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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, bientôt la cinquantaine (gloups), maman d'une petite fille de bientôt 10 ans (re gloups), j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

Quand les réseaux sociaux font peur …. (affaire Fiona etc.)

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Attention, il est possible que j’ai une levée de boucliers avec ce billet et qu’on me tombe dessus comme des amis sur facebook me sont tombés dessus donc entendons nous bien : JE NE TROUVE PAS D’EXCUSES AUX CRIMINELS. JAMAIS. Et encore moins dans ces affaires qui touchent des crimes d’enfants, des affaires de viol, etc…

Ce qui motive mon billet, c’est l’emballement des gens sur les réseaux sociaux. C’est plus la mécanique, la façon dont les gens s’emballent à grande échelle et déversent leur violence verbale sur les réseaux sociaux, sans contrôle aucun.

Heureusement d’ailleurs que c’est que sur des écrans parce que dans la vraie vie on se dit que ça serait un peu World War Z …

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Je ne sais pas vous, mais souvent je lis des articles de grands journaux via les réseaux. Souvent, je lis les commentaires des lecteurs. Certains sont vraiment intéressants. Souvent d’ailleurs. Mais souvent aussi, ils sont d’une violence inouie, vomis dans l’impulsion, débordants de haine.. et souvent sans aucun recul, sans aucune réflexion, même pas avec l’effort d’être écrits correctement… juste déversés, comme ça… et puis on peut lire des conflits entre lecteurs et on se dit : mon dieu… Si c’était dans la vraie vie, ces gens se tueraient entre eux…

A chaque fois ça me fait penser à comment Hitler a réussi à embringuer les foules. Comment il a fait cet homme pour embobiner autant de monde avec autant d’aisance ? C’est la même chose… Se nourrir sur la misère, sur le manque d’argent, d’éducation, … la détresse des gens est un terrain favorable, idéal, car ils ont besoin de soulagement immédiat… Le long terme, les gens qui souffrent, ils s’en foutent. Ils veulent du là tout de suite maintenant. Comment faire pour soulager ma faim, ma facture EDF, ma sécurité individuelle quand je marche dans la rue, conduis ma voiture, prends les transports en commun?

Il faut des coupables. Il faut des responsables. Qu’on les pende haut et court ces salopards, ces crevards !

Même moi je me rends compte par moment je deviens comme ça. Les impôts, la crise, la situation enlisée des handicapés mentaux (sujet qui me tiens à coeur si vous lisez mon blog) – je suis souvent la première à clamer haut et fort une certaine révolte : ma haine des nantis du système, des bureaucrates / technocrates, des privilégiés sans effort, de l’absence de réel mérite, ma haine de la corruption,… moi aussi j’ai le « tous des pourris » facile.

Mais bon. Je ne souhaite pas la mort des gens. Même quand je me suis fait larguer après adultère, je n’ai pas souhaité la mort de la voleuse de petit ami … enfin si mais ça n’a pas duré parce qu’en vrai je peux pas aller jusque là.

Je m’égare. Ce qui motive mon écriture dans ce cas présent c’est l’affaire de la petite Fiona. La sordide vérité a éclaté cette semaine. Peu étonnante finalement si on est objectif. Ce n’est pas la première fois que les parents sont en fait les responsables de la mort de leur propre enfant … Souvenons nous de Tiphaine et j’en passe…

C’est insoutenable. Bien sûr que c’est insoutenable. Une mignonne petite innocente qui meurt tragiquement, enterrée par sa propre mère. Des mois de solidarité pour la présumée coupable du meurtre, forcément, ça fout la haine.

Alors depuis, ça se déchaîne sur les réseaux sociaux. Tous ces criminels pour enfants, qu’on les TUE ! Ils ne méritent pas de respirer. Qu’on les écrabouille comme des sales raclures qu’ils sont (c’est pas moi qui le dit c’est plein de gens) :

http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20130927.OBS8839/affaire-fiona-apres-la-mobilisation-place-a-la-haine-sur-facebook.html

J’ai souvent eu cette discussion avec mon père. Il me disait qu’on ne pouvait pas faire autrement que de souhaiter la mort de celui qui tue son enfant. J’en suis convaincue. Il me disait aussi que souvent, les violeurs, et particulièrement les violeurs d’enfants avaient des traitements particulièrement rudes en prison…

Mais il n’empêche que nous sommes dans un état de droit, dieu merci. Et Grâce à cet état de droit, nous sommes dispensés de tous devenir des assassins. Grâce à cet état de droit, nous n’avons pas la lourde charge de nous faire justice nous mêmes.

Alors bien sûr cela implique que la justice fonctionne bien et de façon juste, mais nous avons cette chance de ne pas avoir à devenir des bêtes féroces dominées par nos émotions.

Dans le cas de l’affaire Fiona, ça me rassure d’entendre des avocats pénalistes comme Maitre Moretti ou des psychiatres spécialisés en criminologie qui appellent au calme. Car la vérité c’est que pour le moment, il y a eu des aveux certes mais pas complets, pas 100% fiables, il faut retrouver le corps de l’enfant, l’autopsier, comprendre… COMPRENDRE AVANT d’accuser.

Regardez Mystic River, vous verrez ce que je veux dire (déchirant et bouleversant au possible et clairement on comprend le père):

Pour Fiona, probablement la mère est coupable, le beau-père aussi. On imagine le scénario de la pauvre fille de 25 ans en mal d’amour, pas futée, amoureuse de la mauvaise personne, toxico à l’héro qui la terrorise et l’aime à la fois, on imagine la scène de malheur, la panique qui monte, l’idée dingue de mentir et monter un scénario de cinglé… On imagine. Mais la vérité c’est que pour l’instant on ne sait pas tout et qu’on le veuille ou non, le fait même de passer à l’acte signifie une bascule mentale.

Cela n’excuse pas le crime, cela ne donne pas forcément de circonstance atténuante, mais n’est-il pas de notre devoir de garder un minimum de sang froid et de ne pas laisser nos émotions primales s’emballer ? N’est ce pas ce qui nous différencie des animaux ?

Au sein même de ma propre famille, j’ai des débats autour de la peine de mort. Je comprends qu’on la souhaite (sûrement moi aussi dans certains cas je peux même la souhaiter en secret), mais je pense que c’est une mauvaise démarche.

Car à l’inverse, combien d’innoncents ont été condamnés à mort ? Combien de personnes ont été zigouillées par erreur judiciaire?

Hier sur le Grand Journal, il y avait justement un témoignage de Loic Sécher. Un homme qui a été emprisonné pendant 7 ans, qui a connu le calvaire alors qu’il était innocent…

Alors, oui, il faut garder du recul. Il ne faut pas laisser la haine facile prendre le dessus. Il ne faut pas laisser la violence dicter nos réactions.

J’ai peur de ça. J’ai peur des ces emballements de foule faciles. C’est comme ça que les nazis ont pris le pouvoir. C’est comme ça que des innocents seuls se font lyncher. C’est comme ça que ça se passe dans les collèges, les lycées, quand il y a un effet de groupe contre une seule personne. C’est comme ça que sur les réseaux sociaux, des ados finissent par se suicider parce qu’elles sont harcelées par une horde de personnes violentes, haineuses, gratuitement, juste parce que tout le monde le fait, tout le monde s’emballe, sans limites, sans mesurer les conséquences, juste déverser sa violence sur un écran…

C’est la même chose. Et sur des sujets différents je me remets moi aussi en question sur mon emballement parfois sur ces réseaux sociaux. Faut se calmer un peu…

Faut calmer cette haine. Réfléchir. C’est bien de réfléchir avant de s’exprimer. Même sur un écran d’ordinateur.

Moi j’ai du mal à croire en la bonté naturelle de la nature humaine. j’aimerai bien mais quand je vois comment fonctionne notre société je me dis que c’est quand même pas gagné. Et surtout, la misère intellectuelle m’effraie. Il faut absolument pousser l’éducation. Ouvrir les esprits, pondérer, remettre en question, ne pas foncer tête baissée dans des propos faciles, donner une chance à l’antithèse… Avant de tirer des conclusions hâtives…

Nous sommes censés être différents des animaux par notre capacité à avoir une démarche de réflexion, de prise de conscience… Alors servons nous de cet atout… Les bas instincts, c’est pour les situations extrêmes, pour les questions de vie ou de mort qui nous touchent directement… le reste du temps essayons de garder le contrôle… un minimum…

J’y étais : Jack Johnson – Concert Olympia – Samedi 14 Septembre / 1ère partie Bahamas (coup de coeur)

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Jack Johnson et moi ça fait plus de 10 ans qu’on se connaît … c’était un de ces samedis à l’époque où je vivais à Versailles, et j’avais pour habitude d’aller me traîner au Gibert Joseph de la rue de la Paroisse… A l’époque c’était le spot que j’avais repéré pour les découvertes musicales. Les mecs de l’époque avaient un super flair… Ils repéraient souvent des petits groupes, artistes indépendants, inconnus au bataillon et c’était souvent très très bon… enfin selon mes goûts.

Parmi les petits repérés au printemps 2003, il y a eu Jack Johnson. Album On & On – Une révélation. Une merveille.

Aloha dans ton salon.

http://grooveshark.com/album/On+And+On/113176

Je venais de démarrer mon boulot de consultante pour l’Office de Tourisme d’Australie et je devais y partir au mois de Juin pour la première fois en voyage de familiarisation (ouais c’était une belle époque ;-))

Je crois que c’est un album que j’ai écouté en boucle, en boucle, et en boucle, sans me lasser pendant des mois et des mois… d’ailleurs je connais toujours par coeur les paroles et l’ordre des chansons…

En France il était totalement inconnu. Le label Brushfire records est un label crée par Ben Harper (autre idole) alors ça ne pouvait qu’être bon.

Arrivée en Australie au mois de juin et notamment à Melbourne, j’étais scotchée de voir que Jack Johnson était déjà une superstar là bas. La musique de surfeur cool par excellence (forcément, Jack est un ex surfeur pro)

Mais l’album qu’on trouvait partout en tête de gondole c’était celui d’avant : Brushfire Fairytales.

Qu’à ce la ne tienne, je m’y suis jetée à corps perdu… Et j’ai aimé ça.

Mention spéciale à Bubble Toes car j’ai eu des sessions de danse avec ma petite soeur sur mes épaules dans mon salon et elle adorait…

J’ai converti toute la famille à Jack Johnson… c’est un peu un membre de la famille en fait. Le bon copain que tu mets en route dès que t’as besoin d’un peu de coolitude et de soleil dans ta vie.

Alors évidemment, après l’avoir vu en 2005 en concert au Zénith et avoir découvert Matt Costa et surtout Animal Liberation Orchestra (son pote pianiste / homme orchestre qui joue comme Louie dans le livre de la jungle – j’adore !) je ne pouvais que remettre ça en voyant qu’il passait cette année…!!

Ma vie a évolué depuis tout ce temps. Lui aussi. On a le même âge avec Jack. Et puis nouvel album… Et puis avec mon chéri on a découvert qu’on était au même concert en 2005 mais pas ensemble… alors fallait rectifier ça aussi 🙂

Vous l’aurez compris, j’ai un parti pris très positif. En même temps, comment ne pas trouver ce mec sympa ? Il est juste cool.

Le bémol pour moi hier soir : le public dans la fosse. Outre le fait que je suis minus et que forcément pour moi c’est toujours un peu galère de bien voir la scène, ce qui ma exaspéré c’est l’attitude de certaines personnes : entre les couples guimauve qui se bécotent non stop devant toi avec des gonzesses qui minaudent comme des cruches et font les petites excitées (oui je sais je peux être mauvaise mais autant je suis une grande amoureuse mais la niaiserie et le manque de naturel j’ai un seuil de tolérance assez proche de zéro), et les gros méga blaireaux qui passent leur temps à filmer et prendre en photo avec leur smartphone (iPhone) et qui d’une part te polluent avec la lumière de leur écran mais surtout leurs bras en l’air avec leur petit écran minable, ça a éveillé chez moi des émotions tout sauf cool et des envies de les pousser avec violence….

Pour finir, se taper le trio infernal de polonais bourrés à la binouze qui parlent fort et pètent, … à un moment je me suis demandée si j’allais tenir le coup et réussir à apprécier le concert…

En fait, Jack Johnson, c’est bien assis… dans un bar. Je pense que l’Olympia c’est la taille maximum pour lui. Franchement il était vraiment bien sur scène. Sa 1ère partie Bahamas est une chouette révélation. Le chanteur a une voix extra et les choristes, wow … ça me fait vachement penser à Ray Lamontagne en fait…

Bref… à écouter avec une mention spéciale pour Lost in the Light, qui déchire.

Ce qui est sympa dans ces concerts, c’est qu’on a l’impression d’être entre bons potes et d’être pote avec lui… Ses musicos sont vraiment cools. J’ai trouvé qu’il était beaucoup plus décoincé, beaucoup plus à l’aise… Le nouvel album a l’air un peu plus rock et par moments on a vraiment amorcé un bon décollage… mais… Jack Johnson c’est pas un mec à concert comme Sufjan Stevens par exemple ….

Jack Johnson, c’est effectif réduit assis… En fait, je pense que mon problème c’était d’être debout… parce que la vérité c’est que ça bouge pas des masses. ça reste assez statique… donc tenir 3 heures, à 30 ans ça va. A 37 ans tu fatigues !

En tous cas il tient ses promesses. Bonne voix qui tient sur la durée, bonne ambiance, chansons cool avec un mix de l’album ON & ON (quel bonheur de réécouter TAYLOR – il manquait plus que Ben Stiller !), de quelques unes de tous les autres (sauf To The Sea) ET surtout du nouveau.

I got You fut la chanson d’intro. RAPPEL extra, on en a repris pour 30 minutes avec Upside Down réclamé par le public, puis il est descendu dans la fosse saluer les gens chanceux qui étaient proches.

On ne peut que l’aimer dans ces conditions…

Vivement que l’album sorte (après demain) … From here to now to you (oui bah faut faire un effort pour retenir :))

ALOHA !

Travailler plus, pour gagner plus…. mais juste pour payer les impôts… (coup de gueule sur les inégalités sociales persistantes)

Ce soir chers lecteurs, j’ai les boules. Et j’ai besoin de vider mon sac.
Je vais essayer de vider mon sac avec décence vis à vis de ceux qui ont encore moins que moi.

Je vais essayer d’expliquer une situation à la con. Celle de la classe moyenne qui vire doucement mais sûrement vers la catégorie « nouveaux pauvres ». Pas encore trop précaire, mais déjà qui tire bien la langue.

J’ai toujours été bosseuse. Depuis mes 14 ans, j’ai toujours travaillé à côté de mes études. Baby_Sitter, Vendeuse / manutentionnaire dans le commerce, j’ai toujours bossé. La valeur de l’argent, mes parents me l’ont apprise. J’ai fais des stages quasi gratos à bosser comme une dingue pour faire mes preuves et apprendre. Sans compter.

Néanmoins, j’ai eu de la chance dans mon parcours. Sûrement plus que « la moyenne ». Et puis j’ai connu le chômage. La première fois, pour des raisons économiques. J’ai vécu sur mes carences, et hop, j’ai retrouvé du travail. Une deuxième fois par erreur de choix. Là encore, carence et hop, j’ai de nouveau retrouvé du travail avant de toucher les Assedic. J’ai toujours bien payé mes impôts. La troisième fois que je me suis retrouvée au chômage, cette fois plus longtemps, j’ai été contente de pouvoir bénéficier d’aide financière de Pôle Emploi.

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Rien de réjouissant parce que vivre avec 60% de son brut, je peux vous assurer que les fin de mois sont vraiment raides.

Alors quand j’ai retrouvé un travail pour lequel j’ai du faire de grosses concessions de salaire, je me suis accrochée. J’ai donné tout ce que je pouvais. J’ai ravalé mon honneur, mon orgueil, j’ai fait profil bas et je me suis accrochée à mon boulot. Je me suis défoncée. J’ai refait mes preuves. Comme une débutante. J’ai remonté la pente. Je me suis donnée les moyens de la remonter. Je ne sais que trop que même si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue tellement que ça serait idiot de le nier.

Alors à force d’efforts, j’ai pu regagner au fur et à mesure un niveau de salaire un peu meilleur. Oh bien sûr, je n’ai pas encore réussi à me réouvrir un PEL ou prendre une nouvelle Assurance Vie mais bon… j’ai de quoi payer mon loyer Parisien et mon quotidien. Rien de dingue. Je ne suis pas prête de m’acheter le dernier Balenciaga ou Longchamp ou de m’acheter une paire de Todd’s, même en soldes. Je reste une client de chez Camaïeu, H&M, Gap (en soldes) – A 38 ans, pas mariée, sans enfants, vivant à Paris, je peux toujours me brosser pour espérer être un jour propriétaire.

De toutes façons, pour être proprio faut pouvoir emprunter… et quand on a pas d’apport, ça semble franchement mal barré.

Oui mais quelle idée aussi d’habiter à Paris, quelle idée de pas être mariée avec deux gosses ? Mais oui franchement qu’est ce qui me prend ? Eh bien d’une part j’ai envie de dire que je n’ai pas forcément le choix et quand bien même je l’aurai, je me dis que j’ai encore le droit de pouvoir choisir la vie que je veux non ?

Mais voilà. Après avoir bien donné, et voté pour une meilleure justice sociale, ça me fait un peu mal au cul (oui j’écris le mot entier) de voir ce qu’on me demande de payer en impôts.

Ok c’est la crise. Ok. Je veux bien payer plus d’impôts si je gagne mieux ma vie. ça semble juste. Mais je voudrai être sûre que ce que je donne va bien aux bonnes personnes et pour les bonnes choses car voyez-vous, ça je n’en suis pas si sure.

Mon frère handicapé mental de 20 ans, il n’en voit pas des masses la couleur des impôts que je paie. Et il n’est pas le seul. Tellement loin d’être le seul. Payer le DOUBLE des impôts chaque mois l’an prochain + un réajustement 2x ce que j’avais prévu pour la fin de cette année, sans que mon frère et les plus fragiles comme lui en voient la couleur, ça me fait CHIER.

Me dire que moi, nana trentenaire bien tassée, qui bosse honnêtement, je paie pour des mecs qui peuvent se barrer à la retraite à 50 ans ou des Enarques / Haut fonctionnaires qui eux ne paient pas d’impôts (au passage), ça me fait CHIER.

Savoir que je paie un max d’impôts et que ça ne va même pas résoudre le problème de la crise ou des retraites, je me dis qu’il y a un truc qui cloche. Savoir que c’est finalement toujours la classe moyenne qui trinque le plus et qu’à ce rythme là elle va disparaître, je me dis qu’il va peut être être temps de se rebiffer nous aussi et d’arrêter d’accepter d’être pris pour des JAMBONS !

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En attendant, la petite augmentation pour laquelle j’ai durement travaillé, je ne vais pas en voir la couleur. Non seulement je ne vais pas en voir la couleur, mais en plus, mon niveau de vie baisse. Mon loyer augmente, mon quotidien augmente (alimentation, soins, transports, électricité), mais mon salaire lui n’a pas augmenté… Mes impôts, eux, oui.

Alors ok. Je veux bien comprendre qu’on est en temps de crise et qu’il n’y a pas le choix. Je veux bien m’estimer déjà heureuse d’avoir un travail, un toit, de quoi me nourrir, me chauffer, m’habiller… Mais,je travaille pour quoi en fait ? … Une question que je me pose souvent c’est : mais ça sert à quoi de vivre comme ça ? Il est où le plaisir là ? Quand est ce que je profite vraiment du fruit de mes efforts ? Je voudrai bien voyager, aller à New York, à Bali, en Australie même, dans un Gîte en Bretagne en WE (oui même ça) – mais je ne peux pas !

Même un WE à 300€ je ne peux pas. Je ne peux pas assurer un coup dur. Si j’avais un coup dur, je serai obligée d’emprunter. Pas emprunter pour devenir proprio et me lâcher chez Leroy Merlin, non. Emprunter pour affronter un coup dur.

Parfois je me dis : ma vieille. Tu veux des enfants mais avec quel fric tu paierais la nounou ou la crèche ?

Souvent je me dis : mais comment ils font les autres ?

Ils deviennent débrouillards, roublards, manipulateurs, ils apprennent à déjouer le système ? Certains apprennent à le faire et franchement, je comprends qu’ils le fassent.

Je ne m’apitoie pas sur mon sort. J’apprends juste à recadrer mes attentes, gérer ma vie autrement. Je deviens une décroissante malgré moi. Et puis comme je fait un régime, avec un peu de chance, mon budget bouffe va vraiment baisser puisque je mange moins…

L’autre jour j’ai lu un super article de l’économiste Thomas Piketty dans Télérama (allez c’est bon Télérama c’est pas que un journal de bobo parisien gauche catho caviar) –

Super intéressant. On y apprend et comprend plein de choses – lisez-le !

A la fin je me suis dit : mais c’est des mecs comme lui qu’il faudrait au gouvernement ! Des mecs qui savent de quoi ils parlent ! Pas des espèces de guignols pour lesquels on finit par voter sans conviction mais à défaut de mieux en se disant que ça peut pas être pire…

Des mecs qui comprennent l’économie, ses mécanismes, qui sont prêts à prendre des vraies décisions, des troisièmes voies.

http://www.telerama.fr/idees/comment-combattre-les-inegalites-les-reponses-de-l-economiste-thomas-piketty,101515.php

Une économie plus juste mais vraiment. Plus saine, plus équilibrée. L’égalité des chances en France, c’est globalement de la merde en barre. La justice sociale c’est quand même moins pire qu’ailleurs mais on n’a pas de quoi se vanter non plus. Mais la persistance de certains privilèges injustifiés, la corruption des uns, la soif de pouvoir des autres … Oui j’avoue, moi aussi je finis par dire : de toutes façons c’est tous des pourris… Je déteste quand je dis ça… j’ai l’impression d’être une beauf de base qui parle sans réfléchir…

Mais n’empêche que j’en ai assez. J’aimerai bien moi aussi « JOUIR » de la vie. Etre dans le plaisir intense… Bah oui, y a pas de raison que le plaisir et le bonheur ça soit toujours pour les mêmes !

J’en connais dans mes amis qui vont me dire : bah ouais t’as voulu voter Hollande, voilà le résultat ! Pfff… je crois que si on avait eu Sarkozy en président ça aurait même été PIRE. Mais je m’en fous de Hollande ou Sarko en fait.

Moi ce que je veux c’est comprendre déjà où va mon fric. J’ai aussi envie de comprendre si c’est vraiment la solution de payer plus d’impôts comme ça.

Je ne suis pas une grande économiste. J’ai envie de comprendre et une fois que j’aurai bien compris, si je comprends encore plus clairement qu’on me prend vraiment pour une conne, là je serai la première à descendre dans la rue. Et j’espère que toute la classe moyenne française descendra dans la rue… Parce que nous, on paie pour tout le monde… et ça, c’est loin d’être juste.

A bons entendeurs.

Et pour finir sur une touche d’humour … finalement ça ne vieillit pas :

Les filles bien dans leur peau (ou le challenge de s’assumer pour de vrai)

Aaaaaah les filles bien dans leur peau… Quand elles passent, tous trépassent.

Elles ont cette aura, cette lueur, cette aisance avec la vie, avec ce qui les entoure, une assurance affirmée.
Elles s’en foutent des autres. En tous cas c’est ce que l’on croit quand on les voit.

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Souvent, elles sont imparfaites. En tous cas aux yeux des stéréotypes de notre société.
Souvent, elles ne sont pas forcément taille mannequin, ni des reines de beauté. En tous cas selon les critères de notre société (oui oui, notre société est une société d’étiquettes même si on essaie désespérément de se la jouer tolérants… c’est juste en apparence…)

Mais elles sont là. Telles qu’elles, elles existent, elles s’aiment, elles en imposent, elles sont bien dans leur peau, elles s’assument, et du coup, on les trouve belles aussi.

Enfin moi je trouve. Moi je ne suis pas comme ça. J’adorerais l’être. Mais je ne le suis pas.

Moi je suis une complexée depuis mes 15 ans avec des minces périodes de répit. La faute à je sais pas quoi. Enfin si je sais. la faute à plein de choses trop longues à raconter et qui ne servent à rien de raconter. Avec le temps on se dit, OH ça va forcément passer. Passé 35 ans, sur la route des 40, on s’assume forcément, on n’est plus aussi victime des diktats de la mode et des critères sociaux comme à 25 ans… c’est vrai. Mais dire que ça disparaît, que nenni !

Depuis mes 15 ans, je me bats contre 15 kilos qui s’en vont et qui reviennent… qui sont un peu trop revenus ces dernières années et que j’ai de moins en moins l’énergie de faire partir… d’abord parce que le corps dit stop. Et puis le cerveau aussi. Manque de volonté ? Non. Peut être. En fait je ne sais pas. Le découragement est plus rapide. De la volonté j’en ai tellement eu, jusqu’à l’épuisement.

Alors je passe par des phases où je me dis: le jour où je m’assumerai, en fait, tout s’arrangera et tout partira… hmmm… euh… A ce rythme là, j’y serai encore à 60 ans ! Mon cher Nutritionniste diététicien endocrinologue très connu sur la place parisienne qui me connaît depuis 10 ans – et qui donc connaît un peu toute ma vie rock n roll m’assure que le jour où j’aurai un enfant, tout se rééquilibrera (que Dieu l’entende ainsi que Sainte Marie de la Wouine et mon satané X Fragile aussi, merci) – Il a sûrement raison.

Mais pour moi ça ne marche pas comme ça. Pour moi, je dois d’abord arriver à ce point d’équilibre, pour qu’ensuite tout s’enchaîne. Je sais que j’ai tort, mais rien n’y change. Je sais que je pourrai aussi m’assumer, m’aimer aussi comme je suis (ouais bon ça va c’est vrai je suis pas non plus un gros thon albacore !) – mais là c’est carrément au dessus de mes forces. M’aimer comme je suis? Non mais ça va pas la tête ? Nan. Je peux m’aimer, mais en mieux.

Pour plein de raisons, je sais que tout serait mieux sans ce poids dans ma vie. Ne vous en faites pas j’ai fait une psychothérapie. Le lien du poids avec les poids qu’on a dans sa vie, tout ça… j’ai fait le tour de la question. Mais en attendant, ça fait pas avancer mon schmilblik. Etre vraiment bien dans ma peau. M’assumer.

D’ailleurs, je réalise aussi que même avec 15 kilos de moins je serai dans l’embarras aussi. Oui parce que quand on me dit que je suis jolie ou que je mets une photo sur facebook réussie et qu’on me dit : ah wouaaah super la photo, sur le moment je suis flattée, évidemment. Mais ensuite j’ai juste envie de me planquer et de la retirer la photo qu’on en parle plus et qu’on me laisse tranquille, seule, loin des regards…

Un truc d’X Fragile? Peut être. Une difficulté à gérer le pouvoir de séduction ? Le regard des hommes ? Ouais je vous vois venir les psy avec vos grands sabots…

Peut être, peut être, sûrement. En attendant, concrètement, être vraiment bien dans sa peau, s’assumer pour de vrai, c’est pas si simple et évident pour plein de personnes. Même des garçons et pour beaucoup de filles, ça c’est sûr. Je le vois autour de moi.

Des discussions interminables, 100% répétitives, inlassablement, toutes les filles ont des soucis avec leur image, avec leur corps, avec leur apparence et ce qu’en pensent les autres…

Moi je suis qu’un exemple dans une multitude.

ça me fait bien marrer ces discours de tolérance, ces campagnes marketing spécial dodues tout ça… Bon. C’est quand même mieux que rien. Mais la vérité c’est qu’on est une société (en France et beaucoup à Paris) qui juge selon le poids qu’on fait et les fringues qu’on a. Et c’est d’ailleurs souvent déterminant pour la carrière professionnelle dans certains milieux… Alors clairement, on n’est pas aidé …

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Alors YAPLUKA FOKON !

Ouais. On va essayer. Et après, si ça marche toujours pas, on ira se faire voir chez les grecs.

Allez, à vous !

NB: photos trouvées sur Google Images (merci d’avance !)

Je ne suis pas une fille à talons … (mais j’essaie)

Je ne suis pas une fille à talons… j’essaie, mais rien à faire. Je ne suis pas une fille à talons.

Je suis la fille qui fantasme devant les vitrines de chaussures, qui craque, qui les achète, qui les mets 3 fois et qui ensuite en désespoir de cause les donne ou les vend sur leboncoin.

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J’adore les talons. A regarder. Je les adore sur des filles que je vois dans la rue. C’est féminin, c’est élégant, c’est séduisant, c’est sexy. ça plaît aux mecs.

Mais sur moi, ça ne marche pas. Je me sens endimanchée, pataude, lourde, totalement tarte.

Alors évidemment si j’étais plus svelte et élancée, plus légère, je me dis que je pourrai virevolter haut perchée sur des talons fins même aiguilles. Mais j’aime moins les talons aiguilles. J’aime pas les talons mastoques non plus. J’aime les talons qui donnent vraiment de l’allure. Toute sortes, sandales, escarpins, bottes …

Mais la vérité c’est que je crois que mon squelette, mes pieds de petit hobbit, mes orteils, n’aiment pas les talons. Il paraît que les Louboutin sont tellement confortables … mais je n’ai pas l’argent pour me payer des Louboutin. Et même lorsque j’étais dans une période svelte et élancée, les talons ne m’aimaient pas pour autant.

Alors j’essaie d’autres chaussures à talons. Et puis au bout d’une journée, j’ai tellement mal aux pieds que je rêve que d’une chose, c’est marcher pieds nus ou enfiler des bons godillots souples avec les pieds bien à plat !

Les ampoules, la cambrure des pieds qui n’adhère pas à la cambrure de la chaussure, les petites brides vicieuses qui te scient la peau, les lanières en tous genres qui recouvrent les orteils et les rendent douloureux, le pied qui glisse inexorablement provoquant des frottements de la voûte plantaire sur la semelle ou heurter l’orteil sur le dessus de la chaussure… Faut être une fille pour comprendre…

Des amies qui ne vivent que en talons, me disent que c’est une question d’habitude. C’est de ma faute. J’ai trop vécu en converses, en doc (ado les Dr. Martens), et autres chaussures souples, même en tongs et pieds-nus… alors je suis foutue.

Et puis un jour, j’ai découvert les sandales compensées, les semelles de liège, des versions presque orthopédiques de la chaussure à talons… Léger, sans risques… A priori.

Alors j’ai cédé. J’ai acheté cette belle paire de sandales, triomphante, persuadée que cette fois-ci, tout irait bien et que tout serait parfait et que moi aussi j’aurai de l’allure avec 10 cm de plus !

Déjà il y a des règles. Ne JAMAIS porter de talons les jours où il faut beaucoup marcher, voire courir et encore plus quand il fait chaud. Mais ça, je l’avais oublié. Evidemment, je me suis empressée d’enfiler mes sandales avec mes orteils passés au vernis, sauf que … j’étais en retard. Retard = courir, marcher vite, trottoirs instables = pieds sur échauffés en fin de journée, chevilles tordues, démarche pitoyable… Enfin je crois.

Je crois qu’il faut se faire une raison. Il y a les filles à talons, et il y a les autres. Moi je ne suis pas une fille à talons. Parfois j’essaie, je tiens le coup, parfois. Souvent pas.

Non, non, non. Je ne serai jamais la femelle fatale ultra sexy aux longues jambes interminables terminées par des armes de séduction massive.

Après tout on peut avoir du style, être fatale et avoir du sex appeal en étant à plat aussi ? Non ?