Les #gros vous demandent de leur foutre la paix.

Saison estivale oblige, on se prend – essentiellement nous les filles – l’obligation de présenter un corps acceptable: en short, en robe, en maillot, il faut cacher ce gras, le supprimer à tout prix, gommer cette cellulite disgrâcieuse …. HELP.

Mais en même temps, il y a plein de voix qui s’élèvent sur le ‘body positive’, la fin du ‘body shaming’, les grosses qui s’acceptent et revendiquent le droit d’être comme elles sont (désolée cela semble un sujet majoritairement féminin même s’il y a des hommes dans le lot).

Moi je suis entre les deux. Je ne revendique pas mon surpoids mais je l’accepte mieux (sauf sur la plage). La grosse moyenne. Pas mince, pas obèse (quoique selon l’IMC je commence à me rapprocher depuis quelques mois dangereusement de la limite qui fait si peur). En gros si je perdais 15 kilos ça serait idéal. Eh oui. Petite rondelette, des kilos cumulés depuis des années yo-yo,  après un bébé, du stress et de la contrariété à volonté, je suis une mangeuse compulsive.  Je mange mes émotions. J’ai passé ma vie à être au régime (depuis mes 14 ans) et j’ai quand même trouvé le moyen de faire le yo-yo en pente ascendante. Comprendre par là que plus les années se sont écoulées et plus mes reprises de poids après perte ont été plus importantes ) chaque fois. Et aujourd’hui, je prends parole sur mon petit blog de rien, parce qu’après deux années infructueuses sur Weight Watchers online, appli la plus vantée, car la plus humaine, plus équilibrée (c’est vrai), des reprises abandon du régime du Dr. Fricker qui est quelqu’un qui me connaît depuis mes 26 ans, que je respecte infiniment et aime beaucoup, j’en arrive au point de non retour du : fuck les régimes.

J’ai lu le petit pamphlet sur la grossophobie « Gros n’est pas un gros mot » du collectif Gras Politique porté par Daria Marx et Eva Perez-Bello et ça m’a fendu le coeur, tellement c’est d’une vérité implacable et que j’invite tous les minces à le lire (les gros aussi).

9782290101780

Et je me suis plongée dans « Maigrir sans régime » du Dr. Jean-Philippe Zermati …. j’étais allée voir il y a quelques années le Dr. Gérard Apfeldorfer, psychiatre spécialiste des TCA (Troubles du Comportement Alimentaire) car j’avais déjà bien compris que chez moi le problème ne tient pas qu’au régime.

71fWutqdkiL.jpg

Entendons nous bien : je n’ai pas envie de rester grosse. Je ne suis pas grosse dans ma tête. Ce n’est pas moi. Et puis tant qu’a faire j’aimerai mieux ne pas avoir les cuisses qui frottent en été et pouvoir porter des mini shorts et m’habiller le matin sans me poser de questions ou ne pas lutter pour savoir comment je pourrai avoir l’air plus jolie et moins grosse quand je vais passer des entretiens de boulot …

J’aimerai aussi pouvoir être certaine que lorsqu’on me refuse un boulot ce n’est pas aussi à cause de mon physique … et ça j’ai des gros doutes sur le sujet, surtout dans certains secteurs. En même temps, même moins grosse je n’ai jamais été une fille à tailleurs-talons. ça m’emmerde les talons. J’en ai déjà parlé dans un de mes blogs. Moi je suis une fille en jean boots tout terrain avec 10 ou 15 kilos de moins. Mais je suis lucide. Je travaille dans un métier de représentation, donc forcément, il faut répondre aux standards et je sais que faire 15 kilos de moins aiderait ma carrière. Je ne suis pas dans le déni.

Je sais aussi que j’aurai plus confiance en moi, que je pourrai faire plus de sport, bref, je sais que beaucoup de choses iraient mieux si je pesais moins lourd. MAIS, car il y a un mais, il faudrait aussi qu’on me foute la paix. Tout le monde se sent obligé de vous sortir sa science, ses croyances, ses méthodes infaillibles sur la perte de poids. Surtout les proches. Moi je suis PhD en régimes. Entendez par là que je suis incollable. Le métabolisme, les hormones, l’alimentation, je suis sur le sujet depuis mes 14 ans. J’en ai 42. Et en plus j’ai toujours adoré la biologie même si j’étais nulle en maths donc autant dire que quand on commence à me donner des leçons sur comment je dois m’y prendre pour perdre du poids, je me marre (ou je m’énerve, aussi).

Je parle de moi parce que forcément c’est plus simple mais je sais que je suis loin d’être seule et que ça fait longtemps que ça dure pour beaucoup d’entre nous : la culpabilisation au moindre écart et perte de contrôle, l’épuisement de vivre sous contrôle, la culpabilisation tout court, la baisse de l’estime de soi, la crainte de la moquerie, le sentiment de honte, les regards des autres, la terreur du 1er jour en maillot à la plage (car en plus d’être gros on est blanc comme un cachalot),  la restriction extrême, la lancinance des donneurs de leçons, la famille qui s’en mêle pétrie de bonnes intentions (mais on sait que l’enfer est pavé de bonnes intentions), les pesées qui te donnent le sentiment d’aller au casse pipe, les pertes euphoriques suivies de reprises, le sentiment d’echec inoui et le desespoir de se dire qu’on y arrivera jamais tellement ça fait longtemps que ça dure …

C’est formidable ce que la grossophobie à engendré, ce que la course à la performance de notre société a fait comme dégâts. Dans la croyance de la société, tout est une question de volonté : si on est gros, on a qu’a faire un régime et s’y tenir. Bah oui bien sûr. Super, pourquoi j’y avais pas pensé ? Des années que je ne mange ni pain, ni sucre, que je ne bois pas de sodas ni d’alcools … et je suis quand même trop grosse. C’est con hein? Des années que je fais du sport avec plus ou moins d’intensité et pourtant: je suis toujours trop grosse ! Faut arrêter le fromage ! Je n’en mange presque jamais…. Bon ok, parfois je craque pour du pain et du beurre… Bon. Du beurre au pain, soyons honnête.

Mon problème ? La compulsion émotionnelle ET le fait que mon corps, mon métabolisme s’est habitué à la restriction et puis aussi mon patrimoine génétique parce que voilà, on est pas maigrelets dans une partie de ma famille. Je me suis déréglée avec les régimes depuis mes 14 ans. J’ai même pris plein de médicaments à l’époque : Isoméride, Dinintel, Alli … je crois que j’ai pris tout ce qui se faisait sur le marché. Certains trucs dont je n’avais tellement pas besoin plus jeune car je n’étais pas grosse… mais je croyais que je l’étais et on me répétait tellement que ma vie serait mieux si j’étais moins grosse que je le croyais et je me plongeais avec passion dans cette perte de poids.

J’ai de la chance dans mon parcours de ne pas être en obésité morbide. J’ai toujours un regard bienveillant sur l’obésité morbide car forcément il y a d’autres incidences que le simple manque de volonté et l’ingurgitation de nourriture à haute dose.

ça serait bien que les gens minces, proches et moins proches, nous foutent la paix déjà pour commencer. On sait ce qu’on doit faire et pas faire. On a pas besoin de regards réprobateurs, de remarques à la con car on est déjà assez malheureux d’être comme on est. Je défie tout gros de ne pas dire qu’il ne préfèrerait pas être mince. Même ceux qui s’acceptent. On a surtout pas besoin qu’on nous dise que c’est une question de volonté car la volonté ne résout pas tout. Et pour certains, la volonté a été tellement présente, tellement quotidienne qu’à un moment donné on a juste envie de dire : stop, pause, 123 terre je ne joue plus.

L’approche dans la perte de poids doit être globale mais une chose est sûre, il faut absolument que l’entourage, la société, foute la paix aux gros. Ce sera la seule façon de s’en sortir. Foutez nous la paix. En règle générale, foutez-vous la paix à tous. Arrêtez de juger, de donner des leçons aux autres sur comment mieux vivre sa vie, mieux éduquer ses gosses etc. …

On fait tous ce qu’on peut. Alors un peu de bienveillance vraie, ça changera.

A bons entendeurs, merci.

chunk-the-goonies.jpg

Le bon côté de la barrière

Je lis de plus en plus d’articles sur la lutte des classes qui est terminée, sur le marché financier qui l’a remporté, sur la « Merkalisation » de la France et l’avènement des travailleurs pauvres, et parfois je me dis mais à quoi bon lutter en fait ?

Je suis une lutteuse née. J’ai toujours défendu les plus faibles, les injustices, une sorte de sacerdoce familial. Chez moi on est des indignés, des révoltés, des « contre » le système faussement démocratique et républicain, des anti hypocrites, des anti qui imposent leur façon de penser en clamant la bien pensance…et on est contre l’oligarchie.

80db656c6fdc0e9a

Je ne suis pas réac’. Je suis indignée de la façon dont la majorité des gens vivent, c’est à dire mal. Je suis indignée que les gens se résignent et se contentent de miettes de peur de perdre le peu qu’ils ont … et je ne leur en veut pas à ces gens là car je suis moi aussi parfois prise au piège. Je suis indignée de ce système profondément injuste qui pousse les gens à être égoïstes, individualistes et opportunistes pour survivre. Je suis indignée que le féodalisme existe toujours sous couvert de démocratie.

Je pense à mon frère de bientôt 25 ans, handicapé mental, dans son foyer occupationnel pour adultes qui ressemble à « Vol au dessus d’un nid de Coucou » et je pense inquiète à son avenir, à quand mes parents ne seront plus là, à comment on fera en priant de toutes mes forces que mes parents tiennent encore la route plusieurs années en bonne santé et qu’on puisse trouver un lieu de vie permanent digne pour mon frère. Et on nous bassine avec l’autisme grande cause nationale, Brigitte Macron en bataille pour la cause. Et mon cul c’est du poulet? Et puis même si je comprends évidemment la cause des autistes, il n’y a pas qu’eux ? Que fait-on de la palanquée des autres handicapés mentaux, voisins de l’autisme ou pas ? Ils peuvent se brosser et continuer à végéter dans des établissements dignes d’hôpitaux d’après guerre de l’Europe de l’Est ?

Je pense à mes jeunes frères et soeurs déjà lucides et peu enthousiastes du monde du travail qui les attend.

Je pense à ma soeur, son conjoint et leur fils qui eux sont vraiment précaires dans leur logement de Mante la Jolie et qui vivent de vraies injustices sociales…

Je pense à mon propre niveau de vie qui s’est dégradé en 10 ans. Je vis moins bien à 42 ans qu’à 32 ans. ça paraît dingue. J’ai toujours été cigale je l’avoue. Je suis née du bon côté de la barrière. J’ai même eu une jeunesse plutôt « dorée » matériellement car enfant d’expatrié, j’ai grandi aux Caraïbes dans une magnifique maison d’architecte perchée sur une colline, scolarisée en école anglaise, puis j’ai ensuite vécu dans un village médiéval bourgeois des Yvelines, suis repartie au Moyen Orient adolescente puis revenue en France à 15 ans. Et la vraie vie à démarré.

J’ai connu la banlieue un peu moins sécurisante, celle où quand tu es blanche et blonde habillée en bourgeoise tu encours un certain danger, celle où quand tu es une fille tout court aussi, avec des situations parfois critiques dans le RER où je me suis retrouvée serrée côté fenêtre avec un mec qui se léchait le majeur en me regardant et où je priais pour que le train arrive vite à destination, seule dans le wagon… je me suis payée mes études avec un prêt étudiant que j’ai remboursé totalement à 30 ans, j’ai connu l’endettement à 32% entre 25 et 31 ans à cause de différents prêts parce que j’ai voulu m’émanciper trop vite et que si je n’avais pas eu mon père qui m’a secouru plus d’une fois (même encore) j’aurai pu être interdit bancaire …

J’ai toujours bossé à côté de mes études. Je n’ai pas fait des études en école de commerce, je ne suis pas une matheuse, j’ai pas fait science éco / finances etc. j’ai juste fait de la communication, une école après ma licence.

Mais comme je suis bilingue anglais, débrouillarde et pas timide, j’ai toujours réussi à bien me placer et j’ai pas trop mal évolué jusqu’à mes 32 ans. Et paf le chômage. Le truc con qui arrive, qui engendre une précarité, une anxiété, le tout dans un mauvais contexte économique, alors on fait attention à ses choix mais la vérité c’est que quand on est au chômage on est moins fort. Alors on courbe l’échine, on accepte de se dévaluer pour avoir un poste. On accepte même des jobs qui font pas rêver. On accepte même d’être maltraité parce qu’on a son loyer, ses impôts, son électricité, sa bouffe, son internet et son téléphone à payer et qu’il faut absolument passer le cap de la période d’essai renouvelée. Et un jour, on accepte même un CDD.

J’étais de la classe moyenne supérieure, je pense que je suis désormais juste classe moyenne. Et je ne peux surtout pas me plaindre car il y a tellement plus précaires. Mais je ne suis pas riche, ni proprio. Je n’ai pas plein de RTT, pas de PEE, pas de Mutuelle qui rembourse 100%… Ma vie ne ressemble pas à toutes ces photos Instagram de vie parfaite de gens parfaits avec leurs 2 enfants proprios qui se paient en plus des vacances à l’étranger. Je ne suis pas une bobo.

C’est pas grave, c’est la vie. Juste un constat qu’au rythme où va notre société et vu la direction qu’elle prend, quand on nait du bon côté de la barrière il vaut mieux y rester car une fois qu’on commence à glisser vers le bas, c’est très dur de remonter.

Accepter, se résigner ou combattre? J’ai décidé de combattre. Les combats sont individuels mais la victoire collective. Il faut être insoumis mais stratège. Se révolter mais avec intelligence. La vie est une jungle et un combat pour la majorité. La minorité protégée s’accroche, fuyant la précarisation de peur d’être contaminé

J’ai du apprendre à moins consommer, à consommer autrement, à accepter que sauf si je décrochais le jackpot, j’étais mal barrée pour avoir un niveau de vie plus élevé que mes parents. Et en même temps je refuse la fatalité. Mais en France, on ne donne que très peu de marge de manoeuvre aux gens. On aime bien nous mettre dans des cases et qu’on n’en sorte surtout pas.

J’essaie de rester optimiste mais aujourd’hui, à lecture de différents articles,  je suis sombre. Pourtant je vais continuer de me battre car je veux que ma petite fille de 2 ans ait toutes ses chances. Il faut bien s’armer dès le départ. C’est la loi de la survie: savoir s’adapter et être à l’aise comme un poisson dans l’eau même dans les 40eme rugissants.

 

Moi je suis pas une fainéante Manu #loitravail

– Eh Manu tu descends ?

-Pourquoi faire?

Bon. Moi je suis pas descendue dans la rue aujourd’hui Manu (tu me connais bien, moi la travailleuse fainéante alors je t’appelle Manu puisqu’on est proches maintenant). Je suis une working Mum dans le privé et je peux pas me permettre de sécher le travail pour descendre dans la rue. Pas encore en tous cas. Et puis j’ai pas de RTT, pas d’avantages sociaux, j’ai accepté d’être pas cadre et même un CDD au début pour me remettre en selle, j’ai du baisser mon salaire parce que quand on arrête de bosser par choix ou parce qu’on t’as forcé la main, bah à 40 ans quand t’es une working mum tu fais peur alors pour que les gens aient moins peur t’acceptes aussi d’être moins payée …bref j’ai pas le temps et la liberté de descendre dans la rue crier à l’injustice sociale. Et pourtant je suis vachement forte pour crier à l’injustice sociale. Mais pas aujourd’hui. Alors à la place je t’écris.

Faut que tu saches quand même que globalement je suis vraiment pas d’accord avec la f…cking loi du travail. Et pourtant je bosse dans le digital, je suis la première à trouver qu’il y a des gens qui abusent du système (mais pas forcément ceux qu’on pointe du doigt en premier) – j’ai pas fait sciences po, j’ai pas le temps de tout lire, de tout éplucher, de tout analyser pour comprendre les p… d’ordonnances … j’ai pas le temps d’écouter les diatribes des uns et des autres chez Bourdin, ou Cohen … j’ai pas le temps. Je suis une working mum parisienne tout le temps speed qui essaie d’abattre le travail que j’ai à abattre du mieux possible. Et puis accessoirement j’aime bien mon job et j’ai envie de le garder ! Alors je lis des résumés, des avis de personnes éclairées et pfff…. franchement ça pue du cul la loi travail hein ?

Moi ce que je vois c’est qu’on tape tout le temps sur la tête des français en les traitant de feignasses, d’immobilistes, de réfractaires au changement, d’anti progrès, de râleurs, bref on a qu’à se sortir les doigts du cul quoi merde y en a marre comment ils font les autres ? Bah si les autres ils acceptent la précarisation, la disparition de leurs acquis sociaux j’ai envie de dire : tant pis pour eux ça les regarde ? Mais pourquoi nous on devrait accepter ? Pourquoi nous la France d’en bas, les classes moyennes, les classes populaires, les gens qui sont locataires à vie, qui paient pas l’ISF, qui arrivent pas à mettre assez d’argent de côté on devrait fermer notre gueule et encore accepter de se faire enculer à sec avec du gravier ? Hein ? Pourquoi?

Pourquoi on nous raconte toujours les mêmes conneries à base de chantage sur le fait que si les riches paient des impôts (trop) ils ne créeront pas d’emplois? Bon. C’est un peu caricatural mais ça se saurait quand même si les grosses boîtes qui paient moins d’impôts créaient plus d’emplois et d’emplois pérennes non ? Et puis la flexibilité du travail c’est gentil mais combien de boîtes sont prêtes à faire du management libéré, à autoriser le work from home pour les maman qui bossent par exemple ? Combien de CDD désormais qui bloquent les gens dans le développement de leur vie perso ? Non parce que faire un prêt à la banque, louer un appart (je parle même pas d’acheter) avec un CDD c’est tout de suite un « No Go » …. Alors qu’il faille changer des trucs, flexibiliser un peu, oui oui faut vivre avec son temps, faut s’adapter à l’économie mondiale, mais pourquoi faut il à tout prix précariser les gens et les traiter de faineants en plus ?

Pourquoi ce besoin de mépriser les travailleurs ? Pourquoi cette forme de dictature au nom du besoin de changer ? Moi je veux bien qu’on sanctionne ceux qui abusent du système mais dans ce cas qu’on le fasse de façon juste et équitable…tout le monde à la même enseigne, y compris les gros Mastodontes du CAC 40 et autres GAFA et pros de l’évasion fiscale, les banques elles mêmes … et qu’on arrête un peu de nous prendre pour des cons écervelés moutons … même si clairement on a voté mouton …

Moi j’y crois pas des masses à ta 3ème voie Manu … je sais pas quelle serait la bonne 3ème voie réellement applicable et réaliste et honnête … j’ai pas le temps… je regrette de ne pas avoir assez le temps d’y penser … je laisse ça à d’autres … moi je suis dans l’opérationnel, dans la trivialité hyper réaliste du quotidien tu vois… métro boulot nounou dodo…. Parfois je préfère pas penser à mon avenir parce que je sais que le CDi disparait, que bosser dans une même boite c’est fini, que les métiers mutent, tout mute de toutes façons (même moi j’ai une prémutation génétique … je suis une X-MEN … enfin une X-WOMAN – je t’expliquerai si tu veux -), et que plus je vais vieillir plus ça va être dur et si je me mets pas à jour en permanence je serai bonne pour la poubelle et je serai obligée de devenir coach ….(je plaisante … mais j’ai remarqué qu’à Pole Emploi quand t’es dans la com et que tu fais des bilans de compétences, coach ça revient souvent c’est marrant…) ….

Enfin voilà. Ta loi je l’aime pas, je l’approuve pas, je la trouve pas claire, tordue, pas juste, pas équitable et je suis même pas une fainéante d’abord.

giphy

Salut Manu, à une prochaine dans une soirée, ou expo, je sais pas on pourra peut être se croiser un de ces quatre qui sait, le monde est petit …

giphy (1)

Rappel: Dans le handicap mental il n’y a pas que l’autisme et la trisomie et TOUS ont les même problèmes de fond en France

Mis en avant

Je n’écris plus trop mais quand même une petite note rapide suite à un excellent article que j’ai pu découvrir ce matin dans Le Monde de Charlotte Chabas sur le drame des familles d’adultes autistes

C’est une réalité. C’est vrai. Il y a un vrai drame qui se déroule sous nos yeux en France concernant les personnes déficientes. Mais ce drame ne touche pas seulement les autistes. Il touche TOUTES LES CATEGORIES de personnes handicapées mentales : les autistes, les X Fragile, les Trisomiques, les accidentés cérébraux, les diverses maladies génétiques rares menant à des déficiences mentales.

Je suis désolée de faire ma lourdingue avec ça mais j’en ai marre qu’on parle que de l’autisme. Bien sur que les autistes ont besoin d’être mieux pris en charge, comme les trisomiques. Et puis c’est plus simple j’imagine de parler d’autisme parce qu’on pense à Rainman, parce que ça sonne moins terrible qu’handicapé mental ou handicapé mental profond mais merde. Il n’y a pas que les Autistes dont il faut s’occuper. Il faut s’occuper de TOUS LES HANDICAPES MENTAUX !!!

De 0 à 99 ans !!!

Oui il y a une pénurie inacceptable de foyers pour adultes. Je ne parle pas d’hospices, de mouroirs, d’asiles où on gave ces pauvres personnes de neuroleptiques pour les tenir à carreau. Je parle de VRAIS FOYERS DE VIE ! Des endroits où les personnes qui ne sont pas capables de vivre en autonomie puissent couler des jours heureux, sereins, une fois que les parents, les frères et soeurs et autres membres de la famille ne sont plus là.

Cela fait des années que j’aborde régulièrement le sujet. J’ai fait des vidéos, des pétitions, des blogs, des communiqués de presse, je me suis investie et la majorité n’en a strictement RIEN A FOUTRE.

Alors si Brigitte Macron veut s’investir pour la cause du handicap, qu’elle le fasse jusqu’au bout et vraiment. Si le gouvernement émet des paroles, qu’il les accompagne d’ACTES et pas de façon sélective. Oui il y a les autistes mais il y a TOUS LES AUTRES aussi.

De la petite enfance à l’âge adulte. Et oui ils ont TOUS LE DROIT de vivre dignement, protégés et le plus heureux possible.

Voilà. J’avais besoin de recadrer un peu parce que j’en ai ras le bol de ces discours sélectifs et catégorisés dans le handicap mental. Il y a le HANDICAP MENTAL POINT BARRE et oui il est temps en France de s’en occuper pour de vrai et d’arrêter la tchatche de merde.

Merci.

 Post Scriptum 

J’ai écrit ce billet ce matin car je vois beaucoup de communication et de récupération politique autour de l’autisme, le nouveau plan autisme … l’autisme ce grand fourre tout, ce mot plus léger pour évoquer la déficience mentale … et je suis en colère parce que meme si je défends de tour cœur la cause des autistes, je défends aussi la cause des trisomiques, des X Fragile, des déficients intellectuels d origine génétique, accidentelle, peu importe… mais je réalise que la communauté des autistes supporte très mal qu on les associe à Du handicap mental… comme si on les insultait en évoquant l autisme comme un handicap… je découvre littéralement cela. Alors oui il y a des autistes brillants, surdoués, mais il y a aussi des autistes enfermés déficients … mon frère X Fragile a des symptômes autistiques alors quoi? Oui il a un handicap mental et pour moi (c’est mon avis) on peut mettre tous les jolis mots qu on veut comme troubles cognitifs par exemple, l’autisme est un handicap mental. Certes de léger a profond comme pour tous handicaps mentaux, chaque cas est particulier mais en ce qui me concerne j’appelle les choses par leur nom – la seule différence c’est que pour moi, handicap mental n’est pas une insulte ni dénigrant ni négatif – c’est l’expression d’une différence – d ‘une différence qui doit dans sa globalité être considérée et mieux prise en charge en France de 0 à 99 ans. 

 

Plus que jamais #Votez LIBRES et avec VOS convictions #NotreRepublique 23/04 #1erTour #Presidentielle2017

C’est la première fois que je m’engage politiquement de façon franche. Avant je suivais le troupeau, je me laissais influencer par mon entourage, par les médias, par les sondages… Mais ça, c’était avant.

Hier j’étais fatiguée, découragée, lasse de ces médias qui ne cessent d’ignorer les 11 candidats et décider à la place des électeurs qui gagnera le premier tour.

Il n’y a pas que 4 candidats au 1er tour il y en a 11!!!! Et la chance que l’on a de pouvoir voter 2 tours c’est qu’au moins au 1er on peut se permettre de voter LIBRE Et POUR ses CONVICTIONS !!!

C’est pas Koh-Lanta les élections! On fait de la stratégie dégueulasse pour savoir pour qui il faut voter pour mieux contrer qui ? On vote POUR un programme auquel on CROIT!

Et surtout il FAUT VOTER. Il faut que les citoyens se réveillent et ne soient pas spectateurs de leur destin. Chacun doit se responsabiliser et 1) VOTER, 2) VOTER POUR ET PAS CONTRE.

Moi je vote pour Benoît Hamon. Ce n’est pas un secret et j’en suis fière. Bien sûr que je voudrai réussir à convaincre que son programme est de loin le meilleur, le plus juste, le plus progressiste, le plus bienveillant, humain, réaliste et applicable. Plus que jamais, j’aimerai avoir ce pouvoir de réussir à convaincre malgré les parti pris des médias qui ont décidé de le crucifier avant même l’élection et les sondages qui tiennent absolument à le rendre invisible alors que pendant les séances de porte à porte les gens disent qu’ils aimeraient bien voter pour Lui …

C’est vrai. J’aimerai pouvoir trouver LA formule qui vous scotche, qui vous provoque le déclic et où vous vous diriez: quand même je vais lire son programme pour en avoir Le coeur net.

Mais la vérité, c’est que vous êtes LIBRES et Que VOUS AVEZ LE DROIT de voter pour qui vous voulez!

Moi ce dont je voudrai être sure, c’est que vous voterez TOUS! Je rêve d’un sursaut citoyen qui permettrait au peuple de se réapproprier Le pouvoir de choisir davantage.

Je vous ai parlé du conseil citoyen de Benoit Hamon et de son 49.3 citoyen? Le truc qui fait que ce sont les citoyens qui décident ?

Vous êtes libres de choisir. C’est pas normal qu’on prenne en otage les citoyens avec un lavage de cerveau médiatique et des sondages vérolés. Certains sont préparés depuis des années à ces élections et ont mis en place de l’artillerie marketing lourde bien huilée et efficace c’est vrai. Mais pensez plus loin que les effets WOW! Pensez plus loin que juste demain. Pensez plus loin que votre ras le bol et colère légitimes.

On a fait « Ouuuuuuuuuuuuuuuh » quand Trump à été élu, quand Le Royaume-Uni à finalement voté pour Le Brexit et vous avez vu les gens après qui ont manifesté à Washington et dans toutes les grosses villes américaines Et les anglais au lendemain de l’annonce du Brexit qui cherchaient Comme des dingues sur Google ce que signifiait Et impliquait le Brexit? Il faut voter informé. Il faut voter en ayant clairement en tête les conséquences qu’impliquent son vote. Il faut voter pour ce que l’on veut pour soi, pour ses proches, pour ses enfants et leur avenir.

J’aimerai réussir à vous convaincre de voter Benoit Hamon. Hier j’étais à son meeting à République à Paris. J’y suis allée en traînant les pieds, exaspérée par la façon dont Les médias ont décidé qu’il était mort et je suis repartie galvanisée et remplie d’espoir parce que je veux moi aussi croire en l’intelligence citoyenne et que la vérité sortira des urnes.

Votez Dimanche! Votez! libres et Sans lavage de cerveau! 

Moi j’ai des convictions, je les partages avec vous, mais je sais et je respecte votre libre arbitre et vos choix. C’est ça la démocratie. Et ce qui se passe avec ces élections c’est de la mascarade de démocratie. REPRENEZ LE POUVOIR PEUPLE DE FRANCE !!!

17990562_1493832627350168_2869021273513678614_o17991742_1493831570683607_4773274335833420593_o17991747_1493834530683311_426591947217022381_o

Ma lettre à @benoithamon : tiens bon parce que c’est toi le meilleur! #Presidentielle2017 #Hamon2017

Benoît je te tutoies, parce que tu pourrais être mon pote. Vraiment. On a 9 ans d’écart. Tu as le même âge que mon chéri. Tu as été ma bouffée d’oxygène politique depuis que je t’ai découvert. Je votais avant bien sûr mais je suivais le consensus. Je votais ce qui me semblais le moins pire mais sans conviction réelle et parfois je votais même pas tellement je me sentais détachée de tout ça, tellement je me disais: de toutes façons ça ne changera rien.

Et puis il y a les années qui sont passées, le vécu, les expériences de vie qui m’ont forgée et fait ouvrir les yeux sur la réalité de notre monde, sa cruauté, ses injustices criantes, le handicap mental de mon frère, les expériences professionnelles, la déshumanisation des liens, la solitude des gens alors qu’on est à l’ère de l’hyper communication, la promotion de l’égoïsme, de l’individualisme et on se retrouve noyé… je me suis retrouvée noyée, résignée. Et puis il y a eu toi, Benoît.

J’écris avec spontanéité et mon coeur. C’est comme ça que j’écris le mieux. Pourtant je suis Dircom de métier… j’aurai adoré m’occuper de ta communication. J’ai jamais fait de politique ni de communication politique mais je fais partie des militantes en backstage qui poussent des coups de gueule sur twitter, sur facebook, sur mon blog, je suis de celles qui engueulent les Melenchonistes comme du poisson pourri quand ils vont trop loin dans leurs attaques, je suis connectée en continu à faire de la veille et signaler des boulettes quand j’en vois … mais c’est pas grave les boulettes Benoît. T’es HUMAIN. Et c’est ça qui est bien avec toi. T’es HUMAIN. T’es pas un Enarque, t’es pas un produit, t’es pas un hologramme, t’es pas une marque, t’es pas un discours, t’es pas des phrases toutes prêtes, t’es pas un MEME, t’es HUMAIN.

Moi je suis pas PS Benoît. Je suis rien. Je suis LIBRE. Mais s’il fallait adhérer au PS pour t’aider, je le ferai.

On est nombreux tu sais, des citoyens tout simples, sans parti, qui t’ont découvert aux primaires et qui te soutenons. Pourtant tu sais, j’étais dans l’hémicycle au Sénat quand tu étais venu soutenir ton projet de loi sur la consommation. Je crevais d’ennui, je devais faire de la veille sur la question de Google et sa position dominante…je m’étais trompée d’endroit en fait … et j’étais coincée… des heures à voir des mecs suffisants rien faire ou jouer à Candy Crush sur leur tablette, et tu es arrivé, cool, parce que ça semble être ta nature, et tu l’as défendue ta loi consommation et elle est passée.

Et puis les primaires sont arrivées. Je t’avoues, j’ai voté aux primaires de droite. J’avais voté Juppé. Ouais moi je vote souvent à contre courant en fait.

Mais toi Benoît, je crois en toi. Je crois en ton programme, je crois en ta démarche, je te crois quand tu t’insurges. Il y a beaucoup de sincérité en toi même si je ne suis pas dupe et que je sais que tu connais le jeu de la politique et que tu sais y jouer, je sais bien. Mais je pense quand même que tu es différent et de loin, mieux que les autres.

Si tu restes au PS, on te soutiendra. Si tu te barres et reprends ta liberté, on te suivra aussi.

Par contre, sache le, je ne pourrai pas voter Mélenchon si par malheur tu ne passais pas au second tour. Je sais pas pour qui je voterai parce qu’aucun ne me paraît digne de vote. Peut être que je voterai blanc, peut -être que je voterai pas, franchement, faut que tu passes parce que sinon, on va être comme des cons.

Je sais que tu n’es pas parfait, personne ne l’est, mais j’ose croire que ton projet est capable de changer la donne et que ça fera bien chier l’establishment mais nous on veut un changement sans violence et c’est ce que tu proposes.

On te reproche un manque de charisme, de clarté, de l’utopie, moi plus je lis ton programme, plus je t’écoute, plus je te trouves limpide. Faut que tu tiennes bon Benoît. C’est pour ça que je fais aussi ma grosse reloue avec certains membres de ton équipe pour que tu ailles sur Brutus TV parce que tu pourrais vraiment parler avec des gens même moi tu vois. J’adorerai parler avec toi Benoît.

Depuis ta présentation lundi sur tes actions des 6 premiers mois Président, on a décidé de t’appeler HAMONIX – Hamonix qui envoie du menhir. On trouve que ça te vas bien. Je dis on car on est toute une bande de filles et de garçons aussi (beaucoup de filles, de femmes, de tous âges, tous milieux, toutes CSP confondues) hyper unies, hyper soudées, hyper motivées à te soutenir dans l’ombre. Moi je fais que du digital mais il y en a qui font tout et qui vont même aux meetings.

On hurle dès qu’on voit les médias te descendre avec toute leur malhonnêteté. On sait qu’il y a un parti pris depuis le début. T’as vu cet article au fait de Piga intitulé « Coup d’Etat 2017 » ?  Le genre d’article qui pue du cul comme on dit par chez nous. On sait bien que tu sais tout ça mais imagine nous les citoyens qui essayons de trouver la vérité dans tout ce magma opaque, dans toute cette manipulation de l’information … On voudrait leur dire à tous ces gens qu’on les emmerde, qu’on est pas dupes. Mais moi, et tous les autres, on veut pas les extrêmes pour le dire. On veut toi et ton projet. La Glorieuse Révolution. La révolution sans chaos, c’est ça qu’on veut nous et on veut ça avec toi Benoît.

J’admire l’énergie que tu déploies, tu enchaînes, c’est du sport de haut niveau. Tu dois avoir une putain de dose d’adrénaline. T’as plus de vie à toi en ce moment. Mais rassures toi, nous non plus ! Matin, midi, soir, on est là, tapis dans l’ombre à veiller et réagir quand c’est nécessaire.

Alors sache le Benoît. Jusqu’au bout, derrière le rideau de l’urne, moi, mon vote c’est toi.

Haut les coeurs, un peu de potion magique et vas leur envoyer du Menhir notre très cher Hamonix !

Témoignage (2) de Constance: #JeVotePour @benoithamon

Je n’ai pas de parti, je ne suis pas militante même si depuis mon premier bulletin de vote j’ai voté PS pour les valeurs qu’il porte. Je ne suis pas naïve, je sais que les hommes changent, les mouvements évoluent, les époques passent.

Je ne suis pas abstentionniste mais, avant le 29 janvier dernier, j’étais perdue. Je ne voyais, dans les possibles annoncés, que repli, patriotisme agressif, rejet de l’autre, individualisme.

Vous avez, M. Hamon, insufflé un espoir dans cette campagne, des mots d’amour, c’est important lorsque l’on met sa vie au service d’un pays qui devrait toujours porter les valeurs qui l’ont façonné : solidarité, ouverture, humanisme.

Ces valeurs, Monsieur, vous êtes, à ce jour, le seul à les porter. Je voterai pour vous et continuerai à vous soutenir avec ce que je peux, un peu de temps, quelques mots. Votre détermination a réussi à faire de nos rêves des espoirs. Nous mettrons tout en œuvre à vos côtés pour faire de ces espoirs une réalité. Votre voix porte, elle est entendue.

Projet Benoit Hamon

AAEAAQAAAAAAAAtBAAAAJGFmM2IzMDNjLTIzZjYtNDRhNy04YjVmLTU2ZTM0NDExZDY2ZQ.png

 

#Jevotepour @benoithamon parce que j’en ai marre qu’on stigmatise les plus vulnérables…

Bon. Je vous préviens je suis en colère.

Ce soir j’ai regardé (forcément), le passage de Benoît Hamon au JT de M6 au 19h45.

M6, chaîne de l’Entertainment, pas trop intello, chaîne de Top Chef,  l’Amour est dans le Pré,  Capital, Zone Interdite, ça ratisse large pour l’actu, ça fait un mega mix raccourci, faut que ça ait de l’audience… Résultat, on a encore eu droit à une approche totalement déformée du RUE et des commentaires du genre : « Mais les braves gens ils se disent que ça va enlever le goût de l’effort et du travail à ceux qui en bénéficieront »…

Et là, l’exaspération me saisis, une fois de plus.

Est-ce qu’un jour on va arrêter de stigmatiser les gens les plus vulnérables ?

Là je considère le problème au delà du R.U.E.

Est ce que tous les gens qui critiquent les aides savent ce que c’est que d’être au chômage et quand ça dure ? Je parle d’une durée supérieure à 8 mois. Eh ben moi je sais. Et je peux vous dire que c’est anxiogène au possible et très très dur à vivre à tous les niveaux.

Et encore je ne me plains pas car je fais sûrement partie des chanceuses de par mes qualifications, l’endroit où je vis, le fait que je sois bilingue anglais etc … mais ça m’est arrivé parce que mauvaise conjoncture, mauvais timing, que mon chômage dure. Pour la première fois de ma vie. J’avais 35 ans. J’avais toujours bossé. Même pour mes études que je me suis payée avec un prêt étudiant. Pas une tire au flanc. Jamais. Pas une fille à papa. Enfin peut être plus que la moyenne parce que mon père a toujours été là dans les coups durs mais je sais ce que c’est que de bosser depuis l’âge de 14 ans.

J’ai connu le chômage 3 fois.  ou 4 je ne suis plus sûre. Ce dont je suis sûre c’est que les 2 premières fois j’ai vécu sur mes carences et tout de suite retrouvé après. J’ai eu du bol. La première fois je m’en souviendrai. Mon patron est décédé d’un cancer et s’en est suivi une longue et difficile reprise qui fait que je me suis retrouvée licenciée économique. Ce qui est plutôt bien car on touche 80% de son brut pendant 2 ans avec accompagnement de retour à l’emploi etc. … La fois qui a été la plus difficile j’avais 35 ans et j’avais fait un burn-out. Pas un gros mais quand même. Suffisant pour me faire réfléchir à ce qui était le plus important pour moi : l’argent, la carrière, un équilibre vie pro-perso ? Un management sain ? Un épanouissement professionnel mais pas à n’importe quel prix ? Oui voilà. C’était ça. Je voulais trouver le juste équilibre. Alors truc de dingues, je me suis autorisée à être plus sélective dans mes recherches d’emploi.

Seulement voilà. Le temps passait et ça ne mordait pas. Alors il a fallu que je revois à la baisse mes espérances. Et puis je n’étais pas en poste alors on est moins en position de force pour se vendre et négocier. Passé les 6 mois de chômage j’étais en panique. L’été était passé, c’était la rentrée, tout mon entourage reprenait son rythme de personne intégrée dans le monde du travail et moi j’étais à part.

J’ai sifflé toutes mes petites économies. Moi qui avait attendu si longtemps pour mettre de côté, j’avais finalement grignoté au fur et à mesure mon maigre pactole parce que quand même je voulais partir en vacances l’été. Je vous rassure, ambiance low cost et guide du routard.

Parce que mine de rien, quand on vit avec 57% de son brut, et que le loyer, les impôts, le coût de la vie ne change pas (bouffe, électricité, chauffage, transports, téléphone / internet), je vous assure, c’est pas Byzance.

Ceux qui croient qu’en étant chômeur c’est la belle vie ou qu’avec un R.S.A. c’est la belle vie, c’est quand vous voulez pour un « Vis ma Vie »…

Alors quand Benoît Hamon propose une solution pour aider les gens à vivre un tout petit peu mieux, oui je trouve ça génial. Parce que y en a marre de toujours accabler les plus vulnérables. Quand il s’agit de s’en prendre au gros capital, aux gros patrons, on approuve Nathalie Arthaud et Poutou mais bon… on irait pas voter pour eux mais quand un mec comme Benoît Hamon a le courage de proposer une solution qui se déploie et s’ajuste dans le temps pour tenter de résoudre en tous cas en partie, la trop grande précarité de certains, on préfère jeter des pierres en disant : mais ça va rendre les gens faineants, et puis ça va coûter cher, et puis c’est irréalisable et puis gnagnagnagnagna toutes les excuses pourries du monde.

Moi je trouve que les très très riches ne paient pas assez. Je trouve dangereux de voter pour des gens qui vont diminuer, raboter, les droits et les protections des travailleurs.

Avec Macron, si on est au chômage on a l’obligation d’accepter la 2eme offre de boulot sinon, NIET les Assedic. Vous vous rendez compte ? ça veut dire que déjà qu’on se dévalue systématiquement quand on est au chômage il faudra accepter un boulot de merde et dégringoler de l’échelle sociale parce que sinon ça veut dire qu’on est des grosses feignasses et qu’on ne mérite plus de toucher ses aides ? Des aides pour lesquelles on cotise et qui sont déduites de nos fiches de paie ? C’est juste totalement dégueulasse. Et je ne parle même pas des mesures de Fillon. Alors lui c’est carrément marche ou crève. Crève plutôt en fait, d’ailleurs.

Pourquoi ça serait toujours aux plus faibles de faire des efforts ?

Par ailleurs, je vais un peu extrapoler sur ces élections et en profiter pour dire que j’en ai plein le cul des Mélenchoniste #FI #JLM & co. C’est dingue, j’en arrive à avoir des échanges nettement plus sympas avec des Fillonistes, même des Macronistes, mais les Melenchonistes, c’est juste l’hallu totale. La violence à l’état pur. Je comprends pourquoi Melenchon admire Danton.

Lui qui se dit anti systeme mais qui utilise le marketing a fond la caisse pour sa campagne. Le marketing digital notamment : hologramme, jeu vidéo, guerrilla des réseaux sociaux, robots, faux comptes, et encore ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Mélenchon l’anti systeme. Et mon cul c’est du poulet? Mélenchon s’est transformé en marque.

Et les partisans d’une agressivité et violence inouïes, qui attaquent en escadrons quand t’as rien demandé, qui te saoulent de commentaires haineux jusqu’à saturation, qui bien sûr pour la plupart ne lisent rien, surtout pas les programmes des autres mais qui mordent qui mordent, comme des pitbulls affamés…

Alors oui c’est sûr, les militants pro Hamon à côté on est des Bisounours. Mais depuis quand c’est mal d’être un bisounours ? Depuis quand c’est mal d’être honnête pour faire de la politique ?

J’en ai ras le bol d’entendre et lire que faire de la politique et notamment une campagne présidentielle implique qu’il faille se comporter comme un salaud ou une salope, qu’il faille faire du House of Cards sinon c’est la lose et que c’est comme ça. J’en ai marre qu’on dénigre la bonté, la bienveillance, la gentillesse. Mais putain le jour où tous ces abrutis seront en détresse, ils seront heureux qu’il y ait une personne gentille pour leur tendre la main.

Comment peut on prôner un monde meilleur en se comportant comme une ordure ?

C’est quoi ce monde ? C’est quoi cette société ? C’est quoi ces gens ?

Ce n’est pas parce qu’on est pas agressif, méchant, mauvais, carnassier, qu’on est un pauvre neuneu débile et naïf ?

J’ai un frère handicapé mental de 24 ans. Ma plus grande peur c’est qu’il tombe sur des gens malveillants, violents, cruels. Je me battrai toujours, toujours pour que ça ne lui arrive jamais. Et en me battant pour lui je me bats pour tous les autres.

Vive la gentillesse, vive l’honnêteté, vive la bienveillance, vive l’ouverture aux autres, vive la mixité, vive les couleurs, vive la vie, Vive Benoît Hamon et son programme qui replace l’humain au centre des décisions et non le profit et le capitalisme sauvage !

IMG_1781

 Et Si vous deviez par contre écouter une prestation TV De Benoit Hamon je vous invite à écouter celle d’ONPC hier soir. Tout est dit il était parfait !

Video ONPC Benoit Hamon 9 avril 2017

Le témoignage de Céline : #JeVotePour @benoithamon parce qu’il est le seul à proposer un projet qui n’a pas la croissance économique comme seul horizon.

IMG_1781

On a tous nos raisons de voter Benoît Hamon. Céline Bianchini explique le siennes :

Témoignage : 

Parce que ma grand-mère a été naturalisée française après que ses parents aient fui le fascisme, parce que mon père était corse et que, Pascal Paoli, cité par Benoit Hamon dans la conclusion du débat du 4 avril 2017, est celui qui a inspiré la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, parce que ma famille est métisse (Allemagne, France, Congo et Corée du Sud). Parce qu’hier, un seul homme a prononcé des mots de compassion envers les victimes du régime de Bachar El Assad.

Parce qu’il n’y en a qu’un qui propose de refonder une Union Européenne avec toutes les forces de gauche qui se lèvent face aux populismes et un seul à proposer un projet qui ne soit pas basé sur la doxa de la croissance économique comme ultime horizon. Le soir du 23 avril nous saurons si les lumières peuvent l’emporter.

Merci à Benoit Hamon de nous rappeler que la République est une et indivisible et que c’est de là qu’elle tire sa grandeur ! Le 23 avril 2017, je voterai pour Benoit Hamon et quoiqu’il arrive il aura un grand rôle à tenir pour le futur de la France.

#Hamon2017

Céline Bianchini