CONTRE NOUS DE LA TYRANNIE, L’ÉTENDARD SANGLANT EST LEVE …

Bonsoir les ondes. Blog de nuit pour moi car avant difficile de trouver le temps…

Si j’étais raisonnable, je dormirai pour rattraper le sommeil qui m’a tant manqué ces dernières semaines, mais je dois être un peu masochiste parfois…

Ce besoin d’écrire, ce besoin d’extirper mon bouillonnement intérieur qui de toutes façons m’empêcherait de dormir… Alors autant vous raconter ces choses qui me travaillent le ciboulot.

Sujet qui me tiens à coeur : la TYRANNIE au travail. 



Ce mot tyrannie… l’oppression, l’abus de pouvoir, la destruction de la liberté individuelle. Ce mot n’est pas vain. Ce mot est toujours très actuel dans notre société et notamment dans le monde de l’entreprise et le management.

Et allez savoir pourquoi, c’est malheureusement quelque chose que je connais bien. Mais c’est aussi quelque chose que je dénonce et contre lequel je me bats.

En période de crise, en période de grande précarité, de chômage élevé, les employés ont PEUR. Peur de perdre leurs emplois, peur de ne pas être gardés à la première boulette… Et beaucoup de patrons usent de cela pour exercer encore plus de pression. Et je trouve ça détestable.

Certains n’ont pas besoin de la crise pour être tyranniques. Certains l’ont toujours été. C’est un sacerdoce. Un art dans lequel ils excellent.

J’ai connu toutes sortes de tyrans. Des formes différentes, plus ou moins vicieuses. Pour moi ce sont des personnes ingérables. Je ne sais pas gérer les tyrans. Je ne les comprends pas. J’ai toujours aimé le management. Diriger c’est un truc que j’aime faire et je crois que je sais bien faire. Parce que j’aime les gens (c’est mon coté François Hollande ;)) – Oui, sincèrement, j’aime l’idée d’accompagner, d’enseigner et de tirer vers le haut des personnes avec lesquelles on travaille. En plus, souvent, on apprend soi même au passage.

Pour moi, le management passe par l’humain, par de la psychologie relationnelle évidente, de l’écoute, de la gratification. Cela ne signifie pas que l’on ne doit pas être « ferme » ou dans le respect de ses objectifs mais j’ai toujours pensé qu’on tirait le meilleur des gens et qu’on leur faisait atteindre de bons résultats en les traitant bien. 

Ce n’est a priori pas le système de pensée de tous les dirigeants et encore moins des tyrans. Non. Les tyrans prennent un malin plaisir à toujours remettre en cause votre travail, même quand il est bien fait, même quand il est méritant parce que la situation était tout sauf évidente.

Les tyrans ont cette fâcheuse habitude souvent de vous manquer de respect en vous parlant mal, sur un ton méprisant et condescendant en vous donnant cet atroce sentiment d’être un idiot fini incapable de rien.

Les tyrans aiment bien vous enfoncer plus bas que terre devant vos collègues. Question que ça vous rentre mieux dans le crâne.

Les tyrans, c’est pas le genre à vous convoquer en tête à tête dans leur bureau pour faire le point et analyser avec vous pourquoi ça peut éventuellement déconner. Les tyrans ne se remettront d’ailleurs jamais en question. Les tyrans ont toujours raison. Et vous, vous avez toujours tort.

Les tyrans ne voient jamais tout ce que vous faites de bien. Ils voient surtout toutes ces petites choses que vous auriez pu mieux faire et que disons le franchement, vous avez mal fait selon leurs critères…

Les tyrans s’en foutent que vous soyez cadres sup ou pas, 15 ans d’expérience ou pas. Les tyrans vous prennent pour des nazes quoiqu’il arrive. Ils sont mieux que vous. Cherchez pas.

Les tyrans regardent l’heure à laquelle vous arrivez au bureau et l’heure à laquelle vous repartez. 

Les tyrans regardent combien de temps durent vos pauses déjeuner, si vous avez fait du shopping… ils regardent si vous surfez sur le net pendant les heures de travail, ils observent vos pauses café / clope.

Les tyrans font en sorte de casser le dialogue avec vos collègues et le dialogue tout court.

Les tyrans c’est ceux qui quoi que vous fassiez font que vous vous sentirez toujours comme une grosse merde au boulot et que vous irez aux chiottes chialer un coup en cachette parce que vous en pouvez tellement plus.

Les tyrans vous tiennent par les couilles parce que voilà. Vous n’avez pas le choix. Il vous le faut ce salaire. Il vous le faut ce malheureux pingre salaire de merde pour assumer votre vie autonome: loyer, impôts, bouffe, EDF, transports, nounou, et j’en passe… Alors on ferme sa gueule. On ravale son humiliation, on ravale sa honte, on ravale sa colère, on ravale sa révolte, on ravale son chagrin, on ravale sa frustration inouie… On se dit qu’on doit tenir bon mais qu’un jour … un jour viendra.

Un jour viendra où ce jour là le tyran fermera sa gueule enfin. Un jour viendra où on pourra lui dire: je te pisse à la raie, toi et ta méchanceté !

Un jour viendra où les patrons n’auront plus TOUS les pouvoirs. Un jour viendra où les employés seront enfin de nouveau en position d’équilibre. Je ne parle même pas de force, je parle d’équilibre. Ce jour là, je serai en première ligne, le sourire aux lèvres et les manches retroussées.

Je crois à l’équilibre des forces. Je crois à l’harmonie possible entre le travail et le bien être des gens. Je crois qu’avec un peu d’humanité on peut faire de grandes choses.

Je crois qu’il y a beaucoup de mauvais managers dans notre pays. Je crois qu’il est temps que tout cela change….

Sinon on va tous crever comme des cons.

A bons entendeurs….


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