EN SOUTIEN A L’UNAPEI : DÉCÈS D’UNE PERSONNE HANDICAPEE MENTALE: L’IGNOBLE INDIFFERENCE DE NOTRE SOCIETE FACE A LEUR VIEILLISSEMENT

je fais passer …. car ça recoupe des sujets que j’ai déjà évoqué dans mon blog et j’ai promis à Coralie de l’aider à faire passer car c’est insoutenable.

Communiqué de presse

Paris, le 3 septembre 2012

Décès d’une personne handicapée mentale : L’ignoble indifférence de notre société face à leur vieillissement


Décès, homicides, suicides, … Combien de morts sordides faudra‐t‐il comptabiliser pour queles pouvoirs publics se saisissent de la problématique du vieillissement des personnes handicapées mentales ?

Selon l’AFP, un homme handicapé mental de 49 ans se serait laissé mourir après le décès de sa mère en 2011. Il aurait été retrouvé momifié dans son appartement parisien avec à proximité de son corps le certificat de décès de sa mère avec qui il vivait.

Un grand nombre de personnes handicapées mentales vieillissantes vivent au domicile de leurs parents eux‐mêmes âgés faute de solution d’accueil et d’accompagnement adaptée. Cette problématique amène à des situations dramatiques : des parents âgés désespérés qui tuent leur « enfant » handicapé, des suicides, et des morts abjectes, … dans l’isolement et l’indifférence la plus
totale.

« C’est une histoire sordide, qui malheureusement n’est pas un cas isolé. Elle est même emblématique. Nous alertons les pouvoirs publics depuis des années sur l’avancée en âge des personnes handicapées mentales et le manque de solution. 

Après l’ESATi, elles retournent chez leurs parents qui ne sont plus en âge de s’occuper d’elles. Et lorsqu’ils disparaissent, elles sont livrées à elles‐mêmes. Notre société est coupable! » déclare Christel Prado, présidente de l’Unapei.

L’évolution de l’espérance de vie des personnes handicapées mentales connait une croissance équivalente à celle des personnes dites « valides ». Si une personne trisomique ne pouvait espérer vivre plus de 30 ans dans les années 70, aujourd’hui elle peut atteindre plus de 60 ans. 

Cette longévité concerne toutes les personnes handicapées mentales, quelles que soient la nature et la gravité du handicap. Elle a été acquise grâce aux progrès de la médecine, mais aussi grâce aux formes d’accompagnement spécialisé et de prévention développées par les associations de l’Unapei. Face à cette nouvelle donne, l’accueil et l’accompagnement pour les personnes handicapées mentales vieillissantes doivent être adaptés. 

Aujourd’hui encore ce n’est pas le cas.

L’angoisse des parents, des frères, des soeurs, des personnes elles‐mêmes est criante.

Les parents s’inquiètent du devenir de leurs « enfants » lorsqu’ils ne seront plus en mesure de les aider. Les frères, les soeurs s’interrogent sur leurs responsabilités lorsque leurs parents disparaîtront.

Les personnes elles‐mêmes craignent pour leur avenir :

« Après mes parents, qui s’occupera de moi et qui prendra soin de moi ? » En 2008, l’Unapei recensait dans son réseau à 30 000 personnes handicapées mentales vieillissantes
dans l’impasse et demandait un plan de création de places ou d’adaptation de places existantes.

Quatre ans après, aucune réponse n’est apportée et les drames se succèdent.

L’Unapei demande aux pouvoirs publics : gouvernement et conseils généraux, un programme de
création ou d’adaptation de 30 000 places pour mettre fin à ces situations dramatiques.

À propos de l’Unapei

Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis :
Créé en 1960, l’Unapei est le premier mouvement associatif français oeuvrant pour la représentation et la
défense des intérêts des personnes handicapées mentales. Les associations affiliées à l’Unapei agissent pour
répondre aux besoins et aux attentes des personnes handicapées mentales, favoriser leur insertion et leur
permettre de vivre dignement avec et parmi les autres.

L’Unapei est un mouvement national qui fédère 600 associations présentes au niveau local (Apei, Papillons
Blancs, Chrysalide, Envol…), départemental (Adapei, Udapei, Association tutélaire) et régional (Urapei).

L’Unapei en chiffres :
 180 000 personnes handicapées accueillies
 60 000 familles adhérentes des associations affiliées
 3 000 établissements et services spécialisés
 75 000 professionnels employés dans les associations et les établissements

Plus d’informations sur : www.unapei.org
Contact presse : Coralie Langlais : 01 44 85 50 50 / c.langlais@unapei.org
i ESAT : Etablissement et service d’aide par le travail
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4 réflexions au sujet de « EN SOUTIEN A L’UNAPEI : DÉCÈS D’UNE PERSONNE HANDICAPEE MENTALE: L’IGNOBLE INDIFFERENCE DE NOTRE SOCIETE FACE A LEUR VIEILLISSEMENT »

  1. Je pense que c'est malheureusement ce qui conduit beaucoup de femmes à qui l'ont apprend que leur foetus aura un souci de handicap mental (ou physique, car les handicapés physiques ne sont pas toujours mieux lotis, cf l'existence de mon père… il aura morflé) à ne pas poursuivre leur grossesse: dans la société actuelle, on ne sait pas du tout comment vivra notre enfant handicapé si l'on vient à disparaitre. Comment envisager de mettre au monde un enfant dont on ne sait quelle sera son existence s'il est livré à lui même brutalement? Et c'est juste ignoble. Faire l'autruche ne résoudra rien. Des gens sont handicapés mentaux, oui, et qu'on se préoccupe de leur sort ou non, ils existent. Et ce n'est pas digne d'un pays comme le notre de négliger ainsi le devenir d'une partie de sa population, qui ne vaut pas moins que le reste.

  2. Bonjour Je suis maman d'un enfant autiste sévère. Moi meme ai le syndrome d'asperger (forme d'autisme)Nous sommes dans une société ou les gens aptes à survivre arrivent tant bien que mal à s'intégrer.Les "inadaptés" vivent entre eux, dans des institutions.Dans les pays developpés ( sauf la france), les personnes diffferentes ( dont votre frere) sont inclues en société, qui met en place des aménagements spécifiques. la personne progresse bcp plus au contact de ses pairs. L'école, lieu d'éducation, ne permet pas de s'adapter aux besoins spécifiques de chacun. Ceux qui dépassent du cadre sortent du milieu ordinaire : ils ne font plus réellement partie de la société. Il est temps de repenser notre façon de faire, avec tous les enfants ne rentrant pas dans le cadre scolaire actuel de l'Éducation Nationale, comme les dys, les trisomiques, les roms, etc…Cela demande une évolution profonde des mentalités. Il est temps que l'école ait une politique d'inclusion. – L'inclusion, qu'est ce que c'est ? Extrait de http://inclure.fr/w/AutismeInclusion.pdf "C'est une réponse au handicap où l'on demande principalement au milieu de faire l'effort principal d'adaptation pour pouvoir accueillir les personnes différentes, à la différence de l'approche intégrative qui demande principalement à la personne avec handicap de faire l'effort de s'intégrer. Dans l'approche inclusive, les enfants avec handicap sont considérés comme des enfants comme les autres avec des Besoins Éducatifs Particuliers (BEP). En milieu scolaire, l'inclusion permet à tout enfant atteint d'un handicap (autisme, dyslexie, dysphasie,retard mental, trisomie,..) ou des troubles d'apprentissages, d'attention, de suivre des cours dans une classe ordinaire avec un accompagnement individuel et des adaptations notamment pour permettre à l'enfant de contourner d'abord le handicap réceptif et ensuite de restituer ses acquis avec des moyens alternatifs. " Même si les profs ont vraiment la volonté d'inclure, ils ne peuvent pas réellement car ils n'ont pas de moyens, et la plupart des enfants sont directement orientés dans les institutions sans passer par la case école, ou si peu… – Pourquoi l'inclusion fait peur au systeme français ?"Dans les pays disposant d’une structure différenciée assez conséquente, les enseignants et les institutions spécialisées peuvent se sentir menacés par le processus d’inclusion : ils craignent que l’inclusion remette en cause leur rôle et ainsi mette en danger la pérennité de leur position "( extrait de : Les besoins educatifs en europe European Agency for Development in Special Needs Education 2003 page 14 ) Nous n'avons pas du tout la même politique que les autres pays développés, pays dans lesquels on voit beaucoup plus de personnes handicapées dans les rues. Un groupe de discussion a été créé sur yahoogroupes.http://fr.groups.yahoo.com/group/inclusion-grande-cause-nationale/C'est moi qui modère le groupe. Vous pouvez y acceder si vous êtes en accord sur une société inclusive. Magalihttp://blogs.lexpress.fr/the-autist/

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