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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, bientôt la cinquantaine (gloups), maman d'une petite fille de bientôt 10 ans (re gloups), j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

T’as la wouine Jocelyne !

7 mois, que dis-je, officieusement 12, que je cherche comme une dingue, la nouvelle passerelle, le nouveau chapitre de ma vie professionnelle, que je passe des heures à scroller toutes les plateformes, que j’ai même investi financièrement sur Linkedin pour avoir le sacro saint statut premium qui te donne accès à tout … ou presque.

Des heures à bosser avec ChatGPT pour devenir incollable dans tous les secteurs auxquels je postule, jusqu’à des simulations d’entretiens, des stratégies proactives à faire des benchmarks, des swots, imaginer des scénarios du pire et du meilleur … et puis … RIEN.

Le néant. ça fait peur hein … Oui je sais. Bien sûr que ça fait peur. Les gens en poste, qui viennent régulièrement regarder mon profil Linkedin pour voir où j’en suis (si si je vous vois) … beaucoup d’anciens collègues qui doivent se dire : « merde … ça traîne quand même… elle a du mal à retrouver … est ce qu’elle cherche vraiment ? » … « peut être qu’elle est pas si compétente que ça ? » … « ouais, ça craint … 50 piges la pauvre, ça se présente pas terrible » … Nan mais je sais. En fait je dis rien. Enfin à part ici. A l’extérieur, et SURTOUT sur Linkedin, je ne dis RIEN.

Je refuse pour l’instant la petite bannière honteuse du « open to work ». Parce que tu sais, je sais, que c’est déjà une bascule supplémentaire dans la lose. Je refuse de m’imposer cette humiliation supplémentaire de mendier du boulot. J’ai pas envie. Je l’ai fait. Je veux plus.

Globalement j’ai pas des journées ennuyeuses. J’ai de quoi m’occuper vous savez. C’est juste que lorqu’on cherche non stop du boulot, ça vous pompe une telle énergie, ça génère une telle anxiété permanente, que ça vous suce toute inspiration ou envie pour des choses peut être plus créatives … Evidemment ce sont des phases. Parfois l’impulsion revient, mais quand on passe des entretiens, qu’on donne tout, qu’on attend des nouvelles (parce qu’en plus on te dit qu’on va te donner des nouvelles) et qu’on se heurte à du vide intersidéral, ça épuise. Et forcément, quand on a des pistes qui emballent et qui semblent vouloir mener à quelque chose, on a envie d’en parler … mais après, on vous pose des questions du genre « alors ? des nouvelles ? » ….Bah non. Pas de nouvelles.

Pendant 6 mois j’ai vu mon CV « en cours de traitement » dans une boîte où j’avais une bonne connexion. Et ENFIN, parce que l’été et les vacances estivales sont là, j’ai reçu le petit mail automatique qui te dis : bah en fait, on ne va pas vous prendre … mais ça ne remet pas en question vos compétences (mais ta gueule avec ta formule toute pourrie)….

Ce matin, j’ai envoyé une candidature à un poste vers 10h du matin. A 14h j’avais un mail de refus. Punaise, ça c’était du rapide !

Il y.a des étapes dans le chômage. Des durées un peu « clé » qui font peur et où tu te dis : Aie aie aïe, si je passe ce cap, ça va vraiment durer longtemps … Peut-être que je vais me recycler. Tant qu’à me dévaloriser au niveau salarial, je vais peut être tenter de devenir enseignante. ça me plairait bien je crois …

Peut être que je vais vraiment me lancer à mon compte et devenir la slasheuse que j’ai toujours eu envie d’être …

On me l’a dit dans mon horoscope estival de sagittaire que j’allais basculer en roue libre et peut être totalement redéfinir mes plans, mes priorités.

La seule chose que je sais, c’est que même si je peine, même si parfois j’ai grave les boules, peur un peu, j’ai un truc en moi qui me fait penser que non, je ne céderai pas à la trouille. Non je ne serai surtout pas victime de cette situation.Je vais trouver comment rebondir

Alors à tous ceux qui s’inquiètent pour moi, qui viennent régulièrement m’espionner pour voir où j’en suis, ne vous inquiétez pas.Je suis habituée aux courses de fond, à remonter les pentes. Je suis endurante et j’ai des cuisses puissantes.

Retrouver du boulot à 50 ans : le nouveau parcours du combattant.

Photo de Jeremy Bishop sur Pexels.com

On me disait : oh mais je suis SURE que tu vas vite retrouver avec ton profil et ton parcours c’est obligé. Oui, bien sûr. Moi je savais que j’allais en chier. Je le savais parce que je suis déjà passée par là et que je sais dans quel climat on est actuellement …ça fait déjà 5 mois officiellement … Mais je sais. Je sais. Les juniors rament. Les jeunes seniors rament. Les jeunes diplômés rament 2X plus. J’ai eu de la chance quand j’étais jeune. A peine diplômée, encore à l’école avant ma soutenance de Master, j’avais passé un entretien avec le directeur marketing de la boîte qui me faisait rêver dans un hall de l’aéroport de Roissy entre les 2 avions du gars à l’époque et 5 jours plus tard, j’avais un « You’ve got the job » dans ma mailbox. En 10 jours j’embarquais mes quelques affaires avec l’aide de mon père dans un foyer de jeunes travailleurs à Annecy pour démarrer mon 1er vrai job de mes rêves …qui s’est révélé ne pas être si ouf’ dingue que ça, mais c’est une autre histoire…

A bientôt 50 ans, je n’ai plus la même veine. A 44 ans non plus d’ailleurs, j’avais bien ramé et en plus le Covid n’avait rien arrangé. J’ai fais quelques erreurs de choix dans mon parcours, j’en suis consciente. Des fois où j’ai pris des risques qui n’étaient pas les bons, d’autres où j’aurai du à l’inverse foncer et je ne l’ai pas fait et forcément, je l’ai regretté ensuite. C’est comme ça. C’est mon parcours, mon cheminement propre.

Ces derniers temps j’ai quand même l’impression d’avoir une sorte de tiercé gagnant. Enfin perdant. On touche la finale, on voit la ligne d’arrivée, mais … finalement non. Les raisons sont vastes : recrutement interne finalement … ghostée, je ne suis pas assez réseautée, et surtout pas dans le réseau des managers recruteurs, je suis trop chère, trop senior pour le poste, TROP VIEILLE. On me l’a sorti : « ça ne vous gêne pas que votre manager soit plus jeune que vous » ? Bah non. Moi ça ne me gêne pas mais elles, ou eux, oui. Mais ça ne se dit pas ouvertement. On le sent seulement.

Les compétences je les ai, mais … ça se bouscule au portillon. Je ne suis pas seule. Mes prétentions salariales sont normales pour mon expérience et mon âge. Ce n’est pas forcément ça qui bloque d’ailleurs. On est toujours trop de quelques chose ou pas assez de cela, dans tous les cas…

Je joue le jeu à fond aux entretiens. Je me prépare comme jamais. Je deviens une incollable sur tous les sujets des entreprises pour lesquelles je postule. Experte en logistique, en e-Commerce, en hôtellerie, en parcs d’attractions, en corporate, en crise, en RSE, en lifestylen en consumer, en Digital, en IA … ChatGPT est devenu mon allié pour la préparation proactive de recommandations stratégiques, d’analyse de marché, de la concurrence, je m’entraîne à faire des entretiens pour être toujours plus percutante. Mais non. ça ne suffit pas.

Le problème, c’est que le temps passe. ça use. ça décourage, ça angoisse aussi … L’âge de la retraite recule mais il n’y a pas assez de boulot pour tout le monde et passé 45 ans dans mon secteur on devient presque bon à jeter … Alors la dernière option serait donc de me mettre à mon compte … Oh j’ai déjà commencé à préparer le terrain. Il me reste quelques trucs à peaufiner et surtout il me reste moi à convaincre de sauter le pas. Certains ont l’entrepreneuriat dans le sang. Moi je me sens comme quand je faisais de la planche à voile plus jeune. Ma mère m’engueulait quand j’étais à Abu Dhabi et elle en France de ne pas aller naviguer. Alors j’y allais la peur au ventre et je me souviens d’une journée où le vent était extraordinaire. J’y étais allée à reculons avec mon shorty et mon harnais … et … je n’ai jamais aussi bien navigué en ne sortant presque pas de l’eau de la journée. Je suis comme ça. J’ai souvent peur de me lancer, mais une fois que je suis partie on ne m’arrête plus. Alors on verra si je déploie la même impulsion d’ici la rentrée si je n’ai rien trouvé d’ici là.

A 20 ans, a 30 ans, quand on a que soi à penser, tout est plus simple. On a aussi une énergie, un élan de vie, un optimisme et une certaine inconscience peut être qui font qu’on se sent invincible, la vie devant soi (et c’est vrai !!). A 50 ans, c’est différent. On a fait ses preuves déjà. On sait comment ça marche. On devine plus vite les plans foireux, les climats toxiques, et surtout, on a moins envie de faire la carpette pour se vendre et de raconter sa salade a qui voudra bien l’entendre. Donc malgré soi on est sûrement plus sélectif.

Pour ma part, hors de question que je me brade. Hors de question pour l’instant que je me dévalorise. Par contre, faire mon auto promo et mon self branding sur Linkedin, AU SECOURS.

Linkedin: LE réseau par lequel on est obligé de passer pour chercher du boulot (même s’il n’y a pas que ce réseau loin de là) mais c’est une sorte de vitrine, de book de son parcours professionnel. Chaque annonce demande le profil Linkedin. Alors c’est bien d’y être. C’est bien, de bien présenter, de montrer ce qu’on vaut .. mais je réalise que ceux qui parlent le plus sont bien ceux qui bossent le moins ! Ceux qui se survendent entre les coachs de vie, serial entrepreneurs, marketeurs et j’en passe, ce sont ceux qui cherchent du boulot ! Et puis en vérité, ça me GONFLE. Tout n’est que façade, faux, trafiqué à l’iA. Authenticité zéro. Alors plus ça va, plus je m’éloigne. Quand je bossais comme une dingue j’y étais peu. Je faisais ce qu’il fallait pour mon job, mais point barre. Un peu d’engagement pour le handicap mental mais …c’est très vite chiant Linkedin.

Les réseaux sociaux en général ça devient chiant. Et cette obligation de réussite, de performance, de joie, de bonne humeur, de pensée positive, de pseudo intelligence, d’échec qui devient un succès, mais VOS GUEULES avec vos leçons de vie et vos bisounours ! Enfin pas vous, ceux qui me lisez. Ceux qui veulent à tout prix de la joie en permanence parce que sinon ça veut dire qu’on est aigri et pas cool et pas chouette dans nos têtes. Bah si. Moi j’ai plein de grands rêves encore dans ma tête dont je ne réaliserai peut être pas le 1/10eme. Je suis quelqu’un qui aime la vie avec un grand V. J’ai de la passion à revendre, un appétit de vie qui hurle à l’intérieur. Mais je sais aussi que la vie peut être dure. Que parfois, souvent même, même quand on se donne les moyens, ça ne fonctionne pas. Et c’est normal d’avoir les boules. C’est normal d’avoir la lose, d’avoir l’impression d’être la dernière des ratées, d’avoir même raté un peu sa vie …

ça fait quelques semaines que le mal me ronge … Alors je fais diversion. Je sais qu’après la pluie le beau temps. Je sais que « aide toi et le ciel t’aideras » … enfin qu’en gros c’est à moi de faire le nécessaire pour me sortir de mon marasme. Je me le botte mon cul de presque quinqua. J’ai pas envie d’être chômeuse à 50 ans. J’ai envie d’avoir encore le droit à de belles années. J’ai envie d’offrir une belle vie à ma fille qui elle, n’a rien demandé. J’ai envie de lui démontrer que même si la vie c’est pas facile tous les jours, ça vaut le coup quand même et ça peut être un truc chouette.

Alors on verra. Je ne suis pas particulièrement optimiste et positive mais …je me dis qu’à un moment donné, d’une façon ou d’une autre cette satané roue, tournera. Je dois être en période de purgatoire.

J’écris cet état d’âme parce que je sais que je ne suis pas seule. Et je veux que ceux qui en bavent en ce moment et qui ont les boules de la vie, sachent qu’ils ne sont pas seuls et que le problème c’est pas eux. Le problème c’est notre système de société qui n’est plus adapté au nombre qu’on est. Je n’ai pas la solution. Juste un bon instinct de survie. Et un jour quelqu’un m’avait dit : ne te corrompt jamais. Je voudrai dire à cette personne que j’ai tenu bon. Je suis toujours restée fidèle à moi même. C’est un des trucs dont je suis fière.

Force à vous, les laissés de côté, les « du mauvais côté de la barrière ». Tout bouge.

Photo de Pixabay sur Pexels.com

NON, je ne veux pas devenir une Sarah Connor en mode survivor de guerre.

A midi, je suis sortie. J’avais un paquet a récupérer dans le quartier d’Odéon. Une vraie journée de printemps. 19 degrés, beau soleil, toutes les terrasses étaient ouvertes et pleines à craquer à l’heure du déjeuner.

Je regardais les gens dans le métro pendant mon trajet, les yeux grand ouverts. Je les observais. Je me demandais si derrière la façade des discussions, ces gens étaient inquiets au fond d’eux-mêmes de ce qui se passe dans notre pays et autour… Je me demandais si comme moi ils avaient décidé de ne plus allumer la télé, de ne surtout pas exposer leurs enfants à cette médiatisation de la guerre et de la terreur.

Je me demandais ce qui se passait dans la tête de ces ados joyeuses qui riaient entre elles de leurs histoires de jeunes … J’ai senti la colère et la tristesse monter en moi. Deux guerres mondiales. Des générations sacrifiées. Deux guerres qui ont prouvé à quel point la guerre c’est de la merde. Voleurs d’innocence. Voleurs d’insouciance. Voleurs de vie. Voleurs de joie.

On a le terrorisme, les pandémies, les catastrophes climatiques, ça ne suffisait pas. Ils veulent qu’on parte en guerre. Comme des cons on va laisser faire ? Moi je ne veux pas laisser faire. Je refuse. Pourquoi on ferait la guerre nous ? Au nom de quoi exactement ? Depuis quand la Russie nous a menacé ? Et puis qui a menacé qui en premier ? Ça fait plus de 10 ans que l’Ukraine et la Russie bataillent pour un territoire et soudain ça devient un problème de l’Europe ?

Savez vous que Von Der Leyen est en train d’invoquer l’article 122 équivalent du 49.3 pour obliger les Européens à investir 800 MILLIARDS d’Euros pour le réarmement ? Savez vous que les manoeuvres en cours risque de signifier un énorme transfert de pouvoir à Bruxelles et que tout cela n’est pas tellement démocratique car on ne nous demande même pas notre avis ?

Article du Financial Times qui en parle ici

C’est quoi ces prétextes pourris pour faire la guerre ? Ces idées rances d’une autre époque qui disent que la guerre ça relance l’économie, ça purge la surpopulation et j’en passe ? MOI JE NE VEUX PAS. Depuis quand l’Europe décide sans nous demander notre avis ? Vous trouvez ça démocratique vous qu’on nous impose une posture guerrière et qu’on discute de ponctionner dans nos économies ? Moi je ne trouve pas ça démocratique. Qu’est ce qui justifie de potentiellement envoyer ses enfants au front ou leur faire vivre la terreur de la guerre ?

On va recevoir en juillet un fascicule pour constituer un kit de survie. Vous vous rendez-compte ?On nous dit qu’en cas d’attaque nucléaire il faut fermer ses portes et fenêtres … non mais … vous vous rendez compte qu’en cas d’attaque nucléaire, même planqués dans des caves ça serait compliqué de survivre ?

Et tous ces enfants, les générations alpha, qui grandissent avec les gilets jaunes, le covid, la fin du monde qui plane tout le temps, maintenant faut qu’ils flippent de mourir de la guerre ? Mais qu’ils aillent se faire foutre bien profond tous ces salopards en costard qui n’enverraient jamais leurs gosses, qui n’iraient jamais au front et qui iraient se planquer au premier risque vital.

La propagande pro guerre je la conchie. La manipulation permanente des gens, je la vomis. Maintenant si on est contre la guerre on est considéré comme un collabo, un pisse-froid, un lâche, un sans patriotisme. ça me dégoûte. Moi je suis patriote. Je suis solidaire des gens qui souffrent y compris des Ukrainiens. Mais je voudrai surtout qu’on arrête de se foutre de nous et de nous prendre pour des jambons.

J’ai envie que ma fille ait le droit à une certaine insouciance dans son enfance. J’ai envie de ne pas mourir d’inquiétude pour ma famille à cause de la guerre. Je n’ai pas envie de me faire des scénarios catastrophes, sur : qu’est ce qu’on fait si la guerre éclate ? Comment on s’organise ? On va où ? On fait comment ? Penser à mes frères et soeur, à mes parents, mon neveu, mon beau frère, mon conjoint, ma fille … mon frère en situation de handicap.

C’est pas un jeu la guerre. Quand elle arrive, quand elle est bien réelle, c’est la mort qui guette. La souffrance. La violence inouïe, la barbarie … Faut arrêter de trouver que ça serait une bonne solution. ça ne l’est pas. Et surtout, cette guerre n’est pas la nôtre. En tous cas, ce n’est pas la mienne.

Pénitence d’une Working Mum qui voudrait bien le rester

Ce matin, comme tous les matins depuis 6 mois, c’est moi qui dépose ma fille à l’école. Sauf que je ne vais pas travailler. En général, un matin sur deux je pars au sport. Pas soignée comme quand je vais travailler évidemment. J’en profite pour dormir un peu plus …Et puis quand je ne vais pas au sport je suis en mode legging + Ugg + haut de pyjama, planquée dans ma doudoune, pas maquillée et les cheveux aléatoires depuis que la préménopause s’est invitée dans ma vie.

Au début, comme à chaque début, je le vivais bien. Parenthèse bénéfique pour me retaper, reprendre soin de moi, avoir le temps de faire toutes ces choses que je n’ai jamais le temps de faire quand je travaille. Faire du vide, du rangement, vendre des trucs sur Vinted … déjeuner avec des amies, prendre des cafés en terrasse … avoir et prendre le temps de revivre. Je connais la chanson. En vérité, on le fait mais ça passe très vite. Très vite on se retrouve de nouveau avec ce petit couteau sous la gorge et la petite pression de se dire : Bon. Faut quand même que je retrouve du boulot dans pas trop longtemps. Et puis votre entourage se remet très vite en posture de rappel. Les sorties d’école avec les maman copines qui voulant être sympas te balancent un petit coup de poignard à base de : « Alors ? Toujours rien ? » « Alors l’entretien, ça a donné quoi ? »

Je lis leur inquiétude. Je suis moi même inquiète. Je ne dis rien mais je suis un pâté d’angoisse depuis des mois. La peur de la précarité qui me guette. La peur de ne pas pouvoir être une super maman qui déchire pour ma fille.

EVIDEMMENT ça fait 7 mois que je me démène à chercher un job. J’ai refait mon CV avec tous les nouveaux outils et l’IA, recalibré ma page Linkedin pour être plus visible dans les algorithmes, j’ai fait des formations d’e-Learning dans tous les domaines de mon métier pour montrer que je suis encore compétente, je me suis mise à faire mon personal branding, bossé sur CANVA tout un projet pour me mettre à mon compte … EVIDEMMENT que je ne me suis pas laissée de temps mort en me disant : NON je ne subirai pas mon chômage. Je transformerai cette situation en opportunité. Je ne resterai pas sur le carreau à bientôt 50 ans. Je ne serai pas au chômage à 50 ans. NON.

J’ai passé des entretiens. Pas mal finalement… pour des postes vraiment bien. J’ai eu de tout. Mais beaucoup de manque de respect et de considération. Des entretiens que j’ai bossé, préparé à mort, où j’ai tout donné, où parfois j’avais vraiment le sentiment que je cochais toutes les cases, où le contact passait bien et … RIEN. Quand je dis rien c’est que j’ai même eu droit à un ghosting en bonne et due forme, même pas soldé par un email automatique de refus. J’ai aussi eu droit à un email automatique de refus qui dans ce même email expliquait qu’ils n’étaient pas tenus de donner de justification de refus … Alors que toi, candidat, tu t’es démené à bosser des heures sur leur boîte et leur job à pourvoir. Là, je sens bien que je suis passée du côté des vieux. A compétences égales, voire supérieures, entre une trentenaire expérimentée et une vieille quadra bientôt quinqua, c’est la plus jeune qui gagnera. Mais on me le dira pas. On trouvera autre chose comme prétexte. Dans certains cas, les personnes qui me faisaient passer les entretiens étaient plus jeunes que moi et je sentais qu’il y avait même une crainte de leur part pour leur propre poste … Alors que moi je suis au dessus de ça …

Etre senior ne veut pas dire être dépassé, pas résistant, pas endurant … Au contraire, on a une clairvoyance, une expérience, … on a une maîtrise des situations qui font qu’on peut rassurer parce qu’on gère … et on sait vite, on fait bien tout de suite. On a dépassé le besoin de faire ses preuves à tout prix. On les a déjà faites … On consolide. On protège.

Alors ce matin, j’ai un peu les boules. Je me retrouve bloquée avec une sciatique, ma préménopause m’emmerde, j’attends depuis 2 semaines une réponse pour un job que je veux tellement … une réponse pour savoir si je passe le dernier round … même pas pour savoir si j’ai le job… juste si je peux aller en finale … J’essaie d’accepter que ça puisse être mort, que ça sera peut être à moi d’aller quémander une réponse …que je dois passer à autre chose … mais on ne va pas se mentir : c’est dur. Presque 1 mois que je bosse ce projet, … je sais qu’il faudra que je trouve la ressource de renaître de mes cendres … je sais que j’y arriverai, je sais que je n’aurai pas le choix, que c’est comme ça … mais c’est dur à encaisser.

Ce qui me tue, c’est qu’il y a tellement de demande, les employeurs sont tellement surchargés de boulot, que se mettre à la place d’un candidat est devenu presque impossible …il y a une vraie déshumanisation des ressources humaines… je pense que ce n’est pas forcément volontaire… c’est le manque de temps, le manque de gens pour gérer ça … mais nous les candidats, nous sommes bel et bien des pions dont on ne peut pas soigner les sentiments … Il faut s’endurcir, accepter que ça fait partie du « game ». Je te sélectionne, je te teste, je te jette … je recommence. Et puis peut être qu’à un moment, ça mord.

Ce matin, en déposant ma fille à l’école, je voyais ces femmes, partir énergiques, parfumées avec leurs sacoches munies de leur assurance grâce à leur autonomie financière, … je me disais que certaines devaient être à mille lieues de s’imaginer perdre leur job … d’autres devaient sûrement être sous pression et souffrir de la peur de le perdre … je suis sûre que je dois faire peur à certaines … la peur d’être dans ma situation. Comme quand on a une grave maladie. La peur de la contagion.

Ce monde de winners qui ne tolère pas qu’on tombe… Pourtant on voit fleurir sur Linkedin des articles pseudo psycho philosophico existentiels sur la nécessité de tomber pour se retrouver, sur le « tomber n’est pas un échec mais le processus pour trouver son chemin » … ouais … et mon cul c’est du poulet ?

Ras le bol des leçons de vie … La vérité c’est qu’il y a de plus en plus de monde et de moins en moins de boulot. La vérité c’est que le salariat est en train de disparaître et que le monde du travail se réinvente et qu’il va falloir prendre le train en marche et pas se louper …

La suite au prochain épisode … !

Et parce qu’il faut bien rire de tout cela car ce n’est pas si grave dans le fond, je vous invite à regarder la série « Working Mums » … c’est très très drôle.

La Péri-Ménopause ou Pré Ménopause : faut qu’on en parle !

Vu que je vais sur mes 50 ans, je peux vous le dire : ce truc, la pré ménopause, ça existe. C’est pas une blague et c’est bien relou.

Alors certaines femmes chanceuses, comme pendant toute la longue période où elles ont leurs règles, ne ressentent rien. ça passe comme une lettre à la poste, hop, ni vu ni connu, un jour t’as tes règles, un jour tu les as plus, même pas mal, nada, niet, finito la tannée des cycles, viva la libertad !

Et puis t’as les autres. Genre comme moi. Moi je fais – enfin « je faisais », partie du club select des SPM (Syndrome Pré Menstruel) : à base de : femme à forte poitrine douloureuse, crampes dans l’utérus, ovaires qui tiraillent, acné 1 semaine avant question de bien pourrir l’humeur déjà changeante … mais ATTENTION. J’étais réglée comme une horloge suisse. Un Cycle ULTRA régulier. Avant l’heure, c’est pas l’heure, après l’heure … bah … non en fait c’est jamais arrivé … enfin sauf une fois mais c’est une autre histoire.

Et puis vers 47 ans, un jour, PAF, plus de règles pendant 4 mois. J’étais en panique. C’est quoi ce binz ? J’ai fait des tests de grossesse en me disant : on sait jamais, l’accident improbable, l’inattention d’une seconde, bref … j’ai fait une échographie pelvienne, une prise de sang … rien. Nada. Verdict du moment de la gynéco : le stress.

Bah oui mais non. Moi le stress ça me le raccourcit le cycle. La fatigue aussi. ça me le rallonge pas !

Et puis c’est revenu … pendant 6 mois. Normal. Comme en 40. Enfin comme en 2000.. Et hop, pfiou, de nouveau plus rien pendant 3 mois. Je vous jure, ça rends dingue.

Il n’y pas grand chose à faire. Les cycles se dérèglent et le truc chiant c’est qu’avant que la VRAIE Ménopause se radine, ce cirque peut durer des années !! Mais si c’était que ça, ça irait mais il y a des symptômes comme : l’impression que les règles vont arriver avec un pseudo SPM, mais non, fausse alerte ! La peau qui change … dans mon cas elle devient plus sèche, moi qui ai toujours eu une peau plutôt adolescente sur les bords … la peau devient plus sèche mais elle se relâche un peu plus aussi hein… ouais c’est cool 😂

Et alors le pompom: les coups de chaud. Pas de suées à proprement parler pour moi, mais des montées de vapeur … au petit matin de préférence. Tout à coup, c’est les tropiques. Chauffage maximal, on est téléporté dans un sauna. Et ça peut durer plusieurs nuits d’affilée. Une histoire de taux d’oestrogènes il paraît.

S’ajoute aussi un sommeil agité, des rêves intenses, une libido totalement instable, des sautes d’humeurs, une prise de poids au niveau du ventre ou partout, du mal à le perdre ce poids, perte de cheveux, cheveux qui s’affinent … ah ah ah j’envoie du rêve !… Bon alors je rassure les plus jeunes, c’est vivable et c’est pas continu, Dieu merci ! Mais ça perturbe ! Et surtout au début on se demande ce qui nous arrive … on sait que ça arrive un jouuuuuuur tous ces trucs mais on ne fait pas forcément le lien au début. Parce qu’en plus, il y a peut être une part de déni, j’en sais rien. Un truc qui fait qu’on n’a pas forcément hâte d’arriver dans cette période de notre vie qui marque une nouvelle étape où on passe dans le camp des seniors !

La bonne nouvelle c’est que ça devient moins tabou, et on en PARLE ! Il existe plein de podcasts chouettes qui expliquent la chose. Dont celui d’Elsa Wolinski : Allez, j’ose ! Et bien sûr les applications pour les cycles comme CLUE qui ont des fonctions Ménopause / Péri Menopause. On se sent moins perdue, ça permet aussi de dédramatiser…

Vous voilà un peu plus informés et équipés pour faire face à ce petit bouleversement qui pourrait vous toucher directement ou indirectement ! Sur ce, je vais aller me mettre la tête dans le congélo (je rigole je vais juste me coucher) !