PARCE QUE NOTRE SOCIETE A BESOIN D’ETRE PLUS GENTILLE … JOURNEE DE LA GENTILLESSE LE 13 NOVEMBRE 2012

Grande Nouvelle: Etre gentil, ce n’est pas SALE ! Etre gentil, ce n’est pas NUL !

ça faisait quelques semaines que je n’avais pas repris le chemin de mon blog et de l’écriture… Moi aussi j’ai une vie en dehors de mes écrans d’ordi… En même temps je trouve que je passe toujours trop de temps sur facebook et twitter mais je n’ai pas encore trouvé le moyen de m’en passer totalement parce que c’est bien aussi… mais c’est une autre histoire.

LA JOURNEE DE LA GENTILLESSE. Journée initiée par le Magazine Psychologies, qui en est à sa 4ème édition. Je trouve l’idée géniale. Mais je ne peux pas m’empêcher de la trouver tragique, aussi.

C’est dire si notre société est devenue dure pour que nous soyons obligés de créer une journée de la gentillesse. C’est dire si notre société est devenue un monde impitoyable d’individualisme, d’égoïsme exacerbé et de manque de respect à tous les niveaux pour que certains HYPER CONSCIENTS nous réveillent pour créer la JOURNEE de la GENTILLESSE. Une journée seulement. Une journée parce que le reste du temps un nombre innombrable de personnes se comportent mal vis à vis d’autrui.

Si les lecteurs de ce post me suivent et connaissent un peu mes écrits, vous noterez que la notion de respect, de tolérance, de bienveillance vis à vis d’autrui est un sujet que je traite de façon récurrente. Je traite souvent cela dans ma dénonciation de la misère, des connards qui klaxonnent à 5h du matin dans la rue (ça va faire sourire mes followers sur Twitter qui me lisent régulièrement en train de râler sur ce genre d’incident urbain),  et surtout ma dénonciation de l’absence de reconnaissance du handicap mental … mais encore une fois je l’ai déjà dis, c’est lorsque l’on est directement touché par des épreuves qui nous différencient des « autres » que l’on se prend la dureté du monde en pleine pomme.

La plupart d’entre nous ne « réalisons pas » … Nous sommes conditionnés dans des comportement sociaux et la plupart du temps, les gens pensent être de bonne foi, dans leur « bon droit », tout le monde a raison, personne n’a tort… Et dans le fond, c’est souvent vrai. Chacun a sa raison légitime de justifier ses réactions, une attitude, un comportement…

Mais tout de même, vous n’avez jamais réalisé que SOUVENT, envoyer de la gentillesse rapporte bien plus que d’envoyer de l’hostilité ?

En entreprise, si les « managers » intégraient cette donnée, ça irait surement mieux. Je suis souvent effarée de voir à quel point des dirigeants d’entreprise ont tout appris SAUF à gérer l’humain. Des choses qui semblent du bon sens, de l’évidence, mais non… ça leur échappe.. Alors que se passe t il ? Des gens mal gérés gèrent mal à leur tour etc…. l’effet domino.

Ne vous inquiétez pas je me mets dans le même sac, même si je pense avoir un sens humain plutôt développé. Si j’étais une reine de la gentillesse je donnerai l’intégralité de ma vie aux autres mais moi aussi j’ai envie d’en garder pour moi …

En tous cas entre devenir Soeur Thérésa ou un Impitoyable Opportuniste il y a sûrement un juste milieu.

Je suis toujours sidérée par la méchanceté gratuite, les mille attitudes irrespectueuses, l’insulte systématique, et pire encore l’effet de groupe contre une seule personne. Le « Mobbing », « Bashing », vous savez, ces phénomènes qui font que des jeunes finissent par se suicider parce qu’ils ont subi de telles humiliations, un tel harcèlement de groupe,  que la seule sortie qu’ils pensent avoir est de celle de se supprimer :

Vous avez du entendre parler d’Amanda Todd, la jeune Canadienne qui s’est suicidée à force d’années de harcèlement mais pas seulement par le pédophile cinglé qui la harcelait mais aussi tous ceux qui ont contribué à sa destruction psychologique. Moi cette histoire m’a bouleversée parce que sans aller jusque dans ces extrêmes, j’ai vu ça dans mon entourage, notamment ma petite soeur qui a connu ça et la peur que j’ai pour mon frère handicapé mental qu’il subisse aussi cette cruauté à cause de sa différence.



Tout le monde est choqué en apprenant une chose pareille. ça dépasse l’entendement. Comment est ce possible ? Que font les parents ? Que font les éducateurs? Que fait la police? Difficile de savoir qui est responsable de quoi.. Nous sommes sûrement tous indirectement responsables. c’est un tout. Dans cette histoire, les « camarades » de classe d’Amanda ont été responsables car ils se sont ligués en groupe contre elle sans essayer de comprendre et ont largement contribué à sa destruction…

S’ils avaient été éduqués à la gentillesse, à la compréhension de l’autre, à un peu de tolérance, sûrement le pire aurait pu être évité…

Plus près de chez nous il y a eu l’histoire de ce jeune Brestois qui s’est suicidé pour avoir été naïf :


Vous ne croyez pas que s’il y avait plus de GENTILLESSE dans notre société il y aurait MOINS d’histoires tragiques comme celle là ?

Encore une fois, pour moi, être gentil ce n’est pas une tare. Le cynisme c’est sûrement salvateur parfois mais je n’aime pas le cynisme. Le cynisme a ce quelque chose de condescendant, de mauvais. ça m’arrive de l’être mais je le limite et je ne suis pas cynique sur tout. La vraie gentillesse, celle qui est gratuite produit à mon sens un rayonnement positif sur les gens bien plus puissant.

Faire l’effort d’être gentil, sincèrement, apporte du bien être. A soi et aux autres. On se sent mieux en essayant d’être juste gentil. Etre gentil c’est quoi ? Etre juste à l’écoute, souriant, courtois, aimable, poli, compréhensif, aimable, généreux … On adapte son attitude selon les circonstances c’est vrai.

Je ne suis pas du genre à tendre l’autre joue quand on m’attaque. J’ai une violence, une férocité en moi qui fait que je serai toujours révoltée de la cruauté de notre société. Je ne serai jamais pleinement satisfaite de notre monde car il a un côté sombre, ignoble, pourri qui me fera toujours hurler…. mais ce n’est pas pour autant que je me transformerai en monstre sanguinaire parce que oeil pour oeil dent pour dent. Je crois qu’on peut se défendre, on peut se battre contre l’injustice et laisser une place à cette gentillesse.

J’ai toujours pensé que je préférais mille fois me faire passer pour une bonne poire naïve en restant gentille qu’une salope sans coeur… Moi je ne suis pas dupe, mais c’est mon parti pris. Je crois à la gentillesse. Je crois que je bien peut triompher contre le mal … mais à la seule condition que chacun s’y mette, que chacun contribue à ouvrir la conscience de l’autre, à apprendre à l’autre, son enfant, son collègue, son voisin, son parent, …. la gentillesse s’apprend, aussi… ça s’éduque. C’est la base de tout.

Il est temps que notre société comprenne que chacun de nous avons les clés pour que notre société malade le soit moins.

Alors prêts à vous y mettre à la gentillesse ?

The Korgis – Everybody’s gotta learn sometimes

Ma mémé Hélène, à jamais dans mon coeur ..

N’y voyez pas là un manque de pudeur. N’y voyez pas là une volonté d’étaler l’intime sur la place publique. Voyez y juste un hommage que je rends à ma grand mère que j’ai perdu le WE dernier et à qui j ‘ai dis au revoir hier. 

Voyez y aussi une réflexion sur ce que nous prenons tous soin d’éviter du mieux que nous pouvons tant que nous le pouvons : la mort.

Elle était ma mémé Hélène. Je l’ai toujours appelé mémé. Il y avait Mémé et Pépé du côté de mon papa et Papi et Mamie du côté de ma maman. Il y a toujours Mamie.

Mémé Hélène, née le 5 Février 1921. Décédée le 7 Octobre 2012. 91 ans.

Ma mémé Hélène avait 6 frères et soeurs. Elle était la 3ème de la fratrie. Elle vivait dans la Sarthe. Elle a connu la guerre. Elle a connu la misère. Elle a perdu son père à l’âge de 9 ans. Après l’école obligatoire elle est montée à Paris pour être bonne. 

Mémé a vécu à la dure. Elle était brillante et aurait beaucoup aimé faire des études. Mais à l’époque, il fallait surtout penser à survivre. Alors les études …

Elle marchait des kilomètres en sabots remplis de paille et a connu l’alimentation précaire à base de pain et de fromage blanc, le rationnement …

Elle nous racontait ça quand nous étions enfants. Pour nous ça semblait d’un autre temps, d’une autre époque ! Ma mémé Hélène qui nous faisait des tartines beurrées saupoudrées de Benco ou des tartines de rillettes quand les voisins d’en face nous faisaient saliver avec les leurs.

Ma mémé Hélène et mon Pépé Charles. Pépé Charles est parti 10 ans plus tôt. Dès lors, Mémé n’a plus trop eu envie de s’accrocher à la vie… Elle l’aimait tant. Ils s’aimaient tant.

Mon pépé Charles, engagé à 16 ans comme Mousse sur la Jeanne d’Arc (la vraie l’unique)qui a fini au plus haut grade qu’il pouvait être permis d’avoir. 2 Tours du monde, la guerre d’Indochine, c’était un sacré bel homme ! Et bon vivant avec ça. Alsacien… donc autant dire que lorsque nous étions chez eux, les repas se devaient de prendre des allures festives et gourmandes ! Avec mon pépé quand on se resservait 2x à table c’est qu’on était bien du même sang, et il aimait ça 🙂 

Quand j’étais petite et que nous passions des vacances chez eux, on se levait le matin vers 9h. Ils étaient déjà debout depuis l’aube et quand nous descendions l’escalier qui grinçait, ils étaient déjà tous les deux dans la cuisine, la radio en marche, l’odeur du café chaud se mêlant à l’odeur du repas du midi qui se préparait déjà…

Nos bols de chocolat chaud, nos cracottes, biscottes, et surtout le BENCO ! C’était LE chocolat des cousins et cousines. Et toujours de la confiture maison. Quand on descendait à la cave c’était la caverne d’Ali Baba. Des conserves de tout.  D’ailleurs, pas un de ses fils ne repartait sans un énorme cageot de victuailles à la fin de chaque séjour. 

Une fois qu’on avait pris notre petit déjeuner, fait notre toilette, on descendait la rejoindre au potager. Inspection. Il fallait faire le point avec mémé sur tout ce qui était planté et qui poussait. Au passage on allait nourrir Caroline la tortue. Une tortue qui selon la légende familiale était sûrement déjà centenaire. Et puis les tourterelles aussi. Mémé avait une volière. Quand il y en avait trop elle en tuait. Hop’, d’un coup entre le pouce et l’index… Je ne l’ai jamais vu faire….

Et puis les lapins dans les clapiers. Des lapins qu’on retrouvait souvent en rillettes des mois plus tard !
Ma mémé faisait des super bonnes rillettes !

Donc tournée du potager… ça me fascinait enfant. Les tomates, les haricots, l’oseille, les framboises, les fraises, les mûres,… c’était un énorme boulot mine de rien.

Après le repas, Mémé et Pépé passaient au salon télé. En général, Pépé s’endormait devant les émissions, Mémé tricotait mais s’endormait très vite aussi. Et nous on s’éclipsait pour les laisser tranquilles se reposer.

Mémé, c’était la reine du tricot et de la couture. J’ai encore un petit manteau qu’elle m’avait fabriqué à partir d’un pantalon en toile de laine de la marine de mon grand père. Elle nous a rapiécé des centaines de jeans. Pas une cousine ou cousin n’a pas eu son jean sauvé par Mémé. Elle nous tricotait des pulls. On choisissait le modèle, la laine, la couleur, et hop, quelques mois plus tard on revenait et on avait un beau pull!

Bon. Le seul hic c’est que sur la fin, Mémé ne nous voyait pas grandir donc les pulls devenaient un peu ajustés et moulants. Et puis la laine grattait un peu trop !

Quand c’était l’heure de partir, quand nous étions un peu plus grand, elle nous donnait parfois un chèque. Il ne fallait surtout pas discuter. C’était comme ça. Pas un anniversaire sans une jolie carte et un gentil mot, avec un chèque, toujours. Ils étaient d’une grande générosité, attentionnés, toujours égaux avec tous. Ils ne s’achetaient rien pour eux. Ils économisaient sou après sou pour leurs enfants et petits enfants, pour l’avenir.

Tous les soirs nous avions une soupe de légumes. Petits nous avions en plus des pâtes alphabets dedans. On adorait ça !

C’est fou comme ces souvenirs restent intacts. Je me souviens aussi des sorties avec mon Pépé. Le matin tôt ça arrivait que je l’accompagne aux promenades des chiens. On prenait des petits chemins, il me montrait plein de choses, on rigolait. Et puis on partait au Codec en ville avec les bouteilles à consignes pour faire des petites courses. Mais il y avait toujours la sortie hebdomadaire à Leclerc. Là, attention top organisation.

Mémé enfilait sa perruque, ses chaussures de ville, ses lunettes, sa liste de courses et embêtait pépé tout le long du trajet en voiture car elle avait très peur en voiture…

Et là je me dis que pour une fille qu’on surnomme souvent Doris (le poisson bleu sans mémoire dans Nemo), je me souviens de plus en plus de plein de détails, de scènes…

j’ai leur voix encore intactes… Je veux me souvenir de cela. Ma mémé Hélène qui faisait ses quiches lorraines comme personne, qui étalait la pâte avec une vieille bouteille en verre poli, qui veillait quand j’y pense à ce qu’on ne manque jamais de rien, qu’on soit bien chez eux.

J’essaie de ne pas trop penser au choc que j’ai eu il y a 3 ans de la voir déjà absente, qui ne me reconnaissait plus, qui était comme une petite fille. J’essaie de ne pas trop penser à la douleur encore vive que j’ai ressenti en la voyant morte dans son cercueil hier, à ce besoin que j’ai eu d’embrasser son front glacé pour lui dire au revoir. Ma petite mémé à la vie bien remplie, qui est partie rejoindre mon pépé Charles à 91 ans et demi.

Pourquoi, pourquoi la mort fait elle forcément partie de la vie? Pourquoi doit-on se faire à l’idée que l’on perd toujours à un moment donné les gens que l’on aime? Pourquoi faire face à la mort aussi crue nous rappelle tant qu’il ne faut pas oublier de vivre? La mort. Cette chose inéluctable. La mort. Cette chose qui survient toujours par surprise même quand on se prépare. La mort qui déchire l’âme, qui arrache le coeur de ceux qui restent, qui crée un vide, un manque indescriptible pour ceux qui restent… et qui rappelle que ceux qui restent seront les prochains à un moment ou à un autre.

Je ne comprends toujours pas le sens de la vie car je ne comprends pas le sens de la mort. Je ne comprends pas la cruauté de la mort, son aspect irréversible et encore moins la souffrance parfois qui l’accompagne…

Peut être un jour je réussirai à accepter. Peut être un jour la grande faucheuse me fera moins peur. Pour l’instant, même si j’ai bien intégré le fait que c’était inévitable, je trouve toujours cela déchirant.

Tu es toujours là pour moi ma petite mémé … je crois que j’aurai toujours du mal à parler de toi au passé. Tu as été une super mémé et quand on me dit que je te ressembles, je suis drôlement fière. Je t’aime fort, pour toujours.


FASHION WEEK OU LES PRECIEUSES RIDICULES SHOW ?

Bonjour les ondes

Un sujet un peu léger et futile pour changer de mes coups de gueule sur la misère de notre société… 

Comme certains le savent peut être, je bosse dans les relations publiques… j’ai bossé dans plein de secteurs différents et j’ai même pratiqué le secteur du luxe… Dieu merci, la mode, c’est toujours resté très light. Je n’aurai pas supporté.

Mon premier job était dans le snowboard alors forcément en tant qu’équipementier, il y avait aussi des vêtements mais j’étais épargnée du « pétasse Land » à l’époque et en plus je ne faisais pas ça à Paris mais près de Chamonix, donc c’était plutôt mode mais dans l’esprit sportif…

Alors évidemment dans ce secteur là il y a aussi une forme de snobisme et de microcosme à la con… c’est d’ailleurs ce qui a fait qu’à la longue ça m’a complètement gonflé et que j’ai décidé d’aller voir ailleurs si j’y étais.

Mais là n’est pas la question… Hier, j’avais un rdv dans un quartier à l’antipode d’un quartier où je bosse. J’avais rdv dans le 8ème, en plein coeur névralgique de la Fashion Week parisienne. Autant vous dire que lorsque je suis arrivée au point de rdv, j’avais un peu l’impression d’être une Deschien ou une Groseille qui se retrouvait parachutée dans un univers qui était tout sauf le mien.

Je ne suis pas une bête de mode. Peut être que si j’étais goalée comme une mannequin j’en serai une mais honnêtement, je crois que mon meilleur ami restera à jamais le jean. Je suis pas une fille à talons, je suis pas une fille à jupette – enfin je me comprends – je pourrai me forcer, je pourrai essayer, d’ailleurs j’essaie mais je me sens toujours endimanchée et gauche dès que je mets des tenues trop… étudiées et sophistiquées. Mais j’aime bien être bien habillée quand même, avoir un certain style mais MON style à MOI. Et surtout ce n’est pas une priorité dans ma vie.

Je ne suis tellement pas concernée par cet univers dont l’importance qu’on lui donne me dépasse – business is business après tout –  que je ne savais pas que l’endroit où j’avais rdv était un des haut lieux de la mode et que les célébrités un peu bling bling aimaient bien y déjeuner ou diner pour être vus…

Alors évidemment, comme on m’avait donné rdv là bas et que j’étais en avance, je me suis dis en toute simplicité : je vais aller m’installer et prendre une table en attendant…

SAUF, que je me suis fais jeter en bonne et due forme et j’ai très clairement compris que je m’étais fais jeter non pas par manque de place mais parce que je ne faisais pas partie de la bande. Moi ma jupe en jean mes bottes en cuir marron ma veste en velours et ma petite besace en cuir on avait pas le look ni le physique pour entrer finger in zeu nose dans l’ANTRE.

Il y avait de la place partout. Il y avait beaucoup de « Bioutifoule pipole » avec des grosses lunettes de soleil, des lèvres injectées de collagène, des pommettes saillantes et des fronts lissés au botox. Il y avait beaucoup de frime. Il y avait beaucoup de FRIC et je me sentais BEAUCOUP PAS A MA PLACE.

Mais bon. je ne suis pas du genre à me laisser démonter. J’ai prévenu mon contact avec humour que je m’étais fais jeter. Mon RDV est arrivé et ni une ni deux on est rentré dans le dit lieu et on nous a installé avec au passage des excuses à mon égard car comme on le sait, avec la Fashion Week tout est plus ou moins privatisé… Ouais c’est ça. Et mon cul c’est du poulet ? J’aurai eu un look de mannequin avec des cabas Dior, Hermes et j’en passe on ne m’aurait jamais posé de question et j’aurai été assise illico.

Si je suis honnête ça m’a un peu vexée,  mais pas longtemps. A vrai dire et en toute franchise j’avais l’impression d’être au coeur d’un spectacle vivant. Un spectacle de rue. Mieux, j’avais l’impression d’être en pleine pièce de Molière « Les Précieuses Ridicules », sauf qu’on était au XXIeme siècle et à Paris en pleine Fashion week.

Je me dis que la vie de ces gens doit être bien limitée et misérable pour qu’ils aient ce besoin d’être snobs, dédaigneux, frimeurs, obnubilés par leur apparence et ce que pensent les autres de leur look…

Mais la vérité aussi c’est que quelque part ça me révolte.. C’est dans ce genre de situation qu’on se prend toute l’absurdité de notre société en pleine tronche. Tous ces gens qui manquent tant d’humilité et de sensibilité humaine alors qu’ils pourraient faire des choses plus altruistes, plus belles…

Peut être qu’ils le font sait-on jamais…

Parfois j’aimerai bien m’imaginer au milieu de ces gens avec mon frère handicapé mental et laisser Hugo les mettre mal à l’aise avec son grand naturel et son innocence pure. ça les ferait fuir…

Etre confrontée à ce monde même 5 minutes me donne encore plus envie de me rebeller. Jamais, jamais je ne cèderai à ce diktat de l’apparence, du social, du matérialisme exacerbé. Je trouve ça nul à chier.

si ça fait marcher l’économie tant mieux… moi je la ferai marcher autrement… Il y aura toujours des dindes et des  dandys pour ne vivre qu’au travers de l’univers factice de la mode… moi ce n’est pas ma came.

Mais c’est surtout l’attitude de cet univers que je déplore… Après tout la mode peut être un art… c’est vrai. Mais on peut rester simple avec ça non ?

En tous cas, pendant les fashion weeks apparemment la simplicité ce n’est pas ce qui les étouffe tous ces crétins…

Le seul truc qui m’a fait marrer c’est de voir une nana surlookée se gaver de frites et manger des gambas en sauce avec ses doigts comme une vorace avec des grosses lunettes de soleil genre incognito personne me voit…

Allez bon WE et bon courage aux attachées de presse qui bossent dans ce milieu elles doivent bien en baver…


PS: photos trouvées sur Google Images

SUIS-JE EN TRAIN DE DEVENIR UNE NOUVELLE PAUVRE ?

Hello Hello !

J’avais bien envie de faire un billet sur le fanatisme religieux suite à la caricature de Charlie Hebdo et en fait ma propre réalité m’a rattrapée et j’ai envie de partager avec vous ce constat car mon petit doigt me dit que je ne suis pas seule dans ce cas…

Fin de mois proche, j’ai profité de mon Sacro Saint RTT mensuel pour faire des choses que je fais habituellement le samedi, question d’avoir mon samedi totalement en roue libre… Je suis donc allée faire mes courses de bouffe au supermarché du coin de mon quartier bourgeois parisien…


Evidemment j’ai un budget. Pas le choix. Je n’achète pas de superflu. Que des légumes de saison, pas de viande rouge. Des mois que je me traîne un vieux découvert… j’aurai pu ne pas partir en vacances. J’aurai pu ne pas m’acheter une paire de baskets, j’aurai pu ne pas, plein de choses… j’aurai pu ne pas faire de cadeaux d’anniversaires, j’aurai pu ne pas… mais MERDE. J’ai quand même fais. Mais voilà… le prix à payer c’est ce vieux découvert que je mets du temps à recouvrir.

Je fais mes courses (rationnalisées les courses), j’arrive à la caisse, je dégaine ma CB – Gold – en sachant très bien que sûrement il allait arriver ce qui est arrivé : Carte refusée.

Seuil maximal d’autorisation de découvert atteint. Je m’en doutais. J’avais fais un virement ce matin de mes deux comptes sur lesquels jadis j’avais une épargne d’enfer. J’avais même une assurance vie et un PEL. Je n’en ai plus.

J’ai donc fais un chèque, un peu honteuse et je suis repartie avec les boules en me disant: PUTAIN. J’ai 37 ans, je suis seule, je n’ai même pas d’enfants et je galère presque comme à l’époque de mes 24/25 ans. En fait c’est faux. Avant, c’était pire. Avant, j’étais au delà des 32% d’endettement.

Avant, le 8 du mois j’étais déjà à découvert avec des sms de ma banque qui me harcelaient. Avant, il pouvait arriver que je n’ai d’autre choix que d’appeler mon père au secours par peur d’être interdit bancaire.

Je ne suis pas pauvre. Je ne suis pas fille de pauvres, mais je ne suis pas fille de riches. Loin de là. J’ai été un peu riche. Parce que mon père, fils de pauvres a bossé sa pleine peau. Il s’est tout payé de A à Z. Quelqu’un de courageux mon papa. Jamais de vacances pendant sa jeunesse. Il s’est payé sa prépa, il a fait une grande école de commerce, il a gravit les échelons, il a bossé. Il sait ce que ça veut dire.

Maman, aussi. Moi j’ai été élevée avec le sens du travail, le sens du mérite. ça n’empêche que j’ai grandi dans une certaine richesse. Enfant expatriée, j’ai connu les grandes et belles maisons, le personnel de maison, les belles choses. On a élevé en moi le sens du beau, du bon.

Comme dit ma grand mère aristocrate, c’est plus facile de monter l’échelle sociale que de la redescendre. Elle en sait quelque chose, elle qui a fait un mariage d’amour et sûrement souffert une partie de sa vie de ce déclassement social.


Moi aussi je suis une déclassée. Mes parents sont des déclassés. La vie fait que nous ne pouvons appartenir à aucun groupe. On est ni prolos, ni BCBG, ni nouveaux riches, ni RIEN. On est une espèce de magma inclassable. La solution de facilité serait de nous catégoriser comme Bobos mais en même temps on n’est pas assez lisses pour ça…

Enfin bref. Aussi loin que je me souvienne, depuis que je gagne ma vie je n’ai JAMAIS été dans l’aisance financière. J’ai fais un prêt étudiant pour mes études supérieures et à peine diplômée, au lieu de rester chez mes parents pour économiser, je me suis barrée dans les Alpes pour bosser dans le snowboard parce que c’était ça le job de mes rêves à l’époque. J’ai connu la précarité d’un salaire smicard, d’une piaule dans un foyer de jeunes travailleurs où le 3/4 étaient des délinquants paumés.

Et puis je suis partie à Londres et revenue chez mes parents mais la volonté d’indépendance avait fait son chemin. A moi les crédits à la consommation, à mon employeur pour payer les frais d’agence, IKEA, Conforama et yallah ! A moi mon appart. Seulement voilà. Il fallait rembourser le prêt étudiant, l’employeur, IKEA et Conforama et économiser les premiers impôts que j’avais oublié… Donc il a fallu emprunter à mon meilleur ami que j’ai remboursé 5 longues années plus tard…

C’est comme ça, j’assume à peu près. Et puis j’ai toujours été de nature généreuse à tendance cigale. Une fois qu’on prend l’habitude de vivre à découvert on dédramatise vachement…

A 30 ans j’ai ENFIN grâce à une rupture sentimentale qui m’a obligée à retourner vivre chez mes parents, pu rembourser TOUTES mes dettes et c’était un sentiment nouveau pour moi de pouvoir à la fois finir dans le vert à chaque fin de mois mais pouvoir pour la première fois de ma vie: EPARGNER !!! Mettre de côté de partout. Sentiment de sécurité extrême. Et bien sûr faire plaisir. Se faire plaisir  à soi – entendons nous bien je n’ai jamais psychologiquement réussi à m’acheter des fringues et accessoires hors de prix – mais ne pas compter et savoir que malgré tout on reste dans le vert.

J’ai eu un travail bien payé avec plein d’avantages sociaux… La vie m’a souri entre 30 et …35 ans en gros….

Et puis BIM le chômage. J’avais repris mon autonomie, un appart parisien, … et au fur et à mesure mes économies se sont réduites à peau de chagrin. Adieu assurance vie, adieu PEL … j’aurai pu me mettre dans l’extrême privation, j’aurai pu ne pas partir en vacances, j’aurai pu me contenter de consommer le strict minimum. C’est d’ailleurs ce que j’ai globalement fait pendant mes 7 mois de chômage.

Je me suis mise aux annonces sur Leboncoin.fr, eBay, j’ai vendu plein de choses. Car oui je l’admets, j’ai trop consommé. Trop de sacs, trop de chaussures, trop de fringues jamais mises. je dois bien assumer d’avoir été irresponsable avec mon argent… Mais entendons nous bien, je ne me suis jamais lâchée comme une grande inconsciente. J’ai juste essayé de vivre un peu normalement et de continuer de pouvoir partir 1x/an en vacances avec mon chéri, offrir des cadeaux d’anniversaire et noël à ma grande famille, …


Une partie de moi ne veut pas subir l’appauvrissement. Mais c’est un fait. Je suis redevenue plus pauvre qu’avant. Je gagne moins d’argent qu’avant. J’ai moins d’avantages. La vie coûte plus cher aussi. Et c’est toujours plus dur de retrouver un état de compte en banque honorable après des mois de découvert…

Je paie moins d’impôts. C’est le signe que je me suis appauvrie. Ce qui est difficile c’est d’évoluer dans un environnement riche. J’ai toujours été de toutes façons entourée par plus riches que moi. La faute aux études, la faute à la vie. J’ai toujours été entourée de gens très riches enfant dans la campagne Yvelinoise huppée où nous avions atterri en rentrant des caraïbes, et les études supérieures font qu’on côtoie des gens d’un milieu forcément plus aisé qu’ailleurs…

Alors évidemment en étant à Paris, en bossant dans les RP et fut un temps dans le luxe, alors là j’en ai pris plein la tronche. Je n’en ai jamais forcément souffert parce que le luxe pour moi ce n’est pas se payer un sac Balenciaga à 2000€ et passer son temps dans des restaus branchouilles à 60€ min. par tête. Le luxe pour moi n’est pas non plus forcément aller en vacances dans des hôtels de luxe…

Par contre, le luxe de ne pas avoir à se soucier de sa fin de mois, la possibilité de décider de partir quelque part en vacances, de pouvoir s’offrir un bel objet sur un coup de tête juste parce qu’on en a envie, oui ça, ça me manque de ne pas pouvoir évoluer avec cette sécurité là.

C’est difficile d’admettre qu’on vit moins bien à 37 ans qu’à 32 … pas moins bien dans ma tête et dans ma vie, mais moins bien car financièrement moins confortable. Je n’ai pas de biens. J’ai des meubles IKEA, j’ai une vieille télé qui date de l’an 2000, je n’ai pas de belles pièces en vêtements ou en sacs. Je n’ai pas de grande marque, je n’ai pas de bague Chaumet ou Mauboussin … je pense que si on me cambriolait il n’y aurait pas grand chose à en retirer…

A mon âge, mes parents étaient déjà propriétaires, avaient des beaux meubles d’antiquaires, … Moi je m’assume c’est déjà ça. Mais je m’assume de façon un peu bancale quand même. 

Souvent j’engueule ma plus jeune soeur qui fantasme sur l’argent facile, gagner au loto, et j’en passe. Je l’engueule et je lui dis qu’elle doit arrêter de planer. Mais au fond moi aussi je pense à des solutions miracles. Je me dis que je dois reprendre l’écriture, me démerder pour faire publier mes manuscrits qui traînent, je me dis que si je n’ai pas d’augmentation significative à la fin de l’année je prendrai un statut d’auto entrepreneur pour gagner plus.


Je me demande comment font les gens vraiment pauvres, surtout à Paris. Je vois des collègues moins payés que moi, plus jeunes aussi. Pas un ne déjeune à l’extérieur. Tout le monde s’amène sa bouffe. Côté fringues, on voit bien que H&M est fournisseur officiel, que les quartiers chinois pour les chaussures sont reconnus et que pour la bouffe c’est franprix plutôt que Monop. Et quand je regarde les infos, je me dis que je dois faire profil bas et ne pas me plaindre. Je ne me plains pas. 

Mais je constate que je suis de cette génération qui vit moins bien que ses parents. Je constate que je suis de cette catégorie qui ne peut pas partir en WE même avec Easyjet parce que soudain j’ai envie et que je peux. Je constate que je dois regarder les prix quand je vais faire mes courses. Je constate que ma seule porte de sortie pour le moment c’est de MOINS consommer. Pas moins bien, mais MOINS. Mieux.

Sûrement ça a du bon car ça m’oblige à être plus mature. Sûrement ça éduque mon côté cigale et dans le déni de l’argent…. mais ça m’angoisse aussi.

On vit dans une société qui culpabilise les pauvres, qui aiguise les frustrations, qui rend le désir de consommer insupportable, donc il faut l’assouvir, mais sûrement, la vérité de la vie est ailleurs…car vivre bien, ce n’est pas nécessairement s’acheter plein de choses ou voyager super loin pour prouver au monde qu’on fait des choses trop cools… par contre, ne plus raisonner comme ça veut dire qu’on accepte d’aller à contre courant, que quelque part on se coupe d’une certaine vie sociale…

Mais je crois que ça me va… c’est peut être ça aussi vieillir… Se dire que ce n’est pas ça le plus important…Se le dire et le penser vraiment… je vais bien finir par y arriver 🙂

Et vous ça se passe comment les fins de mois ? 😉




LA VIE ME FAIS PEUR, MAIS J’Y VAIS QUAND MEME !


Bonjour bonjour chers lecteurs !

Bon. Je suppose que tout le monde a entendu parler de la mort de JL Delarue … alors comme dit une de mes amies, sur l’échelle de l’humanité toute entière et quand on pense au millions de personnes qui meurent tous les jours dans des conditions effroyables, on peut peut être éviter de basculer dans la sensiblerie…

Certes.

Ceci dit, il y a une chose avec laquelle j’ai toujours eu du mal c’est la « hiérarchisation » des malheurs et du chagrin.

Je crois que chacun a ses épreuves à l’échelle de ce qu’il peut endurer (en quelque sorte, même si ce que je dis est surement maladroit)… Bien sûr il y a une différence entre se casser un ongle suite à une manucure qui nous a coûté un bras et avoir une grave maladie.

Mais je crois qu’il faut respecter la douleur et le chagrin des gens… Souvent, quand certaines personnes ont vécu de très lourdes épreuves, seule leur souffrance compte et ils ne voient plus ou minimisent totalement celle des autres… C’est sûrement parce que j’ai vécu cette chose là de près que je me sens bien placée pour en parler…

Mais bon… Le coeur du sujet de ce billet c’est : la vie qui fait peur…. mais que quand même il faut bien essayer de vivre et bien, tant qu’à faire, alors Hinshallah et advienne que pourra.

Quand j’étais petite j’étais une casse cou. Une sorte de garçon manqué. Je bricolais des installations pour créer des balançoires, je grimpais aux arbres, je fonçais dans les gros rouleaux de l’océan tête baissée quitte à frôler la noyade, je faisais faire des cascades à mes barbies que j’avais ratiboisées au préalable, j’étais pas vraiment peureuse…

Et puis allez savoir pourquoi, avec la vie, tout çaaaaa, j’ai commencé à prendre conscience du danger. J’ai toujours eu cependant des amies encore plus casse cou que moi qui m’obligeaient a dépasser mes trouilles. Je suis du genre à marcher à la fierté je crois…

Un saut de 8m en canyonning? Comment ça je suis la dernière a pas avoir sauté là ? Ah ouais… bon. C’est obligé ? Ok ok j’arrive… j’ai peur mais je le fais.

Alors par contre il y a deux choses que je ne pourrai JAMAIS faire. Que les choses soient claires : parachutisme et saut à l’élastique. Je pense que mon coeur pourrait s’arrêter net.

Mais ça, c’est rien en fait. A bientôt 37 ans, je suis capable de battre des records de scénarios catastrophe dans ma tête. Je pourrai faire flipper tout un régiment avec tout ce qui me passe par l’esprit parfois.

Et le pire, c’est quand je me mets à penser à ma famille, à tous ceux que j’aime. C’est un fait. J’ai peur de la mort. J’ai peur de la vie aussi… C’est le bordel. En même temps, je sais pertinemment que ça ne sert à rien d’avoir peur et que la peur n’évite pas le danger et que de toutes façons, à moins d’être suicidaire (ce qui n’est pas du tout mon cas), il faut bien que je vive et que tant qu’a faire que je fasse en sorte de bien vivre!

Mais n’empêche la vie me fait un peu peur…
On vit dans une société où on parle tout le temps du danger. On est surexposé aux accidents, aux témoignages dramatiques… J’ai moi même dans ma vie des choses qui peuvent justifier une certaine angoisse légitime…

J’évite de trop penser à l’avenir parce que parfois ça me semble une montagne insurmontable…

Tout comme parfois je me demande si moi, cet espèce d’Alien que je suis pourrai être capable d’être maman pour de vrai, une femme adulte pour de vrai ? Je ne me sens pas toujours grandir enfin… VIEILLIR… mais force est de constater que depuis mes 30 ans j’ai pris un sacré coup de « vieux » …

Alors quand j’entends parler de drames autour de moi, de gens qui meurent jeunes alors qu’ils avaient la vie devant eux, de maladies foudroyantes, de bébés morts à la naissance, d’accidents de voitures, de viols, de meurtres, j’essaie de rester cool mais en vrai à l’intérieur, je panique.

Je me dis: et merde si ça m’arrivait ? si ça arrivait à ceux que j’aime ? Je ferai comment hein ? Je ferai comment pour gérer, pour faire face ?

Je me connais. En cas de coup vraiment dur, la plupart du temps je me découvre un putain de sang froid et de force en moi qui me font tenir le choc mais quand même…

Le temps qui passe, la vie si fragile et précaire parfois, cette impression de tout bien contrôler alors que nous contrôlons queudale… l’absurdité de l’existence…

Elle me manque mon inconscience de mes 20 ans… Enfin je dirai plus, mon insouciance.

Je déteste ces moments d’hyper réalisme, de trop grande lucidité qui me saisissent… parfois j’aimerai juste être une blonde tête de linotte légère qui ne réfléchit pas trop …

Et vous ? ça se passe comment côté prise de tête du samedi matin ?

Sur ce, je vais faire le ménage tiens… il paraît que passer l’aspirateur a des effets vertueux sur les mauvaises pensées 🙂

Bon WE !

PS : pas forcément de rapport direct avec Le cercle des Poetes Disparus mais un peu quand même parce qu’il y a la vie, la société et nous, nos âmes, nos sensibilités …