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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, bientôt la cinquantaine (gloups), maman d'une petite fille de bientôt 10 ans (re gloups), j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

FOLKLO FAMILY

Et une dernière pour la semaine…. FOLKLO FAMILY. Je me suis bien marrée à l’écrire celle là… EVIDEMMENT c’est légèrement autobiographique :))

FOLKLO FAMILY

Je le savais. C’est toujours comme ça. Je ne vois pas pourquoi cette fois – ci on aurait échappé à la règle. Départ en vacances. Les catas de dernière minute arrivent. On devait se lever à 7heures, on se lève à 9heures 30. On va rouler en plein soleil. 2 parents, 5 enfants de 2 à 24 ans, un chien. Ça en fait du monde tout à coup. Le tout réparti dans deux voitures. On a beau s’organiser, on y arrive pas, à faire comme on avait dit.

La maison s’est transformée en usine au bord de l’explosion. Maman se laisse déborder par les finitions. Papa se demande déjà où sont cachées les clés de la maison. Moi, j’essaie d’être polyvalente et d’aider à sauver les meubles afin de minimiser les engueulades du départ. Ma sœur comate. Elle s’est couchée à 4heures du mat’ et reste fidèle à elle-même, c’est-à-dire, complètement à l’ouest.


Pour ma mère, chaque détail prend une importance extraordinaire. Mon père demande de plus en plus souvent où sont rangées les clés de la maison dont on a qu’un seul trousseau. Les trois petits eux, en attendant, dérangent tous les jouets que je me suis donnée la peine de ranger la veille. Logique. Moi, je me dis que j’ai passé l’âge d’aller en vacances avec mes parents. D’un autre côté, je suis bien contente d’aller voir l’océan et de passer un peu de temps avec ces drôles de gens qui forment ma famille.

11 heures, le départ s’annonce, chaud. Les deux voitures sont blindées. Maman a insisté pour qu’on case les vélos des petits en plus de tout le reste. Tout le reste, c’est énorme quand on est 7 personnes plus un chien. Les traits de mon père commencent à se crisper. 11h05, il explose : — Où sont passées ces putains de clés bordel !!? … Aïe, aïe, aïe. On ne décollera pas avant 12h00. S’il continue, ma mère va décréter qu’elle ne part plus.


Je connais les scènes par cœur. Elles se reproduisent, inlassablement. C’est devenu une façon de vivre. Ma folklo family ne sait pas faire comme tout le monde. 11h32. Après nous être tous insultés, on se décide de jeter un coup d’œil dans une des boîtes à jouets des petits. Bingo, la clé se balade au milieu de la dînette. Ma mère clame des ‘je vous l’avez dit’, mon père lui est exaspéré, moi je me demande pourquoi on a qu’un seul trousseau…12H00, on intègre les voitures. Les petits et mes parents dans la leur, ma sœur moi et le chien dans la mienne. La leur ne démarre pas. La batterie s’est vidée. Les petits ont du jouer avec les phares. Papa est au bord de la crise de nerfs. Je cours chercher les pinces crocodiles. Je mets ma voiture face à la sienne. Ça va prendre dix minutes. Pas de quoi s’affoler. C’est normal qu’une chose comme ça nous arrive. Il faut relativiser. Je relativise. On a juste quatre heures de retard sur notre planning de départ.

Au bout d’une demi-heure, un des trois petits commence à avoir le mal du transport, puis donne la même envie à la petite dernière. On se retrouve arrêtés sur une des premières aires d’autoroute de notre long parcours. Ma mère est en pleine crise d’hystérie, le rouleau de sopalin à la main, les sacs en plastique dans l’autre, pour nettoyer les deux petits recouverts de vomi. Heureusement, elle a prévu les rechanges. A la longue, on apprend à anticiper certains incidents, en souhaitant toutefois qu’ils ne se reproduisent pas à chaque fois … Qui roule avec des rouleaux de sopalins et des sacs en plastique Auchan ? Certainement pas Madame Toulemonde. Mon père, en prend plein les gencives. Tout est de sa faute. Encore un coup de son manque de dynamisme selon maman. Mon père lui, tente d’expliquer les dangers d’un arrêt sur une bande d’arrêt d’urgence d’autoroute. Moi, je la ferme. Dans ces cas là, il vaut mieux. Je n’ai pas envie de me voir avec un sac plastique rempli de vomi sur la tête. Dans ces cas là, l’énervement est tel qu’on ne sait jamais. On en profite pour faire un transfert. Je prends les deux garçons avec moi, plus le chien. Avec la musique à fond ça les calmera de leurs envies de dégobiller. J’espère.


Ma sœur, celle qui s’est couchée à 4 heures du matin, voyage à côté de moi. Elle comate toujours, entre quelques quintes de toux. Ces virées nocturnes ont fini par lui faire choper la crève. Je la supplie de se gaver de ma boîte de Ricola aux herbes suisses afin qu’elle ne décuple pas mon stress pendant le voyage. C’est très dur de conduire avec quelqu’un qui vous tousse dans les oreilles. O miracle, le reste du trajet se passe à peu près sans incidents. On ne se trompe même pas de route. On s’améliore quand même. Si, si, avant, on arrivait à 20heures en partant à 11heures, maintenant on fait en 5-6 heures un trajet qui se fait normalement en 4. Le progrès est net.


Je l’aime ma folklo family. On ne le fait pas exprès de ne pas être standards. Ce n’est pas faute d’essayer pourtant. Mes parents sont des hippies dans l’âme. D’authentiques bohêmes contrariés. La libre expression familiale est notre sacerdoce et bon sang qu’est-ce qu’on s’exprime chez nous ! Sûrement trop pour nos voisins, mais mieux vaut trop que pas assez.


Des hypersensibles, hyperémotifs, hyper –fantaisistes, hyper expressifs, ça donne … de la dynamite quotidienne. C’est pour ça qu’on a besoin de vacances. Nos voisins aussi. Nos voisins nous considèrent comme des cas sociaux. Des Groseilles qui auraient malencontreusement trouvé logis dans le lotissement des Lequennois. A la seule différence que nous étions les pionniers du lieu dit. Ils avaient qu’à réfléchir et nous écouter avant de camper leur maison traditionnelle devant chez nous. On ne leur a jamais demandé de venir nous gâcher la vue de la vallée. Et puis si on parle trop fort pour eux, ils n’ont qu’à s’acheter des boules Quiès. Là c’est ma mauvaise foi qui s’exprime bien sûr. On se compare souvent, naturellement à la famille Addams. La caricature n’est pas si excessive parfois. Dommage que la plupart des gens nous fuient. Je nous trouve personnellement plutôt attachants. Les gens qui nous adoptent se sentent bien chez nous. Il y a de la vie avec un grand V.


A mon sens, mes parents sont d’éternels ados, avec bien évidemment les travers que ça peut comporter, mais je suis heureuse d’avoir des parents comme ça plutôt que des « Monsieur – Madame – bien rangés – propres sur eux – bénis oui-oui ». Ma folklo family est incontestablement rebelle. D’ailleurs, mes parents n’ont à ma connaissance plus vraiment d’amis. En tous cas, plus depuis qu’ils se sont réinstallés de façon plus sédentaire en France.


Quand j’étais enfant, je me souviens de notre immense maison dans les îles, où nous vivions, et qui était devenue un « must » en matière de soirées que maman avait le don d’organiser à la perfection.


Là, où nous vivons malheureusement, les gens sont froids et conformes. Les décalages entre leurs vies et la vie de mes parents sont de toutes façons trop profonds pour espérer une quelconque sympathie ou ouverture d’esprit de leur part. C’est peut être aussi pour ça que mes parents ont agrandi la tribu. Entre nous, nous nous comprenons. Tant pis pour les autres, on arrivera à se passer d’eux !

SERIE LOOSE

UNE AUTRE VIGNETTE … issue de mon premier manuscrit écrit entre 24 et 25 ans – Les Sens de l’Existence –

SERIE LOOSE
 Apprendre à aimer c’est comme apprendre à marcher. On tombe, on se relève, on tombe on se relève. Parfois, ça fait plus mal que d’autres. Et c’est pour tout pareil. Apprendre à être « professionnelle », apprendre à être « matérialiste »… C’est fou comme la vie est irrégulière, en dents de scie. On atteint des sommets pour ensuite toucher des profondeurs. J’aurai dû prévoir le coup. Je me suis fais avoir. Une fois de plus. A chaque fois je me dis qu’on ne m’aura pas deux fois. A chaque fois, je crois que je saurai me protéger, mais… la peur n’évite pas le danger. Trop se protéger empêche parfois de vivre. Généralement, tout chavire en même temps. En ce qui me concerne ça se passe toujours de la même façon. Une volonté de croquer la vie à pleines dents, freinée par des paramètres que je ne maîtrise pas. Comme d’habitude, tout démarre pour une histoire de mec foireuse. Ces derniers temps j’ai été championne toutes catégories en histoires foireuses. Je flashe, je m’emballe et je me plante lamentablement après m’être faite une vie entière de films. Le reste suit.

Je me réveille le matin, le nœud dans le ventre, la boule dans la gorge, vide, démotivée. J’aimerai rester au lit et rêver ma vie, mais je dois aller bosser. Je ne peux compter que sur moi-même, alors je ne peux pas me laisser tomber. Je me prends par la main et je me traîne dans la salle de bains, hirsute. J’allume la lumière, je pisse, je tire la chasse et je me regarde dans la glace. Vision d’horreur. Mon teint est brouillé, mon acné récidive, mes cheveux sont ternes et mous. Encore une belle journée qui s’annonce tiens ! Allez hop ! Sous la douche ! Un brushing et du cache – misère plus tard je serai présentable. Je revêts ma panoplie de jeune travailleuse aux dents longues et à l’énergie volcanique, la mélancolie au cœur. Mes yeux ne trompent pas. La mélancolie est visible. Je ne la sens pas ma journée et j’ai bien raison.

J’enchaîne les poisses. Patron taré, clients encore pires que d’habitude à qui je ne peux pas dire d’aller se faire foutre avec leurs vies dont je n’ai rien à cirer et mon satané portable qui est parti pour 15 jours à me faire lire des textos m’indiquant que je suis de nouveau à découvert, donc de nouveau dans la merde. La solitude s’empare alors de moi. Je ne vois plus d’issue. Je suis squeezée. Je suffoque. J’ai l’impression que c’est toujours aux même que ces choses là arrivent. Je n’arrive plus à me raisonner. La journée met plus de huit heures à passer. Tout me contrarie.

C’est la loose totale. J’évite de trop me regarder dans un miroir tellement je me trouve minable, pitoyable. Je rentre seule le soir. J’arrive dans mon appart, seule. Je suis, seule. Ce mot, raisonne dans ma tête et me fait pleurnicher. Je ne trouve plus belle cette solitude forcée. Après tout, je ne l’ai pas choisie. Indépendante mon cul ! Qu’on arrête de nous gaver avec les joies du célibat et les bienfaits de ce « stiletto feminism ». Depuis quand on est fait pour vivre seul ? Une moitié de tablette de chocolat plus tard et quelques petits gâteaux, je me sens presque mieux. Presque, parce que je sais que ce que je viens d’engloutir va se stocker sur mes cuissots déjà pas minces. Ce n’est pas comme ça que je vais relancer ma séduction me plains-je en faisant de la sensiblerie sur moi-même.

J’abandonne la grande bataille. Pire, je n’ai même plus envie de me battre. C’est trop dur ! Je pleure, je pleure sans fin. Je suis le nouveau Caliméro de service. Je me vide littéralement. Je me recroqueville dans ma coquille. J’en ai marre de me prendre en mains. Pourtant, je sais que je vais finir par réagir. C’est dans l’ordre logique des choses. Ma maman, mes amies proches, leur tendresse et leur solidarité du moment, font que je finis par relativiser ma situation. Je me dis qu’après tout, tout n’est pas encore fini. Je finirai bien par retomber amoureuse, je les rembourserai ces crédits qui me gâchent le porte-monnaie… La vie c’est ça. Des séries loose, ponctuées de périodes de gloire. Vivre le mal pour mieux apprécier le bien ? Peut être…

VICTIME DE LA MODE ?

J’ai écris cette vignette à 25 ans… il y a 10 ans… Aujourd’hui finalement, je me dis que les choses n’ont pas vraiment changé …


VICTIME DE LA MODE ?


Je me sens rebelle. Anticonformiste dans l’âme, mais j’ai des valeurs, des principes. Des convictions profondes dénuées de tout matérialisme. Presque. Je suis moi aussi un être issu de la société de consommation. Je sais ce que ça veut dire acheter. Acheter pour assouvir un besoin. Un besoin réel ou pas. Pas vital, c’est certain. Besoin de consommer pour rester intégré. Rester à la mode.

La mode. Le petit détail qui tue. La petite touche supplémentaire qui vous rend commun parmi le commun des mortels. Enfin, une partie du commun des mortels. Celui du microcosme dans lequel nous évoluons. La mode n’est pas la même selon le pays où, nous nous trouvons. Quoique, avec ce que les économistes appellent la globalisation voire même mondialisation, tout finit par s’uniformiser. Nous finissons tous par nous ressembler. Même les Japonais ont troqué leurs kimonos pour les derniers tailleurs Agnès B., Gucci, Christian Dior, sans oublier l’indispensable sac Louis Vuitton à 80.000 balles minimum.

A une plus petite échelle, à un niveau plus « cheap », il y a nous, moi. La société me complexe. Je ne suis jamais assez bien. Surtout depuis que Photoshop a envahi les studios photos des magazines féminins représentant des femmes en dehors des réalités statistiques. Surtout depuis que rondeurs sont synonymes de laisser aller, surtout depuis que maigreur est synonyme d’anorexie…

 

On entend toujours des bruits de couloir qui nous laissent espérer qu’en fait nous sommes l’idéal féminin, sauf qu’en ce qui me concerne, les hommes que je préfère moi, préfèrent des créatures conformes aux nouveaux standards de beauté. Oui la beauté ça ne veut rien dire, en attendant, on continue de plébisciter le 90-60-90. Si 90-60-90 était un ensemble de mesures garantissant une santé de fer et une longévité certaine, je crois que ça n’aurait pas le même impact dans l’esprit des gens.

Aujourd’hui, si on est dodu, cela implique tout de suite une notion de culpabilité, de dévalorisation systématique parce qu’on est pas dans la norme 90-60-90. Le détail qui tue s’applique à la poitrine, au nez, aux fesses, aux mollets… Alors, il faut « s’arranger », « tricher », en consommant. Un Wonderbra et on passe du plat 80B au plus généreux 85C, un slip spécial ventre-plat permet de cacher ces bourrelets qu’on ne saurait voir, du cache misère cosmétique pour atténuer la proéminence d’un nez qui veut trop se montrer, des lentilles de couleur pour passer du marron yeux de cochon au vert yeux de vipère, des teintures pour cheveux pour passer du simple châtain au roux flamboyant…

Et puis encore et toujours, des vêtements, des sacs, des chaussures et autres accessoires à profusion, pourvu qu’on ne reste pas à la traîne, pourvu qu’on ait une chance grâce à tous ces artifices de nous en sortir. Pour séduire, encore et toujours. On ne sait toujours pas qui par contre…

Je souffre de voir le mal que se donnent certaines femmes. Les douleurs physiques qu’elles s’infligent m’affligent. C’est simple, je voue une admiration profonde pour toutes les femmes qui portent des chaussures extra pointues aux talons hauts et effilés, aussi facilement qu’elles porteraient une paire de godillots de marche. Je reste sciée en les voyant sprinter le matin dans les couloirs du métro, impeccables pour la plupart, puant Chanel, Guerlain ou Calvin Klein.

Les femmes sont fabuleuses, mais au final, qu’est-ce qu’on s’emmerde la vie quand même non ? Mon côté sûrement un peu rustique me fait réaliser qu’on finit à poil de toutes façons alors … tout ça pour ça ? Il est terrifiant de constater ce par quoi une femme se sent obligée de passer pour finir nue dans les bras d’un homme. Les hommes ne se rendent pas compte le mal qu’on se donne pour eux. Certaines finissent par trouver ça normal. Un B.A.BA de la féminité.

Vive la beauté mais à bas l’artifice. Vive le respect de soi mais au diable tout narcissisme inutile. En d’autres termes, on peut vouer une adoration à Chanel, Guerlain et Calvin Klein sans s’asperger la moitié de la bouteille tous les matins.

Ce n’est pas de notre faute. Nous sommes victimes après tout. C’est ça qui est terrible. De la manipulation à l’échelle mondiale. Même la vague Zen implique de la consommation. Il faut consommer Zen pour être Zen. N’est pas Zen qui veut. Ça s’apprend. Les orientaux nous vendent leurs kimonos, et leurs manuels de Feng-Shui, nous on leur vend nos tailleurs Agnès B. et notre foie gras aux truffes. Bon deal. Personne ne perd au grand jeu de la mondialisation. Si, ceux qui ne consomment pas.

Ne plus consommer, c’est se mettre en marge de la société. Ça fait peur de ne plus consommer. Ça pourrait être le début de la fin ? Non seulement il faut consommer, mais il faut SAVOIR consommer. Il faut consommer à la mode. Même la bouffe s’est adaptée à la mode. Mangeons bio. Comme si avant, nous avions mangé un ensemble d’aliments extra-terrestres cultivés dans l’espace intersidéral. La pomme de terre vient bien de la terre non ? C’est comme le principe de la lessive qui lave plus blanc que blanc. Maintenant, on a la terre plus bio que bio. C’est le « plus » qui compte. Bientôt, une seule fraise suffira à combler notre alimentation enrichie parce qu’elle aura tellement plus de qualités nutritives qu’elle rendra la moitié du monde végétarien.

Le bonheur, avant d’être dans le pré, il est avant tout dans sa tête. Après tout, si une femme est heureuse en chaussant des échasses et en se nourrissant de graines et de branches de céleri, je m’incline. Je respecte le droit du « chacun voit midi à sa porte ». Je sais que personnellement, je n’ai pas encore réussi à trouver d’autres tenues dans laquelle je me sente aussi à l’aise que le jean. Pourtant même le jean à cédé aux appels de la mode. Taille basse, extensible, fashion jusqu’au bout, même le jean s’est fait avoir. Moi aussi. Je serai une baroudeuse de choc, mais de charme aussi.

En attendant, comme le disait grand-mère, être belle ça ne s’achète pas. On l’est ou on l’est pas. Pffiouu, heureusement que la chirurgie esthétique à fait son apparition, on a failli être tous moches.

Nos vies auront bientôt l’air d’un spot publicitaire, on aura le rôle principal à tour de rôle, nous serons tous des stars, notre instinct s’envolera, nos pensées s’uniformiseront, nous deviendrons tous pacifistes et asexués, nous serons les survivants de notre planète bio, Zénifiés. On nous apprendra comment tout faire, même l’amour. Franchement, il était temps ! A se demander comment l’être humain a fait pour survivre depuis ces derniers millions d’années ? Sans ultra consommation ? Sans TV ? Sans supermarchés ? Sans centres commerciaux ? Sans les clubs de vacances ? Et l’homme a survécu ?

L’homme s’évertue à se créer son propre malheur. Un monde d’artifices pour le bien être d’une minorité. La révolution individuelle doit commencer puisque l’union ne fait plus la force. On a le droit d’avoir confiance en soi et d’avoir ses propres convictions même si elles ne correspondent pas à la grande recette de la mondialisation au sens socio-économique du terme – la liberté de l’un s’arrêtant où commence celle de l’autre-, on a le droit de ne pas être une victime de la mode. Je m’approprie ce droit. Je souffrirai les idées claires. Je ne cèderai pas. Trop d’hommes sont morts pour la liberté. Je ne veux pas les déshonorer.

Yiayia the Cook teste La POpOtte d’Anne-CharlOtte: Muffins "Le Temps des Cerises" et c’est MIAM :-)

Bonjour à tous !

ça fait longtemps que je n’ai pas exposé mes essais culinaires… d’ailleurs, après mon expédition chez Tang Frères, c’est vrai, j’aurai pu vous raconter mon premier poisson au gingembre et mon poulet à la citronnelle mais honnêtement, après avoir foiré totalement le dessert à base de billes de Tapioca, ça m’a juste saoulé…

Les billes de Tapioca… ah j’vous raconterai… non parce que franchement, je crois que cette recette fait partie de mes gros foirages 🙂

Et donc, retour de WE de 4 jours à la campagne, je suis revenue avec PLEIN de cerises cueillies en direct depuis l’arbre. Si si, des vraies bonnes cerises griottes à la fois sucrées et acides, d’un beau rouge éclatant.
Le problème c’est que si à moi toute seule je m’enfile le kilo de cerises, euh… comment vous dire… je serai un peu malade?

Et comme mon amoureux travaille la nuit, le jour, se balade toute la semaine, je fais quoi moi hein avec les cerises? Parce que les cerises, eh ben… ça pourrit vite ! Donc j’avais besoin d’une opération de sauvetage. Et donc je cherchais des recettes… Si vous connaissez pas encore HELLOCOTON va falloir vous y mettre !
J’y ai découvert des super blogueuses food (et pas que d’ailleurs), comme Les Douceurs de la Famille Praline: http://lesdouceursdelafamillepraline.over-blog.com/ (que je remercie chaleureusement de m’avoir pris en sympathie et promis je les goûterai toutes les recettes :))

Et puis la POpOtte d’Anne-CharlOtte et particulièrement cette recette qui tombait pile poil puisque je cherchais de quoi sauver mes cerises :
 Bon. je vais pas vous re décrire la recette…j’ai découvert un truc qui s’appelle le « Streusel »… c’est que ça m’a perturbé au début. J’ai cru que c’était un doublon dans l’énoncé des ingrédients, ch’ais pas… mais voilà. En fait ça se met à la fin sur le dessus… Sûrement que ça sert !

Et puis j’ai remarqué aussi qu’il y a souvent un principe qui revient d’avoir les ingrédients dits « solides » d’un côté et « liquides » de l’autre… et souvent faut mélanger chacun de son côté et ensuite rassembler… (ouais ouais genre je débarque et je découvre un truc évident… QUE NENNI ! j’ai vu ça pour la première fois dans une recette de Pancakes MAISON (ah oui je ferai peut être un blog là dessus on verra ;))

Enfin voilà. C’est parti. Préchauffage du four à 220°C et … dénoyautage des cerises… ça , ça c’est assez chiant… (En même temps ce WE j’ai dénoyauté des Olives à la grecque et croyez moi… ça prend du temps et de la patience… et moi qui suis pas patiente à la base… je progresse ;))

Donc les BELLES CERISES du JARDIN :

Pas mal non les cerises 🙂

Vient ensuite le FAMEUX STREUSEL… on dirait de la pâte à crumble très beurrée… D’ailleurs je déconseille le beurre demi sel en fait… j’avais que ça en même temps… on verra au goût 🙂
La préparation « Solide »
La préparation « Liquide »
Le mélange des deux :
Et là, j’attaque la première partie de remplissage comme indiqué et j’intègre les cerises… Mmmmmm
Et là je finis en rajoutant encore de la pâte par dessus, des cerises et le fameux Streusel… TADAAAAA !
Pas mal non ?
Alors perso, je pense que j’aurai du mettre plus de sucre et un peu de cannelle ça aurait pu être pas mal… Il me restait de la pâte donc j’en ai mis dans un moule à cake et comme ça je peux goûter… et c’est ce que je pense après mon « goûtage » 🙂

Mais bon. C’est parti pour 15 minutes de cuisson à 220° ! ça sent bon et le p’tit goût de cerise acide… miam miam ! Enfin comme d’hab, tant que MOSSIEUR n’a pas goûté… mais je suis assez contente du résultat visuel 😉 non ?

L’ENFER DES DODUES… ! (NB: Blog très long :))

Bon ! Cette fois j’ose. J’ose brandir une vérité déjà admise, évidente mais qu’on essaie désespérément de nier: Être dodu, c’est l’ENFER. 
 Globalement c’est l’enfer. Surtout en été, surtout à la plage, surtout à Paris, surtout depuis que les magazines estiment que RONDE c’est être goalée comme… Laetitia Casta ou Beyoncé ou je ne sais quelle autre bombasse dont les rondeurs se situent essentiellement au niveau des seins et des fesses… moi je veux bien les même. La vérité c’est que les VRAIES dodues, celles qu’on essaie d’appeler un peu moins péjorativement les « rondes », elles sont pas goalées comme ça et elles vivent pas leurs rondeurs de façon « épanouissante ».

Une géniale blogueuse: http://www.bullesdeflo.com/ a fini de me convaincre. ça faisait un moment que je voulais faire un blog sur le sujet mais j’osais pas… ça veut dire reconnaître devant la terre entière qu’on a un problème avec ses kilos en trop, son corps, son image, le regard des autres etc. … Mais je crois que ça y est, à 35 ans j’assume. Après 20 ans de régimes, je crois que je suis en mesure de m’exprimer sur le sujet. Et le dernier ELLE spécial maillots intitulé « le maillot qui va avec le corps que j’ai » ou un truc du genre a fini aussi de me convaincre… les minettes étaient toutes surgoalées… alors forcément, …

Que les choses soient claires, une grosse bien dans sa peau, ça ne fonctionne pas. ça ne peut pas fonctionner parce que le poids du corps retentit sur la santé déjà d’une. Et le regard de notre société n’est pas un regard compatible avec la grosseur. Dire le contraire serait être malhonnête. Vous avez déjà vu des mecs se retourner sur des grosses pour dire: putain elle est bonne ? Non. Vous croyez que les mecs ça les dérange pas quand on grossit? Bien sûr que si. Stop l’hypocrisie. Et les filles « rondes » c’est à dire DODUES / GROSSES / OBÈSES elle préfèreraient pas se regarder dans la glace avec plaisir ? Si. Bien sûr que si.

Une grosse qui se dit « bien dans sa peau » c’est au mieux, une grosse qui a fait le deuil de son corps, le deuil de ses kilos et qui essaie chaque jour d’accepter son sort à défaut de pouvoir changer les choses.

Alors déjà je pose les bases. Je suis RONDE. Plus exactement, je suis un YOYO DODU.

Je suis un peu profil Bridget Jones dans ses mauvais jours… Entre 10 et 15 kilos qui me pourrissent l’existence depuis l’adolescence. Donc je préviens, je suis en territoire connu, reconnu, expérimenté en long en large et en travers.

Une grosse n’est pas seulement grosse parce qu’elle BOUFFE (même si moi je sais, j’avoue, je suis une bonne vivante, j’aime la bonne bouffe, le bon vin, et que j’ai un bon coup de fourchette ;)). Une personne trop grosse (et là peu importe la variation pondérale entre 5 et 50 kilos de trop), est grosse parce qu’elle SOUFFRE !

Le GROS grossit bien sûr parce qu’il mange trop, mal, ne fait pas assez de sport mais aussi parce qu’il peut être malade, faire de la dépression, avoir un métabolisme de merde, une thyroïde fainéante, bref, un mauvais héritage biologique.

Je pense toujours a une de mes meilleures amies qui est maigrichonne taille 34 depuis que je la connais et qui restera toujours taille 34 maigrichonne même après 2 enfants et pourtant… quand je voyais ces placards: nutella, papy Brossard, gâteaux à gogo … moi j’ai jamais eu ça chez moi. Et si j’avais eu ça, clairement, je serai comme Roseanne Barr. Vous connaissez pas Roseanne?
Moi je suis minuscule. Enfin je fais PRESQUE 1.60M … mais presque seulement… Quand je mange un pain au chocolat ça se voit direct. Je n’ai pas eu le bon héritage génétique de ma maman qui elle, est surgoalée à 53 ans après 5 enfants… moi j’ai le côté… de l’autre côté… d’ailleurs parfois pour rigoler je dis à mes parents qu’ils m’ont refilé tous les mauvais gènes: X Fragile, myopie et astigmatie, problèmes de poids, merci hein, merci 🙂

Aussi loin que je me souvienne je n’étais pas une enfant grosse. Mais déjà, enfant, j’avais un appétit de petit ogre. Et puis j’ai toujours aimé les trucs qui faisaient grossir… j’ai vécu aux Caraïbes, j’ai chopé une pneumonie qui m’a tenue malade pendant une année entière et à 7 ans je crois, j’étais MAIGRE. Rentrée en France, j’étais une « jolie môme »… mais pas « MAIGRE ». Et comme j’avais que des camarades de classe MAIGRES, on m’appelait « la grosse » ou « la grosse patate » … sont sympas les gosses entre eux.

Quand je revois des photos je me dis : mais NON ! j’étais NORMALE !

Et puis à l’adolescence je suis partie aux Emirats. Là bas, pas possible de se planquer, on va à la plage tous les jours. 3 semaines d’hôtel et j’avais un peu grossi… mais pas trop pourtant. Mais quoiqu’il en soit, à 14 ans, à force de me goinfrer le matin d’œufs au bacon, saucisses, toasts beurrés et j’en passe, forcément, avec le changement de climat et tout, je me suis payée une putain d’infection cutanée. Direction le seul médecin francophone qu’on nous avait conseillé. Un Docteur Syrien, médecin scolaire du Lycée français qui avait fait ses études de médecine à Bordeaux et aussi endocrinologue diéteticien. Ce fou m’a charcuté à vif pendant une semaine de mon infection cutanée et a annoncé à ma mère: faut la mettre au régime.

J’avais 14 ans et je n’étais pas grosse. A tout casser j’avais GRAND MAX, 5 kilos en trop. En plus j’étais sportive. Planche à voile tous les jours, knee board, danse le WE, j’ai toujours été une môme qui se bougeait.
Et c’est parti, mesures en long en large et en travers, mesure du pli cutané, et gélules à gogo: Isoméride, Thiomucase, Dinintel… et régime DRACONIEN.

Aujourd’hui l’Isoméride a été retiré de la vente en France. A l’époque, le Dinintel était interdit en France … ma mère était contre mais j’avais été contaminée par le besoin irrépressible de MAIGRIR. Et j’y suis arrivée ! A 15 ans je faisais 49 kilos. Période de gloire, je me faisais draguer par les Marines qui débarquaient dans le Golfe Persique à l’aube de la Gulf War I. Et puis je suis rentrée en France et je crois que j’ai repris 8 kilos en 3 semaines… je me suis gavée de chocolats, de Mac Do et autres saloperies…mais je suis quand même sortie avec « le plus beau garçon du collège en 3ème » … yearrrrrr 🙂

Pendant toutes mes années lycée je me souviens avoir fait régulièrement des régimes pour me maintenir à 51 /53 kilos … entourée de copines toujours bien goalées qui mangeaient tout ce qu’elles voulaient ….et j’essayais d’être pareil, tout en continuant de prendre l’Isoméride jusqu’à ce que ce soit interdit en France vers mes 17 ans … Quand je revois des photos de moi, j’étais très bien. Mais rien à faire, je me trouvais GROSSE.  La machine a complexes avait bien fait son travail…

A la fac, j’étais la GROSSE du groupe. Enfin je pensais être la grosse du groupe… je me souviens une fois, une fille pas mal m’avait dit que je ressemblais vachement à Pamela Anderson… sans déconner? J’étais PERSUADÉE qu’elle se foutait de ma gueule… En vrai, je revois des photos de moi un été avec des copains en mini short à 20 ans et j’enrage de m’être trouvée GROSSE alors que j’étais NORMALE ! 15 ans plus tard je me trouverai surgoalée avec le même poids !

Et puis j’ai grandi … enfin j’ai vieilli… et je me suis un peu plus sédentarisée, le travail, les soucis d’argent, les soucis de mec … Mon père me disait: tu veux un mec ? maigris. Euh… je crois qu’il ne se rendait pas compte en fait… ma mère a été sur mon dos avec mon poids pendant des années … Attention, là tu es au max, c’est pour toi,…. Mollo ceci, mollo cela… Ma mère a même été jusqu’à mettre un cadenas sur le frigo à Abu Dhabi et je me souviens d’une fois où même moi j’ai rigolé tellement c’était ridicule. J’entre dans la cuisine en me disant: terrain libre. J’ouvre le placard, je chope la boîte d’Ovomaltine et je fais verser la poudre direct dans ma bouche grande ouverte, la tête en arrière… Ma mère arrive et crie : OLIVIA !!! Moi, surprise, je fais un mauvais geste avec la boîte et je me retrouve littéralement recouverte d’Ovomaltine… forcément, on ne pouvait que rire…

Enfin bref. A 27 ans, là, j’avais des vrais kilos en trop. Premier choc amoureux 5 ans plus tôt j’avais perdu 12 kilos que j’avais repris au fur et à mesure pour finalement dépasser mon score… je me suis traînée en desespoir de cause chez le Dr. Jacques Fricker avec une batterie d’examens médicaux à faire pour être sûre que tout était quand même en ordre… et il m’a aidé. C’est un excellent médecin. Je l’aime beaucoup. Il connaît une bonne partie de ma vie mais là, à 35 ans je peux plus… et lui non plus je pense…Le problème à terme, c’est qu’on s’essouffle à force de faire des régimes… Au bout d’un moment, le médecin aussi génial soit-il, il ne peut pas vous sauver de vous même et de votre volonté et de votre rapport à la nourriture.

Moi je le dis, j’ai un problème avec la nourriture… je suis du genre à décoller si je subis un choc émotionnel violent (les ruptures sentimentales ont toujours eu cette vertu de me faire maigrir énormément vitesse grand V) mais sinon, je fais partie de ces personnes qui sans en avoir vraiment conscience sur le moment, vont développer des comportements compulsifs face à la nourriture… avec à peu près tout et n’importe quoi, pourvu qu’on se remplisse … pourvu qu’on remplisse le vide, qu’on canalise l’angoisse… un truc comme ça.

Donc à 35 ans, après 20 ans de régimes globalement infructueux puisque si je maigris, immanquablement je regrossis, j’ai décidé d’attaquer mon problème à la racine: mon cerveau. Enfin mon âme. Mon MOAAAA profond. Alors je vais entreprendre une thérapie comportementale avec un psy  pro du Kilo question de voir…. peut être que je ne vais pas en avoir besoin, peut être que le cheminement a déjà commencé tout seul mais il est EVIDENT que les « régimes » mènent à l’ECHEC.

Plus je lis des trucs sur le sujet, plus j’en essaie – ah oui j’ai TOUT essayé depuis le régime Fricker; Dukan, Weight Watchers et j’en passe … sur la durée, ça ne fonctionne pas.

Interdire génère l’envie. Interdire certains aliments les rendent tabous, diaboliser la nourriture déforme la façon dont on appréhende certains aliments, dont on les traite…et plus on veut les dévorer… et plus le corps stocke…

Alors bien sûr. Pour perdre du poids, il faut MOINS manger quoiqu’il arrive. Mais sûrement qu’il faut aussi travailler autre chose… quelque chose de plus enfoui… le POURQUOI on mange TROP ou MAL …

Je ne suis pas à plaindre par rapport à d’autres… mes kilos jusqu’à présent ne m’ont jamais empêchée d’évoluer normalement dans ma vie professionnelle et amoureuse mais … malgré tout je suis CONVAINCUE qu’il y a une discrimination physique. On parle de discrimination raciale, mais la discrimination physique est EVIDENTE.

Surtout dans certains métiers. Je suis dans les relations publiques… Eh ben je suis pas sûre que dans des grosses agences ou chez des annonceurs un peu luxe et glamour, on embauche des dodues… ou alors les dodues auront intégré les quotas d’embauche elles aussi …

C’est vrai aussi que ce problème est très féminin même si je ne doute pas que les hommes peuvent aussi en souffrir. Mais le fait est qu’on reste dans une société de minces, faite pour les minces. Un esprit sain dans un corps sain …
Même s’il y a des fringues spéciales grosses « à la mode » à présent, même si H&M a son rayon XXL, en étant même juste un chouilla trop gros, on vit l’enfer.

Moi je suis désolée, je pense être très esthète et féminine au fond de moi. Mais je sais qu’avec mes kilos en trop je ne pourrai JAMAIS m’habiller comme Sharon Stone dans Basic Instinct (même si ça me dirait carrément)… D’abord, quand on a des kilos en trop, les talons, c’est pas possible… et là je ne parle pas forcément pour moi. Avoir des kilos en trop c’est avoir les cuisses qui se frottent en été… à cela on rajoute la transpiration plus importante parce que tous ces kilos… faut les porter en plus du reste ! Sans oublier les vaisseaux sanguins qui pètent, le mal de dos, les jambes lourdes, l’essoufflement, etc. … Être dodu, Être gros, en vérité c’est ça. C’est ne pas pouvoir se faire plaisir avec des supers bikini de Bimbo, c’est ne pas pouvoir révéler la femme femme qu’on est à l’intérieur…c’est être dans la frustration, la honte,et le dégoût de soi.

Moi je me dis que si ça se trouve, si j’étais surgoalée je serai une vraie salope… et que c’est peut être pour ça que j’ai des kilos en trop… :)) ha ha ha !!!

Non mais franchement, OK. La mannequin Tara Lynn est belle. Elle est belle avec ses mega kilos mais recadrons un peu les choses: 1) elle est très grande. 2) elle est super arrangée avec des belles fringues, une super coiffure, un super maquillage, 3) elle a surtout un SUPER Photographe qui sait exactement quelle lumière il faut, quelle pose il faut et 4) Photoshop fait les finitions…. donc oui, à ces conditions, toutes les GROSSES peuvent etre BELLES. – Soit dit en passant ils m’ont fait marrer chez ELLE (attention j’aime bien ELLE en général) – avec leur spéciale « RONDES ». Forcément ils auraient dit spécial « GROSSES » ce qui est pourtant beaucoup plus vrai, ils auraient moins vendu … ou alors ils auraient eu les association de gros et obèses sur le dos je sais pas… mais ça m’avait fait sourire… Comme quoi ça reste tabou le mot « GROS ».
D’ailleurs, je ne dis pas que les grosses ne sont pas belles. Je trouve sincèrement qu’il y a des grosses qui sont vraiment BELLES. Moi souvent on me dit: mais Olive’ ça te vas bien tes rondeurs et on t’a toujours connu comme ça… Ouais c’est ça ! et mon cul c’est du poulet ? 🙂

Moi je me suis pas toujours connue comme ça… en tous cas je ne me suis jamais reconnue comme ça… ch’uis pas une grosse dans ma tête, ch’uis une normale. Juste je sais pas… j’ai eu un mauvais karma avec la nourriture a un moment donné, avec mon image, avec ma féminité et Bim’, dans ma gueule… enfin dans mes cuisses, dans mon ventre, dans mes bras… et dans mes JOUES 🙂

Alors voilà… essayer de faire reconnaître les GROS comme des gens comme tout le monde c’est bien. Eduquer pour faire évoluer les regards de la société sur le surpoids c’est bien. Dénoncer les régimes, c’est pas mal … mais dire qu’être gros c’est le pied… faut pas déconner…

Donc bon courage aux gros, aux dodus, aux obèses et autres sujets en surpoids… Prenez vous en mains, parce que dans la vie, on a pas le choix que de se prendre en mains soi même, armez vous de courage, faites vous aider, mais pas de complaisance… et pour les autres, les « normaux » … Calmos… les gros ont un coeur et pas un pot de Ben & Jerry’s ou des Twix / Snickers et autres barres chocolatées planquées dans leur sac… ça va bien…

En espérant n’avoir choqué ni vexé, ni révolté personne …