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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, bientôt la cinquantaine (gloups), maman d'une petite fille de bientôt 10 ans (re gloups), j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

Qu’est-ce que tu prends pour les vacaaaaaaances?

Aloha !


Bientôt les vacances, bientôt le départ, bientôt le casse-tête pour moi pour que mon sac de vacances ne pèse pas trois tonnes… De toutes façons je n’ai pas le choix. 20kg max autorisés dans la soute de l’avion.

Oui je prends l’avion et je pars dans une île de la Méditerranée ! (je vous raconterai)

Je me réjouis d’avance! En bonne blonde de mon espèce, chaque année, j’ai un budget crèmes solaires assez important. Et chaque année j’ai une trousse de toilette maxi format.

En fait, je peux l’avouer, c’est bien ça qui pèse le plus lourd dans mon sac… bah oui mais c’est pas évident !

Alors cette année, j’essaie d’être efficace. J’essaie d’être efficace à la fois sur les produits en eux mêmes (genre je prends pas 40 trucs différents) et surtout, j’essaie de pas exploser mon budget… En même temps je fais une trousse pour deux ! Pour moi ET mon amoureux donc j’ai une excuse non ?

Je vous livre la première partie

Déjà la trousse. C’est une super trousse géniale qu’une de mes meilleures amies m’avait offert: une Cath Kidston (j’ADORE Cath Kidston) – avec plusieurs compartiments et un crochet pour l’accrocher :
Et dedans je mets quoi ?

La totale… chez moi la totale c’est beaucoup: les trucs pour le visage, pour les yeux (lentilles), la pharmacie de voyage (assez conséquente chez moi, vieilles habitudes familiales), les produits solaires / après solaires,  shampooings, douche, brosse à cheveux…si je peux un chouilla de maquillage mais a priori ça restera à part…

Cette année, j’ai décidé de baisser le budget trousse de toilette de vacances mais tout en essayant de ne pas sévir sur la qualité…

Côté solaires, pour le corps, Nivea fait très bien l’affaire. Au programme, de la 50 et de la 30. On n’ira pas en dessous.

Pour le visage, protection 30 de chez Bioderma version peaux « jeunes » … ça fait des années que je la prends, elle est pas chère, agréable, pas grasse, et super protectrice. Que demande le peuple?

Après soleil: j’ai prévu un vrai après soleil en cas d’excès. La nouvelle gamme peaux sensibles Mixa est vraiment bien donc on va tenter ce lait après soleil qui a une contenance honorable sans être « too much »

Sinon j’ose le baume pour le corps Monoprix à l’huile d’argan pour peaux sèches car après tout, ce qu’il faut c’est nourrir / hydrater la peau après une exposition… et puis c’est pratique et … pas cher… alors on verra bien mais je le sens bien.

Pour les cheveux on va voir… je tente la nouvelle marque de Carrefour « Kéra » version cheveux abimés … j’hésite encore à investir dans un après shampooing … je sens que je vais quand même le faire car j’ai les longueurs hyper sèches et vu que j’essaie de me laisser pousser les cheveux très longs; ça serait bien que je fasse un peu gaffe…

Et dans la série cheveux, je vais tenter l’huile protectrice en spray à la mangue KLORANE. J’avais déjà essayé cette gamme en shampooing, fluide sans rinçage, donc là on va essayer l’huile… je vous dirai si efficace ou pas !

Côté douche, je crois que je vais prendre le gel à tout faire. Soit mon bon vieux Saugella en pharmacie (packaging pratique et bonne contenance pour 2 pour 2 semaines), soit le Mixa Surgras peaux sensibles

Bon. Rien à faire. Ma trousse va encore peser 3 tonnes… A cela je vais rajouter le flacon de produits à lentilles (finalement plus simple que les dosettes de voyage en fait), donc ouais…ça va être dur d’avoir une trousse poids plume… J’aurai pu miser sur le savons dans son boitier mais je vois bien le coup du savon qui tombe dans la douche, qui se retrouve plein de grains de sables et ça je déteste… donc non…
Évidemment, je n’ai pas abordé la partie « visage » … ça sera peut être une 2ème partie…
Et vous comment ça se passe la trousse de toilette? Vous faites comment pour voyager « light » et avec tout ce qu’il faut? 

Maigrir sans régime, ce n’est pas une utopie…

Bonsoir les ondes !

J’ai hésité à écrire ce billet dans mon blog d’humeurs mais finalement je trouve que ça s’y prête un peu plus dans mon blog beauté que j’ai lamentablement laissé en plan… et pourtant j’en ai des choses à dire 🙂 …

Et ce soir, je crois que je suis assez mûre et assez « entraînée » pour affirmer que les régimes, quels qu’ils soient : c’est de la MERDE.

C’est de la merde pour des filles comme moi en tous cas. Pour des filles comme moi qui sans être obèses, sont bien en chair et font le yoyo depuis des années, et des années, et des années, et des années, jusqu’à épuisement…

Je crois que j’ai fais le tour. A 36 ans, je l’affirme, après avoir retenté le coup de l’hyper contrôle permissif et humain avec « Weight Watchers Online » pendant 4 mois pour la modique somme de 20€ / mois à raison de 2 kilos perdus, je dis cette fois: FUCK OFF les régimes.

J’ai commencé à l’âge de 14 ans mon premier régime. Un grand classique: zéro féculents, zéro lipides, viandes et poissons maigres, légumes vapeur, sport à gogo, accompagné d’Isoméride et autres coupe faim… oui oui… si vous voulez plus de détails vous pouvez lire ce billet dans mon blog d’humeurs :  – L’ENFER DES DODUES

Résultat des courses, je faisais 49 kilos pour 1.57m – je crois qu’on peut dire que j’étais surgoalée à l’époque… Et puis j’ai tout repris même plus. Et au fur et à mesure que j’ai joué au yoyo à coup de 10 à 13 kilos perdus par ruptures sentimentales (radical pour décoller), mon corps a morflé… grossir beaucoup, maigrir beaucoup, excès dans les deux sens, phases d’hyper contrôle, perte de contrôle, culpabilité, laisser aller, reprise en mains, volonté militaire, perte de volonté, abandon, et ça continue, encore et encore…c’est mauvais pour le corps, c’est destructeur pour la tête…

Et puis ce corps avec lequel on ne réussit pas à être en paix, ce schéma dans la tête que l’on a qui fait que l’on se persuade que notre réussite sociale, sentimentale, professionnelle dépend de notre tour de taille, de cuisse, d’absence de gras … le gras c’est mal, le gras c’est moche, le gras c’est pour les ratées… C’est ce que je pensais AVANT. C’est ce que j’ai décidé d’arrêter de penser, parce qu’à 36 ans, j’ai décidé de faire la paix avec moi même.

Donc je continue de croire et de penser que c’est dur d’être trop gros, mais je crois mordicus a présent que la perte de poids définitive, durable et saine, n’est SURTOUT PAS dans les REGIMES.

Parce que les régimes ça marche – moins en vieillissant faut s’y faire – mais immanquablement quand on fait des régimes quels qu’ils soient, on les refait, encore et encore et encore… donc forcément, c’est que quelque part ça ne fonctionne pas tant que ça… Et quand on réussit on crie victoire, pour basculer plus ou mois rapidement de nouveau dans l’échec.

J’ai vu des grands médecins. J’étais du genre à payer une blinde la consultation, faire tous les examens médicaux possibles et imaginables. Et puis ça a marché… et une fois que ça marchait bien, je laissais tomber parce que … je fatiguais.

Je suis une bonne vivante. J’aime bien manger des bonnes choses, j’aime le bon vin. J’aime le pain, le beurre, la charcuterie, le fromage, la convivialité qu’il y a autour de tout ça… Mon seul soucis c’est que mes émotions sont liées à mes pulsions alimentaires et j’ai tendance à l’excès. Evidemment, par dessus le marché je n’ai pas un métabolisme qui fait que je perds 1kilo en une nuit parce que je suis contrariée ou stressée. Non. Moi je suis celle qui prend 3 kilos en une semaine parce que je suis super stressée au boulot (par exemple). Alors forcément, je suis condamnée à ne jamais être goalée comme Bar Refaeli. C’est triste, mais je me suis fais à l’idée. De toutes façons côté taille j’étais foutue. Et puis même si j’ai voulu le renier pendant des années, mes kilos en trop me protègent aussi… c’est ma petite carapace à moi…

Alors au fur et à mesure, l’idée que je pouvais réussir à maigrir sans faire de régime a de plus en plus fait son chemin. Il a fallu que je m’y reprenne à plusieurs fois à vrai dire.

D’abord j’ai commencé à lire les ouvrages des Dr. Zermati et Apfeldorfer (je ne peux que trop vous les conseiller)

Et puis l’été dernier, tandis que j’étais au chômage, je me suis résolue à aller voir le Dr. Apfeldorfer. Très bien. Le seul soucis c’est qu’une thérapie uniquement orientée sur mon comportement alimentaire, en fait, ça ne me suffisais pas… Car je me suis aperçue que chez moi beaucoup de choses de mon vécu étaient entremêlées et que je devais obligatoirement avoir une approche beaucoup plus globale… alors j’ai arrêté… 

Et puis a force d’être matraquée par la publicité, a force de me sentir de nouveau faible, sans volonté et donc en échec, j’ai recommencé le combat avec Weight Watchers. Et tout à coup mes journées se sont focalisées autour du comptage de points. Alors oui on peut manger de tout, mais on compte. On compte des Pro Points. On doit bien faire le truc, rentrer tous ses aliments points à chaque repas, participer aux forums, rentrer son poids une fois la semaine, bref, on bascule de nouveau dans cette sensation de CONTROLE et quelque part, de CONTRAINTE. Et puis excusez moi mais même si je pense sincèrement que c’est de loin une excellente méthode pour plein de raisons, je pense qu’elle reste largement appropriée à des obésités sévères. A des gens qui ont BEAUCOUP de poids à perdre. En tous cas plus de 10 kilos. Et en plus ça culpabilise vachement des filles comme moi. On comprend pas pourquoi la fille qui a 40 kilos a perdre elle y arrive mieux que la fille qui veut seulement en perdre 10 …

D’ailleurs on voit bien dans les témoignages que celles qui témoignent et réussissent la plupart du temps sont des ex méga obèses. Tant mieux ! mais pour moi, ça ne collait pas. Et puis on sait bien… Les personnes qui sont là dedans y sont plus ou moins abonnées à vie… parce que tôt ou tard elles reprennent du poids et tôt ou tard elles y reviennent…

Et ça n’a pas loupé pour moi. Arrivé le 4ème mois de succès extrêmement mitigé j’ai décidé de voir les choses en face. Chez moi, le problème est ailleurs. Et tant que je ne prendrai pas le problème dans le bon sens et dans le bon ordre, forcément, je n’y arriverai jamais à me sentir bien dans ce corps qui est le mien.

Mon bien être, mon estime de moi même, ma confiance en moi ne dépendent pas de mon amaigrissement. Mon bien être, mon estime de moi même, ma confiance en moi et par conséquent mon AMAIGRISSEMENT sont dépendants du regard que j’ai sur moi même. De mon regard seul.

Alors ma méthode, ma solution est la mienne. Il n’y a pas UNE solution. Il y a la solution qui nous va bien. Et moi ma solution c’est de faire la paix avec moi même. C’est d’apprendre à m’aimer aussi avec mon ventre, mes cuisses que je trouve trop dodues, mes mollets que je trouve trop forts, mes bras que je trouve « bras de camionneuse »… Je ferai une super candidate pour « Belle toute nue » mais je suis bien trop pudique pour m’exposer… déjà que j’évoque le sujet dans mon blog…

Je ne serai JAMAIS MINCE. J’aspire juste à retrouver le poids pour lequel je suis génétiquement programmée. Mon poids de croisière. Mon poids réel et me sentir bien avec ça. Alors certes ça va aller moins vite que le régime DUKAN ou tout autre régime hyperprotéiné mais je crois que cette fois ci j’accepte l’idée de la lenteur. J’accepte l’idée que la nature peut AUSSI être bien faite et que lorsqu’on fait la paix avec soi même, tout rentre dans l’ordre, naturellement…

Sur ce, je vais me taper un cassoulet ! JE DECONNE AH AH AH AH :))) Oui… ne pas faire de régime ne signifie pas gros laisser aller orgie et pains au chocolat dans les poches comme Alceste dans le petit Nicolas. Il s’agit juste de manger à sa FAIM et ne pas manger par rapport à ses EMOTIONS… et là, j’ai encore des efforts à faire… mais ces efforts là, je veux bien les faire. Compter des points ou me gaver de radis, merci, mais non merci. J’ai donné.

AU NOM DE L’AMOUR QUE J’AI POUR MON FRERE DIFFERENT…

Ce WE c’était la fête de fin d’année de l’IME de mon frère. 
C’est quoi un IME ?
C’est un Institut Médico Educatif. On appelle cela aussi un Institut Médico Pédago Educatif … un endroit où les handicapés mentaux sont « scolarisés », de leur plus jeune âge, jusqu’à leurs 20 ans quand ils ne peuvent pas être admis en CLIS (classes d’adaptation en milieu ordinaire « normal »)
 
Mais vous savez, les IME il n’y en a pas beaucoup… les places sont chères. Les listes d’attente sont longues. Il faut du temps, beaucoup de temps aux familles, beaucoup de patience, beaucoup d’acharnement, beaucoup de répétitions des démarches, souvent des déménagements, parfois des expatriations en Belgique ou au Canada, parfois une obligation de basculer sur l’Internat, parce que voilà. Les places sont chères et les listes d’attente sont longues…
 
Après un démarrage chaotique pour mon frère, dont un passage en maternelle normale (3 matinées par semaine), un passage dans un IME pour lequel ma mère a eu de forts soupçons d’attouchements sexuels (sans jamais avoir pu prouver les choses formellement malheureusement, juste un comportement étrange de mon frère), une année entière de déscolarisation, enfin, O Miracle, vers l’âge de 7/8 ans, mon frère a mis les pieds dans l’IME dans lequel il est actuellement. Sa deuxième maison. Un endroit qu’il aime énormément et où il a tous ces amis.
Il a fallu se battre longtemps avec la DDASS / MDPH (Maison du Handicap), la CAF, pour que Hugo bénéficie d’une prise en charge de transport, il a fallu passer beaucoup de temps pour qu’il ait son allocation handicapé, sa carte d’invalidité pour les voitures etc. …
 
Il a fallu aussi que mes parents déménagent pour se rapprocher. Adieu jolie campagne, bonjour ville polluée et hostile.
 
C’est comme ça. Il faut le faire on le fait. Dans ma famille on a toujours été battants. Pas le choix de toutes façons. On ne le sait que trop que si on ne se bouge pas le cul, c’est pas les autres qui se le bougeront à notre place.
 
En tous cas, Hugo aura 20 ans l’an prochain. L’échéance est proche. L’échéance pour lui de son droit à rester dans son IME.
 
Le problème, c’est qu’Hugo est trop handicapé pour aller en CAT (Centre d’Aide au Travail)…. alors il faut trouver un « foyer de vie » occupationnel. Et puis aussi, Hugo vit encore à la maison, avec ses parents, ses frères et sœur. Et il est inenvisageable pour l’instant de l’envoyer en Internat. Donc il faut trouver un foyer de vie en externat. Comme pour son IME. Un système où son taxi viendra le chercher le matin pour l’emmener et le ramener le soir dans sa maison.
 
La maladie d’Hugo – Syndrome X Fragile – est très proche de l’autisme. Cela veut dire rituels, habitudes, routine… sécurité affective très importante… Hugo a BESOIN de sa famille. Et si un jour les choses devaient changer, si un jour Hugo devait finalement aller dans un Internat, ça serait seulement après une période d’adaptation et des certitudes sur le lieu en question et la possibilité pour Hugo d’être à 100% Heureux.
 
Mais où est ce que je veux en venir vous devez penser ?
 
J’y viens.
 
Fête de fin d’année de l’IME d’Hugo. Une institution. Cela fait une dizaine d’années que tous les ans, on est tous là. Spectacle, rencontre avec le personnel, danse, musique,… C’est très important pour Hugo. Depuis plusieurs années je m’investis, je cuisine des cakes, des gâteaux, des tartes… je prends des photos, je fais des petits films…
Chaque année j’ai la gorge serrée quand j’y suis. Chaque année je lutte pour ne pas m’écrouler en sanglots tellement émotionnellement c’est quand même très très intense. Chaque année je lutte pour contenir ma révolte, aussi…
 
Et cela empire. Cela empire parce que je vois depuis 2 ans que mon frère ne fait plus de spectacle. Il n’a pas envie – il paraît – sauf que moi, quand je suis avec mon frère, il a ENVIE et il SAIT faire.
 
Il sait faire des mouvements de gym pourvu qu’on le stimule de la bonne façon. Il sait couper des légumes, du fromage pourvu qu’on lui explique et qu’on l’accompagne avec amour et douceur. Il sait préparer son goûter et son petit déjeuner, pourvu qu’on SACHE le prendre. Mais dans son IME on dit juste qu’il ne veut pas.
 
Avant, il avait le conservatoire de musique. Avant, il avait de la danse. Avant, il avait de la cuisine. Maintenant, il n’a plus que l’atelier blanchisserie. Il plie des choses. Il paraît que ça se passe bien. Mais le reste du temps, je crois qu’il zone… Je n’entends plus parler d’orthophonie. Je n’entends plus parler de psychomotricité. Je n’entends plus parler d’équithérapie. ça c’était avant. Il est trop grand maintenant. Il est trop vieux. Il est foutu mon frère ? C’est ça ? Il n’est plus prioritaire?
Mon frère encourage les troupes. Il est en première ligne aux spectacles, applaudis avec force. Il attend aussi le moment où une fois le buffet de victuailles servi et que tout le monde se jettera dessus, il pourra ENFIN mettre son CD de Madonna et monter sur la scène pour danser lui aussi. Et je le filme, je prends des photos, des copains le rejoignent, et une fois rentrés on met tout sur l’ordinateur et il peut se revisionner les bons moments de la fête…ça c’est COOL.
Alors ça y est. La machine de sa sortie est en marche. L’assistante sociale de l’IME où il se trouve s’est empressée d’aller voir mon père samedi. Un peu revêche, sèche, presque brutale, pour insister sur le fait qu’il était TRES IMPORTANT qu’ils se voient en septembre pour parler du PROJET DE VIE de Hugo. Et donc de sa SORTIE de l’IME.
 
Mais comme on le sait, les places sont chères. Les listes d’attente sont longues. Les foyers de vie en externat, il y en a peu…. Et c’est là  où la bataille commence. L’assistante sociale se montre insistante… pas très humaine pour une assistante sociale. A D M I N I S T R A T I O N quand tu nous tiens…
 
Il faudra peut être envisager l’Internat. Et là je saute dans la conversation et je retrousse les babines. HORS DE QUESTION. Je remercie chaleureusement Perce Neige qui m’a parlé de l’Amendement CRETON. Je me suis empressée d’en parler à mon père. Cet amendement oblige l’IME a garder l’adulte si pas de solution adaptée trouvée. Alors je lui en ai parlé de l’amendement Creton à la pas très aimable Assistante Sociale. Je sens que ça ne lui a pas plu. Je sens aussi que notre fermeté la hérisse au plus au point. Elle rétorque: dans tous les cas il faudra un « projet de vie » … SANS BLAGUE ?! mais c’est QUOI un PROJET DE VIE pour quelqu’un comme mon frère précisément ? On tient compte de son BIEN ETRE, de son BONHEUR dans le PROJET DE VIE ??!
 
Bah ouais Madame. Mais que fait-elle assistante SOCIALE ? Le genre de contact qui glace. Le genre de contact qui angoisse sur l’avenir avant même que la sortie soit proche. Le genre de contact qui fait réaliser qu’après 10 ans de répit, mes parents vont devoir recommencer à ramer et se battre pour l’avenir de mon frère. Et comme je suis plus âgée à présent, je serai bien sûr solidaire dans ce combat. Je remuerai ciel et terre avec eux pour m’assurer que Hugo ait le DROIT a un avenir DIGNE, a une solution qui soit en adéquation avec ses BESOINS RÉELS, qui le RESPECTE, qui respecte notre famille, qui respecte sa maladie et toutes les spécificités de cette dernière.
 
L’aura de ces fêtes avait déjà disparu depuis quelques années… La direction a changé. On sent la rationalisation. On sent qu’il y a moins de budget… on voit qu’il y a PLUS d’enfants…et on ne voit que trop que le handicap mental est LOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN derrière dans les urgences « SANTE » des gouvernements qui se succèdent…. que voulez vous c’est la CRISE ? On peut pas sauver tout le monde? Marche ou crève n’est ce pas ?
 
Mais franchement, est ce qu’au nom de la crise, au nom du fait qu’ils sont handicapés mentaux il faut les dénigrer? Baisser les bras ? Les SACRIFIER?
 
Je ne vois pas pourquoi mon frère serait sacrifié. Je ne vois pas pourquoi il n’aurait pas droit à une vie qui soit un minimum choisie. Je ne vois pas pourquoi passé un certain âge il n’aurait plus droit à de la rééducation.
 
J’ai beaucoup de peine. Je suis très en colère aussi. Très révoltée. TRÈS… et j’aimerai bien avoir le pouvoir de faire réellement bouger les choses… j’aimerai bien que mon petit blog de rien du tout ne soit pas vain…
 
Il a au moins le bénéfice de me donner l’illusion de pouvoir alerter l’opinion public et dans une moindre mesure me libérer de ce qui m’oppresse…
 
La vie c’est quand même pas seulement fait pour se battre tout le temps non plus… si ?

L’AVENIR DES HANDICAPES MENTAUX… LE CHANGEMENT, C’EST MAINTENANT AUSSI ?

Bonsoir !

j’espère que vous allez bien?

ça fait longtemps que je n’ai pas abordé le sujet… enfin par rapport à ma moyenne habituelle. je crois que lorsqu’un de mes (ex) « ami facebook » a osé me sortir que je « saoulais » avec mes histoires d’handicap mental et X Fragile ça m’a un peu calmée…

Blessée évidemment… pas moi directement mais ça m’a refoutu dans la tronche à quel point les handicapés mentaux c’est un peu le cadet des soucis des gens, de la société, des politiciens…

Aujourd’hui, enfin en fin de journée, j’ai été soudainement rappelée à une réalité incontournable. Mon frère Hugo, X Fragile comme vous le savez (enfin pour ceux qui me suivent, sinon n’hésitez pas à scroller mon blog pour connaître l’histoire, découvrir ce qu’est l’XFragile etc. …) a eu 19 ans. L’an prochain sera sa dernière année en IME.


Plus de 10 années de sa vie se sont écoulées dans cet IME. Sa deuxième maison. Mes parents ont déménagé de la campagne huppée des Yvelines pour se rapprocher de son IME de St. Germain en Laye.  Tous les matins son taxi vient le chercher. Un minibus rempli d’handicapés mentaux et le soir, le mini bus le ramène. Il y passe ses journées. Oh ce n’est pas dingue. Faut pas rêver. Hugo n’a jamais pu bénéficier de toute la rééducation dont il avait besoin. Surtout les 4 dernières années… Changement de direction, coupures budgétaires, manque de moyens et de personnel, encore et toujours.

Hugo est abonné à l’atelier « pliage de linge » … ça il sait plier des T Shirts … Le reste, il paraît qu’il ne veut pas faire… Moi je crois surtout qu’ils ne le forcent pas trop et que juste ils ne peuvent pas le gérer… Ils n’ont pas les moyens. Mais en attendant, Hugo adore son école. C’est sa 2ème maison. Il a ses éducatrices, ses copains… On les voit peu à peu quitter l’IME … on ne sait pas où ils vont, ce qu’ils deviennent. Pour certains, coup de bol il y a les C.A.T. (Centres d’Aide au Travail). Pour Hugo les choses sont claires. Il est trop atteint pour aller en CAT. 

Et à 21 ans, Bye Bye l’IME. La question qui commence à se poser réellement c’est : IL VA OU HUGO APRES ?



Lui qui dit tout le temps inlassablement : On va où ? Comme dans le livre de Jean Louis Fournier: On va où papa ? On va droit dans le mur, on part au Canada on va se faire dévorer par des ours, on va prendre l’autoroute à contre sens …

Déjà pour lui ça va être compliqué de comprendre le jour où ça arrivera qu’il ne pourra plus aller dans sa 2ème maison. Lui expliquer ça… tu ne peux plus Hugo parce que tu es trop vieux ! C’est quoi vieux ?

Moi qui suis sa grande soeur je pense souvent (enfin j’essaie pas trop parce que ça me submerge de chagrin et d’angoisse) mais je me demande toujours comment je ferai le jour où mes parents ne seront plus là et comment lui expliquer ? Comment faire pour qu’il ne souffre pas de leur absence ? Je ne préfère pas y penser pour le moment …

Alors vous voyez, ce que j’aimerai au moins, la certitude que j’aimerai avoir, c’est que pour Hugo il y aura un endroit où il pourra passer ses journées,  être heureux, puis rentrer à la maison le soir… et peut être plus tard, vivre de façon permanente quand ça sera le moment…

Il y a l’association Perce Neige qui mène une action formidable depuis des années de prise en charge et d’hébergement des adultes handicapés mentaux. c’est rassurant de savoir qu’il y a cet endroit… mais il n’y en a pas forcément assez, partout, et tout le monde n’a pas forcément les moyens financiers car forcément le facteur financier rentre en compte…


Alors voilà. J’aimerai que les pouvoirs publics même si c’est la crise, même s’il n’y a plus d’argent nulle part, prennent quand même des mesures réelles et significatives pour cette partie de la population qui a le droit d’exister dignement également… j’aimerai qu’il y ait une prise de conscience collective que cette partie de la population ne doit pas être laissée au bord de la route et sacrifiée… Ils vivent déjà l’injustice de leur différence, l’injustice de ne pas pouvoir être et vivre comme tout le monde… Ils n’ont pas nos moyens de défense, ils ne peuvent que compter sur nous leurs familles.

Ne les oubliez pas… et n’oubliez pas leurs familles… 

MOI J’AIME PLUS LA FETE DE LA MUSIQUE (MAIS J’ADORE LA MUSIQUE)

Bonsoir les ondes !

J’aime plus trop la fête de la musique. Je sais ça casse l’ambiance.



Quand j’avais 20 ans j’étais la fille avec sa bande de copains qui se ruait à République (à Paris) pour voir Manu Chao jouer Clandestino… j’étais la fille qui s’extasiait devant le groupe de musicos du dimanche à St. Germain des Près, la bande de potes avec leur gratte sèche qui essayaient de reprendre Ben Harper (en vachement moins bien) ou la bande qui essayait de se la jouer remake des Pixies ou Rolling Stones et je kiffais.





Et puis plus tard, beaucoup plus tard, j’ai commencé à fatiguer… j’ai commencé à trouver un peu moins kiffant de sillonner les rues pleines de bières, de cigarettes aux herbes, à me frotter à la multitude de gens pour me frayer un passage et à me faire marcher sur les pieds par des grosses godasses poisseuses…

j’ai commencé à être un peu saoulée des éternels babas en dreadlocks/djembé qui jouent du Bob Marley (moi j’ai grandi sur Bob Marley au pays des Rastas, mais aussi sur Randy Newman, Bob Dylan, Eagles, Fleetwood Mac, Crosby Stills Nash & Young et j’en passe…)… Le côté Tryo c’est sympa mais au bout d’un moment, 15 ans plus tard, on y arrive plus… ou moins…


Quant au trip électro DJ c’est moi le pote de Bob Sinclar, please…arrêtons le massacre (c’est Bob Sinclar le meilleur… à ses débuts en tous cas… album Paradise, Champs elysées, Africanism …) …



Je sais j’ai carrément l’air rabat joie vieille avant l’heure chieuse de service, je sais. Désolée. Mais pourtant c’est la vérité. J’adore la musique. Je ne pourrai pas vivre sans. J’ai fais 16 ans de piano que j’ai lâchement abandonné, par pure fainéantise… je crois avoir une assez bonne culture musicale, ultra variée… je sais aussi bien écouter Rihanna que Mozart, que Fleetwood Mac, les Pogues, Razorlight, Jack Johnson, Thomas Newman, que Amy Winehouse en passant meme par Bob Sinclar justement et 2Many DJs …bref, je m’y connais en musique, je pense être super ouverte en la matière, mais justement, ce que j’aime c’est la MUSIQUE… et j’aime moins, le bruit.

Et le problème souvent avec la fête de la musique, c’est qu’il y a surtout du bruit… c’est qu’il y a plus de musiciens du dimanche voir d’un dimanche sur deux, que des vrais musiciens…

Tous les soirs métro Concorde il y a deux musiciens interprètes. Couloir entre la ligne 1 et la ligne 8… Ces mecs là sont extraordinaires… Entre les reprises démentes de George Brassens ou Dust in the Wind pour l’autre, je reste scotchée et je me dis : mais merde, ces mecs là devraient pas être dans le métro, ces mecs là on devrait les entendre davantage ! (j’ai pas encore osé les filmer)

Ce soir en arrivant chez moi il y avait un DJ dans le restau à côté… ça avait l’air sympa mais bon… Fort quoi. Je rentre chez moi je l’entends encore. De l’autre côté de la rue j’entends un mec qui joue du bontempi… enfin ça doit être un truc du genre… la Cucaracha un truc ringard comme ça…Bonjour le mix. Je pense que cette nuit c’est boules quies obligatoires si je veux espérer avoir une nuit à peu près correcte.

Alors entendons nous bien… La musique j’ADORE. L’idée de concerts de rue je trouve ça plutôt chouette dans l’absolu… mais je sais pas… je trouve ça plus chiant qu’avant… c’est peut être moi qui suis devenue chiante aussi c’est possible… mais ça ne me fais pas rêver. Et puis je crois que j’aime de moins en moins le côté « forcé » des fêtes. 

En tous cas, puisque c’est la fête de la musique je dédie tout de même ce jour à des artistes (extraits d’artistes) que j’aime et que je vous fais partager, découvrir et vive la (bonne) musique !

ça c’était Beirut… et j’étais dans la rue ce jour là où ils ont joué ! ça m’a fait super plaisir de retrouver ça et c’était même pas la fête de la musique… c’était comme ça, spontané et super chouette :



j’ai varié les plaisirs … mais je ne peux pas mettre toute ma discothèque sur mon blog hein… ce sont juste des petits extraits 🙂