UNE FETE D’ECOLE PAS COMME LES AUTRES…

Bonjour à tous

Je vous préviens je vais envoyer du lourd… si ce n’est pas sur mon blog que je peux dire ce que je pense et éclairer à ma façon certaines réalités.

Notamment la réalité des handicapés mentaux, de 0 à 100 ans.

J’ai un frère handicapé mental. Il a eu 18 ans au mois de Mai. Il est X Fragile. Une maladie génétique dont j’ai déjà parlé dans un blog précédent: http://theyiayiasblogfestival.blogspot.com/2011/05/vous-connaissez-le-syndrome-x-fragile.html
 Hugo (mon frère) évolue depuis 8 ans à peu près dans un IME (Institut Médico Educatif) . C’est un peu sa deuxième maison. Il part le matin en taxi groupé (un minibus qui vient le chercher avec d’autres enfants handicapés) et revient en fin d’après midi, toujours avec son minibus taxi.

Mais dans 2 ans, Hugo ne pourra plus rester… alors il faudra trouver un endroit où il pourra s’occuper, être heureux, avoir une vie à sa façon. Hugo c’est encore un petit bébé pour plein de choses… un petit garçon pour d’autres… et un vrai jeune homme dans son regard parfois.

Tous les ans, l’IME fait une fête de fin d’année. Avant, il y avait une directrice géniale. Elle faisait des vraies fêtes. Il y avait des spectacles où tous les enfants participaient, en tous cas la majorité. Il y avait un effort de mise en scène. Et puis il y avait un groupe de bénévoles d’un conservatoire de musique qui faisaient des choses formidables avec les enfants. Ils les stimulaient, les poussaient, les forçaient un petit peu pour les aider à progresser. Hugo avait pu participer à un orchestre et il était content. Il avait fait un spectacle de danse aussi. Et il était content.

Mon frère fait partie des enfants plutôt très atteints. Il ne pourra jamais être autonome. Il ne pourra jamais travailler dans un C.A.T. (Centre d’Aide au Travail) parce qu’il n’en a pas les capacités. Mais ce n’est pas une raison pour le poser dans un coin et attendre que le temps passe…

Et c’est ce que je reproche aux I.M.E., en tous cas c’est ce que je reproche à l’état de ne pas faire plus pour ces enfants, de ne pas donner plus de moyens pour les aider. Car le fond du problème est là.

Pour une raison qui nous échappe, la directrice qui était en place a été renvoyée… Elle a été remplacée par un Monsieur, qui a l’air ma foi…. issu de l’administration. En deux ans, les fêtes ont perdu leur âme et cette année, je crois qu’on a touché le fond. Avec mon père on se faisait cette réflexion: il n’y a plus d’envie en plus de ne plus avoir de moyens.

J’ai eu un choc. J’ai mis du temps à digérer et c’est seulement maintenant que je trouve la force d’écrire sur le sujet.

La vérité c’est que j’ai réalisé que c’était les enfants moins atteints qui participaient aux spectacles. J’ai aussi constaté que les spectacles s’étaient radicalement appauvris..

Et puis d’habitude les familles apportent des choses à manger et à boire pour le buffet qui clôture la matinée… mais là, c’était miséreux… et encore plus que d’habitude, c’était la ruade sur le buffet une fois installé…

Alors je suis allée me promener dans l’aile de l’établissement d’Hugo. J’ai regardé son emploi du temps… Plus d’orthophonie, plus de psychomotricité. Un seul atelier. L’atelier Blanchisserie. On lui apprend à plier des vêtements.

D’autres ont plusieurs ateliers dans la semaine, cuisine, horticulture, blanchisserie… mais pas Hugo…

Parce qu’ Hugo (et il n’est pas le seul) a besoin de plus d’attentions, il faut rester avec lui, il faut le motiver, pas le lâcher… et ce qui m’énerve, c’est que certains éducateurs vont préférer dire: Hugo n’a pas envie, il ne faut pas le forcer, plutôt que de dire: on manque de moyens, on ne peut pas être après Hugo comme il faudrait…ou :ça serait bien de lui donner des médicaments qui pourraient être efficaces contre ses angoisses… oui oui mais ça serait bien aussi d’abord de vraiment s’occuper de lui…
C’est ça la réalité des enfants handicapés mentaux. Ils ont besoin d’encadrement maximal dans le temps, de temps passé avec eux, de stimulation à leur rythme, mais permanente. Sûrement il y aurait plus de progrès, plus d’autonomie…

Je sais bien que mon frère aura toujours des capacités limitées. Bien sûr ça me fends le cœur mais je l’accepte. Ce que je n’accepte pas c’est qu’on le limite encore plus, et que par dessus le marché, on dise que ça vient seulement de lui…

Alors bien sûr, on essaie de nous rassurer à coups de : Hugo est vraiment heureux.

Ah oui c’est sûr c’est un ange mon frère. La coolitude incarnée malgré ses angoisses permanentes. Bien sûr qu’il est heureux dans son IME. Il a ses potes qui sont comme lui… enfin des handicaps différents (il est le seul X Fragile à présent), mais il est intégré. C’est un univers paisible, il n’y a pas de jugements, pas de méchanceté, pas de moqueries…

Je crois que pour s’occuper d’enfants comme ça il faut avoir une vraie motivation, l’envie et faire preuve de fantaisie, ne surtout pas rester coincé dans les règlements… c’est ce qui manque aussi je crois à présent. C’est un sacerdoce l’enseignement. Encore plus pour ces enfants.
Malheureusement, les handicapés mentaux arrivent en bas de chaîne des causes de la société… il y a déjà tellement de causes pour lesquelles se battre: cancer, sida, pauvreté, alphabétisation, violence, sécurité routière… et à la longue, à force d’être tiraillés dans tous les sens, les gens essaient de gérer les priorités, celles qui les touchent directement… L’Etat ne peut pas donner sans fin… alors en bout de route, on retrouve ces êtres différents, déficients, à la merci de la société…

On peut lire l’angoisse dans le regard des parents quand le mot AVENIR est prononcé… beaucoup de parents espèrent que leur enfant mourra avant eux pour qu’ils soient pas « seuls » et « abandonnés »… Quand on a ni famille, ni moyens financiers, comment fait-on ?

J’ai 17 ans d’écart avec Hugo… quand mes parents ne seront plus là je prendrai le relais… et il y a mes petits frères et sœurs qui sont là aussi… je ne me pose même pas la question. Hugo passera avant tout, toujours. Je préfère qu’il vive avec moi plus tard plutôt qu’il soit malheureux dans un institut pour handicapés adultes. Même si j’espère pour lui qu’une solution sera trouvée et qu’il  aura sa part de vie propre où il pourra s’épanouir.

Avoir un handicapé mental c’est en même temps un vrai drame dans une existence, une source inouïe d’inquiétudes, de chagrin mais une telle source d’amour, une telle source de vie ! Pour rien au monde je voudrai qu’ Hugo ne soit pas là. C’est aussi grâce à lui qu’on a découvert cette maladie dont je suis moi même porteuse. Et puis comme tous ces enfants, il est heureux de vivre, il est fondamentalement joyeux.

J’espère que prochainement, l’État fera de VRAIS investissements pour ces personnes différentes, qui méritent encore plus que les autres d’avoir les moyens d’avoir une vie épanouie et qu’ils ne se retrouvent pas parqués dans un institut à attendre que le temps passe…
PS: si vous ne l’avez pas encore lu, foncez: 

LA FRANCE DE L’INDECENCE : SUPERS RICHES CONTRE SUPERS PAUVRES…

Bonjour à tous

Comme tout le monde je suis les infos… peut être plus que d’habitude vu que j’ai le temps… en plus, je suis devenue un peu accro à twitter que je trouve démoniaque en termes de rapidité de circulation de l’information. Je suis surconnectée…

J’essaie de ne pas devenir une concierge, regardante des faits divers mais bon… c’est toujours des faits divers dont on entend parler…

Et il y a un truc que je remarque… les faits divers, ça arrive PRESQUE TOUJOURS chez les PAUVRES. Si si, c’est dans les milieux modestes souvent que les drames de tous genre arrivent: EColi avec les steaks de chez LIDL, gamines assassinées ou tabassées à mort issues du milieu ouvrier, famille Aristo assassinée pour cause de banqueroute, …

A croire que si on est riche, on est un peu plus protégé de certains drames?
Je finis par me demander… Mon premier amoureux qui était gauchiste à mort, fils de soixante-huitards bien assumés m’avait sorti un jour que j’étais une gauchiste révolutionnaire refoulée… Euh… j’en sais rien moi… On a toujours été du genre apolitiques à la maison… Gauche, droite, ça veut dire quoi ?

Moi je suis pour une justice sociale. Alors peut être que je suis de gauche. A l’usage je me dis que sûrement je le suis… je suis une grosse nullasse en économie, j’y connais rien, j’aimerai bien mais ça me prendrait des années, une vie de tout comprendre, alors j’écoute, j’écoute, je lis … et ce que je constate c’est qu’on devient bientôt comme la Grande Bretagne ou les Etats Unis … un pays d’extrêmes, un pays où d’un côté il y a les Supers Riches et de l’autre, les Supers Pauvres.

Bernard Arnault a regagné sa place de plus grosse fortune de France qui s’élève à 21.2 Milliards d’euros (selon le classement du magazine Challenges); suivi par un des rois de la Grande Distribution: Gérard Mulliez d’Auchan avec 21 milliards et Mamie Zinzin de L’Oréal avec 17 Milliards… des MILLIARDS.

On apprend aussi que le PDG d’Air France a eu une progression salariale de 40% et quelques…

A côté de ça, on apprend que les producteurs sont au bord de la faillite a force d’être soumis à une pression permanente de bas prix (mais en contre partie les produits augmentent à l’achat et les marges des grands distributeurs progressent > d’où la grosse fortune du big patron d’Auchan j’imagine), mais pendant que lui doit se trimballer en Yacht dans la grande bleue, des paysans se suicident et des gens pauvres sont obligés d’aller chez Lidl acheter des steaks de merde…

On apprend aussi que la proportion de dossiers de surendettement EXPLOSE : +12% en un an !

Et puis le chômage baisse quand on irradie des listes certaines personnes mais le mois suivant, bim ça explose avec des nouveaux demandeurs qu’on ne peut pas planquer…

A côté de ça, les Méga Riches paieront moins d’impôts … Il paraît que toute cette politique favorisant les Riches est censée stimuler l’investissement en France, l’investissement pour générer plus d’emplois, valoriser les salaires, donc plus consommer … euh… vous permettez que j’ai des doutes?

Moi je crois que les RICHES, quand ils deviennent encore PLUS RICHES à part Bill Gates, ils gardent leur pognon pour eux. Pour être juste encore PLUS RICHES. … Moi j’y crois pas à cet altruisme économique.
Ça fait juste plus de sacs Hermès pour Madame et une Lamborghini ou Ferrari de plus pour Monsieur, et des logements toujours plus immenses même si vides, pendant que des SDF crèvent de faim et de froid dehors ou que des étudiants survivent dans des cloaques avec des loyers faramineux qui les obligent à faire caissier ou cuistot au MacDo pour essayer de tenir le coup…et pour au final se retrouver stagiaire longue durée ou CDD sous payé …

Mais à part ça nous sommes un grand pays de fraternité, d’égalité et de liberté. Fraternité mon CUL. Egalité n’en parlons pas… je serai curieuse de voir la proportion d’enfants d’ouvriers à HEC, ESSEC, Sciences PO ou Dauphine… Dans le boulot même combat. Passé un certain niveau, un certain standing, le diplôme, la niak ne suffisent pas… c’est piston land qui prime…

On condamne la discrimination, mais elle n’a jamais autant existé. On condamne toujours plus la violence mais elle n’a jamais été aussi présente, on condamne la solitude mais les gens n’ont jamais été autant autistes … 

La liberté individuelle a gagné. On veut bien aider son prochain mais faut pas que ça nous emmerde de trop… on veut bien être sensible au malheur du monde mais faudrait pas que ça se passe trop à côté de chez nous…

Je suis sûrement un peu amère mais je vois bien déjà quand on est quelqu’un de « normal » que la vie est injuste alors je vous dis pas quand on est déficient (ça fera l’objet d’un autre blog ça) … 

Donc je me dis que peut être que nous aussi on devra faire la révolution un jour si on ne veut pas devenir une société de mollusques soumis, fatalistes, résignés face à notre propre misère et incohérences … peut être que le vote ne suffira pas…

Mais si on n’est pas concerné, on veut juste la paix alors on préfère zapper et penser au présent sans trop réfléchir… ne surtout pas réfléchir, ne surtout pas tenter de refaire le monde parce que ça ne sert à rien… Rester dans un état léthargique, faire comme si tout allait bien, penser qu’à sa petite vie, son petit confort, sa petite survie… le reste, bah … pfff… de toutes façons, ça ne changera rien…

Voilà. On est devenu une société BOF, une société passive, qui laisse tomber… Alors de temps en temps, on voit des gens se rebiffer quand ils sont directement touchés mais à quand une manif solidaire, une vraie ? Celle qui revendique plus de justesse dans le traitement des gens ?

Kader, 59 ans, manutentionnaire au Monoprix de Marseille, s’approprie des salades et des melons dans la poubelle du supermarché et parce qu’il paraît que c’est contre le règlement intérieur, il risque un licenciement pour faute grave, sans indemnités, à 2 ans de la retraite… wouaaaah ! c’est beau la France. C’est beau l’enteprise. Vous trouvez ça normal vous ? ça vous dérange pas ? Aaaah le règlement, c’est le règlement ? Eh ben leur règlement c’est de la grosse merde en barre.

Les règlements comme ça c’est pas des règlements c’est de la sinistre connerie. Et quand on écrit des conneries, quand on impose des conneries, on est qu’un con.

La vie c’est pas que des règlements. Et encore moins des règlements aussi à chier que personne ne connaît…

Par contre, on laisse impunément des dirigeants d’entreprises se payer grassement au détriment des petites gens, des agriculteurs qui bossent leur pleine peau, on paie au lance pierre les jeunes diplômés qu’on conditionne à devenir des requins pour pas crever dans cette société de performances impitoyable…

Alors oui, oui je suis révoltée, le monde dans lequel on évolue me révolte tous les jours. On a de la merde dans la tête, on veut du développement durable mais on est incapable au quotidien de se comporter de façon humaine… Et on s’étonne que la Souffrance au Travail soit devenue un marronnier dans la presse… On se nourrit des malheurs de notre société au lieu de revoir en profondeur son attitude….

Bon. Sûrement je m’emballe, je m’égare, sûrement je manque de connaissances mais moi je vois le résultat de ce qu’on laisse se produire… et les classes moyennes même moyennes supérieures, même supérieures tout court, ne devraient pas penser qu’elles ne sont pas concernées, que ça ne leur arrivera pas, parce qu’au rythme où on va il faudra bientôt choisir son clan. La France des Riches ou la France des Pauvres.

Personnellement, je ne suis pas contre la richesse et ce qu’elle procure, à condition qu’elle soit plus équitable, plus juste et accessible à tous… sinon, je vois pas en quoi on pourrait revendiquer avoir fait des progrès depuis le moyen âge…

A bons entendeurs…

Ma vie de chômeuse (qui essaie d’assumer bien mais qui a du mal souvent) –

 Bonjour les gens 🙂
Oui oui je sais je suis loin d’être la seule a faire un billet façon « vis ma vie de chômeuse ».
Je viens de passer la barre des 3 mois alors ça se fête !
En fait ça passe tellement vite que s’en est effrayant, un peu…
Moi le chômage ça n’a jamais été un truc avec lequel j’ai été à l’aise. La peur du vide, du rien, de la précarité… Aaaaah la précarité… Vivre avec 1000 euros de moins par mois quand on a le train de vie fait pour vivre avec 1000 euros de plus… voire plus… (parce que je suis au départ, un panier percé), ça calme direct.
Fini le shopping impulsif, fini les virées dans les magasins pour le « fun », on se contente du strict nécessaire avec des plaisirs plus que raisonnables… On apprend à arrêter de consommer à outrance, on apprend à faire avec ce qu’on a (et c’est là qu’on réalise à quel point on a « trop ») … et on essaie de ne pas se sentir trop décalé, trop « hors système » le temps de remonter la pente…mais en fait, si on se sent totalement décalé… surtout aux sorties de bureau le soir dans le métro !

Le mythe des rdv Pôle Emploi se vérifie: le premier est d’enfer. On se fait une méga dégringolade dans l’échelle sociale, on attend fébrilement le verdict comme quoi on va bien toucher les sacro saints Assedic – dieu merci ça existe et pour une fois je suis contente d’en profiter vu que j’ai pas mal côtisé pour…

et puis on réalise que finalement, vu le type de boulot qu’on fait, on devra compter essentiellement sur soi même…

Et alors on réalise plein de choses… enfin je dis « ON » … moi en fait… je réalise trop de choses même… ça m’épuise. Prises de conscience, crise existentielle: mais au fait, je veux faire quoi de ma vie là ? Evidemment, ce genre de pensées s’entrechoquent avec les pensées raisonnables: avoir un métier stable, gagner de l’argent pour sauvegarder son intégration sociale, son avenir, ses projets divers et variés… Oui mais moi je suis du genre: les 2 en même temps c’est possible?

Je suis une passionnée, je n’y peux rien… j’ai un côté ‘artiste’ que je refoule du mieux que je peux mais à 35 ans, ce côté un peu sensible en a marre d’étouffer donc il remonte, il remonte… Alors forcément,faut « gérer » …

Quand on est au chômage on se dit qu’il faut profiter d’être au chômage pour plein de trucs: faire les vrais bons choix (mais c’est QUOI les VRAIS BONS CHOIX ?!), s’occuper de soi, voir des gens etc. …

Bon. Alors la vérité c’est que pour une fille comme moi j’ai plutôt des phases: putain putain j’espere que je ne vais pas dépasser un seuil critique et me retrouver au chômage à vie pour finir je sais pas moi… femme de ménage au Sofitel de Manhattan ? (joke) – si je pouvais gagner autant ça me dérangerait pas de récurer des chiottes… enfin avec des gants Mapa et de l’eau de Javel pure…

Je ne suis pas quelqu’un d’élitiste. Par contre, bien gagner sa vie, ça reste un critère important pour moi car je me rends compte chaque jour que si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue tellement que ceux qui disent ça ne doivent pas trop en manquer…


Une chose par contre dont je suis certaine, c’est que je ne veux plus de boulot « alimentaire ». J’ai donné. Je ne veux plus de boulot où je me fais chier au bout de 6 mois, où je vais contre nature à un tel point que j’en chope un début d’ulcère à l’estomac… je veux bien m’adapter et faire des efforts mais bon sang, de là à y perdre mon identité non merci… et alors ce genre de réflexion génère de grands échanges houleux avec certains de mes proches. Le boulot = revenu et c’est tout.

Mon frère de 16 ans qui commence à penser à l’avenir est comme moi (le pauvre) et il a du mal à envisager un boulot par l’aspect financier uniquement… et moi c’est pareil. Je suis une affective, une passionnée, une enthousiaste… et si je me retrouve à bosser pour un salaire seulement, je me meurs…

Et sûrement dans le fond c’est mieux d’être plus « froid », d’être plus « pragmatique », les « pieds sur terre » quoi…

Le boulot de rêves ça existe rarement on le sait bien…Restons humbles !

Oui enfin ça va là… la cure d’humilité ça me connaît. Je crois que j’ai des cures d’humilité assez régulières depuis ces 5 dernières années alors j’aimerai bien avoir des périodes plus fastes aussi 🙂

Je m’égare… désolée.

Donc être au chômage, eh bien c’est pas le bagne mais c’est pas le pied non plus parce que sans pognon, tout de suite la vie est moins facile. Et quand j’entends des blaireaux au club de sport fustiger contre ces feignants de chômeurs et râler sur les impots qu’ils paient, j’ai juste envie de leur coller une tarte et de leur dire: tu vas voir pignouffe si ça t’arrives un jour, tu seras bien content de les toucher les assedic et tu verras si t’apprécies qu’on dise que les chômeurs sont feignants quand tu te défonceras à chercher un boulot…

mais je dis rien… je dis rien parce que ça ne sert à rien et je sais que je serai seule contre tous ces machos de merde et je tiens à garder mon abonnement au club de sport…

Le plus dur c’est de ne plus avoir la possibilité de consommer, de payer des trucs aux gens qu’on aime, de se préparer des voyages etc. … ça c’est rude…enfin c’est HYPER FRUSTRANT. Après je pense que ça ne me fait pas de mal cette petite cure d’austérité… et encore une fois je pense que je suis bien lottie… c’est une austérité relative… enfin pour le moment !

Et pour une fois (DONC) j’essaie de ne pas céder à la panique. Je m’efforce de rester sereine et de profiter de cette période pour ne pas me lancer à corps perdu dans un job sous prétexte qu’il me faut un SALAIRE. J’ai failli, j’ai failli mais dieu merci le destin à bien fait les choses… mais j’ai été à deux doigts de m’emballer et de céder à l’appel du contrat de travail en CDi rémunéré – très raisonnablement- pour ne plus être CHOMEUSE. Mais non… pour l’instant je reste chômeuse, en attendant de trouver ce job de mes rêves, ce job qui fera que je n’aurai pas envie de me barrer au bout de 6 mois, qui ne me rendra pas totalement déprimée au bout d’un an et à cran au bout de 2 ….

Pour une fois je m’efforce d’allier mes passions à mon boulot… Évidemment, si dans 6 mois j’en suis toujours au même point je ferai un effort d’humilité supplémentaire … je sais bien qu’on n’est pas dans ces pays du Nouveau Monde où quand on veut on peut, où le recyclage professionnel est aisé… mais il faut bien essayer. Alors je cherche et je trouverai, ce boulot qui me tente tant ;-))

SOCIETE DE L’HYPER VIOLENCE: QUAND LES ENFANTS SE TUENT …

En ce moment j’ai l’impression d’entendre parler de mort d’enfants toutes les semaines… Pas n’importe quelles morts… des morts atroces d’enfants qui se TUENT entre eux… des enfants qui se suicident, des enfants qui ne savent plus ? Des enfants qui ne se rendent pas compte ?

Mais que se passe-t-il dans notre société ?

Un problème massif d’éducation, de structure, de cohésion sociale, familiale, de morale, de respect, d’amour ???

Cette fois c’est une collégienne de 13 ans qui a été battue à mort par un autre gosse de 14 ans en désir de venger sa sœur ? Euh… où sont les parents ? Où sont les éducateurs? Il y a un problème là je crois. Un problème sérieux. Très sérieux. 

Alors comme ça maintenant un ado qui en fait chier un autre va se faire castagner à mort et prendre des coups de couteaux parce que … quoi ? Parce que QUOI ? Délit de sale gueule ? Conflit de gosses ?

Je me souviens au collège, la violence a toujours existé … lycée aussi… Au collège, il y avait des « BASTON » … et il fallait gueuler « du sang, du sang, du sang », pourvu qu’on le voit enfin le liquide rouge éparpillé sur les murs, pourvu que le caïd ait son heure de gloire dans la cour de récré … je me souviens enfant, que ça me terrorisait. Une fois même, une fille avait voulu me « casser la gueule », juste comme ça … pour rien… et j’avais pu passer outre…

Je me souviens aussi mon arrivée au Lycée de Saint Quentin en Yvelines avec mon look de petite bourgeoise de la campagne riche… mon carré blond, mes golf, mon Levi’s, mon blouson en cuir Redskins… les mecs derrière moi : Z’y va comment il a l’air cool ton blouson ! Z’y va tu m’le donnes?  – Le WE j’allais direct chez Célio m’acheter un Parka informe aussi discret que possible… j’ai appris à m’adapter, à faire gaffe… et ça m’a suivi toute ma scolarité…

ça je me suis fais emmerder… les insultes gratuites, les tapes derrière la tête parce que je répondais pas quand une bande d’inconnus m’alpaguaient en voulant me forcer à leur dire bonjour, des cannettes de coca pleines qui me rasaient la tête…

Des soirées étudiantes qui dégénéraient avec des chaises qui volaient, des vestiaires qui se faisaient dépouiller….

Des connard dans le RER bondé qui vous agressent en suçant leur majeur en vous regardant… et tout le monde autour qui ne réagit pas…

J’ai connu cette violence ambiante… je la sens toujours, palpable… J’ai appris à tracer ma route, à regarder mes pieds, à ne jamais montrer mes signes de richesse: iPhone planqué… pas d’attitude provocatrice…

A 35 ans je coache mes frères et soeur ados… Mon autre soeur de 3 ans de moins que moi a connu le racket, s’est fait étrangler et à été sauvée de justesse parce qu’elle avait refusé de céder sa place à une connasse dans le bus …

ça oui, la violence a toujours existé… l’agression gratuite… mais là on monte un cran au dessus. Maintenant, les ados, les ENFANTS se TUENT entre eux … Pourquoi?

Est ce parce qu’au nom de la liberté, au nom de la Bobo Attitude, au Nom des familles monoparentales, au nom de la psychologie du tout permissif tout part à Vollo ? Est ce parce qu’on ne met plus de limites aux enfants ? Est ce parce qu’on ne leur explique plus?

Est ce qu’on explique aux enfants que des coups de pieds dans la tête ça tue ? Est parce que ces mêmes enfants qui tuent sont eux aussi battus ? Même pas… Pas forcément… c’est même plus ça… C’est juste … ils s’en foutent, ils ne savent pas, ils n’ont pas peur, ils savent pas ….

Ils foutent la vie d’un gosse en l’air en même temps que la leur… 14 ans, un mort sur la conscience…

J’ai des frères et sœur ados … je les coache à mort… pas d’embrouilles, on fait profil bas, on trace, jamais seul dans une rue, jamais de propos tendancieux… neutralité, rapidité et on se protège à mort …pas d’MSN avec des inconnus, pas de facebook, pas de forums, pas d’incitation à la violence…

Comme ces histoires de forums sur Internet, de groupes de haine qui se forment, poussant des ados à se suicider…
Et les jeux vidéos où il faut tuer pour gagner ? les films en prime time toujours plus violents et on laisse faire ?

Parfois je me dis que je me recyclerai bien dans l’éducation nationale, reprendre le flambeau de mon grand père, et aller remettre de l’ordre là dedans. Putain les profs doivent aussi EDUQUER, et les parents même combat !!!! Eduquer c’est pas être des tyrans ni des monstres … Eduquer c’est EXPLIQUER et METTRE DES LIMITES.

On a l’impression que certains gosses n’en ont plus aucune et que plus personne n’ose en mettre… Un enfant reste un enfant… Les adultes sont responsables. Alors au boulot bordel !!!!!

LOVE KIDS ! LES PETITS OUBLIES DU DROIT A UNE ENFANCE HEUREUSE…

ça vous déchire pas le cœur de voir cette publicité du Secours Populaire / Kinder ? Moi oui.
La cause de l’enfance m’a toujours particulièrement touchée. Ces petits êtres encore innocents, qui ne comprennent pas, qui subissent. Juste qui subissent…c’est pas facile d’être un enfant.

Et les grands oublient… les grands oublient ce qui se passe dans la tête d’un petit… 
Pourtant, les enfants ressentent et comprennent TOUT !

Je n’ai pas la chance encore d’avoir des enfants mais je me dis souvent que si j’avais une vie qui le permettait, j’embarquerai volontiers des petits gosses qui n’ont pas de chance dans la vie en vacances… pour qu’ils découvrent des jolies choses, qu’ils connaissent l’immense plaisir de voir la mer, d’aller plonger dedans, de faire des patés de sable… ou alors de voir des beaux paysages de campagne, de montagne, et de voir, sentir, que la vie peut être belle et qu’ils auront leur chance eux aussi…

Alors bien sûr, ça serait mieux que ces enfants puissent vivre tout ça en famille… avec leurs parents… mais souvent ce n’est pas possible…

Quand les difficultés de la vie se cumulent pour les parents, ce sont souvent les enfants qui trinquent. C’est injuste… Quand je vois toute cette souffrance je me demande pourquoi en France on ne facilite pas l’adoption des enfants de la DDASS, pourquoi ces enfants ballotés en familles d’accueil, ou centres, n’ont pas autant de facilités pour être tout simplement ADOPTES ? Et les bébés nés sous X en France… Pourquoi est ce si dur de les adopter alors que dans la plupart des cas ils ne seront pas récupérés…

Et les familles si pauvres qui ne peuvent jamais emmener leurs enfants en vacances… ça ne vous révolte pas vous? Vous ne trouvez pas qu’on vit dans une société dont l’absurde et l’incohérence deviennent de plus en plus insupportables?

Est-ce à cause de la désolidarisation de notre système social? Est-ce parce que les riches trop riches ne donnent pas assez aux pauvres très pauvres? Est-ce parce que nous ne sommes pas dans une société d’égalité et de chances pour tous?

Moi j’aime le luxe, j’aime les belles choses, l’éducation… mais j’aime encore plus l’idée que cela puisse vraiment être accessible pour tous. N’est-il pas possible de trouver une 3ème voie pour que les enfants de demain ne subissent pas cette nouvelle misère ?

Des parents qui se déchirent à cause des problèmes du quotidien, des gens qui ne savent plus communiquer, éduquer, vivre ensemble, en famille… des liens qui se disloquent, des valeurs qui se perdent, la fuite en avant… La console de jeu remplace les VRAIS moments ENSEMBLE.

C’est dur d’être un enfant… une période ou plus que jamais on veut être comme tout le monde, où on veut s’identifier aux autres, où la vie en groupe peut parfois être bien cruelle…

Bien sûr les parents font de leur mieux, font ce qu’ils peuvent, et puis la vie ne fait pas de cadeaux… on ne choisit pas toujours certains bouleversements… et les enfants doivent essayer de tenir le coup contre vents et marées…

Je ne peux pas m’empêcher de penser que s’il y avait un meilleur encadrement familial, une éducation plus présente, un meilleur dialogue, plus de partage, plus de contact, certains enfants n’iraient pas finir par cogner à mort d’autres gosses…. je me dis qu’il y aurait peut être moins de drames…

L’enfance est précieuse, il faut la préserver… C’est primordial pour une vie d’adulte d’avoir eu une enfance…
Parfois je me dis me concernant que j’ai toujours 10 ans… j’ai eu de la chance. J’ai globalement eu une chouette enfance. Une enfance de Goonie… Celle où on vivait libre, on était des courants d’air à la maison, les copains et copines débarquaient, on enfourchait des vélos pourris pour aller faire des batailles d’eau dans les champs d’à côté, on sonnait aux portes des maisons et on partait en courant en ricanant comme des tordues, on se gavait de bonbecs au catéchisme en regardant le poil aux pattes de l’animatrice en gloussant, on s’évadait de la salle de cours de piano de l’école de loisirs par la fenêtre et on redéboulait avec les mains pleines de savon pour dire bonjour au prof (qui était génial), on allait voler des bonbons (c’était mal) chez Amaury Services, l’épicerie du village, pour aller les dévorer dans les vieux remparts, ….on s’inventait des histoires à faire super peur dans des vieilles maisons abandonnées…

J’ai adoré ces moments là… j’y repense avec une affectueuse nostalgie…je riais à gorge déployée, c’était génial.

c’est comme ça je crois que ça doit vivre un enfant… avec cette infinie insouciance, une joie de vivre et plein d’amour pour en faire un adulte armé car quand on grandit ça se gâte toujours…

Alors voilà… pour que tous les enfants puissent vivre comme des vrais goonies, je me dis qu’à défaut de pouvoir les emporter avec nous dans nos valises, essayons au moins de faire un don…

LOVE KIDS !!!!!