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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, fraîchement cinquantenaire, maman d'une pré ado, j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

A TOUS LES INTÉGRISTES & Co. : VOUS NOUS FAITES CHIER – Ne juge point et tu ne seras point jugé.

Je débarque un peu (par manque de temps) après les effusions autour des manifs anti tout : Anti Hollande, Anti IVG, anti Mariage Gay et j’en passe… On finit par avoir un bel amalgame indigeste où il est impossible de faire le tri.

On comprend juste que tout est bon pour râler et dénoncer une politique qui a pourtant été votée au suffrage universel (lisez l’excellent billet de Klaire fait Grrr a propos de Mme Bourges et sa grève de la faim à la con).

http://www.twitlonger.com/show/n_1s07jco

J’invite aussi tous ceux qui sont mécontents de vivre en France d’aller faire un tour à Bagdad ou en Centrafrique pour voir… et surtout aux femmes d’aller passer quelques mois au Yémen, en Arabie Saoudite ou en Iran. Allez faire un tour là bas, vous allez voir c’est cool. Ils respectent bien la tradition, eux.

Je suis née catholique avec une éducation catholique. Comprenez que je suis allée en école catholique avec les prières matin midi soir. Je suis allée au catéchisme et jusqu’à ma communion solennelle j’ai été une petite grenouille de bénitier. Pieuse à souhait. Limite je me baladais avec mon chapelet en plastique phosphorescent.

La vérité c’est que lorsque j’allais à l’église le dimanche, j’étais déjà horrifiée par l’hypocrisie qui y régnait. J’y voyais de mauvaises personnes, méchantes au quotidien mais qui se gargarisaient de paroles du Bon Dieu en allant prendre leur hostie qui collait au palais et en mettant des pièces dans le panier à quête. Déjà à 11 ans je vivais mal l’incohérence de certains. Je me souvenais toujours de ces paroles du curé : dieu n’aime pas les tièdes.

Il y avait cette phrase qui résonne encore : Ne Juge point et tu ne seras point jugé.

Et puis aussi je me souviens de paroles de tolérance… l’essence même de la chrétienneté. Ne pas juger et aimer son prochain. Voyez où je veux en venir ?

Et lorsque mon frère handicapé mental est né je me suis pris encore plus toute l’horreur du côté faux cul des pseudos croyants cathos prêcheurs de bonne parole.

Je me souviens d’une messe de noël où mon frère Hugo a été interdit de cortège pour la crèche avec les autres enfants. Je me souviens de réflexions faites à ma mère, des regards désapprobateurs dans cette petite église de Bazoches sur Guyonne.

J’ai mis des années à retourner à une messe de Noël tellement ma colère avait été grande. Je me sentais comme Anakin Skywalker prête à basculer du côté obscur tant ma colère était immense, tant ma révolte était inouïe.

Ma révolte a continué lorsqu’on emmenait mon frère dans un centre de rééducation à Versailles. Révoltée j’étais de voir des prospectus « Pro Life » / Anti Avortement où il fallait se réjouir d’avoir un enfant handicapé. La fierté d’avoir son trisomique; son autiste, son X Fragile ou autre. Le pied. On en redemande, allez, faites nous en une douzaine.

Quand l’enfant est là il est là. On l’aime, on ne se pose pas la question, on assume. Est-ce facile? Demandez aux familles d’enfants handicapés comme leur vie est lisse et facile. Demandez leur quand ils n’ont ni les moyens financiers, ni famille, et qu’en plus ils se battent avec les administrations si c’est le pied. Bien sûr que pour rien au monde ils voudraient que leur enfant ne soit pas là mais s’ils avaient su, s’ils avaient pu éviter ? Bien sûr qu’ils auraient évité. Et c’est un acte d’amour, de maturité, d’intelligence, de lucidité d’éviter quand on peut.

Et puis un jour, moi aussi j’ai du pratiquer une IVG. Je n’en suis pas fière. Ce n’était certainement pas un acte de confort. Je maudis et souhaite aux connards et aux connasses qui disent cela, de le vivre un jour, pour voir.

Il n’y a rien de moins anodin. On en chie. Moi j’en ai chié. Psychologiquement, physiquement. Je me disais que c’était la moindre des punitions. Vous imaginez, avec un passif ultra chrétien comme j’ai culpabilisé ? J’ai eu de la chance pourtant. Parce que je suis tombée sur des médecins formidables, parce que mon gynécologue était au top (et Dieu sait si c’est le genre plutôt « pro life ») mais j’étais heureuse d’avoir ce choix car cela m’a permis de vivre mieux. Sans compter que je suis porteuse de ce satané X Fragile.

D’ailleurs, peut être que je devrai de nouveau avorter un jour si je retombe enceinte car peut être que l’embryon sera touché et que non, je ne le garderai pas s’il l’est.

Les Anti IVG me donnent parfois envie de leur souhaiter des choses terribles pour les soumettre à leurs propres doctrines. Que leur fille se fasse violer, qu’elle tombe enceinte à 15 ans, sans amour et que toute sa vie bascule …. que feront-ils ? Ils lui diront de le garder?

On vit dans une société qui ne facilite déjà pas la vie des femmes. Combien de filles-mères galèrent et on veut encore rediscuter ce droit ?

Cette hyper violence pleine d’amalgames, cette râlerie anti tout, me désespère et ne me rends pas fière d’être française.

Comment peut-on en 2014 être encore si limité d’esprit ? Comment les gens peuvent-ils encore se laisser embrigader dans du populisme de base ?

Notre société est vraiment malade … J’espère que si besoin (et j’espère que nous n’en arriverons pas là) tous les républicains/ démocrates de tous bords sauront réagir ensemble pour stopper ces tsunamis de haine et de bêtise.

Les Anti-tout,  vous nous faites chier. Arrêtez de raconter des conneries aux gens, arrêtez de faire semblant d’avoir des solutions aux problèmes. Laissez les gens vivre leurs vies. On ne vous a rien demandé.

Et pour les autres, arrêtez de traîner sur les réseaux sociaux a vous laisser bourrer le mou par des conneries et lisez pour de vrai.

D’ailleurs, je vous conseille L’Oeuvre de Dieu la part du Diable de John Irving… ou la Bible tiens… certains cathos intégristes feraient bien de la réviser ils seraient étonnés…

L'oeuvre de dieu la part du diable

2013 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2.700 personnes. Ce blog a été vu 15  000 fois en 2013. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 6 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Mes Vœux et Résolutions 2014

Bonjour à tous et puisque j’ai été absente longtemps (manque de temps, d’entrain, d’inspiration, fatigue, travail, tout ça ….), je vous souhaite une TRES BONNE ANNEE 2014 !

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En tous cas, meilleure, bien meilleure que l’année écoulée. Car je ne sais pas pour vous, mais moi, 2013 ne restera pas dans les annales… je ne m’étendrai pas sur le sujet.

Alors les bonnes résolutions, on en a tous plus ou moins, tous, plus ou moins on y croit pas vraiment …

Mais n’empêche, une chose que j’intègre de plus en plus du haut de mon âge canonique de 38 ans (ouais bah vous verrez quand vous les aurez ou ceux qui sont plus âgés doivent comprendre ce que je veux dire) c’est que même si je ne peux pas toujours avoir la vie de mes rêves (la plupart du temps en fait), même si j’ai eu beaucoup de déceptions et de désillusions, même si je suis lucide sur l’injustice de la vie et son aspect sombre et même tragique, je reste convaincue que la vie vaut le coup et qu’à défaut de ne pouvoir tout changer, il faut toujours continuer à tendre vers son idéal et il faut agir là où on en a le pouvoir… et souvent c’est cette partie là qui est la plus difficile car elle implique une vraie responsabilisation, une vraie prise en mains, de la volonté, de la persévérance, du courage… et tous autant que nous sommes, nous savons que c’est toujours le plus dur de s’occuper de soi… enfin je crois.

En tant qu’éternelle insatisfaite et envieuse de la « belle vie » des autres, je me rends compte – enfin je le sais, disons je l’intègre en profondeur- que ma vie, même si elle n’est pas ma vie rêvée, n’est pas si pourrie que je le crois. Elle est différente et c’est à moi et à moi seule de l’aborder positivement.

Donc en résolutions que je m’applique à moi même (vous vous identifierez peut être) je vais en global :

– Tendre vers plus de sagesse.

– Apprendre à vivre le moment présent sans penser aux regrets d’un passé que je ne peux pas rattraper et sans flipper comme une bête d’un futur qui n’est pas encore là.

– M’efforcer de récupérer ma volonté et ma persévérance (non je ne peux pas perdre mes 10 kilos en 2 semaines, ce n’est pas possible !)

– Lire davantage et être moins sur les réseaux sociaux (un vrai challenge je sais, mais déjà je trouve que j’y suis beaucoup moins qu’avant)

– Voir plus mes amis et rire plus aussi

– Mettre des limites et ne pas me laisser envahir ou intoxiquer par certains et sans culpabilité.

– Me donner les moyens de faire évoluer ma vie positivement et affirmer mes désirs.

– Etre patiente (parce que certaines choses dans la vie demandent parfois plus de temps que prévu, même beaucoup plus de temps que prévu)

– Moins m’emballer et toujours rester humble (mais ça je sais faire… surtout pour l’humilité)

– Continuer mon combat pour la cause du handicap mental (je fais des pauses mais je n’ai pas dis mon dernier mot)

– Ecrire (un roman, un scénario, mais m’y remettre pour de vrai)

– M’estimer davantage même avec mes imperfections et avoir plus confiance en moi (et y croire)

– Aimer davantage, mieux les gens et surtout mes proches (on n’aime jamais assez).

– Toujours sourire (le positif amène le positif)

– Moins me plaindre et râler (challenge mais je crois que c’est important d’essayer)

– Dédramatiser les problèmes du quotidien (parce qu’il y en aura toujours)

– Remettre des jupes et des talons (mais ça sera quand j’aurai résolu la résolution plus haut faut pas déconner)

– Moins et mieux consommer (on continue, on continue même si c’est pas facile)

– Passer de vraies bonnes vacances (et économiser pour plus voyager ou trouver un travail qui remplisse cette fonction ;-))

– Etre plus régulière et disciplinée avec le sport (et en général)

Sagesse, patience, persévérance, volonté, altruisme, lucidité …. et avec tout ça, je vais bien réussir à être à l’aise avec le bonheur non ?

PS : et si vous n’avez pas vu la vie rêvée de Walter Mitty, courrez-y, ça traduit bien tout ça en fait 😉

STOP A TOUS LES HARCÈLEMENTS ET VIOLENCES SUR AUTRUI !

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Aujourd’hui c’était la journée de lutte contre le harcèlement scolaire…hier, la journée de la lutte contre la violence faite aux femmes…

C’est pas normal que ces phénomènes s’aggravent… ce n’est juste pas normal. Que se passe-t-il dans notre société ? En parler, ne pas juger les parcours des uns et des autres, ne pas avoir honte… mais c’est dur.

Pour ce qui concerne la violence et le harcèlement conjugal, je crois qu’il faut une grosse dose de courage pour oser arrêter la spirale infernale. J’écoutais ce témoignage de cette femme qui expliquait qu’elle aimait son mari et que malgré la violence, elle espérait que l’amour triompherait… c’est terrible… ça peut prendre du temps de se séparer d’un amour toxique… mais il ne faut pas attendre que ça détruise complètement…

En tous cas je ne veux pas faire ma féministe de base anti mecs mais je trouve que souvent, les hommes n’assument pas toujours super bien et ne sont pas toujours très courageux. Les femmes portent beaucoup et souvent, ces mecs particulièrement faibles et finalement complexés, déversent leurs faiblesses sur leurs compagnes… et c’est là qu’il faut savoir mettre des limites et ne pas s’oublier au nom de la relation et de l’amour. Tout est une histoire de limites. C’est pourquoi je pense qu’il faut être vigilant évidemment sur la violence physique mais sur la violence psychologique aussi.

Ce petit court métrage illustre bien ce que je veux dire – Les pervers narcissiques, les manipulateurs, ça se dresse, … ou surtout, ça se quitte et ça s’évite… c’est pas de l’amour ça…et j’avoue, ça me révolte…

Mais on ne choisit pas toujours, ça ne se voit pas toujours au début. Ce qui compte c’est de réagir et d’inverser la tendance. Il n’est jamais trop tard.

Il y a aussi la violence scolaire. Celle là me touche particulièrement. Je l’ai vécue personnellement. Mais ma jeune soeur encore plus que moi. J’admire ma petite sœur d’avoir tenu bon toutes ces années contre l’hyper violence, l’hyper cruauté qu’elle a subie.

Je me souviens lorsque nous sommes rentrées des Caraïbes ma sœur et moi. Des petites filles modèles mais totalement tropicalisées. Des petites extra terrestres débarquées dans un village bourgeois très rupin des Yvelines. D’emblée j’ai été cataloguée « la petite fille d’ailleurs ». La maîtresse de CM1 adorait mon exotisme et m’avait donné un livre à lire qui avait ce titre. Mais les enfants eux, s’en servaient pour se moquer de moi. Poussée dans la cour de récré, genoux écorchés, bonnet dans la cuvette des toilettes, claques, insultes insensées, j’avais des crises d’angoisse violentes et je croyais que j’allais tomber dans les pommes (je m’évanouissais beaucoup aux Caraïbes à cause de la chaleur équatoriale alors je pensais avoir les même symptômes à l’école en France, mais en fait c’était de l’angoisse) – la panique à la cantine dans les escaliers, les couloirs oppressants.

En CM2 je suis devenue un garçon manqué. C’était ma seule chance selon moi de m’en sortir. Et surtout, j’ai du apprendre à défendre ma petite soeur.

Arrivée au collège, j’ai connu le harcèlement (et je n’ai pas été la seule) par une sale gamine manipulatrice (coqueluche du collège) et pour m’intégrer je lui obéissais et j’avais même failli devenir harceleuse à mon tour pour ne pas me faire rejeter… mais très vite ça m’est devenu insupportable. Refaire ce qu’on m’avait fait m’étais viscéralement impossible. Alors je me suis rebiffée et ça s’est arrêté. Le harcèlement, la violence, sont alors redevenus dans des dosages classiques de ce qu’on peut subir au collège… Pour rien au monde j’aimerai retrouver cette période là. J’ai eu de la chance de repartir à l’étranger en milieu de parcours collégien et de me retrouver de nouveau dans un environnement protégé, bien élevé, respectueux de la différence…

Ma petite soeur elle, n’a pas eu autant de chance… Les enfants sont d’une cruauté sans nom entre eux. J’ai des souvenirs des sorties d’école le midi, ou à 16h quand j’allais la chercher à la sortie pour la protéger. Les poings serrés dans ma parka, prête à leur sauter tous à la gorge pour la défendre. Les bandes, les tous contre un. L’idiotie collective. La folie en bande organisée. Je n’ai jamais supporté cette méchanceté gratuite, ces effets de groupe odieux, la violence physique gratuite. Et pour le coup, mes parents ont tout essayé. Le privé catholique Versaillais rempli de caractériels friqués dont aucun établissement public ne voulait, aux classes de réinsertion à Trappes avec la violence qui va avec, ma soeur a dégusté. Racket, strangulation, insultes, harcèlement incessant qui la poussait à se cacher à l’heure du déjeuner (ça c’était pour la période Institut Dudouit Alleluiah Travaillons dans la Joie) et pour Trappes bah là c’était carrément le vol d’argent, les menaces de mort … Difficile de rester de marbre.

Alors forcément, quand on prend conscience de cette violence ça rend un peu méfiant sur la nature humaine, sur la société,….

Cette violence me terrorise pour mon frère handicapé mental. J’ai toujours peur qu’il soit victime de violence gratuite, de harcèlement… ça existe dans les faits divers les agressions d’handicapés…

Les films qui ont été fait par le gouvernement contre la violence scolaire sont très bien faits et devraient être montrés dans toutes les classes.

Moi ils m’arrachent des larmes et me donnent envie de ruer dans les brancards. ça me rendrait féroce. On ne peut pas ne pas réagir. Quand j’entends parler de ces enfants qui se suicident ça me bouleverse.

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Et puis l’autre violence et harcèlement que je condamne sont ce qu’on vit, tout simplement au travail. Une violence vicieuse, insidieuse, malsaine et destructrice.

Le documentaire de Jean-Robert Viallet (Prix Albert Londres) « La Mise à mort du travail » est très révélateur – Son interview ci-dessous est intéressante à écouter :

On a tous un rôle à jouer. Un rôle d’éducation, d’exemple pour lutter contre toutes ces formes de violence et de harcèlement.

La part de cerveau disponible …

Bonsoir les ondes !

Eh oui pour une fois depuis longtemps je passe une soirée chez moi, seule (avec Réglisse, carlin superstar) et je me dis que c’est cool j’ai du temps pour moi… Et donc du temps pour écrire (des conneries comme d’habitude ;-)) – j’en ai des billets en retard… je note dans le « Notes » de mon iPhone tous les titres de textes que je veux rédiger … un jour quand j’aurai des sous pour m’acheter un petit laptop que je pourrai me trimbaler partout avec je ferai peut être comme ces personnes célèbres de films américains… j’irai squatter au Starbucks de mon quartier pendant ma pause déjeuner et je laisserai aller mes doigts sur le clavier…

Sauf que moi je suis plutôt soit du matin ou du soir pour écrire… C’est con hein ?

Quoiqu’il en soit, ce soir, comme souvent ces derniers temps, je pars du travail les yeux rougis et larmoyants par l’écran d’ordinateur et des heures d’excel / powerpoint / veille / emails et autres activités travaillesques, le cerveau quelque peu ratatiné et je me dis à deux de tension dans le métro bondé : quand est-ce que je trouve du temps pour faire des choses valorisantes vraiment ? Lire par exemple. Lire des livres. Je parle de vrais livres. Des livres avec des phrases complexes, des idées riches, des centaines de pages. Ou alors, quand est ce que je retrouve le temps de faire du sport (le délire du sport au saut du lit ça va bien en été, au printemps, mais ça devient tout de suite plus dur en période automne / hiver) – et sortie du bureau, j’ai un peu d’autres choses à faire aussi… Et quand est-ce que j’apprendrai à coudre, à tricoter, à faire du patchwork ? Quand est-ce que je deviendrai une fille super manuelle capable de faire plein de trucs de mes 10 doigts (un ourlet de pantalon par exemple, mais genre super bien fait, commençons simple… – Quand est-ce que j’aurai le temps de prendre du temps pour moi ?

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Quand est-ce que j’arriverai à vivre sans 1001 frustrations ? Je n’ose même plus m’exprimer sur les frustrations des voyages hein… Honnêtement, à moins de gagner le double, à l’heure actuelle je ne vois pas comment je peux me payer un voyage … le combo New York / Chine/ Côte Ouest américaine reste un lointain fantasme…

Le temps qui passe, la quarantaine qui se rapproche inexorablement, les manques dans ma vie, les choses que je n’ai pas encore accompli … tout ça, le soir, dans la part de cerveau disponible qui me reste, se mélange, malheureusement ou heureusement, ça dépend des jours… Ces derniers temps un peu plus sombrement…

Ne pas envier la vie des autres, ne pas regarder l’herbe dans le jardin du voisin… Apprendre à se contenter. Se dire qu’on pourrait être dans une situation bien pire encore… Ouais c’est bon. Je sais. Mais ça n’apaise pas forcément ma part de cerveau disponible…

Je ne suis bonne qu’à jouer à Candy Crush (et Pet rescue Saga … c’est malin !) en regardant d’un oeil The Big Bang Theory (qui est une série très drôle il faut bien l’admettre).

The Big Bang Theory, Season Three

Exaltation, aventure, stimulation où êtes vous bordaaaayl ?

La vie est une leçon d’humilité. Je me dis que ça doit être génial d’être bouddhiste. Etre une Yoda en puissance. Mon rêve. Se détacher de tout ce qui nous asservit. Les conventions sociales, tout ça…. j’en suis loin encore… Un jour peut être. Et un jour peut être, du coup, ma part de cerveau disponible s’agrandira et je réussirai à trouver le temps de faire les choses plutôt que de les dire…

yoda22 (1)