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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, fraîchement cinquantenaire, maman d'une pré ado, j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

PETITE SELECTION MUSICALE PENDANT QUE LE BANANA BREAD CUIT …

Un Dimanche avec ma bande de frères et sœurs, ados en puissance, qui me redonnent la pêche quand je la perds… et comme je m’occupe d’eux ce WE et que je me suis lancée dans la préparation d’un Banana bread (voir la recette sur Yiayia The COok) : http://yiayiathecook.blogspot.com/2011/07/gateau-aux-bananes-presque-pourries.html

… il me fallait un peu de musique ensoleillée… En même temps avec mon frère Hugo c’est toujours ensoleillé la vie même quand c’est pas drôle (si vous voulez savoir plus de choses sur Hugo, regardez mon post sur le Syndrome X Fragile). Il est très fan de BOB SINCLAR à ses débuts… et de HED KANDI (l’album Disco Kandi 2) – alors après avoir envahi mon mur facebook, je me suis dis que ça serait aussi bien de tout canaliser sur mon blog :

LA SAISON AUTOMNE / HIVER ARRIVE : PENSEZ A DONNER A CEUX QUI NE PEUVENT PAS DEMANDER!

Hello à tous !
Désolée d’avance si ce blog n’est pas le  plus gai mais je crois que c’est bien de faire une petite piqure de rappel…

C’est vrai que la pauvreté n’existe pas qu’en Automne et en Hiver, mais il s’avère qu’elle est encore plus difficile à vivre à cette période car il fait froid, c’est plus dur de s’abriter, de se nourrir …

Je suppose que vous êtes tous un peu informés de la tragique annonce de l’Union Européenne qui coupe de 75% son budget d’aide alimentaire… Tout comme le budget du SAMU Social.

http://www.samusocial-75.fr/


ça veut dire que les plus démunis vont avoir PLUS QUE JAMAIS besoin de nous. Alors oui c’est vrai, c’est pas juste parce que c’est pas les plus riches qui donnent, c’est jamais les plus riches les plus généreux dans ce genre de situations à nos grands regrets mais c’est peut être le moment ou jamais d’essayer d’être encore plus que jamais solidaires des plus fragiles.

Nous n’avons pas à juger comment des personnes arrivent à se laisser sombrer dans la déchéance. Parfois nous enchainons les malheurs et parfois nous n’avons ni la ressource personnelle, ni l’entourage, pour rebondir et faire face.

Pour commencer, nous faisons tous pour la plupart nos transferts de vêtements été / hiver. C’est toujours l’occasion de faire du vide. On achète souvent trop, inutile. Pour ma part, depuis que je suis au chômage je me suis bien calmée et surtout, j’ai pris conscience de ma SUR CONSOMMATION. J’ai donné des sacs et des sacs de vêtements aux Relais Emmaus. J’ai la chance d’en avoir un gros container à côté de mon avenue.

Il ne s’agit pas de donner des fringues pourries non plus. Mais des pulls, des manteaux, des chaussettes, des pantalons, hauts, chaussures, qui peuvent avoir une 2ème vie, que vous ne mettrez plus, que vous ne pouvez pas revendre, bref, on a tous ça.

A Paris mais je suppose en province aussi, il y a la Croix Rouge souvent qui fait des récoltes dans les immeubles. Pensez – y ! 

ça c’est pour le « textile » en général… Après, il y a aussi ce qui touche à l’alimentaire. Je crois que plus que jamais, nos dons au Restos du Cœur, à la Banque Alimentaire vont être nécessaires. Là c’est pareil. En général, la banque alimentaire organise une campagne nationale dans tous les supermarchés. L’idée c’est de faire quelques courses pour eux que l’on donne en sortant. Evidemment, ce sont des denrées qui ont un délai de conservation, mais aussi du savon, du shampooing, des couches, des serviettes hygiéniques, du détergent… Tout ce qui peut aider au quotidien et qui se garde longtemps. De toutes façons, ils expliquent ce qu’il ne faut pas acheter (genre produits frais on oublie… une fois j’avais acheté des oranges et elles ont été refusées… dommage…)


NE BANALISONS PAS LA MISERE.

Si chacun de nous au quotidien agit, alors nous aurons plus de pouvoir qu’une seule personne et une influence grandissante en faveur de la lutte contre la pauvreté. C’est vrai aussi que ce n’est pas toujours évident mais il faut prendre le temps quand on peut, de créer du contact avec les SDF que l’on croise. je vois à mon grand déchirement un jeune SDF skater qui commence à complètement sombrer… Ce matin il gisait dans sa planque habituelle, enroulé dans son sac de couchage avec du vomi à ses pieds… j’étais à deux doigts d’appeler le Samu Social et en même temps j’ai eu un peu peur et je me suis dis que j’attendrai peut être ce soir de voir comment il a évolué… D’ailleurs je crois qu’il ne l’a plus son Skate…

Et ce petit monsieur qui marche toujours raide comme un piquet, avec un regard angoissé et triste, que je croise tous les soirs à 22h quand je sors mon petit carlin avec son petit short, ses chaussures de marche, son sac à dos serré contre lui, cherchant sûrement une planque pour la nuit…

Cette dame qui commence à perdre la tête avec son caddie, son gros sac et son manteau à capuche, ses baskets trop grandes, qui fait les poubelles…

Misère omniprésente. Moi ça me fends le cœur, ça me fait me sentir honteuse, malheureuse de les sentir malheureux, désolée, tellement désolée de me dire qu’une vague de grand froid pourrait les tuer… Et nous, nous qui finissons par ne plus les voir, tellement ils sont là, à portée de mains…

Pas un jour sans que dans le métro, dans la rue, on ne soit sollicité. Bien sûr qu’on ne peut pas tout le temps donner, on ne peut pas tout le temps s’arrêter, mais essayons tout de même. Même si cela n’arrive qu’une fois.

Je garde en tête d’acheter des briques de soupe, des grosses tasses en plastique, pour peut être en donner à quelqu’un qui en aura besoin. J’ai des couvertures en polaire aussi  et je me dis que si jamais, j’en donnerai une… ou plus…

L’an dernier, j’avais acheté à manger à 2 SDF qui squattaient la sortie de mon Franprix… et j’étais restée 1h30 avec eux à discuter et j’avais prévu de leur acheter des chaussettes et des polaires chez Décathlon mais ils ont changé de « spot » et je ne les ai pas revus…

Les associations ne manquent pas… Alors donnez, donnez. Même un tout petit peu, ça sera toujours ça de gagné pour ceux qui n’ont plus rien.
Désolée c’est pas très gai, mais en même temps c’est la réalité de notre monde aussi.

JOLIE LINGERIE, OH OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!

Bon… j’avoue j’adooooooore la lingerie et comme vous l’aurez noté, j’ai un faible pour les 50’s et le style Pin Up … En même temps je n’ai pas toujours le budget pour m’acheter de la super méga lingerie de marque et je me rabats souvent chez H&M, Monop, Etam etc. mais quand j’aurai de nouveau un peu de sous, je pense que je craquerai… et puis il faut bien le dire, la haute lingerie ça tient mieux, ça fait plus joli, bref… 
Ces derniers temps j’ai un véritable coup de coeur pour PASSIONATA. 

http://www.passionata.com/

Evidemment, le fait que ce soit la juste sublimissime Bar Rafaeli qui soit la star de leur campagne sur un air de pin up, valorise largement ces dessous hautement désirables… Voilà quelques extraits… Alors évidemment, pas gagné que j’ai l’air canon comme Bar Rafaeli mais faut bien se faire plaisir hein 🙂

Ensuite il y a pour moi, DEUX incontournables en lingerie fifties affriolante : FIFI CHACHNIL et CHANTAL THOMASS. Là, on entre vraiment dans le haut de gamme, et puis c’est beau quoi… Ce que j’aime dans cette lingerie c’est que ça ne se voit pas… enfin je veux dire par là on peut être en jean et gros pull avec une paire de converses et en dessous … CALOR :))

Je vous laisse apprécier….
Fifi Chachnil  :

Chantal Thomass

Et vous, ça vous fait quoi la jolie lingerie, vous aimez ça et si oui laquelle vous fait vraiment craquer ?

PUT ON YOUR MAKE UP BABY ! LE TEINT : LESS IS MORE !

Bonjour à toutes,

Un peu de légèreté dans ce monde parfois éprouvant… 
Avec l’automne qui semble enfin se déclarer, la peau bronzée qui ne l’est bientôt plus vraiment, forcément, il faut s’arranger autrement !

J’ai du commencer à me maquiller à l’age de 16/17 ans. Avec le temps j’ai appris à comprendre comment BIEN me maquiller et encore, je crois que j’ai vraiment fait des progrès depuis ces 3 dernières années car j’ai vraiment intégré que MOINS ON EN MET, MIEUX C’EST !

Je suis du genre à vouloir être jolie sans que ça me prenne des heures. Déjà que j’ai une tendance lente le matin pour me préparer, je me vois mal m’étaler des bases, des enlumineurs, puis des fond de teints, de l’anticerne et j’en passe.

J’ai aussi compris avec le temps que je n’avais plus une peau d’ado donc il fallait que je me calme sur les produits tellement matifiants qu’ils déssechent.

Donc aujourd’hui, je vais me concentrer sur la base: LE TEINT.

Je suis blonde à peau claire mais pas blanche donc je vais vous dire ce que j’applique en tant que produit, mais après pour la teinte, le mieux est de voir en direct avec les conseillères en magasin qui vous aideront à trouver celle qui vous convient.

Déjà, en ce qui me concerne, il faut une crème hydratante. Je dis bien HYDRATANTE et PAS NOURRISSANTE. Il paraît que j’ai des rides de désyhdratation. Rhoooo ! Misère !

Alors j’ai essayé HYDRABIO formule légère de Bioderma. J’avoue, elle est pas mal ! Mais j’ai longtemps mis la « Crème Fraîche Light » de Nuxe ou Hydraphase légère de La Roche Posay. La Roche Posay c’est quand même vachement bien. Mais bon. En ce moment c’est Hydrabio et j’en suis très contente. 

En général, j’attends 2 /3 minutes pour que la crème ait bien pénétré et ensuite j’attaque le FOND DE TEINT. Attention, pas n’importe lesquels. Je vise des textures légères. Légères, qui tiennent bien, qui couvrent un peu les cernes, rougeurs, éventuelles imperfections, mais surtout, je mets UNE pression seulement, ou une et demi dans les mauvais jours mais PAS PLUS ! Je chauffe vite fait dans mes mains et j’étale sur mon visage en tirant bien sur l’extérieur, sans oublier le cou. EVIDEMMENT j’ai les mains propres et sèches pour faire cela. Mais perso, je ne me fais pas aux éponges, pinceaux etc. Pour moi c’est de la perte de temps et je travaille mieux avec mes doigts.

Pendant pas mal de temps je suis restée sur la marque SISLEY. Le fond de teint PHYTO TEINT ECLAT. Juste génial. Il coûte quand même la peau du c ..*  – dans les 60 euros chez Marionnaud par exemple, mais il est top. Il tient bien, il est oil free mais il hydrate, NON COMEDOGENE, OF COURSE ! Et il se travaille bien, rendu naturel, bref… c’est un peu une rolls royce du fond de teint. Après il faut trouver la teinte qui vous va bien.

J’ai oublié de préciser que j’ai ce qui s’appelle une peau MIXTE. J’avais pas mal mis de fond de teint CLINIQUE aussi avant mais je trouvais que ça ne faisait pas assez NATUREL.

Car me concernant, ce que j’aime surtout c’est NE PAS AVOIR L’AIR MAQUILLEE. Enfin au niveau du teint j’aime bien que ça fasse genre: tiens tu reviens d’une promenade en forêt 🙂 Voyez ?

Et puis, j’ai été comme toute nana digne de ce nom, happée par la pub LANCOME avec Julia Roberts pour leur nouveau fond de teint révolutionnaire au moment où il est sorti! TEINT MIRACLE ! C’est un peu le Omo qui lave plus blanc que blanc. Le Fond de teint qui fait comme si t’en avais pas mais comment elle est trooooop belle ta peau ! Bon. C’est vrai il est super bien. Un peu moins cher que SISLEY mais quand même une quarantaine d’euros, il dure assez longtemps, il faut le travailler vite parce que sinon ça fait moins bien et pareil, UNE PRESSION ! C’est super moche si on en met trop. DOnc mollo  🙂

Là j’arrive à la fin du flacon et je suis quand même tentée de revenir vers mes premiers amours : CLARINS. Ils ont sorti un concept identique de fond de teint : SKIN ILLUSION qui a l’air vraiment bien et ENCORE MOINS CHER. Donc j’essaierai je vous dirai. Là je finis mon Lancôme …
Le principe étant pour moi de trouver une texture qui se fond littéralement dans la peau, qui en améliore l’apparence, sans pour autant étouffer et faire MASQUE ou PLATRE.

J’avais par ailleurs demandé à ma dermato si le maquillage favorisait les imperfections, elle m’avait dit que NON à partir du moment où on choisit des bons produits et où on respecte des règles élémentaires d’hygiène.


Alors ça c’est pour la base des bases. Parfois, dans les mauvais jours, il faut en faire un peu plus au niveau des cernes et des imperfections. Et là, j’avoue je suis devenue ACCRO de la TOUCHE ECLAT d’Yves Saint Laurent:

C’est juste GENIAL. En touches sur les cernes, au dessus des paupières, ailes du nez, tout seul sans fond de teint le dimanche avec un peu de poudre, en cours de journée pour les retouches, bref… ça coûte dans les 30 euros approx. et franchement c’est top car ça masque sans étouffer, ça ne déssèche pas contrairement aux anticernes classiques et vraiment, ça apporte de la lumière. J’ai été une grande consommatrice dans des périodes de stress intense…

Mais là encore, la concurrence se réveille et je pense que je vais tester la version de CLARINS pour voir…  j’ai vu des blogs à ce sujet qui le vantaient, donc je vais surement l’essayer 😉

Bon. Alors une fois qu’on a mis ça en couche fine, l’idéal c’est quand même de matifier un peu au zones critiques (la fameuse ZONE T) mais sans faire momie … et surtout, sans casser le teint. Je suis donc adepte des poudres libres translucides, même si j’ai découvert une poudre pressée pas mal du tout.

En poudres libres, pas de grande originalité. Ce qui compte c’est qu’elles soient transparentes, matifiantes mais non déssechantes, et NON COMEDOGENES. Mes fétiches: Clarins, Clinique, T.Leclerc

Il faut en mettre PEU !!! Sinon ça fait pas joli !! Et évidemment, plutôt à la houpette quitte à encore épousseter ensuite avec un gros pinceau.
Sinon, j’ai aussi découvert la poudre pressée AERO MATTE translucide d’Estée Lauder cet été et elle est carrément géniale. Super pratique pour les vacances, WE, retouches, bref… au gros pinceau c’est mieux je trouve… moins de traces… mais vraiment bien je vous la conseille aussi 🙂

 
Tadaaaaa !Voilà la base des bases (enfin, la mienne…). Après, forcément, on peut rajouter du BLUSH ! Moi je suis plutôt poudre bonne mine / terracotta, ça dépend des périodes. J’ai un faible pour les blush de BOURJOIS parce qu’ils ont des supers couleurs. A chacune de trouver la couleur qui convient le mieux à son teint. Mais là c’est pareil. Main légère et pour le mettre on évite de faire comme Bridget Jones dans le noir et dans le taxi, sinon, AU SECOURS :))

Pour les yeux, on y viendra une autre fois. Déjà, là, c’est pas mal non ? Ce qu’il faut bien retenir c’est choisir au départ une texture, composition qui va avec votre type de peau. Ensuite, viser plutôt clair (la technique de l’intérieur du poignet ) et avoir la main légère. Fondamental !
Sinon, faut pas s’étonner qu’on se fasse gentiment moquer par Florence Foresti 😉

Bonne journée et au plaisir de lire vos commentaires, avis, astuces perso  🙂

AAAAAAAAAH la dépendance amoureuse… ça se dresse !

Bonjour les Zondes !

J’aurai pu me lancer dans un post un peu politique suite au film MUNICH de Spielberg qui est passé hier soir sur France2 – j’oserai peut être soulever un débat à risques – mais finalement, je me rétracte pour le moment et je laisse place à un sujet que je lis beaucoup dans les blogs: le COUPLE, l’AMOUR, … LA DEPENDANCE.

Je crois être assez bien placée du haut de mes 35 ans et demi avec ma vie sentimentale rock n roll pour dire que : la dépendance en amour c’est obligatoire, mais par contre, ça s’éduque et on peut ne pas basculer du côté obscur. Par ailleurs même si certaines (ou certains) pensent qu’ils ne pourraient pas survivre à une rupture avec leur conjoint, là encore, HERESIE. On en chie sa race mais la vérité c’est qu’on peut ne pas crever d’amour…

Bien que je n’ai pas eu l’exemple direct de relations amoureuses harmonieuses et intenses sur la durée (ma famille c’est plutôt famille Addams sauce Guerre des Roses …) … enfin j’abuse mais voilà. Chez moi, c’est pas le romantisme et l’amour avec un grand A qui prime… j’ai très vite appris que l’amour, le couple, c’était chouette quand ça marchait mais que la plupart du temps c’était loin d’être gagné…

Et pourtant, allez savoir pourquoi – sûrement en réaction face à ces cataclysmes amoureux autour de moi – j’ai voulu croire que l’amour toujours ça existait. Dès l’âge de 16 ans, je suis devenue une incurable romantique. A 18 ans, j’étais fermement convaincue qu’à 27 ans, je serai mariée avec 4 enfants (oui je suis plutôt branchée famille nombreuse étant l’aînée de 5) …  Et aujourd’hui, j’ai 35 ans, je ne suis pas mariée, je suis en couple mais je ne vis pas en couple et je n’ai toujours pas d’enfants… cherchez l’erreur o_O

A 19 ans, lors d’un saint Sylvestre mémorable, j’ai rencontré mon premier grand amour. Au début je n’y croyais pas en fait… j’étais un peu pompette (beaucoup), déguisée en vampire, lui en Monstre du Lochness et on a déconné ensemble toute la soirée pour finir emberlificotés dans nos costumes respectifs et je suis rentrée à l’aube avec le break familial, une partie de son costume sur le capot de ma voiture (ça avait givré)… et on est restés 3 ans et demi ensemble avec vie commune à la clé au bout de 8 mois dans un petit studio parisien.

J’étais littéralement dingue de ce garçon. Mais mon dieu quand j’y repense comme nous étions jeunes et immatures ! Moi surtout ! Je ne gérais rien et surtout pas mes émotions, et ma satanée dépendance… En d’autres termes j’étais une chieuse professionnelle et j’avais du mal à exister par moi même … Mais j’y croyais. Pour moi, nous étions fiancés (il m’avait offert une bague pour mes 21 ans alors j’ai interprété) … et il était évident que nous allions faire des enfants, nous marier et j’en passe…

Et puis il a grandi plus vite que moi. Il a eu une année de césure dans un labo de recherche (ah oui faut que je vous dise que la plupart du temps je suis sortie avec des « tronches » ;)) – et là … il a rencontré celle qui est la femme de sa vie… plus âgée que moi, pas un canon mais la vérité c’est que pour lui c’était elle… Alors je ne sais pas comment leur couple se porte sur la durée mais de ce que je sais ils sont toujours ensemble. Et là, j’ai eu ma première grosse claque dans ma gueule. J’ai perdu 12 kilos en 1 mois et demi, retournée vivre chez mes parents et j’ai cru crever de douleur… mais même pas morte.

Tout à coup j’ai du me reprendre en mains, être de nouveau autonome. Fini de se faire conduire, j’ai repris le volant – d’ailleurs je m’amusais à me faire peur sur les routes de campagne à rouler à fond la caisse… provoc’ super con – et très vite j’ai repris du plaisir à séduire, à m’ouvrir aux autres, à ressortir avec mes amis, … j’ai eu une « transition » avec mon meilleur ami mais je crois que nous nous sommes consolés tous les deux et finalement, la liberté me convenait mieux… Je jurais que plus jamais on ne m’y reprendrait. Plus jamais je serai une fille niaise amoureuse qui plane. Il était vital que je garde bien les yeux ouverts.
En toute logique j’ai fui l’engagement du mieux que j’ai pu entre 22 et 27 ans … mais j’avais des histoires… Impossibles bien sûr. Il fallait que ce soit romanesque, passionné, mais surtout pas POSSIBLE. Soit le garçon habitait à l’autre bout du monde, soit il était phobique de l’engagement, soit il m’avouait qu’en fait il avait déjà une copine officielle … j’y mettais des sentiments parce que sinon je n’assumais pas mais la vérité c’est que j’avais une peur bleue de retomber dans une relation « engagée » et que mine de rien j’avais bien repris goût à ma liberté …

Et puis mes amis se sont mariés les uns après les autres, les premiers bébés sont arrivés et mon horloge biologique s’est mise en marche de façon foudroyante à partir de 27 ans… Alors comme toutes les filles, j’ai essayé MEETIC … et j’ai rencontré mon 2ème Amoureux. J’avais très envie d’une relation normale, très envie d’être comme tout le monde, j’avais très envie que ça marche, lui aussi je crois… et donc branle bas de combat, je me suis littéralement abandonnée à cette relation. Au bout de 6 mois je lachais tout pour investir sa demeure … j’ai tout donné… et puis je me suis fondue complètement à sa vie… les WE c’était ses potes, sa famille … moi je suivais. Je suivais parce que j’avais peur que ça ne marche pas, peur que si j’existais pour moi ça allait foutre en l’air la relation… La vérité c’est que c’est sûrement – pas seulement bien sûr – mon manque d’indépendance qui a conduit à la rupture… Inévitable rupture, d’une violence inouïe qui m’est tombée sur la tronche 2 ans et demi plus tard… En une journée, retour de mariage, je me suis retrouvée à faire deux valises et à retourner chez mes parents (mes pauvres parents ils en ont vu des vertes et des pas mûres avec moi :))
Autant dire que sur ce coup là, heureusement que j’ai eu un psy parce que se faire larguer comme une merde à 30 ans avec des vrais projets de vie, genre bébé et tout (et pour moi les bébés c’est le bordel à cause d’une maladie génétique), ça ne fait pas le même effet qu’à 22 ans… ça fait un peu plus mal… Même beaucoup plus mal. Je crois que c’est une rupture qui quoique je fasse, restera marquée au fer rouge toute mon existence… Mais là encore, malgré un électrochoc d’une puissance inouie, j’y ai survécu et même plutôt bien survécu.

Alors bien sûr, j’ai perdu pas mal de ma naiveté, de mon innocence et de mes idéaux mais j’ai mûri. Je suis devenue brutalement vraiment réaliste sur la relations amoureuse, sur l’importance fondamentale de ne pas se perdre dans l’autre pour que ça fonctionne et puis j’ai compris que même si on ne voulait pas que ça arrive, une relation ça peut toujours s’arrêter, du jour au lendemain, sans préavis, sans jamais comprendre pourquoi… juste parce que c’est comme ça. Un jour l’amour s’en va. Et on ne peut pas toujours y faire quelque chose et se voiler la face est encore pire. Avant je fantasmais sur le mariage, sur une vie de couple bien conformiste. J’étais persuadée que c’était ça la vraie vie, ce qu’il me fallait à tout prix. Mais j’ai compris qu’en amour il n’y a surtout pas de règle et que trop de schémas ça brise le couple. Il faut trouver sa propre voie. Celle qui finalement est en accord avec votre personnalité et moi, je suis une indépendante, une avide de liberté malgré un romantisme toujours présent. Il m’a fallu du temps mais j’ai compris que dans une relation, j’avais besoin de pouvoir exister en tant que MOI.

Par chance j’ai rencontré quelqu’un. Un peu plus âgé, un peu plus mâture, un peu plus réaliste – parfois un peu trop – mais qui d’emblée ne m’a pas laissé le choix que d’être indépendante. Au début ça n’a pas été simple pour moi. J’étais habituée aux relations fusionnelles, à la vie à deux au bout de 6 mois, bref, fallait que ça aille vite, que ça dépote ! D’emblée les choses ont été plus lentes, plus réalistes, plus « les pieds sur terre » mais en même temps, plus profondes, plus … je sais pas… plusse mieux 🙂

Évidemment, mon côté romantique ne désespère pas de réaliser quelques fantasmes de vie à deux, enfants etc. bien sûr ! Mais en même temps j’aime cette liberté respective que nous gardons. Je me dis toujours que l’idéal serait que nous ayons un appartement mitoyen. La vie à deux tout en étant chacun chez soi ! Parce que l’autre vérité c’est que vivre à deux, c’est un challenge quotidien !
Rien n’est acquis en amour. C’est pour ça qu’il est primordial de s’auto éduquer sur cette dépendance qui peut parfois littéralement vous pourrir le quotidien et le couple. Continuer d’exister en tant que soi est primordial. Et ça n’empêche en rien l’engagement, la dévotion et une forme naturelle de dépendance mais cette dernière doit rester à sa juste place… et …la peur n’évite pas le danger. Arrêter d’avoir peur de la rupture est souvent un grand soulagement… Parce que de toutes façons, le jour où ça arrive, il n’y a qu’une chose à faire c’est encaisser et avancer.

Allez, good luck les filles (et les garçons) !