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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, fraîchement cinquantenaire, maman d'une pré ado, j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

UNE FETE D’ECOLE PAS COMME LES AUTRES…

Bonjour à tous

Je vous préviens je vais envoyer du lourd… si ce n’est pas sur mon blog que je peux dire ce que je pense et éclairer à ma façon certaines réalités.

Notamment la réalité des handicapés mentaux, de 0 à 100 ans.

J’ai un frère handicapé mental. Il a eu 18 ans au mois de Mai. Il est X Fragile. Une maladie génétique dont j’ai déjà parlé dans un blog précédent: http://theyiayiasblogfestival.blogspot.com/2011/05/vous-connaissez-le-syndrome-x-fragile.html
 Hugo (mon frère) évolue depuis 8 ans à peu près dans un IME (Institut Médico Educatif) . C’est un peu sa deuxième maison. Il part le matin en taxi groupé (un minibus qui vient le chercher avec d’autres enfants handicapés) et revient en fin d’après midi, toujours avec son minibus taxi.

Mais dans 2 ans, Hugo ne pourra plus rester… alors il faudra trouver un endroit où il pourra s’occuper, être heureux, avoir une vie à sa façon. Hugo c’est encore un petit bébé pour plein de choses… un petit garçon pour d’autres… et un vrai jeune homme dans son regard parfois.

Tous les ans, l’IME fait une fête de fin d’année. Avant, il y avait une directrice géniale. Elle faisait des vraies fêtes. Il y avait des spectacles où tous les enfants participaient, en tous cas la majorité. Il y avait un effort de mise en scène. Et puis il y avait un groupe de bénévoles d’un conservatoire de musique qui faisaient des choses formidables avec les enfants. Ils les stimulaient, les poussaient, les forçaient un petit peu pour les aider à progresser. Hugo avait pu participer à un orchestre et il était content. Il avait fait un spectacle de danse aussi. Et il était content.

Mon frère fait partie des enfants plutôt très atteints. Il ne pourra jamais être autonome. Il ne pourra jamais travailler dans un C.A.T. (Centre d’Aide au Travail) parce qu’il n’en a pas les capacités. Mais ce n’est pas une raison pour le poser dans un coin et attendre que le temps passe…

Et c’est ce que je reproche aux I.M.E., en tous cas c’est ce que je reproche à l’état de ne pas faire plus pour ces enfants, de ne pas donner plus de moyens pour les aider. Car le fond du problème est là.

Pour une raison qui nous échappe, la directrice qui était en place a été renvoyée… Elle a été remplacée par un Monsieur, qui a l’air ma foi…. issu de l’administration. En deux ans, les fêtes ont perdu leur âme et cette année, je crois qu’on a touché le fond. Avec mon père on se faisait cette réflexion: il n’y a plus d’envie en plus de ne plus avoir de moyens.

J’ai eu un choc. J’ai mis du temps à digérer et c’est seulement maintenant que je trouve la force d’écrire sur le sujet.

La vérité c’est que j’ai réalisé que c’était les enfants moins atteints qui participaient aux spectacles. J’ai aussi constaté que les spectacles s’étaient radicalement appauvris..

Et puis d’habitude les familles apportent des choses à manger et à boire pour le buffet qui clôture la matinée… mais là, c’était miséreux… et encore plus que d’habitude, c’était la ruade sur le buffet une fois installé…

Alors je suis allée me promener dans l’aile de l’établissement d’Hugo. J’ai regardé son emploi du temps… Plus d’orthophonie, plus de psychomotricité. Un seul atelier. L’atelier Blanchisserie. On lui apprend à plier des vêtements.

D’autres ont plusieurs ateliers dans la semaine, cuisine, horticulture, blanchisserie… mais pas Hugo…

Parce qu’ Hugo (et il n’est pas le seul) a besoin de plus d’attentions, il faut rester avec lui, il faut le motiver, pas le lâcher… et ce qui m’énerve, c’est que certains éducateurs vont préférer dire: Hugo n’a pas envie, il ne faut pas le forcer, plutôt que de dire: on manque de moyens, on ne peut pas être après Hugo comme il faudrait…ou :ça serait bien de lui donner des médicaments qui pourraient être efficaces contre ses angoisses… oui oui mais ça serait bien aussi d’abord de vraiment s’occuper de lui…
C’est ça la réalité des enfants handicapés mentaux. Ils ont besoin d’encadrement maximal dans le temps, de temps passé avec eux, de stimulation à leur rythme, mais permanente. Sûrement il y aurait plus de progrès, plus d’autonomie…

Je sais bien que mon frère aura toujours des capacités limitées. Bien sûr ça me fends le cœur mais je l’accepte. Ce que je n’accepte pas c’est qu’on le limite encore plus, et que par dessus le marché, on dise que ça vient seulement de lui…

Alors bien sûr, on essaie de nous rassurer à coups de : Hugo est vraiment heureux.

Ah oui c’est sûr c’est un ange mon frère. La coolitude incarnée malgré ses angoisses permanentes. Bien sûr qu’il est heureux dans son IME. Il a ses potes qui sont comme lui… enfin des handicaps différents (il est le seul X Fragile à présent), mais il est intégré. C’est un univers paisible, il n’y a pas de jugements, pas de méchanceté, pas de moqueries…

Je crois que pour s’occuper d’enfants comme ça il faut avoir une vraie motivation, l’envie et faire preuve de fantaisie, ne surtout pas rester coincé dans les règlements… c’est ce qui manque aussi je crois à présent. C’est un sacerdoce l’enseignement. Encore plus pour ces enfants.
Malheureusement, les handicapés mentaux arrivent en bas de chaîne des causes de la société… il y a déjà tellement de causes pour lesquelles se battre: cancer, sida, pauvreté, alphabétisation, violence, sécurité routière… et à la longue, à force d’être tiraillés dans tous les sens, les gens essaient de gérer les priorités, celles qui les touchent directement… L’Etat ne peut pas donner sans fin… alors en bout de route, on retrouve ces êtres différents, déficients, à la merci de la société…

On peut lire l’angoisse dans le regard des parents quand le mot AVENIR est prononcé… beaucoup de parents espèrent que leur enfant mourra avant eux pour qu’ils soient pas « seuls » et « abandonnés »… Quand on a ni famille, ni moyens financiers, comment fait-on ?

J’ai 17 ans d’écart avec Hugo… quand mes parents ne seront plus là je prendrai le relais… et il y a mes petits frères et sœurs qui sont là aussi… je ne me pose même pas la question. Hugo passera avant tout, toujours. Je préfère qu’il vive avec moi plus tard plutôt qu’il soit malheureux dans un institut pour handicapés adultes. Même si j’espère pour lui qu’une solution sera trouvée et qu’il  aura sa part de vie propre où il pourra s’épanouir.

Avoir un handicapé mental c’est en même temps un vrai drame dans une existence, une source inouïe d’inquiétudes, de chagrin mais une telle source d’amour, une telle source de vie ! Pour rien au monde je voudrai qu’ Hugo ne soit pas là. C’est aussi grâce à lui qu’on a découvert cette maladie dont je suis moi même porteuse. Et puis comme tous ces enfants, il est heureux de vivre, il est fondamentalement joyeux.

J’espère que prochainement, l’État fera de VRAIS investissements pour ces personnes différentes, qui méritent encore plus que les autres d’avoir les moyens d’avoir une vie épanouie et qu’ils ne se retrouvent pas parqués dans un institut à attendre que le temps passe…
PS: si vous ne l’avez pas encore lu, foncez: 

TOI AUSSI TU PEUX FAIRE UN TABOULE MAISON RAPIDOS ET BON :-)

Aaaaaah le Taboulé ! La salade bonne comme là bas dis… Ouais ouais c’est vachement bon le taboulé. Et puis c’est frais, ça se mange super bien le midi l’été sur le pouce avant de foncer à la plage ou foncer au club de sport, ou foncer après son bus et son métro, bref… le taboulé c’est BON, Mangez-en.

Mais le taboulé, c’est encore meilleur quand on le fait soi même. Et puis en plus c’est vachement moins cher de le faire soi même… et c’est rapide…

J’ai un chéri qui est le ROI du Taboulé, le King de la semoule, la MASTER de l’émincage de tomates et oignons, ATTENTION c’est un truc sacré. Pour sa peine je suis allée l’attaquer sur son terrain. MOI AUSSI ch’peux faire un taboulé si j’veux ! Non mais.. Fastoche !

Alors j’ai trouvé la recette de Papilles & Pupilles : http://www.papillesetpupilles.fr/2009/06/taboule.html/ que je trouve très chouette, pratique et tout et j’ai un peu revisité en rajoutant des oignons nouveaux. Et puis j’avais pas de tomates Coeur de Boeuf donc j’ai mis 4 grosses tomates grappe Mures. Enfin le plus mûres possible.

Donc à ma façon il faut:

300 grammes de semoule moyenne
4 grosses tomates grappe mûres (peut être 5 plutôt)
4 à 5 oignons nouveaux
3 citrons (ou peut être 2 si on ne veut pas trop de goût citronné)
9 cuillers à soupe d’huile d’olive
1 poignée de coriandre
1 poignée de menthe

Le secret c’est d’émincer le plus fin possible l’oignon, les tomates…

Pour le citron je me demande quand même si 2 ça ne suffirait pas quitte à rajouter une tomate parce qu’on sent un peu trop le citron mais il faut assez de liquide pour que la semoule absorbe, mais pas trop pour que ça devienne pâteux genre ragougnasse…

Et évidemment un grand saladier parce que la semoule gonfle, donc prend plus de place 🙂

Et voilà le résultat après 4 heures passées au frigo ! Je pense que ça sera encore meilleur aujourd’hui. Alors précision, la menthe et la coriandre, c’est mieux de la mettre au moment de servir pour que les arômes soient plus marqués… enfin je trouve… enfin mon chéri , alias The King of Taboulé aussi…

Après on peut rajouter des raisins, des pois chiches, si on veut… moi je voulais pas.

Ah et temps de préparation, 30 minutes approx… c’est honnête !

Bon ap’ 🙂

PS: verdict du King of taboulé : Mmmmm, oui il est pas mal ! (dans sa bouche sa veut dire: Mmm c’est méga bon… si si j’en suis sûre :)) 
PPS: j’ai oublié de préciser mais c’est évident: forcément on pue un peu du bec apres a cause des oignons donc si on veut on mange un chewing gum, on se lave les chicots ou on évite les oignons dans sa bouche (mais on les garde dans le taboulé pour la saveur) … ou alors on assume de sentir l’oignon 🙂

GATEAU AUX BANANES (PRESQUE) POURRIES – BANANA BREAD

Youhouuuuuuu !!!

Je n’ai pas disparu… j’ai juste eu la flemme de mettre en blog mes expériences culinaires… oh ne vous inquiétez pas j’en ai raté une certaine quantité…

Mais il faut croire que je suis bonne à faire des cakes, des muffins… de trucs faciles quoi 🙂
Et puis j’ai peut être pas encore la cuisine géniale ni tous les ustensiles pour faire des trucs dingues… (bon okkkk ça c’est la vieille excuse à deux balles…)…

En tous cas, comme en ce moment je ne travaille pas, j’essaie de prendre le temps de faire des meilleures courses, d’acheter des aliments frais… le fantasme de la vie saine en somme 🙂

Là où j’ai encore des progrès à faire ce sont les quantités… et je déteste jeter la nourriture… ça me fait vraiment culpabiliser, je vis très mal le gaspillage alimentaire… et donc, elles étaient là mes 3 bananes… ces trois bananes jaunes au départ, qui sont devenues tigrées et immanquablement, noires…

MMmmm des bananes noires… ça se jette à ce stade non ?

Et puis j’ai décidé que non. J’ai acheté (ENCORE !) un livre de cuisine… un livre de cuisine US :
La base est super simple, 3 bananes noires, de la farine, du bicarbonate de soude, du sucre roux, des noix écrasées, des oeufs, du beurre et de l’extrait de vanille… facile !
Bon je vous passe les détails… je pense que j’ai mis un peu plus de noix qu’ils ne fallait mais le résultat est MEGA MIAM 🙂 C’est super bon comme cake, super texture, super goût et ça se conserve plus d’une semaine bien emballé et pour le petit dèje, c’est sain  🙂
Vous remarquerez qu’il n’est pas cramé… pour une fois ! Je mets une feuille d’alu sur le dessus quand je vois que ça commence à foncer…

allez hop ! VIVE LES BANANES POURRIES 🙂

LA FRANCE DE L’INDECENCE : SUPERS RICHES CONTRE SUPERS PAUVRES…

Bonjour à tous

Comme tout le monde je suis les infos… peut être plus que d’habitude vu que j’ai le temps… en plus, je suis devenue un peu accro à twitter que je trouve démoniaque en termes de rapidité de circulation de l’information. Je suis surconnectée…

J’essaie de ne pas devenir une concierge, regardante des faits divers mais bon… c’est toujours des faits divers dont on entend parler…

Et il y a un truc que je remarque… les faits divers, ça arrive PRESQUE TOUJOURS chez les PAUVRES. Si si, c’est dans les milieux modestes souvent que les drames de tous genre arrivent: EColi avec les steaks de chez LIDL, gamines assassinées ou tabassées à mort issues du milieu ouvrier, famille Aristo assassinée pour cause de banqueroute, …

A croire que si on est riche, on est un peu plus protégé de certains drames?
Je finis par me demander… Mon premier amoureux qui était gauchiste à mort, fils de soixante-huitards bien assumés m’avait sorti un jour que j’étais une gauchiste révolutionnaire refoulée… Euh… j’en sais rien moi… On a toujours été du genre apolitiques à la maison… Gauche, droite, ça veut dire quoi ?

Moi je suis pour une justice sociale. Alors peut être que je suis de gauche. A l’usage je me dis que sûrement je le suis… je suis une grosse nullasse en économie, j’y connais rien, j’aimerai bien mais ça me prendrait des années, une vie de tout comprendre, alors j’écoute, j’écoute, je lis … et ce que je constate c’est qu’on devient bientôt comme la Grande Bretagne ou les Etats Unis … un pays d’extrêmes, un pays où d’un côté il y a les Supers Riches et de l’autre, les Supers Pauvres.

Bernard Arnault a regagné sa place de plus grosse fortune de France qui s’élève à 21.2 Milliards d’euros (selon le classement du magazine Challenges); suivi par un des rois de la Grande Distribution: Gérard Mulliez d’Auchan avec 21 milliards et Mamie Zinzin de L’Oréal avec 17 Milliards… des MILLIARDS.

On apprend aussi que le PDG d’Air France a eu une progression salariale de 40% et quelques…

A côté de ça, on apprend que les producteurs sont au bord de la faillite a force d’être soumis à une pression permanente de bas prix (mais en contre partie les produits augmentent à l’achat et les marges des grands distributeurs progressent > d’où la grosse fortune du big patron d’Auchan j’imagine), mais pendant que lui doit se trimballer en Yacht dans la grande bleue, des paysans se suicident et des gens pauvres sont obligés d’aller chez Lidl acheter des steaks de merde…

On apprend aussi que la proportion de dossiers de surendettement EXPLOSE : +12% en un an !

Et puis le chômage baisse quand on irradie des listes certaines personnes mais le mois suivant, bim ça explose avec des nouveaux demandeurs qu’on ne peut pas planquer…

A côté de ça, les Méga Riches paieront moins d’impôts … Il paraît que toute cette politique favorisant les Riches est censée stimuler l’investissement en France, l’investissement pour générer plus d’emplois, valoriser les salaires, donc plus consommer … euh… vous permettez que j’ai des doutes?

Moi je crois que les RICHES, quand ils deviennent encore PLUS RICHES à part Bill Gates, ils gardent leur pognon pour eux. Pour être juste encore PLUS RICHES. … Moi j’y crois pas à cet altruisme économique.
Ça fait juste plus de sacs Hermès pour Madame et une Lamborghini ou Ferrari de plus pour Monsieur, et des logements toujours plus immenses même si vides, pendant que des SDF crèvent de faim et de froid dehors ou que des étudiants survivent dans des cloaques avec des loyers faramineux qui les obligent à faire caissier ou cuistot au MacDo pour essayer de tenir le coup…et pour au final se retrouver stagiaire longue durée ou CDD sous payé …

Mais à part ça nous sommes un grand pays de fraternité, d’égalité et de liberté. Fraternité mon CUL. Egalité n’en parlons pas… je serai curieuse de voir la proportion d’enfants d’ouvriers à HEC, ESSEC, Sciences PO ou Dauphine… Dans le boulot même combat. Passé un certain niveau, un certain standing, le diplôme, la niak ne suffisent pas… c’est piston land qui prime…

On condamne la discrimination, mais elle n’a jamais autant existé. On condamne toujours plus la violence mais elle n’a jamais été aussi présente, on condamne la solitude mais les gens n’ont jamais été autant autistes … 

La liberté individuelle a gagné. On veut bien aider son prochain mais faut pas que ça nous emmerde de trop… on veut bien être sensible au malheur du monde mais faudrait pas que ça se passe trop à côté de chez nous…

Je suis sûrement un peu amère mais je vois bien déjà quand on est quelqu’un de « normal » que la vie est injuste alors je vous dis pas quand on est déficient (ça fera l’objet d’un autre blog ça) … 

Donc je me dis que peut être que nous aussi on devra faire la révolution un jour si on ne veut pas devenir une société de mollusques soumis, fatalistes, résignés face à notre propre misère et incohérences … peut être que le vote ne suffira pas…

Mais si on n’est pas concerné, on veut juste la paix alors on préfère zapper et penser au présent sans trop réfléchir… ne surtout pas réfléchir, ne surtout pas tenter de refaire le monde parce que ça ne sert à rien… Rester dans un état léthargique, faire comme si tout allait bien, penser qu’à sa petite vie, son petit confort, sa petite survie… le reste, bah … pfff… de toutes façons, ça ne changera rien…

Voilà. On est devenu une société BOF, une société passive, qui laisse tomber… Alors de temps en temps, on voit des gens se rebiffer quand ils sont directement touchés mais à quand une manif solidaire, une vraie ? Celle qui revendique plus de justesse dans le traitement des gens ?

Kader, 59 ans, manutentionnaire au Monoprix de Marseille, s’approprie des salades et des melons dans la poubelle du supermarché et parce qu’il paraît que c’est contre le règlement intérieur, il risque un licenciement pour faute grave, sans indemnités, à 2 ans de la retraite… wouaaaah ! c’est beau la France. C’est beau l’enteprise. Vous trouvez ça normal vous ? ça vous dérange pas ? Aaaah le règlement, c’est le règlement ? Eh ben leur règlement c’est de la grosse merde en barre.

Les règlements comme ça c’est pas des règlements c’est de la sinistre connerie. Et quand on écrit des conneries, quand on impose des conneries, on est qu’un con.

La vie c’est pas que des règlements. Et encore moins des règlements aussi à chier que personne ne connaît…

Par contre, on laisse impunément des dirigeants d’entreprises se payer grassement au détriment des petites gens, des agriculteurs qui bossent leur pleine peau, on paie au lance pierre les jeunes diplômés qu’on conditionne à devenir des requins pour pas crever dans cette société de performances impitoyable…

Alors oui, oui je suis révoltée, le monde dans lequel on évolue me révolte tous les jours. On a de la merde dans la tête, on veut du développement durable mais on est incapable au quotidien de se comporter de façon humaine… Et on s’étonne que la Souffrance au Travail soit devenue un marronnier dans la presse… On se nourrit des malheurs de notre société au lieu de revoir en profondeur son attitude….

Bon. Sûrement je m’emballe, je m’égare, sûrement je manque de connaissances mais moi je vois le résultat de ce qu’on laisse se produire… et les classes moyennes même moyennes supérieures, même supérieures tout court, ne devraient pas penser qu’elles ne sont pas concernées, que ça ne leur arrivera pas, parce qu’au rythme où on va il faudra bientôt choisir son clan. La France des Riches ou la France des Pauvres.

Personnellement, je ne suis pas contre la richesse et ce qu’elle procure, à condition qu’elle soit plus équitable, plus juste et accessible à tous… sinon, je vois pas en quoi on pourrait revendiquer avoir fait des progrès depuis le moyen âge…

A bons entendeurs…

Ma vie de chômeuse (qui essaie d’assumer bien mais qui a du mal souvent) –

 Bonjour les gens 🙂
Oui oui je sais je suis loin d’être la seule a faire un billet façon « vis ma vie de chômeuse ».
Je viens de passer la barre des 3 mois alors ça se fête !
En fait ça passe tellement vite que s’en est effrayant, un peu…
Moi le chômage ça n’a jamais été un truc avec lequel j’ai été à l’aise. La peur du vide, du rien, de la précarité… Aaaaah la précarité… Vivre avec 1000 euros de moins par mois quand on a le train de vie fait pour vivre avec 1000 euros de plus… voire plus… (parce que je suis au départ, un panier percé), ça calme direct.
Fini le shopping impulsif, fini les virées dans les magasins pour le « fun », on se contente du strict nécessaire avec des plaisirs plus que raisonnables… On apprend à arrêter de consommer à outrance, on apprend à faire avec ce qu’on a (et c’est là qu’on réalise à quel point on a « trop ») … et on essaie de ne pas se sentir trop décalé, trop « hors système » le temps de remonter la pente…mais en fait, si on se sent totalement décalé… surtout aux sorties de bureau le soir dans le métro !

Le mythe des rdv Pôle Emploi se vérifie: le premier est d’enfer. On se fait une méga dégringolade dans l’échelle sociale, on attend fébrilement le verdict comme quoi on va bien toucher les sacro saints Assedic – dieu merci ça existe et pour une fois je suis contente d’en profiter vu que j’ai pas mal côtisé pour…

et puis on réalise que finalement, vu le type de boulot qu’on fait, on devra compter essentiellement sur soi même…

Et alors on réalise plein de choses… enfin je dis « ON » … moi en fait… je réalise trop de choses même… ça m’épuise. Prises de conscience, crise existentielle: mais au fait, je veux faire quoi de ma vie là ? Evidemment, ce genre de pensées s’entrechoquent avec les pensées raisonnables: avoir un métier stable, gagner de l’argent pour sauvegarder son intégration sociale, son avenir, ses projets divers et variés… Oui mais moi je suis du genre: les 2 en même temps c’est possible?

Je suis une passionnée, je n’y peux rien… j’ai un côté ‘artiste’ que je refoule du mieux que je peux mais à 35 ans, ce côté un peu sensible en a marre d’étouffer donc il remonte, il remonte… Alors forcément,faut « gérer » …

Quand on est au chômage on se dit qu’il faut profiter d’être au chômage pour plein de trucs: faire les vrais bons choix (mais c’est QUOI les VRAIS BONS CHOIX ?!), s’occuper de soi, voir des gens etc. …

Bon. Alors la vérité c’est que pour une fille comme moi j’ai plutôt des phases: putain putain j’espere que je ne vais pas dépasser un seuil critique et me retrouver au chômage à vie pour finir je sais pas moi… femme de ménage au Sofitel de Manhattan ? (joke) – si je pouvais gagner autant ça me dérangerait pas de récurer des chiottes… enfin avec des gants Mapa et de l’eau de Javel pure…

Je ne suis pas quelqu’un d’élitiste. Par contre, bien gagner sa vie, ça reste un critère important pour moi car je me rends compte chaque jour que si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue tellement que ceux qui disent ça ne doivent pas trop en manquer…


Une chose par contre dont je suis certaine, c’est que je ne veux plus de boulot « alimentaire ». J’ai donné. Je ne veux plus de boulot où je me fais chier au bout de 6 mois, où je vais contre nature à un tel point que j’en chope un début d’ulcère à l’estomac… je veux bien m’adapter et faire des efforts mais bon sang, de là à y perdre mon identité non merci… et alors ce genre de réflexion génère de grands échanges houleux avec certains de mes proches. Le boulot = revenu et c’est tout.

Mon frère de 16 ans qui commence à penser à l’avenir est comme moi (le pauvre) et il a du mal à envisager un boulot par l’aspect financier uniquement… et moi c’est pareil. Je suis une affective, une passionnée, une enthousiaste… et si je me retrouve à bosser pour un salaire seulement, je me meurs…

Et sûrement dans le fond c’est mieux d’être plus « froid », d’être plus « pragmatique », les « pieds sur terre » quoi…

Le boulot de rêves ça existe rarement on le sait bien…Restons humbles !

Oui enfin ça va là… la cure d’humilité ça me connaît. Je crois que j’ai des cures d’humilité assez régulières depuis ces 5 dernières années alors j’aimerai bien avoir des périodes plus fastes aussi 🙂

Je m’égare… désolée.

Donc être au chômage, eh bien c’est pas le bagne mais c’est pas le pied non plus parce que sans pognon, tout de suite la vie est moins facile. Et quand j’entends des blaireaux au club de sport fustiger contre ces feignants de chômeurs et râler sur les impots qu’ils paient, j’ai juste envie de leur coller une tarte et de leur dire: tu vas voir pignouffe si ça t’arrives un jour, tu seras bien content de les toucher les assedic et tu verras si t’apprécies qu’on dise que les chômeurs sont feignants quand tu te défonceras à chercher un boulot…

mais je dis rien… je dis rien parce que ça ne sert à rien et je sais que je serai seule contre tous ces machos de merde et je tiens à garder mon abonnement au club de sport…

Le plus dur c’est de ne plus avoir la possibilité de consommer, de payer des trucs aux gens qu’on aime, de se préparer des voyages etc. … ça c’est rude…enfin c’est HYPER FRUSTRANT. Après je pense que ça ne me fait pas de mal cette petite cure d’austérité… et encore une fois je pense que je suis bien lottie… c’est une austérité relative… enfin pour le moment !

Et pour une fois (DONC) j’essaie de ne pas céder à la panique. Je m’efforce de rester sereine et de profiter de cette période pour ne pas me lancer à corps perdu dans un job sous prétexte qu’il me faut un SALAIRE. J’ai failli, j’ai failli mais dieu merci le destin à bien fait les choses… mais j’ai été à deux doigts de m’emballer et de céder à l’appel du contrat de travail en CDi rémunéré – très raisonnablement- pour ne plus être CHOMEUSE. Mais non… pour l’instant je reste chômeuse, en attendant de trouver ce job de mes rêves, ce job qui fera que je n’aurai pas envie de me barrer au bout de 6 mois, qui ne me rendra pas totalement déprimée au bout d’un an et à cran au bout de 2 ….

Pour une fois je m’efforce d’allier mes passions à mon boulot… Évidemment, si dans 6 mois j’en suis toujours au même point je ferai un effort d’humilité supplémentaire … je sais bien qu’on n’est pas dans ces pays du Nouveau Monde où quand on veut on peut, où le recyclage professionnel est aisé… mais il faut bien essayer. Alors je cherche et je trouverai, ce boulot qui me tente tant ;-))