FASHION WEEK OU LES PRECIEUSES RIDICULES SHOW ?

Bonjour les ondes

Un sujet un peu léger et futile pour changer de mes coups de gueule sur la misère de notre société… 

Comme certains le savent peut être, je bosse dans les relations publiques… j’ai bossé dans plein de secteurs différents et j’ai même pratiqué le secteur du luxe… Dieu merci, la mode, c’est toujours resté très light. Je n’aurai pas supporté.

Mon premier job était dans le snowboard alors forcément en tant qu’équipementier, il y avait aussi des vêtements mais j’étais épargnée du « pétasse Land » à l’époque et en plus je ne faisais pas ça à Paris mais près de Chamonix, donc c’était plutôt mode mais dans l’esprit sportif…

Alors évidemment dans ce secteur là il y a aussi une forme de snobisme et de microcosme à la con… c’est d’ailleurs ce qui a fait qu’à la longue ça m’a complètement gonflé et que j’ai décidé d’aller voir ailleurs si j’y étais.

Mais là n’est pas la question… Hier, j’avais un rdv dans un quartier à l’antipode d’un quartier où je bosse. J’avais rdv dans le 8ème, en plein coeur névralgique de la Fashion Week parisienne. Autant vous dire que lorsque je suis arrivée au point de rdv, j’avais un peu l’impression d’être une Deschien ou une Groseille qui se retrouvait parachutée dans un univers qui était tout sauf le mien.

Je ne suis pas une bête de mode. Peut être que si j’étais goalée comme une mannequin j’en serai une mais honnêtement, je crois que mon meilleur ami restera à jamais le jean. Je suis pas une fille à talons, je suis pas une fille à jupette – enfin je me comprends – je pourrai me forcer, je pourrai essayer, d’ailleurs j’essaie mais je me sens toujours endimanchée et gauche dès que je mets des tenues trop… étudiées et sophistiquées. Mais j’aime bien être bien habillée quand même, avoir un certain style mais MON style à MOI. Et surtout ce n’est pas une priorité dans ma vie.

Je ne suis tellement pas concernée par cet univers dont l’importance qu’on lui donne me dépasse – business is business après tout –  que je ne savais pas que l’endroit où j’avais rdv était un des haut lieux de la mode et que les célébrités un peu bling bling aimaient bien y déjeuner ou diner pour être vus…

Alors évidemment, comme on m’avait donné rdv là bas et que j’étais en avance, je me suis dis en toute simplicité : je vais aller m’installer et prendre une table en attendant…

SAUF, que je me suis fais jeter en bonne et due forme et j’ai très clairement compris que je m’étais fais jeter non pas par manque de place mais parce que je ne faisais pas partie de la bande. Moi ma jupe en jean mes bottes en cuir marron ma veste en velours et ma petite besace en cuir on avait pas le look ni le physique pour entrer finger in zeu nose dans l’ANTRE.

Il y avait de la place partout. Il y avait beaucoup de « Bioutifoule pipole » avec des grosses lunettes de soleil, des lèvres injectées de collagène, des pommettes saillantes et des fronts lissés au botox. Il y avait beaucoup de frime. Il y avait beaucoup de FRIC et je me sentais BEAUCOUP PAS A MA PLACE.

Mais bon. je ne suis pas du genre à me laisser démonter. J’ai prévenu mon contact avec humour que je m’étais fais jeter. Mon RDV est arrivé et ni une ni deux on est rentré dans le dit lieu et on nous a installé avec au passage des excuses à mon égard car comme on le sait, avec la Fashion Week tout est plus ou moins privatisé… Ouais c’est ça. Et mon cul c’est du poulet ? J’aurai eu un look de mannequin avec des cabas Dior, Hermes et j’en passe on ne m’aurait jamais posé de question et j’aurai été assise illico.

Si je suis honnête ça m’a un peu vexée,  mais pas longtemps. A vrai dire et en toute franchise j’avais l’impression d’être au coeur d’un spectacle vivant. Un spectacle de rue. Mieux, j’avais l’impression d’être en pleine pièce de Molière « Les Précieuses Ridicules », sauf qu’on était au XXIeme siècle et à Paris en pleine Fashion week.

Je me dis que la vie de ces gens doit être bien limitée et misérable pour qu’ils aient ce besoin d’être snobs, dédaigneux, frimeurs, obnubilés par leur apparence et ce que pensent les autres de leur look…

Mais la vérité aussi c’est que quelque part ça me révolte.. C’est dans ce genre de situation qu’on se prend toute l’absurdité de notre société en pleine tronche. Tous ces gens qui manquent tant d’humilité et de sensibilité humaine alors qu’ils pourraient faire des choses plus altruistes, plus belles…

Peut être qu’ils le font sait-on jamais…

Parfois j’aimerai bien m’imaginer au milieu de ces gens avec mon frère handicapé mental et laisser Hugo les mettre mal à l’aise avec son grand naturel et son innocence pure. ça les ferait fuir…

Etre confrontée à ce monde même 5 minutes me donne encore plus envie de me rebeller. Jamais, jamais je ne cèderai à ce diktat de l’apparence, du social, du matérialisme exacerbé. Je trouve ça nul à chier.

si ça fait marcher l’économie tant mieux… moi je la ferai marcher autrement… Il y aura toujours des dindes et des  dandys pour ne vivre qu’au travers de l’univers factice de la mode… moi ce n’est pas ma came.

Mais c’est surtout l’attitude de cet univers que je déplore… Après tout la mode peut être un art… c’est vrai. Mais on peut rester simple avec ça non ?

En tous cas, pendant les fashion weeks apparemment la simplicité ce n’est pas ce qui les étouffe tous ces crétins…

Le seul truc qui m’a fait marrer c’est de voir une nana surlookée se gaver de frites et manger des gambas en sauce avec ses doigts comme une vorace avec des grosses lunettes de soleil genre incognito personne me voit…

Allez bon WE et bon courage aux attachées de presse qui bossent dans ce milieu elles doivent bien en baver…


PS: photos trouvées sur Google Images
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