Jim décident d’aller chez l’Oncle John où ils retrouvent les autres Joad. Ces derniers sont en train de charger un camion Hudson converti avec ce qui leur reste de biens. Les cultures ont été anéanties par le Dust Bowl et la famille n’a par conséquent pas pu honorer ses dettes. Chassés de chez eux, ils espèrent que la situation s’arrangera en Californie grâce aux feuillets qui sont distribués un peu partout dans leur État : ils pensent que, là-bas, ils auront à manger et gagneront assez d’argent pour vivre. Séduits par cette publicité, les Joad décident d’investir tout ce qui leur reste dans ce voyage. Bien que ce projet enfreigne les termes de sa liberté conditionnelle, Tom décide de partir avec sa famille. L’ancien pasteur Jim se joint également à la famille.

Les Joad empruntent la Route 66 pour aller vers l’ouest. Le grand-père de la famille meurt peu après le départ. Les Joad découvrent que la route est saturée par d’autres familles partant pour la Californie. Dans des camps de fortune dressés au bord de la route, ils entendent l’histoire d’autres familles, dont certaines reviennent de Californie. Les Joad ne veulent pas admettre que les promesses auxquelles ils croient ne seront pas tenues. Juste avant la frontière, Noah (l’aîné des fils Joad) quitte la famille pour rester vivre au bord du Colorado, et la grand-mère de la famille meurt pendant la traversée du désert. En arrivant en Californie, Connie (le mari de Rose of Sharon, la fille Joad, qui est enceinte) quitte la famille. Le restant de la famille, dirigé par Ma, n’a pas d’autre choix que de poursuivre sa route.
A leur arrivée, ils s’aperçoivent qu’ils ne gagneront jamais beaucoup d’argent car il y a trop de travailleurs et les fermiers importants de la région ne les respectent pas tandis que les plus petits font faillite. Les fermiers profitent du grand nombre d’émigrants pour baisser les salaires. Les familles émigrantes vivent dans des camps de fortune provisoires appelés Hooverville. Il y a un peu d’espoir au camp de Weedpatch, un camp propre tenu par la FSA. Le camp déplait cependant aux autorités locales qui ne cessent de harceler et de provoquer les nouveaux venus.
Les travailleurs étant exploités, des individus essayent de les faire intégrer dans des syndicats ; Jim Casy, qui a fait de la prison pour couvrir Tom qui avait agressé un shérif, est l’un d’entre eux. Les Joad sont sans le savoir des briseurs de grève sur une exploitation de pêchers. Suite à une manifestation, Tom voit le pasteur Jim se faire tuer et il tue à son tour le meurtrier de son ami. Il devient un fugitif. Il fait ses adieux à sa mère et lui promet de défendre les opprimés où qu’ils soient. Rose donne naissance à un bébé mort-né. Ma garde cependant son sang froid et force la famille à faire face. Quand la pluie arrive, l’abri des Joad prend l’eau. Ils entrent dans une grange située sur un terrain plus élevé. Rose donne le sein à un homme qui est devenu trop faible pour manger autrement.

Le film qu’en a fait John Ford avec Henry Fonda en 1940 est vraiment poignant. Je vous le conseille. J’ai la chance de pouvoir découvrir des vieux classiques que je n’aurai jamais eu idée de regarder par moi même et franchement, malgré le temps qui passe, certains films traversent le temps sans problème.

idem, source Wikipedia :
John Martin Feeney, dit John Ford, né le 1er février 1894 à Cape Elizabeth (en) près de Portland (Maine) et mort le 31 août 1973 à Palm Desert (Californie), est un réalisateuraméricain, également producteur. Il a été quatre fois lauréat de l’Oscar du meilleur réalisateur (seul cinéaste à avoir réussi le quadruplé).

John Ford est considéré comme l’un des réalisateurs les plus importants de la période classique d’Hollywood (de la fin des années 1920 à la fin des années 1960). De tous les grandscinéastes américains il est celui dont l’influence est la plus considérable. Sa carrière embrasse celle des studios puisqu’il arrive à Hollywood au moment où les grandes majors se mettent en place et réalise son dernier film alors que ces majors commencent à être dirigées par des financiers. Ford fut admiré et respecté par les grands patrons d’Hollywood dont il fut souvent l’ami : il tournait vite et respectait les budgets. Malgré cela, il se considérait comme un salarié surpayé par ces studios pour faire des films dénués de son style afin de ne pas perturber les affaires de ses employeurs1.
Il fut l’un des réalisateurs effectuant le moins de prises par plan (ratio de 2,5), cela lui permettant de garder la mainmise sur le montage des films, les prises alternatives n’existant tout simplement pas. « Nous devons à John Ford le droit accordé au metteur en scène de superviser le montage », reconnaît Fred Zinnemann. Ford mit sa notoriété au service du syndicat des metteurs en scène américains dont il fut l’un des dirigeants les plus actifs. Sa fidélité tout au long de sa carrière, envers sa famille d’acteurs, de techniciens et de scénaristes, dont beaucoup étaient originaires, comme ses parents, d’Irlande, est remarquable.
Son œuvre est surtout reconnue pour ses westerns. La connaissance de cette filmographie souffre de la disparition de la quasi-totalité de ses premiers films, soit un tiers. Un d’entre eux,Upstream (1927), qu’on croyait disparu, a été retrouvé en Nouvelle-Zélande en juin 20102

Pour finir, la Grande Dépression a été immortalisée par la formidable photographe Dorothea Lange qui a été recrutée par la FSA : (Farm Security Administration) dans le cadre d’une mission.

Source Wikipédia :
Née à Hoboken (dans l’État du New Jersey), Dorothea Lange commence sa carrière de photographe à New York, avant de s’installer en 1918 à San Francisco où elle ouvre un studio de portrait. C’est la Grande Dépression qui la pousse à déplacer son champ d’action vers la rue.
Ses photographies poignantes des sans-abris attirent l’attention de la Resettlement Administration, qui la recrute en 1935 et publie dans les journaux de tout le pays[réf. nécessaire] ses clichés de la pauvreté et de la détresse qui touchent alors violemment les États-Unis. Les photographies étant propriété de l’État, elles sont publiées sans demande de paiement, ce qui contribue à leur propagation rapide et à faire d’eux des icônes de l’entre-deux-guerres américaine.

Il est difficile de parler de photojournalisme sans parler de la crise de l’entre-deux-guerres américaine. Celle-ci marque un tournant radical à la fois dans l’histoire des États-Unis et de la photographie d’information. Mais il est encore plus ardu de parler du photojournalisme de l’entre-deux-guerres sans parler de la Farm Security Administration et de Dorothea Lange.

Les années qui suivent le krach boursier du 24 octobre 1929 sont surnommées « the bitter years » (« les années amères ») : le krach entraîne une crise économique sans précédent aux États-Unis, aggravée par une sècheresse dans les États du sud. Les immigrants qui débarquent d’Europe à la recherche du rêve américain, ou fuient les régimes politiques communistes et national-socialiste de l’Europe de l’Est, trouvent en Amérique une situation économique plus désastreuse encore. C’est dans l’Amérique rurale que la situation est la plus alarmante : la sècheresse empêche les paysans d’effectuer leurs récoltes et engendre une crise grave de l’emploi. Les chômeurs errent dans les villes, à la recherche de soupes populaires ou de petits travaux quelconques, désœuvrés, ou se retrouvent sur les routes, allant de ville en ville. Ils recherchent du travail chez les propriétaires terriens, dans les coopératives. On les appelle alors des migrants. Ils s’installent dans des camps de fortune, sans eau potable, et tournent en rond. 

Les photos parlent d’elles mêmes …

Pour finir, la superbe chanson de BRUCE SPRINGSTEEN … The Ghost of Tom Joad :

Tout cela nous fait réfléchir à ce qui est le plus important… En tous cas, à un moment donné, si nous, le peuple, nous ne nous réveillons pas, nous serons très mal barrés ! AUX ARMES CITOYENS !

et bon WE … quand même 🙂

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