A propos theyiayiagirl

Parisienne, la quarantaine bien sonnée, maman d'une petite fille, j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication et dans le digital depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

Les autistes… et les autres aussi … #autisme #handicap

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Tout d’abord je tiens sincèrement à insister sur le fait que je soutiens la cause des autistes. Tout comme je soutiens la cause des trisomiques et autres handicapés mentaux identifiés.

En fait, je soutiens la cause de tout le handicap mental. C’est peut être cela qui marque ma position, ma colère, ma différence. Pourtant je pourrai ressasser le Syndrome X Fragile en long en large et en travers car c’est ce que je connais le mieux.

L’X Fragile c’est proche de l’autisme. Tellement proche, que 12% des diagnostiqués autistes sont en fait X Fragile. C’est dingue non ?

C’est dur pour les autistes en France. Mais je vous rassure, c’est dur pour TOUTES LES PERSONNES ATTEINTES DE HANDICAP MENTAL EN FRANCE.

Je trouve toujours injuste, réducteur, de fonctionner par catégorie, mettre en avant un handicap plus qu’un autre …  je comprends le besoin de donner un coup de pied au cul à la France pour sa gestion de l’autisme, bien sûr. Mais ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ce coup de pied au cul n’est pas global sur la gestion du handicap mental en France?

Oui l’inclusion, oui. A condition qu’elle soit bien faite et adaptée. Mais la réalité c’est qu’il y a aussi BEAUCOUP de personnes atteintes de handicap mental / physique qui NE PEUVENT pas évoluer en milieu inclusif. Tout simplement parce que le handicap est trop lourd, parce que les personnes sont trop atteintes et souffriraient davantage que d’être en milieux protégés (IME, IMPro, foyers de vie occupationnels, …).

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J’ai eu un échange email avec le journaliste Eric Favereau ce matin suite à son article qui expliquait le programme Autisme du gouvernement Macron. Je lui ai clamé ma révolte de voir qu’il n’y en avait que pour les autistes alors qu’il y a tant d’autres handicapés également en grande souffrance et absence de prise en charge. Il m’a dit que j’avais raison… je sais bien que j’ai malheureusement raison… A quand un reportage vérité, de fond pour montrer la vraie réalité et montrer que oui, bien sûr, faire un vrai geste concret en faveur des autistes en France est un minimum vital, mais … ET LES AUTRES ?

Ils peuvent se brosser les autres ?

Ceux qui ne peuvent pas aller à l’école « normale », ceux qui n’ont pas de place dans les IME de leur département parce que soit disant leur handicap n’est pas approprié à l’IME, ceux qui n’ont juste pas de place malgré l’obligation de TOUS les enfants à être scolarisés et qui se retrouvent parfois pour la première fois à l’âge de 10 ans, ENFIN dans un IME, ils font quoi EUX ?

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Que fait-on des adultes, de tous les adultes atteints d’un handicap mental ne permettant pas la vie en autonomie ni même en colocation ? Sont ils condamnés à passer le temps dans des espèces d’hospices, souvent délabrés, sentant mauvais, avec du caca collé au fond de leur slip et leurs fesses parce qu’ils ne savent pas s’essuyer tous seuls et qu’il n’y a pas de personnel suffisamment impliqué, formé, disponible pour leur permettre de garder leur dignité et rester propres, souvent gavés de médicaments parce que c’est comme ça encore mieux quand ils se tiennent bien tranquilles … Que font les familles ? Elles doivent s’inscrire dans des établissements 10, 20 ans en avance, sans aucune garantie d’avoir une place, de bons traitements, de qualité de prise en charge,  du respect des personnes …?

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Ce qui m’énerve c’est la récupération politique de tout cela. Le couple Macron, l’ensemble du gouvernement, les hashtags, l’éclairage des bâtiments en bleu, les photos de profil personnalisées sur facebook,les visites surprise chez une famille avec un enfant en situation de handicap avec photos de journalistes à l’appui pour montrer qu’on est impliqué… tout ça pue l’hypocrisie. Mais merde quoi c’est dégueulasse cette esbroufe. Quel manque de décence et de respect pour les gens qui souffrent vraiment. Moi je trouve pas ça bien cette surenchère de communication presque glamour sur le sujet. Je trouve bien d’agir. Je trouve bien de débloquer des vrais moyens et d’être juste dans la démarche en oubliant personne mais toute la mise en scène exagérée pour faire pleurer dans les chaumières et faire croire aux gens qu’ils en ont tous quelque chose à faire m’agace prodigieusement.

Ils savent ces gens là, ce que c’est que le vrai handicap au quotidien? Ils sont déjà allés dans des foyers de vie occupationnels standards, dans des IME de banlieue, ils sont vraiment allés sur le terrain, sans mise en scène, juste la vraie vie de tous les jours de ces gens là ? Non bien sûr. Tout est préparé en avance, bien cadré, bien propre pour que ça passe bien en caméra.

Quelque part j’espère me tromper. Vraiment. J’espère que ça va aller dans le bon sens tout ça … on en reparle à la fin du mandat … et on en reparle dans 10 ans … Moi je crois que là dedans, ça sera toujours à chaque individu de se démerder. Dieu pour tous et chacun pour soi.

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Le bon côté de la barrière

Je lis de plus en plus d’articles sur la lutte des classes qui est terminée, sur le marché financier qui l’a remporté, sur la « Merkalisation » de la France et l’avènement des travailleurs pauvres, et parfois je me dis mais à quoi bon lutter en fait ?

Je suis une lutteuse née. J’ai toujours défendu les plus faibles, les injustices, une sorte de sacerdoce familial. Chez moi on est des indignés, des révoltés, des « contre » le système faussement démocratique et républicain, des anti hypocrites, des anti qui imposent leur façon de penser en clamant la bien pensance…et on est contre l’oligarchie.

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Je ne suis pas réac’. Je suis indignée de la façon dont la majorité des gens vivent, c’est à dire mal. Je suis indignée que les gens se résignent et se contentent de miettes de peur de perdre le peu qu’ils ont … et je ne leur en veut pas à ces gens là car je suis moi aussi parfois prise au piège. Je suis indignée de ce système profondément injuste qui pousse les gens à être égoïstes, individualistes et opportunistes pour survivre. Je suis indignée que le féodalisme existe toujours sous couvert de démocratie.

Je pense à mon frère de bientôt 25 ans, handicapé mental, dans son foyer occupationnel pour adultes qui ressemble à « Vol au dessus d’un nid de Coucou » et je pense inquiète à son avenir, à quand mes parents ne seront plus là, à comment on fera en priant de toutes mes forces que mes parents tiennent encore la route plusieurs années en bonne santé et qu’on puisse trouver un lieu de vie permanent digne pour mon frère. Et on nous bassine avec l’autisme grande cause nationale, Brigitte Macron en bataille pour la cause. Et mon cul c’est du poulet? Et puis même si je comprends évidemment la cause des autistes, il n’y a pas qu’eux ? Que fait-on de la palanquée des autres handicapés mentaux, voisins de l’autisme ou pas ? Ils peuvent se brosser et continuer à végéter dans des établissements dignes d’hôpitaux d’après guerre de l’Europe de l’Est ?

Je pense à mes jeunes frères et soeurs déjà lucides et peu enthousiastes du monde du travail qui les attend.

Je pense à ma soeur, son conjoint et leur fils qui eux sont vraiment précaires dans leur logement de Mante la Jolie et qui vivent de vraies injustices sociales…

Je pense à mon propre niveau de vie qui s’est dégradé en 10 ans. Je vis moins bien à 42 ans qu’à 32 ans. ça paraît dingue. J’ai toujours été cigale je l’avoue. Je suis née du bon côté de la barrière. J’ai même eu une jeunesse plutôt « dorée » matériellement car enfant d’expatrié, j’ai grandi aux Caraïbes dans une magnifique maison d’architecte perchée sur une colline, scolarisée en école anglaise, puis j’ai ensuite vécu dans un village médiéval bourgeois des Yvelines, suis repartie au Moyen Orient adolescente puis revenue en France à 15 ans. Et la vraie vie à démarré.

J’ai connu la banlieue un peu moins sécurisante, celle où quand tu es blanche et blonde habillée en bourgeoise tu encours un certain danger, celle où quand tu es une fille tout court aussi, avec des situations parfois critiques dans le RER où je me suis retrouvée serrée côté fenêtre avec un mec qui se léchait le majeur en me regardant et où je priais pour que le train arrive vite à destination, seule dans le wagon… je me suis payée mes études avec un prêt étudiant que j’ai remboursé totalement à 30 ans, j’ai connu l’endettement à 32% entre 25 et 31 ans à cause de différents prêts parce que j’ai voulu m’émanciper trop vite et que si je n’avais pas eu mon père qui m’a secouru plus d’une fois (même encore) j’aurai pu être interdit bancaire …

J’ai toujours bossé à côté de mes études. Je n’ai pas fait des études en école de commerce, je ne suis pas une matheuse, j’ai pas fait science éco / finances etc. j’ai juste fait de la communication, une école après ma licence.

Mais comme je suis bilingue anglais, débrouillarde et pas timide, j’ai toujours réussi à bien me placer et j’ai pas trop mal évolué jusqu’à mes 32 ans. Et paf le chômage. Le truc con qui arrive, qui engendre une précarité, une anxiété, le tout dans un mauvais contexte économique, alors on fait attention à ses choix mais la vérité c’est que quand on est au chômage on est moins fort. Alors on courbe l’échine, on accepte de se dévaluer pour avoir un poste. On accepte même des jobs qui font pas rêver. On accepte même d’être maltraité parce qu’on a son loyer, ses impôts, son électricité, sa bouffe, son internet et son téléphone à payer et qu’il faut absolument passer le cap de la période d’essai renouvelée. Et un jour, on accepte même un CDD.

J’étais de la classe moyenne supérieure, je pense que je suis désormais juste classe moyenne. Et je ne peux surtout pas me plaindre car il y a tellement plus précaires. Mais je ne suis pas riche, ni proprio. Je n’ai pas plein de RTT, pas de PEE, pas de Mutuelle qui rembourse 100%… Ma vie ne ressemble pas à toutes ces photos Instagram de vie parfaite de gens parfaits avec leurs 2 enfants proprios qui se paient en plus des vacances à l’étranger. Je ne suis pas une bobo.

C’est pas grave, c’est la vie. Juste un constat qu’au rythme où va notre société et vu la direction qu’elle prend, quand on nait du bon côté de la barrière il vaut mieux y rester car une fois qu’on commence à glisser vers le bas, c’est très dur de remonter.

Accepter, se résigner ou combattre? J’ai décidé de combattre. Les combats sont individuels mais la victoire collective. Il faut être insoumis mais stratège. Se révolter mais avec intelligence. La vie est une jungle et un combat pour la majorité. La minorité protégée s’accroche, fuyant la précarisation de peur d’être contaminé

J’ai du apprendre à moins consommer, à consommer autrement, à accepter que sauf si je décrochais le jackpot, j’étais mal barrée pour avoir un niveau de vie plus élevé que mes parents. Et en même temps je refuse la fatalité. Mais en France, on ne donne que très peu de marge de manoeuvre aux gens. On aime bien nous mettre dans des cases et qu’on n’en sorte surtout pas.

J’essaie de rester optimiste mais aujourd’hui, à lecture de différents articles,  je suis sombre. Pourtant je vais continuer de me battre car je veux que ma petite fille de 2 ans ait toutes ses chances. Il faut bien s’armer dès le départ. C’est la loi de la survie: savoir s’adapter et être à l’aise comme un poisson dans l’eau même dans les 40eme rugissants.

 

Jours de colère et programme Rocky

Mon blog n’est pas mort ! Non. Je n’ai juste plus le temps de blogguer ou l’inspiration ne venant pas sur commande chez moi mes envies d’écrire tombent rarement au moment où je le peux vraiment (dans le métro, en réunion, en préparant le repas, …) … mais là je suis en arrêt maladie, chouette !

Eh ouais je me suis fait opérer pour la première fois de ma vie alors je suis obligée de vivre tranquillement pendant deux semaines, bercée par des anti douleurs au dérivés d’opium et de morphine, c’est cool…

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C’est cool parce qu’en vrai je passe une période de colère. De grosse colère. Comme dans le livre que j’ai acheté à ma fille.

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Une colère contre ce qui m’arrive depuis quelques temps, contre mes galères financières, contre mes galères en général, contre moi même qui n’ait pas réfléchi à certaines conséquences (comme le fait d’avoir toujours été habituée à être bien couverte avec ma santé et découvrir que là non, ) etc. bref, je vous passe les détails …

On se dit, on nous dit : c’est que de l’argent. Ouais. Ouais c’est que de l’argent mais c’est peut être plus facile de dire c’est que de l’argent quand on n’en manque pas … ça aussi ça me met en colère.

En colère de voir qu’en étant une femme, jeune maman de plus de 40 ans à Paris dans la communication, je suis condamnée à me battre encore plus qu’avant pour avoir du travail de qualité et le garder … Quand je dis qualité je parle d’un travail à la hauteur de sa vraie valeur avec un salaire qui tient la route etc. Et ça veut dire que plus que jamais je vais devoir être un couteau suisse de ma profession avec le look qui va bien. On n’a pas le droit de lâcher prise en fait. Jamais. Pas trop quoi.

Et puis pour le management 2.0. humaniste on repassera. En France on a encore du boulot… y compris pour pouvoir se recycler ou varier les plaisirs sans être pénalisé financièrement…

Je crois que c’est pour ça aussi que je suis en colère. Parfois j’aimerai pouvoir faire pause. J’aimerai pouvoir me laisser vivre un peu et ne pas avoir à m’inquiéter de demain, d’après demain, de dans 25 ans !! Il doit y avoir des personnes pour qui c’est possible. Des natures. Moi je ne suis pas comme ça en fait. Et puis la vie me rappelle toujours que je ne peux pas être dans la catégorie à me reposer sur mes lauriers. En général, si je me relâche, j’ai un rappel à l’ordre bien cinglant. Toujours.

Moi qui voulais reprendre mon blog sur des sujets plus légers je crois qu’il va falloir que je me fasse une raison, ça ne sera pas encore cette fois ci !

Gros moment de lose comme on dit. On est physiquement diminué, acculé, coincé dans des impondérables qu’on ne choisit pas et on subit. On subit en criant intérieurement à l’injustice de ce qu’on traverse. On rumine. On enrage, on pleure, on trépigne. Et après ? Après faut encaisser et c’est là que le programme Rocky se met en place.

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Ce moment où tu as fait le tour de ta merde. Ce moment où tu sais que de toutes façons tu n’as plus le choix et que c’est marche ou crève. Ce moment où tu sais que de toutes façons c’est inhérent à ta personnalité, tu vas encore te battre pour surmonter ces difficultés parce que … Parce que pas le choix.

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Alors on serre les dents, on relève ses manches, on ravale son orgueil, on ravale son aigreur, on fait profil bas et on fait ce qu’il faut pour que les choses s’arrangent. On vit dans une société qui ne laisse pas de place à la faiblesse. On a le droit d’être fatigué, de lâcher un peu prise parfois, mais pas trop longtemps… pas trop … Il faut rester du bon côté de la barrière pour ne pas être écrasé … On vit dans une société de plus en plus inégale, plus extrême. C’est pas le moment de faiblir, je vous le dis.

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Moi je suis pas une fainéante Manu #loitravail

– Eh Manu tu descends ?

-Pourquoi faire?

Bon. Moi je suis pas descendue dans la rue aujourd’hui Manu (tu me connais bien, moi la travailleuse fainéante alors je t’appelle Manu puisqu’on est proches maintenant). Je suis une working Mum dans le privé et je peux pas me permettre de sécher le travail pour descendre dans la rue. Pas encore en tous cas. Et puis j’ai pas de RTT, pas d’avantages sociaux, j’ai accepté d’être pas cadre et même un CDD au début pour me remettre en selle, j’ai du baisser mon salaire parce que quand on arrête de bosser par choix ou parce qu’on t’as forcé la main, bah à 40 ans quand t’es une working mum tu fais peur alors pour que les gens aient moins peur t’acceptes aussi d’être moins payée …bref j’ai pas le temps et la liberté de descendre dans la rue crier à l’injustice sociale. Et pourtant je suis vachement forte pour crier à l’injustice sociale. Mais pas aujourd’hui. Alors à la place je t’écris.

Faut que tu saches quand même que globalement je suis vraiment pas d’accord avec la f…cking loi du travail. Et pourtant je bosse dans le digital, je suis la première à trouver qu’il y a des gens qui abusent du système (mais pas forcément ceux qu’on pointe du doigt en premier) – j’ai pas fait sciences po, j’ai pas le temps de tout lire, de tout éplucher, de tout analyser pour comprendre les p… d’ordonnances … j’ai pas le temps d’écouter les diatribes des uns et des autres chez Bourdin, ou Cohen … j’ai pas le temps. Je suis une working mum parisienne tout le temps speed qui essaie d’abattre le travail que j’ai à abattre du mieux possible. Et puis accessoirement j’aime bien mon job et j’ai envie de le garder ! Alors je lis des résumés, des avis de personnes éclairées et pfff…. franchement ça pue du cul la loi travail hein ?

Moi ce que je vois c’est qu’on tape tout le temps sur la tête des français en les traitant de feignasses, d’immobilistes, de réfractaires au changement, d’anti progrès, de râleurs, bref on a qu’à se sortir les doigts du cul quoi merde y en a marre comment ils font les autres ? Bah si les autres ils acceptent la précarisation, la disparition de leurs acquis sociaux j’ai envie de dire : tant pis pour eux ça les regarde ? Mais pourquoi nous on devrait accepter ? Pourquoi nous la France d’en bas, les classes moyennes, les classes populaires, les gens qui sont locataires à vie, qui paient pas l’ISF, qui arrivent pas à mettre assez d’argent de côté on devrait fermer notre gueule et encore accepter de se faire enculer à sec avec du gravier ? Hein ? Pourquoi?

Pourquoi on nous raconte toujours les mêmes conneries à base de chantage sur le fait que si les riches paient des impôts (trop) ils ne créeront pas d’emplois? Bon. C’est un peu caricatural mais ça se saurait quand même si les grosses boîtes qui paient moins d’impôts créaient plus d’emplois et d’emplois pérennes non ? Et puis la flexibilité du travail c’est gentil mais combien de boîtes sont prêtes à faire du management libéré, à autoriser le work from home pour les maman qui bossent par exemple ? Combien de CDD désormais qui bloquent les gens dans le développement de leur vie perso ? Non parce que faire un prêt à la banque, louer un appart (je parle même pas d’acheter) avec un CDD c’est tout de suite un « No Go » …. Alors qu’il faille changer des trucs, flexibiliser un peu, oui oui faut vivre avec son temps, faut s’adapter à l’économie mondiale, mais pourquoi faut il à tout prix précariser les gens et les traiter de faineants en plus ?

Pourquoi ce besoin de mépriser les travailleurs ? Pourquoi cette forme de dictature au nom du besoin de changer ? Moi je veux bien qu’on sanctionne ceux qui abusent du système mais dans ce cas qu’on le fasse de façon juste et équitable…tout le monde à la même enseigne, y compris les gros Mastodontes du CAC 40 et autres GAFA et pros de l’évasion fiscale, les banques elles mêmes … et qu’on arrête un peu de nous prendre pour des cons écervelés moutons … même si clairement on a voté mouton …

Moi j’y crois pas des masses à ta 3ème voie Manu … je sais pas quelle serait la bonne 3ème voie réellement applicable et réaliste et honnête … j’ai pas le temps… je regrette de ne pas avoir assez le temps d’y penser … je laisse ça à d’autres … moi je suis dans l’opérationnel, dans la trivialité hyper réaliste du quotidien tu vois… métro boulot nounou dodo…. Parfois je préfère pas penser à mon avenir parce que je sais que le CDi disparait, que bosser dans une même boite c’est fini, que les métiers mutent, tout mute de toutes façons (même moi j’ai une prémutation génétique … je suis une X-MEN … enfin une X-WOMAN – je t’expliquerai si tu veux -), et que plus je vais vieillir plus ça va être dur et si je me mets pas à jour en permanence je serai bonne pour la poubelle et je serai obligée de devenir coach ….(je plaisante … mais j’ai remarqué qu’à Pole Emploi quand t’es dans la com et que tu fais des bilans de compétences, coach ça revient souvent c’est marrant…) ….

Enfin voilà. Ta loi je l’aime pas, je l’approuve pas, je la trouve pas claire, tordue, pas juste, pas équitable et je suis même pas une fainéante d’abord.

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Salut Manu, à une prochaine dans une soirée, ou expo, je sais pas on pourra peut être se croiser un de ces quatre qui sait, le monde est petit …

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F…k les diktats de l’apparence et de la performance sociale !

Le diktat de l’apparence. Le mal du siècle. Le mal qui ronge les réseaux sociaux, qui fait sentir le 3/4 des personnes ratées ou au minimum pas assez bien.

L’apparence physique, le boulot, la vie sociale, les vacances, la vie amoureuse, la vie familiale, les hobbies, tout y passe. Le principe du « si t’as pas une rolex à 50 ans t’as raté ta vie » qui se décline à toutes les sauces.

Avec l’âge, l’expérience, dieu merci on se libère de plus en plus de cette pression, mais elle a la peau dure cette exigence de la performance, cette culpabilité insidieuse qui fait qu’on ne peut pas s’empêcher d’avoir une petite voix au fond de soi qui dit : c’est pas assez, tu peux faire mieux. La société aide à se sentir toujours frustré et insatisfait de ce qu’on est, de ce qu’on a. Je pense que rares sont les personnes qui se sentent pleinement épanouies.

Le besoin de prouver qu’on fait partie de la bande. Le besoin de prouver aux autres, à soi, qu’on vaut le coup, qu’on a de la valeur. Le besoin de reconnaissance sociale qui fait du bien à l’ego.

A l’heure où on prône le retour de la bienveillance, de l’altruisme, de la tolérance, de la gentillesse, où on condamne le harcèlement sous toutes ses formes, le body shaming, le burn out, … est ce que vraiment dans la réalité des faits ça se fait ressentir ? Est-ce que vraiment ces belles valeurs humanistes, cette bienveillance se retrouve sur les réseaux sociaux? Moi je ne trouve pas. Je trouve que c’est presque pire.

Je suis choquée par la violence des mots, par l’incapacité de la masse à réfléchir avant d’écrire (vomir) des phrases mal écrites d’une violence inouïe (absence d’éducation, de sens critique, de goût de l’effort, de goût à la réflexion)… je suis choquée de ce besoin permanent de montrer qu’on réussit et cette volonté d’écraser. Cela va jusqu’à la boîte pour laquelle on bosse (la marque employeur prend tout son sens dans la réussite professionnelle individuelle… plus tu bosses pour une boîte qui a une super réputation plus cela influe sur ton aura et ta bonne réputation à toi et inversement…vous avez pas remarqué ?).

Pour les femmes ce diktat est je trouve le pire de tous et me donne souvent envie de prendre le contre pieds (sans oublier la fameuse charge mentale). Je ne parle même pas de ceux qui ont un handicap (visible ou invisible)

D’ailleurs pas plus tard que ce WE j’ai posté une photo Instagram de moi en faisant la gueule. Et j’attends toujours le commentaire « bah pourquoi tu souris pas, tu serais tellement mieux en souriant » … ouais je suis Bozo le clown, Lorie, je passe ma vie à sautiller de joie, c’est bien connu!

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Je suis Dircom de métier, dans le digital depuis quelques temps, quadra, à Paris … la totale. Le cumul de miles. Le cumul de critères qui m’obligeraient plus que d’autres à être dans la performance sociale apparente, visible. Merci, mais non merci. Je préfère en rire comme le sketch de Florence Foresti !

J’ai toujours refusé la frime qui accompagnait mon métier. Bien sûr parfois, ça génère une frustration, une désillusion, un sentiment d’injustice (oui parce que les compétences, l’enthousiasme ne suffisent pas pour réussir dans mon milieu), mais c’est plus fort que moi. Je n’ai jamais réussi à me corrompre. J’ai toujours presque été fière de ma rebellion involontaire mais viscérale. Et pourtant j’adore mon métier, j’aime les gens. Je crois que je suis une bonne « manager » au vu des retours que j’ai pu avoir au fil des années des personnes qui ont bossé avec moi. Tout comme je pense avoir toujours fait du bon boulot. J’ai en plus la chance d’être bilingue anglais ce qui m’a toujours permis de bosser à l’international (atout majeur quand on est française, pays au niveau médiocre en langues étrangères)… Mais j’ai une aversion pour la panoplie, jusque dans le vocabulaire…J’aime pas l’esbroufe.

Pourtant, par exemple, le luxe me fait rêver. J’aime bien les belles choses, la noblesse que cela peut dégager (pas le côté bling bling clinquant hein) … J’ai même bossé dans l’hôtellerie de luxe (que j’aime toujours énormément) mais dans le luxe plus qu’ailleurs, il faut une panoplie. La panoplie de la fille qui réussit tout dans ce secteur est plus que jamais incontournable et gare à toi si tu rentres pas dans le moule. Et même si on le dit pas ouvertement, c’est tellement évident qu’on se le prend en pleine face à la moindre occasion dès qu’on ne rentre pas dans la case.

Moi j’ai pas de temps à perdre. Et puis ma vie fait que mes priorités sont ailleurs. Je suis pas idiote inflexible bornée. Je sais jouer le jeu quand c’est nécessaire.  Mais j’ai des limites et je les revendique. On ne juge pas un métier, une réussite sur un look. On ne juge pas des compétences sur un IMC et une joli visage.

Du coup, j’ai finalement orienté mon métier dans des domaines où l’apparence est moins fondamentale, où on peut même avoir une portée humaniste à son travail (le fameux sens que nous sommes désormais nombreux à chercher il paraît).

Il faut bien vivre aussi alors on fait des compromis quand même.

Je m’égare pardon. Revenons aux réseaux sociaux, à la bienveillance, au droit d’être humain.

Je revendique le droit de faire la gueule parfois, de poster des photos où j’ai le regard triste et le visage fermé. Je revendique le droit de râler et critiquer, de ne pas suivre le courant général parce que ça ne me convient pas (sans que cela fasse de moi une aigrie, une négative systématique, une méchante), je revendique le droit de dire que ma vie n’est pas parfaite mais elle est ma vie et je l’assume et elle me va. Je revendique le droit de dire que j’ai des kilos en trop qui ne font pas pour autant de moi une personne sans volonté (je fais un régime longue durée pour perdre au minimum 10 putain de kilos qui me pourrissent l’épanouissement – je pourrai faire un billet sur la discrimination professionnelle et sociale des personnes en surpoids), je revendique le droit d’être parfois vulnérable et de l’exprimer, je revendique le droit de ne pas être parfaite, de faire des erreurs, de ne pas toujours réussir et j’emmerde ceux qui imposent qu’il faut toujours aller bien avec un sourire banane.

Moi je suis plus Bridget Jones que Carrie Bradshaw, c’est comme ça. Et vive les fêlures et les éclopés de la vie !

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Rappel: Dans le handicap mental il n’y a pas que l’autisme et la trisomie et TOUS ont les même problèmes de fond en France

Mis en avant

Je n’écris plus trop mais quand même une petite note rapide suite à un excellent article que j’ai pu découvrir ce matin dans Le Monde de Charlotte Chabas sur le drame des familles d’adultes autistes

C’est une réalité. C’est vrai. Il y a un vrai drame qui se déroule sous nos yeux en France concernant les personnes déficientes. Mais ce drame ne touche pas seulement les autistes. Il touche TOUTES LES CATEGORIES de personnes handicapées mentales : les autistes, les X Fragile, les Trisomiques, les accidentés cérébraux, les diverses maladies génétiques rares menant à des déficiences mentales.

Je suis désolée de faire ma lourdingue avec ça mais j’en ai marre qu’on parle que de l’autisme. Bien sur que les autistes ont besoin d’être mieux pris en charge, comme les trisomiques. Et puis c’est plus simple j’imagine de parler d’autisme parce qu’on pense à Rainman, parce que ça sonne moins terrible qu’handicapé mental ou handicapé mental profond mais merde. Il n’y a pas que les Autistes dont il faut s’occuper. Il faut s’occuper de TOUS LES HANDICAPES MENTAUX !!!

De 0 à 99 ans !!!

Oui il y a une pénurie inacceptable de foyers pour adultes. Je ne parle pas d’hospices, de mouroirs, d’asiles où on gave ces pauvres personnes de neuroleptiques pour les tenir à carreau. Je parle de VRAIS FOYERS DE VIE ! Des endroits où les personnes qui ne sont pas capables de vivre en autonomie puissent couler des jours heureux, sereins, une fois que les parents, les frères et soeurs et autres membres de la famille ne sont plus là.

Cela fait des années que j’aborde régulièrement le sujet. J’ai fait des vidéos, des pétitions, des blogs, des communiqués de presse, je me suis investie et la majorité n’en a strictement RIEN A FOUTRE.

Alors si Brigitte Macron veut s’investir pour la cause du handicap, qu’elle le fasse jusqu’au bout et vraiment. Si le gouvernement émet des paroles, qu’il les accompagne d’ACTES et pas de façon sélective. Oui il y a les autistes mais il y a TOUS LES AUTRES aussi.

De la petite enfance à l’âge adulte. Et oui ils ont TOUS LE DROIT de vivre dignement, protégés et le plus heureux possible.

Voilà. J’avais besoin de recadrer un peu parce que j’en ai ras le bol de ces discours sélectifs et catégorisés dans le handicap mental. Il y a le HANDICAP MENTAL POINT BARRE et oui il est temps en France de s’en occuper pour de vrai et d’arrêter la tchatche de merde.

Merci.

 Post Scriptum 

J’ai écrit ce billet ce matin car je vois beaucoup de communication et de récupération politique autour de l’autisme, le nouveau plan autisme … l’autisme ce grand fourre tout, ce mot plus léger pour évoquer la déficience mentale … et je suis en colère parce que meme si je défends de tour cœur la cause des autistes, je défends aussi la cause des trisomiques, des X Fragile, des déficients intellectuels d origine génétique, accidentelle, peu importe… mais je réalise que la communauté des autistes supporte très mal qu on les associe à Du handicap mental… comme si on les insultait en évoquant l autisme comme un handicap… je découvre littéralement cela. Alors oui il y a des autistes brillants, surdoués, mais il y a aussi des autistes enfermés déficients … mon frère X Fragile a des symptômes autistiques alors quoi? Oui il a un handicap mental et pour moi (c’est mon avis) on peut mettre tous les jolis mots qu on veut comme troubles cognitifs par exemple, l’autisme est un handicap mental. Certes de léger a profond comme pour tous handicaps mentaux, chaque cas est particulier mais en ce qui me concerne j’appelle les choses par leur nom – la seule différence c’est que pour moi, handicap mental n’est pas une insulte ni dénigrant ni négatif – c’est l’expression d’une différence – d ‘une différence qui doit dans sa globalité être considérée et mieux prise en charge en France de 0 à 99 ans. 

 

#Presidentielle2017 : Explique moi pour qui tu votes et pourquoi ? Envie de comprendre sans juger. #Elections2017

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Vous avez remarqué comme c’est difficile de rester serein et de dialoguer sur les réseaux sociaux quand ça en vient aux élections présidentielles? Même au sein d’un même camp ça peut virer au  pugilat.

L’idée me vient de vous inviter tous à vous exprimer. Sans jugement. Vous laissez votre commentaire, je le publie et chacun pourra lire. Mais il n’y aura pas de débat. C’est une invitation à lire et comprendre l’autre. Il ne s’agit pas de tomber d’accord forcément mais de comprendre pourquoi. Sans jugement et dans la courtoisie et le respect. Je lance la démarche comme une bouteille à la mer, on verra bien. Evidemment, si le commentaire n’est qu’une succession d’insultes et de haine, je ne publierai pas.

Je pars du principe que toute personne qui vote, vote en son âme et conscience, en ayant pris soin de bien se renseigner, de lire, de vérifier et ne votera pas que sur un physique, un ras le bol ou quelque chose de peu profond. C’est important de voter. Mais c’est important de bien savoir ce pour quoi on vote sans se laisser manipuler.

Moi je vais vous expliquer pour qui je vote et pourquoi. Je ne prétends pas être une experte en politique. Loin de là. Je n’ai pas de carte de parti. Je suis plutôt apolitique de nature mais j’ai toujours été pour une justice sociale. Je suis pour le droit de profiter de la vie et d’être libre si tout le monde a ce droit et si ce n’est pas au détriment d’autrui. Pas facile à mettre en pratique mais chacun essaie.

J’ai 41 ans et pour la première fois je m’engage politiquement, je m’engage dans des élections. Je m’engage à la mesure de ce que je peux, mais je m’engage. J’essaie de rester respectueuse et compréhensive des avis différents du mien même si parfois c’est très dur. Même au sein d’une même famille on peut avoir des divergences et ce n’est pas simple.

En tous cas, moi, je soutiens le programme de Benoît Hamon. Pourquoi ?

  • Parce que l’intégralité ou presque de son programme me parle
  • Parce que j’aime l’idée de voter pour une société qui progresse humainement
  • Parce qu’une société qui progresse implique forcément quelques efforts collectifs
  • Mais parce que les efforts, ça ne doit pas toujours être ceux en bas de l’échelle qui les font
  • Parce qu’il a une approche cohérente et juste qui ne signifie pas que les gens vont forcément payer plus d’impôts et moins profiter de la vie mais la répartition sera plus juste et transparente
  • Parce qu’il propose un progrès dont le plus grand nombre pourra profiter
  • Parce qu’une politique qui favorise toujours l’argent ne peut pas mener a une meilleure humanité. On en a la preuve criante. On ne peut pas continuer ainsi.
  • Parce que l’Europe est une bonne chose si on la réadapte au peuple.
  • Parce qu’il me semble intègre et sans ego surdimensionné
  • Parce qu’il a une démarche collective et citoyenne
  • Parce que financièrement, son programme n’a rien d’irréaliste ou utopique. Il suffit de gérer l’argent mieux et autrement.
  • Parce que je pense à l’avenir et à mon enfant et que je veux qu’elle ait le droit de bien vivre.
  • Parce que si d’autres pays arrivent à progresser, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas ?
  • Parce que j’en ai marre du négativisme et de la « can’t do » attitude ambiante. Si on peut améliorer les choses sans flinguer le peuple
  • Parce que je préférerai toujours la diversité et l’ouverture aux autres que le repli . Et ça n’empêche pas d’aimer son pays, ses valeurs, son histoire et la bonne éducation.
  • Parce que même si l’argent c’est important et qu’on en a besoin, ça ne doit pas être le moteur de nos existences.
  • Parce que je n’ai pas envie qu’on redevienne des esclaves au service des plus riches
  • Parce que je suis pour une meilleure justice sociale.
  • Parce que je suis contre la manipulation des médias et de toute cette oligarchie qui nous dirige et que pour moi, le programme de Benoît Hamon permet un renouveau, même s’il est lui même issu du sérail. Il a au moins la fraîcheur et un programme qui permettent de croire que ça peut encore changer.
  • Parce que pour moi il n’a rien à voir avec Hollande. Sa famille politique ne m’importe peu. Son programme oui.

D’ailleurs, si vous voulez le lire il est ici : https://www.benoithamon2017.fr/wp-content/uploads/2017/03/projet-web1.pdf

A votre tour de vous exprimer sur le pour qui et pourquoi ? Je promets de publier car l’idée de cette démarche et de comprendre. Apprendre de l’autre et de ses choix en total respect.

Votez, mais votez bien informés et pas influencés. Votez en toute conscience.

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Ma revendication pour la journée internationale des droits de la femme #8Mars : Libérez le travail !

C’est la journée internationale des droits de la femme. Je le sais parce que les app de e-Commerce auxquelles je suis abonnée m’envoient des réducs spéciales pour cela dès 8h du mat…

On en est là ? Des années de féminisme pour avoir des réducs de shopping ?

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Si je devais faire une revendication politique dans mon pays pour les femmes ce jour ça serait : généraliser la flexibilité, la moblité et le work from home pour les femmes et particulièrement les mamans pour qui la pression est incroyablement plus forte.

Personnellement je pense avoir énormément de chance car j’évolue dans un environnement professionnel super flexible sur ce point. Ce qui fait que je peux arriver à 10h, partir à 17h40, bosser de chez moi en cas de maladie de ma fille, parce que j’évolue dans une structure digitale, un service dirigé par une femme, une confiance dans l’employé qui fait qu’on sait que le travail ne commence et ne s’arrête pas dans un bureau à une adresse fixe.

Ma journée des droits de la femme, c’est un peu une journée comme les autres en fait. Je dois être polyvalente, je cours, j’essaie de TOUT faire comme je peux, quitte à me négliger un peu au passage parfois.

Etre une femme, en France, aujourd’hui, classe moyenne ou pas, maman qui bosse, bah ça donne à peu près ça (en tous cas pour moi)

6h45 : mes yeux s’ouvrent automatiquement et je me dis : déjà ?!!!? – je pense déjà à ma journée de boulot, à tout ce que je dois faire, je me lève, en espérant que ma fille ne se réveillera pas avant que j’ai fini de prendre ma douche.

6h45/7h : je regarde mes mails pros et perso, FB, Twitter, je mets mes lentilles en faisant gaffe de pas me tromper d’oeil (l’autre fois ça m’est arrivé j’ai eu une vision très bizarre toute la journée), j’entends ma fille se réveiller mais papa est sympa, il la prend avec elle le temps que je me douche.

7h : je me douche. Depuis que je suis maman je ne me lave les cheveux le soir et plus tous les jours (de toutes façons il paraît que c’est mieux pour les cheveux?) je me regarde, je trouve que j’ai pris un coup de vieux, j’ai des cernes que j’avais pas avant et je me dis qu’il est temps que je refasse un peu mon balayage et que je me remette au sport … mais quand?

7h30 : je suis prête, je vais vite avaler mon p’tit deje, regarder les conneries et choses plus intéressantes sur les réseaux sociaux, je prépare le biberon de ma fille, je vais chercher ma fille. Je refuse de la stresser de la presser, je préfère arriver en retard plutôt que de la brusquer

7h55: je m’occupe de ma fille… on se réveille doucement, je lui fais un câlin, je la masse, je l’étire, on joue un peu …

8h10: Biberon papotage, je fais la petite vaisselle du petit deje, je la laisse regarder les Zouzous sur l’iPad, je pense déjà à tout ce que j’ai à faire, je réponds à des mails, je tweete, je prépare les affaires pour partir

8h30: j’habille ma fille je nous prépare je range du linge, je prépare la machine de linge pour mon chéri (oui oui j’ai un chéri qui aide quand même quand il peut)

8h45/50: on se met en route pour l’assistante maternelle

9h05/10: je pars de chez l’assistante maternelle au pas de charge jusqu’au métro et j’en prends pour 45 min. de trajet en espérant que tout aille bien Scénario idéal. Sinon je pars à 9h20 de chez l’assistante maternelle, je cours, le métro marche mal…

9h45/50: j’arrive au bureau, speed, je me rue sur mon ordi que j’allume, j’ai l’obligation d’être immédiatement opérationnelle. pas de pause avant au moins 1h pour abattre le travail que j’ai à faire. j’ai l’obligation d’être ultra productive.Le fait d’arriver en retard me stresse même si j’étais en réalité dans le boulot dès le réveil. Moi aussi j’ai été conditionnée à la présence physique au bureau et je fais partie de celles qui ne sont jamais totalement à l’aise en « work from home » même si c’est plus qu’appréciable et permet vraiment d’être productif!

12h45/13h15 : pause deje devant l’ordi la plupart du temps… j’essaie de compenser. pas tous les jours mais 90% de mon temps. Si j’ai un peu plus de temps je commande les couches de ma fille, je fais ma commande de courses sur un site de food shopping, je regarde les promos chez BabyGap, je fonce à la pharmacie acheter ce qui manque, j’envoie un texto a mon chéri pour lui dire de pas oublier le linge, …

13h15/17h40 je suis au taquet. J’essaie de faire tout ce que j’ai à faire sans m’éparpiller, sans perdre de temps, je vois déjà si oui ou non je vais devoir prolonger ma journée de travail après 21h quand ma fille sera couchée et qu’on aura dîné, fait la vaisselle, plié le linge etc  … est ce que j’aurai le loisir ce soir de me poser sur le canapé à 22h et m’endormir devant la TV parce que trop crevée?

17h45/18h: je pars du bureau en courant pour aller chercher ma fille si son papa peut pas et après c’est timé sachant que je fais tout pour passer du temps qualitatif avec ma fille aussi.

Je fais vite, je fais vite, je bâcle un peu mon billet parce que j’avais cru avoir le temps mais en fait non … en fait je dois déjà me dépêcher et passer à autre chose et comme je veux que ce soit posté le jour J sinon c’est un peu bête, voilà.

Le message c’est : Employeurs : facilitez la vie des femmes (et des hommes aussi bien sûr).

Instaurez la confiance, la liberté, la souplesse. Le présentéisme au bureau pour prouver qu’on est bosseur c’est fini. C’est OUT depuis des années. Moi qui ai toujours bossé quasiment dans des boites anglo saxonnes il n’y a qu’en France et dans des boîtes franco-Françaises que j’ai été regardée de traviole quand je partais à 18h du bureau.

Regardez cet article

Allez. Sur ce, à bientôt et rappelons nous que ça fait pas si longtemps que ça en France qu’on a le droit de vote et le droit à l’IVG … mais on a encore du boulot côté sexisme, égalité des salaires et j’en passe …

Désolée les mecs, mais c’est vrai. Le machisme à la dent dure.

 

 

 

 

Aux 52000 connards de Babylone 2.0 et autres connards de La même espèce …

J’ai découvert ce soir cet article dans ma timeline facebook grâce à des femmes qu’on peut qualifier de féministes mais Que j’estime normales.

Je suis moi aussi féministe mais je me considère normale car féministe ne veut pas dire à mon sens castratrice mais à un moment donné faut quand même se faire respecter. 

Donc l’article http://www.2girls1mag.com/babylone-2-0-52-000-connards/

Qui depuis a été repris dans néon, libé aussi en a fait un papier : http://www.liberation.fr/direct/element/babylone-20-facebook-suspend-un-groupe-secret-ou-les-utilisateurs-sechangent-des-photos-volees-de-fe_55324/

Et puis aussi dans les faits divers aujourdhui on a découvert ce trucs sympa d’une gamine de 12 ans violee par des garçons entre 13 Et 19 ans qu’on forçait entre autres à faire des fellations:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/01/05/97001-20170105FILWWW00122-loiret-dix-garcons-soupconnes-de-viol.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1483614306

Attention ce fait divers ne s’est pas passé dans la cave d’une cité Du 9.3. Mais dans le Loiret. Oui Madame.

Donc on En est La … moi qui ait une petite fille de 15 mois bientot, j’avoue que ça me fait flipper. Elle a toujours existé cette violence … 

moi j’ai été violee a l’âge de 6 ans par mon baby-sitter de 17 ans aux Caraïbes Et c’était pas un garçon perdu De La banlieue sans repères familiaux …

Les histoires sordides touchent toutes les couches De la société même Chez Les riches et les éduqués même si j’ai tendance à penser que plus on évolue en milieu défavorisé et Pas éduqué plus ça peut être trash mais bon… 

Donc on a des mecs de tous âges même des jeunes qui pratiquent le « revenge porn » mais meme pas pour se venger mais juste parce qu’ils ont l’impression qu’on va Les trouver plus cools, plus mâles, Avec une plus belle bite parce qu’ils postent des photos de leurs conquêtes, a poil, qui ne le savent pas où qui pensent connement naïvement que c’est juste « entre eux deux » … Et Bim, ton cul, ta chatte, tes nichons, ta petite gueule enfarinée peut être déjà amoureuse, ta cellulite, tes rides, tes boutons, Sur La place publique De facebook à La merci de 52 000 enfoirés en train de se gausser trop contents Comme Rosco dans Shérif Fais moi Peur … 


putain les mecs mais sans deconner, vous êtes complexés à ce point? Vous avez si peu confiance en vous Que vous devez vous rassurer « entre mecs » pour vous prouver que votre bite fonctionne Et Que vous avez De La valeur?

Mais putain… rassurez moi, vous êtes allés à l’école, vos parents vous ont éduqué et appris à faire la différence entre Le bien Et Le mal? On vous a appris le respect non? Vos parents vous ont bien donné quelques principes d’éducation?

Je suis assez dépassée par ces phénomènes … je trouve terrible La violence du porno actuel, Et pire encore son accessibilité si facile des le plus jeune âge …

Putain mais moi mon premier vrai palot j’avais 15 ans et je me souviens m’être raidie quand Le garçon un peu plus âgé que moi à tenté de mettre sa main dans ma culotte et il a d’ailleurs arrêté et je n’ai pas eu à me battre.

A 19 ans avant mon premier vrai je suis tombée sur un garçon en vacances qui a respecté ma virginité et qui ne m’a pas fait me sentir Comme une pauvre fille parce que j’ecartais Pas Les cuisses …

Et apres quand j’ai vécu ma Vie De jeune femme, j’ai fait ce que je voulais De mon cul et je n’ai pas été jugée Marie Salope Couche toi La pour autant.

Les codes ont évolué et La sexualité se vit plus tôt … mais à un moment donné il faut quand même laisser les enfants etre des enfants … à 12 ans on couche Pas. On est un goonie a 12 ans. A 15 ans on fait pas dès gang bang Et on se fait pas sodomiser bordel.

Et une femme c’est pas un objet sexuel.

Le probleme est evidemment plus profond. La femme est encore et tjrs marketee pour séduire. Les femmes elles même tombent dans le panneau. Même moi. On doit être séduisantes et des Katsuni En puissance (enfin La Katsuni d’avant) – En plus d être polyvalente multi fonctions — Le truc dont on ne sort que très difficilement… y a Qu à aller au salon de l’auto … certes La pub évolue un peu mais on est encore loin du compte. Le sexe fait vendre. Le sexe est ce qui marche Le mieux sur Internet. Je suis sûre que si je faisais un blog de cul je cartonnerai en audience.

Mais entendons nous bien : on a Le droit de s’envoyer en l’air De La façon qu’on veut, mais 1) il y a un âge pour ça Et 2) on respecte l’humain et son partenaire.

Tout est une question de respect, De consentement… 

il y a urgence à ce que les parents ne démissionnent pas Et prennent leurs ados entre 4 yeux et leurs rappellent les bases du respect de l’autre.

Cela concerne aussi le harcèlement, La violence envers autrui en général étc.

Pour les 52000 connards adultes qui pratiquent le porn revenge je me dis que peut être un jour Les rôles s’inverseront et ils comprendront… ou alors ils resteront à jamais des gros connards de petites bites frustrées et ils finiront par s’acheter une femme d’Europe De l’est ou une asiatique sur catalogue parce que De toutes façons pas une nana qui aurait Le choix Les choisirait … 

En tous cas Les petites et grosses raclures que vous etes Les gars, prouvent que les femmes ont pas intérêt à baisser leur garde … Le féminisme c’est bien à cause de connards comme vous qu’il existe.

La Crise Coline Serreau – extrait

Allez vous m’avez énervé je vais aller manger une clémentine (ouais je suis au régime)

Bon WE les gens.

Droit de réponse à l’article d’Atlantico de la part d’un papa d’X Fragile

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Messieurs,

Dans un article du 2 janvier 2017, Atlantico interview Michel Bénézech, psychiatre, criminologue, etc., à partir des résultats d’ une récente étude de neuroscientifiques de Caroline du Nord et de Nouvelle-Zélande qui aurait constaté que 20% des enfants de 3 ans ont 80% de chances de devenir des criminels d’après l’état de leur cerveau

Le résumé de cette étude est disponible ici

http://www.nature.com/articles/s41562-016-0005.

Il ne porte en aucun cas sur la propension à devenir criminel mais sur la propension à devenir un fardeau économique, criminalité entre autres. La présentation que vous faîtes de cette étude est donc biaisée, voire mensongère.

Les conclusions de cette étude ont été largement critiquées, notamment parce qu’elles reposaient uniquement sur des observations comportementales, en non pas sur des examens cliniques de l’état du cerveau (scanner, IRM, etc) ni sur des analyses biogénétiques.

http://blogs.discovermagazine.com/neuroskeptic/2016/12/19/neuroscience-potential-criminals/#.WG0PtFzwk7E

Partant de là, votre prétendu expert, dont rien n’indique qu’il a une quelconque compétence en biogénétique, affirme :

 » on connaît depuis longtemps des facteurs de risque criminel de nature biologique, certains étant héréditaires comme la faible réactivité du système nerveux autonome : niveau cortical d’éveil plus bas (diminution de la fréquence cardiaque et de la réaction électrodermale), extraversion, impulsivité, névrosisme (anxiété, susceptibilité, irritabilité). D’autres facteurs de risque plus rares sont liés à des anomalies génétiques (chromosomes X et Y supplémentaires, syndrome de l’X fragile, gène ATRX…)”

Or, ceci est faux, ainsi que l’a démontré à plusieurs reprises Bertrand Jordan, qui lui est compétent. Il a notamment montré comment le gène de l’X Fragile a pu être à un moment  considéré comme le gène de la criminalité. Vous en trouverez la description ci-dessous.

Extrait de « Les peurs collectives » par Sylvain DELOUVEE,Patrick RATEAU,Michel-Louis ROUQUETTE, ci-dessous, montre comment le gène de l’X Fragile est devenu le gène du crime pour des pseudo experts et journalistes peu scrupuleux, et plus préoccupés de faire du sensationnalisme que de l’information.

Un autre des obstacles majeurs à la diffusion de la connaissance scientifique est que celle-ci est souvent désenchanteresse et peu spectaculaire, ce qui incite parfois les médias à choisir de rendre l’information scientifique plus attractive qu’elle ne l’est en réalité. Dans l’introduction de son livre « Les imposteurs de la génétique » (2000), Bertrand Jordan a montré comment certains fantasmes concernant le progrès scientifique, l’urgence de la diffusion de l’information et l’intérêt pour le sensationnel avaient pu faire écrire en 1996, dans le « Courrier International », qu’un test permettant d’établir la présence d’un gène criminogène chez un individu allait être mis au point en Grande-Bretagne. Ce gène là est un vieux serpent de mer de l’imaginaire biologique. Il est le contenu d’une idée simple qui marque les esprits, et qui permet de rendre compte facilement de comportements comme le crime, l’alcoolisme, l’homosexualité, etc. OR, s’il est vrai que les gènes expliquent bien des choses, peu de scientifiques seraient prêts à dire qu’ils suffisent à expliquer un phénomène aussi complexe que la déviance par exemple, tandis que bien des journalistes pourraient le faire sans état d’âme.

Jordan se demande donc comment une nouvelle de ce type a pu être publiée dans un journal de bonne réputation. Il remonte le chemin qui de « Courrier international » à un article de « La Stampa », de « La Stampa » au « Daily Mail », du « Daily Mail » à un texte paru dans le « Sunday Times » mène à un entretien téléphonique accordé par le professeur Howard Cuckle. Or ce dernier n’avait rien évoqué d’autre que le syndrome de l’X fragile sur lequel, en effet, un test à grande échelle allait être mis en œuvre et qui, pour un scientifique, n’a rien à voir avec l’idée d’un gène de la criminalité. L’information s’est déformée par incrémentation au point de s’identifier à un stéréotype spectaculaire de l’imaginaire de la biologie. « Courrier international » s’est bien fendu d’un rectificatif, mais on imagine aisément qu’il a eu beaucoup moins d’impact dans l’opinion publique.

….

Plus récemment, dans une analyse d’une étude finlandaise sur une éventuelle association entre 2 gènes (MAOA, HTR2B) et criminalité, Bertrand Jordan conclut :

http://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2015/01/medsci20153101p105/medsci20153101p105.html

….

« C’est peut-être le point le plus important de cette étude (et de celles qui l’ont précédé) : malgré tous les efforts déployés, on ne détecte pas de gènes dont un allèle aurait un effet majeur et conférerait à son porteur un risque relatif élevé de violence ou de criminalité. Compte tenu de la sophistication des échantillons et des méthodes, cela signifie que de tels gènes n’existent pas.

Néanmoins, ce travail n’échappe pas au risque de surinterprétation, favorisé par des ambiguïtés dans sa présentation « 

….

Ainsi donc, Michel Bénézech, expert contributeur à Atlantico, et Atlantico appartiennent à la catégorie pour des pseudo experts et journalistes peu scrupuleux, et plus préoccupés de faire du sensationnalisme que de l’information, tels que mentionnés dans “Les peurs collectives” cité ci-dessus.

Il me parait que la moindre des choses que vous puissiez faire est de publier le rectificatif qui précède, ce que je vous demande instamment de faire.

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Salutations

Christian Fuchs

Père d’un enfant XFragile