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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, fraîchement cinquantenaire, maman d'une pré ado, j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

Du rêve à la réalité, la beauty wish list de l’automne…

Retour à la réalité, les vacances sont bel et bien terminées, la rentrée est passée, c’est aujourd’hui officiellement l’automne, la peau nue dorée s’efface, les cernes refont surface, … euh… je vais m’arrêter là sinon ma wishlist va se limiter à une boîte de prozac (joke ;))

en plus, moi j’aime bien l’automne… les premiers frimas, les feuilles rouges orangées qui craquent, l’odeur de la terre humide, …

Quoiqu’il en soit, j’ai fais la liste de tout ce dont j’avais envie et ce que j’ai aussi essayé pour tenter de ne pas faire définitivement mourir mon compte en banque car ça c’est un détail qui a toute son importance…

Dans la série parfums, pour l’instant j’en reste à une rêverie car j’en ai encore plein à finir : Angel, La Martina, Coco Mademoiselle, Vanille-Patchouli de Molinard, on ne peut pas vraiment dire que je manque de parfums…

Mais tout de même, Coco NOIR de Chanel me séduit… je l’ai senti en échantillon… je l’imagine bien en odeur subtile dans un col roulé en cachemire (autre fantasme) … et aussi Shalimar, parfum initial … souvent le froid réveille chez moi l’envie de ces parfums très femme, ces parfums de peau… j’adore sentir dans les couloirs du métro les effluves d’Aromatics Elixir de Clinique ou For Her de Narcisco Rodriguez… Une autre époque je me laissais ensorceler par les traces de 24 Faubourg, d’Hermes…

Moi et les parfums… une grande histoire d’amour…

J’ai beaucoup aimé La Petite Robe Noire aussi… mais peut être que je m’en lasserai plus vite… Il n’y a pas les même réminiscences surement liées à l’enfance avec Coco et Shalimar..


Ensuite, indispensables, les crèmes hydratantes visage, de jour, de nuit, il n’y aurait que moi je me lacherai chez Clinique, Clarins, Liérac, Lancôme, etc. mais voilà, pour une fois, j’ai tenté la crème visage de supermarché. Si si. Je me lance. Pour l’instant pas de boutons à l’horizon, mais je ne suis pas super fan. Je vais finir le pot mais dans le même genre je préfère largement IDEALIA de Vichy… Un peu plus cher, certes. Je me dis que la prochaine fois ça sera La Roche Posay ou Nuxe. En tous cas, elle remplit sa mission cette crème Q10 Light de Nivéa. Juste je me demande si elle n’a pas un côté exfoliant trop prononcé car parfois ça pose un petit souci de desquamation quand je me maquille (si si je vous promet !) – en tous cas pour Septembre / Octobre, ça passera.

Pour la nuit, je finis un gros pot de WRAP D’EAU – BAUME HYDRATANT QIRINESS … Super texture, super odeur… Bon. Je déconseille avec un amoureux… ou alors en fine couche … sinon ça fait un peu peau « humectée » qui brille et qui colle 🙂 Mais au réveil, wouaaaaaaah 🙂 – En cure plutôt qu’en continu. Pour l’après vacances au soleil c’est top. Ou par périodes de grands froid

Sinon je vais essayer la crème de nuit l’Oréal Repulpeur Collagène… Mais ouais passé 35 ans les bas-joues guettent, la peau qui pendouille tout çaaaaa…. Les traits marqués par la fatigue… j’avais même fais un test « type de peau et quelle crème qui va bien » sur leur site… Et on m’a suggéré cette crème alors je l’essaierai, voilà. Je vous dirai ce que j’en pense. Avant je finis le Wrap d’Eau.

Ensuite vient l’anti cernes… Alors là, si un jour j’en trouve un miracle, je vous le dirai. J’ai entendu dire que la crème anti hémorroides était top mais honnêtement j’ai peur d »essayer…

Cet été j’ai testé le BAUME RICHE All About Eyes de CLINIQUE. Génial. Juste génial… mais cher… Cher pour mon compte en banque du moment, mais bon… wish list, je le garde en tête

A la place je me suis rabattue sur le baume ELUAGE d’AVENE. Pas mal. j’en mets tous les soirs… Je ne sais pas si c’est franchement efficace soyons honnête. Mais au moins j’hydrate… A défaut d’avoir un effet de transformation évidente de mes yeux fatigués. Je crois que je n’ai d’autre choix que de dormir davantage et j’aurai moins de problèmes d’yeux fatigués…
Là où il y a une évolution par rapport à l’été c’est le teint… je garde les BB Crème pour le WE et les jours Speed… je finis mes Garnier et Clinique pour l’hiver j’aime bien un petit fond de teint… mais un super nude effect … alors évidemment, étant déjà fan du Touche Eclat d’YSL (qui a des imitations Sephora très bien), je me suis fais plaisir. Enfin raisonnablement, grâce à une offre spéciale sur www.feelunique.com – chouette site beauté découvert grâce à la blogosphère beauté –  le TEINT ECLAT d’YSL. Je dois aller récupérer le paquet à la poste … Hâte de l’essayer pour voir… Toujours en plus une poudre translucide pour matifier. Là, j’essaie la CLARINS.

Evidemment, je pourrai vous lister mes désirs de crèmes pour le corps, de mascara, de rouge à lèvres, mais chaque chose en son temps… 🙂

Et vous l’arrivée de l’automne, ça se passe comment ?

PS : photos trouvées via Google Images

SUIS-JE EN TRAIN DE DEVENIR UNE NOUVELLE PAUVRE ?

Hello Hello !

J’avais bien envie de faire un billet sur le fanatisme religieux suite à la caricature de Charlie Hebdo et en fait ma propre réalité m’a rattrapée et j’ai envie de partager avec vous ce constat car mon petit doigt me dit que je ne suis pas seule dans ce cas…

Fin de mois proche, j’ai profité de mon Sacro Saint RTT mensuel pour faire des choses que je fais habituellement le samedi, question d’avoir mon samedi totalement en roue libre… Je suis donc allée faire mes courses de bouffe au supermarché du coin de mon quartier bourgeois parisien…


Evidemment j’ai un budget. Pas le choix. Je n’achète pas de superflu. Que des légumes de saison, pas de viande rouge. Des mois que je me traîne un vieux découvert… j’aurai pu ne pas partir en vacances. J’aurai pu ne pas m’acheter une paire de baskets, j’aurai pu ne pas, plein de choses… j’aurai pu ne pas faire de cadeaux d’anniversaires, j’aurai pu ne pas… mais MERDE. J’ai quand même fais. Mais voilà… le prix à payer c’est ce vieux découvert que je mets du temps à recouvrir.

Je fais mes courses (rationnalisées les courses), j’arrive à la caisse, je dégaine ma CB – Gold – en sachant très bien que sûrement il allait arriver ce qui est arrivé : Carte refusée.

Seuil maximal d’autorisation de découvert atteint. Je m’en doutais. J’avais fais un virement ce matin de mes deux comptes sur lesquels jadis j’avais une épargne d’enfer. J’avais même une assurance vie et un PEL. Je n’en ai plus.

J’ai donc fais un chèque, un peu honteuse et je suis repartie avec les boules en me disant: PUTAIN. J’ai 37 ans, je suis seule, je n’ai même pas d’enfants et je galère presque comme à l’époque de mes 24/25 ans. En fait c’est faux. Avant, c’était pire. Avant, j’étais au delà des 32% d’endettement.

Avant, le 8 du mois j’étais déjà à découvert avec des sms de ma banque qui me harcelaient. Avant, il pouvait arriver que je n’ai d’autre choix que d’appeler mon père au secours par peur d’être interdit bancaire.

Je ne suis pas pauvre. Je ne suis pas fille de pauvres, mais je ne suis pas fille de riches. Loin de là. J’ai été un peu riche. Parce que mon père, fils de pauvres a bossé sa pleine peau. Il s’est tout payé de A à Z. Quelqu’un de courageux mon papa. Jamais de vacances pendant sa jeunesse. Il s’est payé sa prépa, il a fait une grande école de commerce, il a gravit les échelons, il a bossé. Il sait ce que ça veut dire.

Maman, aussi. Moi j’ai été élevée avec le sens du travail, le sens du mérite. ça n’empêche que j’ai grandi dans une certaine richesse. Enfant expatriée, j’ai connu les grandes et belles maisons, le personnel de maison, les belles choses. On a élevé en moi le sens du beau, du bon.

Comme dit ma grand mère aristocrate, c’est plus facile de monter l’échelle sociale que de la redescendre. Elle en sait quelque chose, elle qui a fait un mariage d’amour et sûrement souffert une partie de sa vie de ce déclassement social.


Moi aussi je suis une déclassée. Mes parents sont des déclassés. La vie fait que nous ne pouvons appartenir à aucun groupe. On est ni prolos, ni BCBG, ni nouveaux riches, ni RIEN. On est une espèce de magma inclassable. La solution de facilité serait de nous catégoriser comme Bobos mais en même temps on n’est pas assez lisses pour ça…

Enfin bref. Aussi loin que je me souvienne, depuis que je gagne ma vie je n’ai JAMAIS été dans l’aisance financière. J’ai fais un prêt étudiant pour mes études supérieures et à peine diplômée, au lieu de rester chez mes parents pour économiser, je me suis barrée dans les Alpes pour bosser dans le snowboard parce que c’était ça le job de mes rêves à l’époque. J’ai connu la précarité d’un salaire smicard, d’une piaule dans un foyer de jeunes travailleurs où le 3/4 étaient des délinquants paumés.

Et puis je suis partie à Londres et revenue chez mes parents mais la volonté d’indépendance avait fait son chemin. A moi les crédits à la consommation, à mon employeur pour payer les frais d’agence, IKEA, Conforama et yallah ! A moi mon appart. Seulement voilà. Il fallait rembourser le prêt étudiant, l’employeur, IKEA et Conforama et économiser les premiers impôts que j’avais oublié… Donc il a fallu emprunter à mon meilleur ami que j’ai remboursé 5 longues années plus tard…

C’est comme ça, j’assume à peu près. Et puis j’ai toujours été de nature généreuse à tendance cigale. Une fois qu’on prend l’habitude de vivre à découvert on dédramatise vachement…

A 30 ans j’ai ENFIN grâce à une rupture sentimentale qui m’a obligée à retourner vivre chez mes parents, pu rembourser TOUTES mes dettes et c’était un sentiment nouveau pour moi de pouvoir à la fois finir dans le vert à chaque fin de mois mais pouvoir pour la première fois de ma vie: EPARGNER !!! Mettre de côté de partout. Sentiment de sécurité extrême. Et bien sûr faire plaisir. Se faire plaisir  à soi – entendons nous bien je n’ai jamais psychologiquement réussi à m’acheter des fringues et accessoires hors de prix – mais ne pas compter et savoir que malgré tout on reste dans le vert.

J’ai eu un travail bien payé avec plein d’avantages sociaux… La vie m’a souri entre 30 et …35 ans en gros….

Et puis BIM le chômage. J’avais repris mon autonomie, un appart parisien, … et au fur et à mesure mes économies se sont réduites à peau de chagrin. Adieu assurance vie, adieu PEL … j’aurai pu me mettre dans l’extrême privation, j’aurai pu ne pas partir en vacances, j’aurai pu me contenter de consommer le strict minimum. C’est d’ailleurs ce que j’ai globalement fait pendant mes 7 mois de chômage.

Je me suis mise aux annonces sur Leboncoin.fr, eBay, j’ai vendu plein de choses. Car oui je l’admets, j’ai trop consommé. Trop de sacs, trop de chaussures, trop de fringues jamais mises. je dois bien assumer d’avoir été irresponsable avec mon argent… Mais entendons nous bien, je ne me suis jamais lâchée comme une grande inconsciente. J’ai juste essayé de vivre un peu normalement et de continuer de pouvoir partir 1x/an en vacances avec mon chéri, offrir des cadeaux d’anniversaire et noël à ma grande famille, …


Une partie de moi ne veut pas subir l’appauvrissement. Mais c’est un fait. Je suis redevenue plus pauvre qu’avant. Je gagne moins d’argent qu’avant. J’ai moins d’avantages. La vie coûte plus cher aussi. Et c’est toujours plus dur de retrouver un état de compte en banque honorable après des mois de découvert…

Je paie moins d’impôts. C’est le signe que je me suis appauvrie. Ce qui est difficile c’est d’évoluer dans un environnement riche. J’ai toujours été de toutes façons entourée par plus riches que moi. La faute aux études, la faute à la vie. J’ai toujours été entourée de gens très riches enfant dans la campagne Yvelinoise huppée où nous avions atterri en rentrant des caraïbes, et les études supérieures font qu’on côtoie des gens d’un milieu forcément plus aisé qu’ailleurs…

Alors évidemment en étant à Paris, en bossant dans les RP et fut un temps dans le luxe, alors là j’en ai pris plein la tronche. Je n’en ai jamais forcément souffert parce que le luxe pour moi ce n’est pas se payer un sac Balenciaga à 2000€ et passer son temps dans des restaus branchouilles à 60€ min. par tête. Le luxe pour moi n’est pas non plus forcément aller en vacances dans des hôtels de luxe…

Par contre, le luxe de ne pas avoir à se soucier de sa fin de mois, la possibilité de décider de partir quelque part en vacances, de pouvoir s’offrir un bel objet sur un coup de tête juste parce qu’on en a envie, oui ça, ça me manque de ne pas pouvoir évoluer avec cette sécurité là.

C’est difficile d’admettre qu’on vit moins bien à 37 ans qu’à 32 … pas moins bien dans ma tête et dans ma vie, mais moins bien car financièrement moins confortable. Je n’ai pas de biens. J’ai des meubles IKEA, j’ai une vieille télé qui date de l’an 2000, je n’ai pas de belles pièces en vêtements ou en sacs. Je n’ai pas de grande marque, je n’ai pas de bague Chaumet ou Mauboussin … je pense que si on me cambriolait il n’y aurait pas grand chose à en retirer…

A mon âge, mes parents étaient déjà propriétaires, avaient des beaux meubles d’antiquaires, … Moi je m’assume c’est déjà ça. Mais je m’assume de façon un peu bancale quand même. 

Souvent j’engueule ma plus jeune soeur qui fantasme sur l’argent facile, gagner au loto, et j’en passe. Je l’engueule et je lui dis qu’elle doit arrêter de planer. Mais au fond moi aussi je pense à des solutions miracles. Je me dis que je dois reprendre l’écriture, me démerder pour faire publier mes manuscrits qui traînent, je me dis que si je n’ai pas d’augmentation significative à la fin de l’année je prendrai un statut d’auto entrepreneur pour gagner plus.


Je me demande comment font les gens vraiment pauvres, surtout à Paris. Je vois des collègues moins payés que moi, plus jeunes aussi. Pas un ne déjeune à l’extérieur. Tout le monde s’amène sa bouffe. Côté fringues, on voit bien que H&M est fournisseur officiel, que les quartiers chinois pour les chaussures sont reconnus et que pour la bouffe c’est franprix plutôt que Monop. Et quand je regarde les infos, je me dis que je dois faire profil bas et ne pas me plaindre. Je ne me plains pas. 

Mais je constate que je suis de cette génération qui vit moins bien que ses parents. Je constate que je suis de cette catégorie qui ne peut pas partir en WE même avec Easyjet parce que soudain j’ai envie et que je peux. Je constate que je dois regarder les prix quand je vais faire mes courses. Je constate que ma seule porte de sortie pour le moment c’est de MOINS consommer. Pas moins bien, mais MOINS. Mieux.

Sûrement ça a du bon car ça m’oblige à être plus mature. Sûrement ça éduque mon côté cigale et dans le déni de l’argent…. mais ça m’angoisse aussi.

On vit dans une société qui culpabilise les pauvres, qui aiguise les frustrations, qui rend le désir de consommer insupportable, donc il faut l’assouvir, mais sûrement, la vérité de la vie est ailleurs…car vivre bien, ce n’est pas nécessairement s’acheter plein de choses ou voyager super loin pour prouver au monde qu’on fait des choses trop cools… par contre, ne plus raisonner comme ça veut dire qu’on accepte d’aller à contre courant, que quelque part on se coupe d’une certaine vie sociale…

Mais je crois que ça me va… c’est peut être ça aussi vieillir… Se dire que ce n’est pas ça le plus important…Se le dire et le penser vraiment… je vais bien finir par y arriver 🙂

Et vous ça se passe comment les fins de mois ? 😉




EN SOUTIEN A L’UNAPEI : DÉCÈS D’UNE PERSONNE HANDICAPEE MENTALE: L’IGNOBLE INDIFFERENCE DE NOTRE SOCIETE FACE A LEUR VIEILLISSEMENT

je fais passer …. car ça recoupe des sujets que j’ai déjà évoqué dans mon blog et j’ai promis à Coralie de l’aider à faire passer car c’est insoutenable.

Communiqué de presse

Paris, le 3 septembre 2012

Décès d’une personne handicapée mentale : L’ignoble indifférence de notre société face à leur vieillissement


Décès, homicides, suicides, … Combien de morts sordides faudra‐t‐il comptabiliser pour queles pouvoirs publics se saisissent de la problématique du vieillissement des personnes handicapées mentales ?

Selon l’AFP, un homme handicapé mental de 49 ans se serait laissé mourir après le décès de sa mère en 2011. Il aurait été retrouvé momifié dans son appartement parisien avec à proximité de son corps le certificat de décès de sa mère avec qui il vivait.

Un grand nombre de personnes handicapées mentales vieillissantes vivent au domicile de leurs parents eux‐mêmes âgés faute de solution d’accueil et d’accompagnement adaptée. Cette problématique amène à des situations dramatiques : des parents âgés désespérés qui tuent leur « enfant » handicapé, des suicides, et des morts abjectes, … dans l’isolement et l’indifférence la plus
totale.

« C’est une histoire sordide, qui malheureusement n’est pas un cas isolé. Elle est même emblématique. Nous alertons les pouvoirs publics depuis des années sur l’avancée en âge des personnes handicapées mentales et le manque de solution. 

Après l’ESATi, elles retournent chez leurs parents qui ne sont plus en âge de s’occuper d’elles. Et lorsqu’ils disparaissent, elles sont livrées à elles‐mêmes. Notre société est coupable! » déclare Christel Prado, présidente de l’Unapei.

L’évolution de l’espérance de vie des personnes handicapées mentales connait une croissance équivalente à celle des personnes dites « valides ». Si une personne trisomique ne pouvait espérer vivre plus de 30 ans dans les années 70, aujourd’hui elle peut atteindre plus de 60 ans. 

Cette longévité concerne toutes les personnes handicapées mentales, quelles que soient la nature et la gravité du handicap. Elle a été acquise grâce aux progrès de la médecine, mais aussi grâce aux formes d’accompagnement spécialisé et de prévention développées par les associations de l’Unapei. Face à cette nouvelle donne, l’accueil et l’accompagnement pour les personnes handicapées mentales vieillissantes doivent être adaptés. 

Aujourd’hui encore ce n’est pas le cas.

L’angoisse des parents, des frères, des soeurs, des personnes elles‐mêmes est criante.

Les parents s’inquiètent du devenir de leurs « enfants » lorsqu’ils ne seront plus en mesure de les aider. Les frères, les soeurs s’interrogent sur leurs responsabilités lorsque leurs parents disparaîtront.

Les personnes elles‐mêmes craignent pour leur avenir :

« Après mes parents, qui s’occupera de moi et qui prendra soin de moi ? » En 2008, l’Unapei recensait dans son réseau à 30 000 personnes handicapées mentales vieillissantes
dans l’impasse et demandait un plan de création de places ou d’adaptation de places existantes.

Quatre ans après, aucune réponse n’est apportée et les drames se succèdent.

L’Unapei demande aux pouvoirs publics : gouvernement et conseils généraux, un programme de
création ou d’adaptation de 30 000 places pour mettre fin à ces situations dramatiques.

À propos de l’Unapei

Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis :
Créé en 1960, l’Unapei est le premier mouvement associatif français oeuvrant pour la représentation et la
défense des intérêts des personnes handicapées mentales. Les associations affiliées à l’Unapei agissent pour
répondre aux besoins et aux attentes des personnes handicapées mentales, favoriser leur insertion et leur
permettre de vivre dignement avec et parmi les autres.

L’Unapei est un mouvement national qui fédère 600 associations présentes au niveau local (Apei, Papillons
Blancs, Chrysalide, Envol…), départemental (Adapei, Udapei, Association tutélaire) et régional (Urapei).

L’Unapei en chiffres :
 180 000 personnes handicapées accueillies
 60 000 familles adhérentes des associations affiliées
 3 000 établissements et services spécialisés
 75 000 professionnels employés dans les associations et les établissements

Plus d’informations sur : www.unapei.org
Contact presse : Coralie Langlais : 01 44 85 50 50 / c.langlais@unapei.org
i ESAT : Etablissement et service d’aide par le travail

LA VIE ME FAIS PEUR, MAIS J’Y VAIS QUAND MEME !


Bonjour bonjour chers lecteurs !

Bon. Je suppose que tout le monde a entendu parler de la mort de JL Delarue … alors comme dit une de mes amies, sur l’échelle de l’humanité toute entière et quand on pense au millions de personnes qui meurent tous les jours dans des conditions effroyables, on peut peut être éviter de basculer dans la sensiblerie…

Certes.

Ceci dit, il y a une chose avec laquelle j’ai toujours eu du mal c’est la « hiérarchisation » des malheurs et du chagrin.

Je crois que chacun a ses épreuves à l’échelle de ce qu’il peut endurer (en quelque sorte, même si ce que je dis est surement maladroit)… Bien sûr il y a une différence entre se casser un ongle suite à une manucure qui nous a coûté un bras et avoir une grave maladie.

Mais je crois qu’il faut respecter la douleur et le chagrin des gens… Souvent, quand certaines personnes ont vécu de très lourdes épreuves, seule leur souffrance compte et ils ne voient plus ou minimisent totalement celle des autres… C’est sûrement parce que j’ai vécu cette chose là de près que je me sens bien placée pour en parler…

Mais bon… Le coeur du sujet de ce billet c’est : la vie qui fait peur…. mais que quand même il faut bien essayer de vivre et bien, tant qu’à faire, alors Hinshallah et advienne que pourra.

Quand j’étais petite j’étais une casse cou. Une sorte de garçon manqué. Je bricolais des installations pour créer des balançoires, je grimpais aux arbres, je fonçais dans les gros rouleaux de l’océan tête baissée quitte à frôler la noyade, je faisais faire des cascades à mes barbies que j’avais ratiboisées au préalable, j’étais pas vraiment peureuse…

Et puis allez savoir pourquoi, avec la vie, tout çaaaaa, j’ai commencé à prendre conscience du danger. J’ai toujours eu cependant des amies encore plus casse cou que moi qui m’obligeaient a dépasser mes trouilles. Je suis du genre à marcher à la fierté je crois…

Un saut de 8m en canyonning? Comment ça je suis la dernière a pas avoir sauté là ? Ah ouais… bon. C’est obligé ? Ok ok j’arrive… j’ai peur mais je le fais.

Alors par contre il y a deux choses que je ne pourrai JAMAIS faire. Que les choses soient claires : parachutisme et saut à l’élastique. Je pense que mon coeur pourrait s’arrêter net.

Mais ça, c’est rien en fait. A bientôt 37 ans, je suis capable de battre des records de scénarios catastrophe dans ma tête. Je pourrai faire flipper tout un régiment avec tout ce qui me passe par l’esprit parfois.

Et le pire, c’est quand je me mets à penser à ma famille, à tous ceux que j’aime. C’est un fait. J’ai peur de la mort. J’ai peur de la vie aussi… C’est le bordel. En même temps, je sais pertinemment que ça ne sert à rien d’avoir peur et que la peur n’évite pas le danger et que de toutes façons, à moins d’être suicidaire (ce qui n’est pas du tout mon cas), il faut bien que je vive et que tant qu’a faire que je fasse en sorte de bien vivre!

Mais n’empêche la vie me fait un peu peur…
On vit dans une société où on parle tout le temps du danger. On est surexposé aux accidents, aux témoignages dramatiques… J’ai moi même dans ma vie des choses qui peuvent justifier une certaine angoisse légitime…

J’évite de trop penser à l’avenir parce que parfois ça me semble une montagne insurmontable…

Tout comme parfois je me demande si moi, cet espèce d’Alien que je suis pourrai être capable d’être maman pour de vrai, une femme adulte pour de vrai ? Je ne me sens pas toujours grandir enfin… VIEILLIR… mais force est de constater que depuis mes 30 ans j’ai pris un sacré coup de « vieux » …

Alors quand j’entends parler de drames autour de moi, de gens qui meurent jeunes alors qu’ils avaient la vie devant eux, de maladies foudroyantes, de bébés morts à la naissance, d’accidents de voitures, de viols, de meurtres, j’essaie de rester cool mais en vrai à l’intérieur, je panique.

Je me dis: et merde si ça m’arrivait ? si ça arrivait à ceux que j’aime ? Je ferai comment hein ? Je ferai comment pour gérer, pour faire face ?

Je me connais. En cas de coup vraiment dur, la plupart du temps je me découvre un putain de sang froid et de force en moi qui me font tenir le choc mais quand même…

Le temps qui passe, la vie si fragile et précaire parfois, cette impression de tout bien contrôler alors que nous contrôlons queudale… l’absurdité de l’existence…

Elle me manque mon inconscience de mes 20 ans… Enfin je dirai plus, mon insouciance.

Je déteste ces moments d’hyper réalisme, de trop grande lucidité qui me saisissent… parfois j’aimerai juste être une blonde tête de linotte légère qui ne réfléchit pas trop …

Et vous ? ça se passe comment côté prise de tête du samedi matin ?

Sur ce, je vais faire le ménage tiens… il paraît que passer l’aspirateur a des effets vertueux sur les mauvaises pensées 🙂

Bon WE !

PS : pas forcément de rapport direct avec Le cercle des Poetes Disparus mais un peu quand même parce qu’il y a la vie, la société et nous, nos âmes, nos sensibilités …

Rentrée scolaire : L’école pour tous … sauf pour Maxime ?

C’est la rentrée ! C’est la rentrée !

Les cartables, les trousses, les cahiers petits carreaux petit modèle, les cahiers grands carreaux grand modèle, les classeurs, les oeillets, les stylos plume, les effaceurs, … les nouveaux vêtements, les nouvelles chaussures, la coupe de cheveux, ça y est ? Tout le monde est prêt ?

Oui oui, les enfants sont tous excités, à la fois fébriles et anxieux, ils attendent tous: la rentrée !!!

Maxime aussi attend la rentrée, sauf que parti comme c’est parti, ça sera pas pour lui cette année…

Maxime a 6 ans. Il est X Fragile. Il est le fils de Ludovic et Karine.

Ludovic et Karine, je les ai rencontré sur le groupe de parole Facebook Québécois dédié à la maladie. Comme de nombreux français, on trouve souvent plus d’informations et de conseils auprès des associations et groupes d’échange nord américains plutôt que français …

Depuis presque un an, je suis l’évolution de Ludovic et Karine dans leur démarche de scolarisation de leur petit Maxime.

C’est dur. Maxime est encore en pleine période où sa maladie s’exprime le plus. Et puis c’est dur de comprendre la maladie, de l’accepter, il y a les jours sans et les jours avec … Mais surtout, je vois les parents de Maxime batailler comme des dingues pour le scolariser.

Ce soir, j’ai senti que la coupe commençait à être pleine et je ne peux pas rester indifférente et ne pas m’exprimer sur le sujet.

Rien n’a changé en VINGT ANS. Depuis 20 ans, ça reste le même parcours du combattant pour scolariser son enfant handicapé. Les mêmes démarches, les mêmes répétitions infinies, les mêmes heurts auprès d’une administration blasée, dépassée, gavée …hostile.

Ce soir, Ludovic avait les boules. Ce soir, son statut sur facebook m’a vraiment fais de la peine.
Voilà le résumé des démarches entreprises depuis presque un an par les parents de Maxime : le rectorat ne veut pas de Maxime en CP, 3 IME refusent de le prendre, les autres sont complets, la MDPH ne peut rien faire et en a marre de leur insistance, le député n’arrive à rien, une association proposant la méthode ABA à domicile trouve qu’ils habitent trop loin pour eux et la déléguée du médiateur de la République leur a dit qu’elle allait faire son boulot mais estime qu’ils n’ont aucune chance de trouver une solution !
Voilà. Depuis un an, Ludovic et Karine s’épuisent. Karine a du arrêter de travailler pour s’occuper de son fils.
Pourtant, un certain Jules Ferry a rendu l’école obligatoire pour tous les enfants à partir de 6 ans un 28 mars 1882: http://fr.wikipedia.org/wiki/Instruction_obligatoire

Et normalement, depuis le 11 février 2005 il y a une loi qui a été promulguée censée améliorer, promouvoir l’intégration et la scolarisation des enfants handicapés.


Alors ce soir, quand je constate que pour Ludovic et son épouse la galère est la même que pour mes parents 15 ans plus tôt lorsque mes parents ont tout fait pour scolariser mon frère, ça me révolte.

ça me révolte de voir que 15 ans plus tard c’est toujours le même bordel. ça me révolte de voir que 2012 Autisme grande cause nationale, ça n’empêche pas les parents d’handicapés mentaux de galérer comme des dingues.

ça me révolte de voir que mes parents avec mon frère, vont eux, galérer pour l’après IME, pour sa vie d’adulte. Dans un an, mon frère devra quitter l’IME mais là encore, manque de places, listes d’attentes, pas assez de foyers de jour etc. …

Il y a des choses comme ça qui se répètent inlassablement. On a l’impression d’un disque rayé … Familles après familles, enfant handicapé après enfant handicapé, les mêmes anecdotes répétitives, lassantes, épuisantes, totalement déprimantes et destructrices…

Car ça détruit. ça détruit le moral, ça détruit les couples, ça détruit la vie de famille …ça bousille les enfants.

2012, Autisme Grande Cause Nationale, Loi de 2005, Hollande Président et une politique plus juste, qui favorise les plus fragiles…

Alors ? On va lui donner une place à Maxime ou bien ?