Ma vie de chômeuse (qui essaie d’assumer bien mais qui a du mal souvent) –

 Bonjour les gens 🙂
Oui oui je sais je suis loin d’être la seule a faire un billet façon « vis ma vie de chômeuse ».
Je viens de passer la barre des 3 mois alors ça se fête !
En fait ça passe tellement vite que s’en est effrayant, un peu…
Moi le chômage ça n’a jamais été un truc avec lequel j’ai été à l’aise. La peur du vide, du rien, de la précarité… Aaaaah la précarité… Vivre avec 1000 euros de moins par mois quand on a le train de vie fait pour vivre avec 1000 euros de plus… voire plus… (parce que je suis au départ, un panier percé), ça calme direct.
Fini le shopping impulsif, fini les virées dans les magasins pour le « fun », on se contente du strict nécessaire avec des plaisirs plus que raisonnables… On apprend à arrêter de consommer à outrance, on apprend à faire avec ce qu’on a (et c’est là qu’on réalise à quel point on a « trop ») … et on essaie de ne pas se sentir trop décalé, trop « hors système » le temps de remonter la pente…mais en fait, si on se sent totalement décalé… surtout aux sorties de bureau le soir dans le métro !

Le mythe des rdv Pôle Emploi se vérifie: le premier est d’enfer. On se fait une méga dégringolade dans l’échelle sociale, on attend fébrilement le verdict comme quoi on va bien toucher les sacro saints Assedic – dieu merci ça existe et pour une fois je suis contente d’en profiter vu que j’ai pas mal côtisé pour…

et puis on réalise que finalement, vu le type de boulot qu’on fait, on devra compter essentiellement sur soi même…

Et alors on réalise plein de choses… enfin je dis « ON » … moi en fait… je réalise trop de choses même… ça m’épuise. Prises de conscience, crise existentielle: mais au fait, je veux faire quoi de ma vie là ? Evidemment, ce genre de pensées s’entrechoquent avec les pensées raisonnables: avoir un métier stable, gagner de l’argent pour sauvegarder son intégration sociale, son avenir, ses projets divers et variés… Oui mais moi je suis du genre: les 2 en même temps c’est possible?

Je suis une passionnée, je n’y peux rien… j’ai un côté ‘artiste’ que je refoule du mieux que je peux mais à 35 ans, ce côté un peu sensible en a marre d’étouffer donc il remonte, il remonte… Alors forcément,faut « gérer » …

Quand on est au chômage on se dit qu’il faut profiter d’être au chômage pour plein de trucs: faire les vrais bons choix (mais c’est QUOI les VRAIS BONS CHOIX ?!), s’occuper de soi, voir des gens etc. …

Bon. Alors la vérité c’est que pour une fille comme moi j’ai plutôt des phases: putain putain j’espere que je ne vais pas dépasser un seuil critique et me retrouver au chômage à vie pour finir je sais pas moi… femme de ménage au Sofitel de Manhattan ? (joke) – si je pouvais gagner autant ça me dérangerait pas de récurer des chiottes… enfin avec des gants Mapa et de l’eau de Javel pure…

Je ne suis pas quelqu’un d’élitiste. Par contre, bien gagner sa vie, ça reste un critère important pour moi car je me rends compte chaque jour que si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue tellement que ceux qui disent ça ne doivent pas trop en manquer…


Une chose par contre dont je suis certaine, c’est que je ne veux plus de boulot « alimentaire ». J’ai donné. Je ne veux plus de boulot où je me fais chier au bout de 6 mois, où je vais contre nature à un tel point que j’en chope un début d’ulcère à l’estomac… je veux bien m’adapter et faire des efforts mais bon sang, de là à y perdre mon identité non merci… et alors ce genre de réflexion génère de grands échanges houleux avec certains de mes proches. Le boulot = revenu et c’est tout.

Mon frère de 16 ans qui commence à penser à l’avenir est comme moi (le pauvre) et il a du mal à envisager un boulot par l’aspect financier uniquement… et moi c’est pareil. Je suis une affective, une passionnée, une enthousiaste… et si je me retrouve à bosser pour un salaire seulement, je me meurs…

Et sûrement dans le fond c’est mieux d’être plus « froid », d’être plus « pragmatique », les « pieds sur terre » quoi…

Le boulot de rêves ça existe rarement on le sait bien…Restons humbles !

Oui enfin ça va là… la cure d’humilité ça me connaît. Je crois que j’ai des cures d’humilité assez régulières depuis ces 5 dernières années alors j’aimerai bien avoir des périodes plus fastes aussi 🙂

Je m’égare… désolée.

Donc être au chômage, eh bien c’est pas le bagne mais c’est pas le pied non plus parce que sans pognon, tout de suite la vie est moins facile. Et quand j’entends des blaireaux au club de sport fustiger contre ces feignants de chômeurs et râler sur les impots qu’ils paient, j’ai juste envie de leur coller une tarte et de leur dire: tu vas voir pignouffe si ça t’arrives un jour, tu seras bien content de les toucher les assedic et tu verras si t’apprécies qu’on dise que les chômeurs sont feignants quand tu te défonceras à chercher un boulot…

mais je dis rien… je dis rien parce que ça ne sert à rien et je sais que je serai seule contre tous ces machos de merde et je tiens à garder mon abonnement au club de sport…

Le plus dur c’est de ne plus avoir la possibilité de consommer, de payer des trucs aux gens qu’on aime, de se préparer des voyages etc. … ça c’est rude…enfin c’est HYPER FRUSTRANT. Après je pense que ça ne me fait pas de mal cette petite cure d’austérité… et encore une fois je pense que je suis bien lottie… c’est une austérité relative… enfin pour le moment !

Et pour une fois (DONC) j’essaie de ne pas céder à la panique. Je m’efforce de rester sereine et de profiter de cette période pour ne pas me lancer à corps perdu dans un job sous prétexte qu’il me faut un SALAIRE. J’ai failli, j’ai failli mais dieu merci le destin à bien fait les choses… mais j’ai été à deux doigts de m’emballer et de céder à l’appel du contrat de travail en CDi rémunéré – très raisonnablement- pour ne plus être CHOMEUSE. Mais non… pour l’instant je reste chômeuse, en attendant de trouver ce job de mes rêves, ce job qui fera que je n’aurai pas envie de me barrer au bout de 6 mois, qui ne me rendra pas totalement déprimée au bout d’un an et à cran au bout de 2 ….

Pour une fois je m’efforce d’allier mes passions à mon boulot… Évidemment, si dans 6 mois j’en suis toujours au même point je ferai un effort d’humilité supplémentaire … je sais bien qu’on n’est pas dans ces pays du Nouveau Monde où quand on veut on peut, où le recyclage professionnel est aisé… mais il faut bien essayer. Alors je cherche et je trouverai, ce boulot qui me tente tant ;-))

SOCIETE DE L’HYPER VIOLENCE: QUAND LES ENFANTS SE TUENT …

En ce moment j’ai l’impression d’entendre parler de mort d’enfants toutes les semaines… Pas n’importe quelles morts… des morts atroces d’enfants qui se TUENT entre eux… des enfants qui se suicident, des enfants qui ne savent plus ? Des enfants qui ne se rendent pas compte ?

Mais que se passe-t-il dans notre société ?

Un problème massif d’éducation, de structure, de cohésion sociale, familiale, de morale, de respect, d’amour ???

Cette fois c’est une collégienne de 13 ans qui a été battue à mort par un autre gosse de 14 ans en désir de venger sa sœur ? Euh… où sont les parents ? Où sont les éducateurs? Il y a un problème là je crois. Un problème sérieux. Très sérieux. 

Alors comme ça maintenant un ado qui en fait chier un autre va se faire castagner à mort et prendre des coups de couteaux parce que … quoi ? Parce que QUOI ? Délit de sale gueule ? Conflit de gosses ?

Je me souviens au collège, la violence a toujours existé … lycée aussi… Au collège, il y avait des « BASTON » … et il fallait gueuler « du sang, du sang, du sang », pourvu qu’on le voit enfin le liquide rouge éparpillé sur les murs, pourvu que le caïd ait son heure de gloire dans la cour de récré … je me souviens enfant, que ça me terrorisait. Une fois même, une fille avait voulu me « casser la gueule », juste comme ça … pour rien… et j’avais pu passer outre…

Je me souviens aussi mon arrivée au Lycée de Saint Quentin en Yvelines avec mon look de petite bourgeoise de la campagne riche… mon carré blond, mes golf, mon Levi’s, mon blouson en cuir Redskins… les mecs derrière moi : Z’y va comment il a l’air cool ton blouson ! Z’y va tu m’le donnes?  – Le WE j’allais direct chez Célio m’acheter un Parka informe aussi discret que possible… j’ai appris à m’adapter, à faire gaffe… et ça m’a suivi toute ma scolarité…

ça je me suis fais emmerder… les insultes gratuites, les tapes derrière la tête parce que je répondais pas quand une bande d’inconnus m’alpaguaient en voulant me forcer à leur dire bonjour, des cannettes de coca pleines qui me rasaient la tête…

Des soirées étudiantes qui dégénéraient avec des chaises qui volaient, des vestiaires qui se faisaient dépouiller….

Des connard dans le RER bondé qui vous agressent en suçant leur majeur en vous regardant… et tout le monde autour qui ne réagit pas…

J’ai connu cette violence ambiante… je la sens toujours, palpable… J’ai appris à tracer ma route, à regarder mes pieds, à ne jamais montrer mes signes de richesse: iPhone planqué… pas d’attitude provocatrice…

A 35 ans je coache mes frères et soeur ados… Mon autre soeur de 3 ans de moins que moi a connu le racket, s’est fait étrangler et à été sauvée de justesse parce qu’elle avait refusé de céder sa place à une connasse dans le bus …

ça oui, la violence a toujours existé… l’agression gratuite… mais là on monte un cran au dessus. Maintenant, les ados, les ENFANTS se TUENT entre eux … Pourquoi?

Est ce parce qu’au nom de la liberté, au nom de la Bobo Attitude, au Nom des familles monoparentales, au nom de la psychologie du tout permissif tout part à Vollo ? Est ce parce qu’on ne met plus de limites aux enfants ? Est ce parce qu’on ne leur explique plus?

Est ce qu’on explique aux enfants que des coups de pieds dans la tête ça tue ? Est parce que ces mêmes enfants qui tuent sont eux aussi battus ? Même pas… Pas forcément… c’est même plus ça… C’est juste … ils s’en foutent, ils ne savent pas, ils n’ont pas peur, ils savent pas ….

Ils foutent la vie d’un gosse en l’air en même temps que la leur… 14 ans, un mort sur la conscience…

J’ai des frères et sœur ados … je les coache à mort… pas d’embrouilles, on fait profil bas, on trace, jamais seul dans une rue, jamais de propos tendancieux… neutralité, rapidité et on se protège à mort …pas d’MSN avec des inconnus, pas de facebook, pas de forums, pas d’incitation à la violence…

Comme ces histoires de forums sur Internet, de groupes de haine qui se forment, poussant des ados à se suicider…
Et les jeux vidéos où il faut tuer pour gagner ? les films en prime time toujours plus violents et on laisse faire ?

Parfois je me dis que je me recyclerai bien dans l’éducation nationale, reprendre le flambeau de mon grand père, et aller remettre de l’ordre là dedans. Putain les profs doivent aussi EDUQUER, et les parents même combat !!!! Eduquer c’est pas être des tyrans ni des monstres … Eduquer c’est EXPLIQUER et METTRE DES LIMITES.

On a l’impression que certains gosses n’en ont plus aucune et que plus personne n’ose en mettre… Un enfant reste un enfant… Les adultes sont responsables. Alors au boulot bordel !!!!!

LOVE KIDS ! LES PETITS OUBLIES DU DROIT A UNE ENFANCE HEUREUSE…

ça vous déchire pas le cœur de voir cette publicité du Secours Populaire / Kinder ? Moi oui.
La cause de l’enfance m’a toujours particulièrement touchée. Ces petits êtres encore innocents, qui ne comprennent pas, qui subissent. Juste qui subissent…c’est pas facile d’être un enfant.

Et les grands oublient… les grands oublient ce qui se passe dans la tête d’un petit… 
Pourtant, les enfants ressentent et comprennent TOUT !

Je n’ai pas la chance encore d’avoir des enfants mais je me dis souvent que si j’avais une vie qui le permettait, j’embarquerai volontiers des petits gosses qui n’ont pas de chance dans la vie en vacances… pour qu’ils découvrent des jolies choses, qu’ils connaissent l’immense plaisir de voir la mer, d’aller plonger dedans, de faire des patés de sable… ou alors de voir des beaux paysages de campagne, de montagne, et de voir, sentir, que la vie peut être belle et qu’ils auront leur chance eux aussi…

Alors bien sûr, ça serait mieux que ces enfants puissent vivre tout ça en famille… avec leurs parents… mais souvent ce n’est pas possible…

Quand les difficultés de la vie se cumulent pour les parents, ce sont souvent les enfants qui trinquent. C’est injuste… Quand je vois toute cette souffrance je me demande pourquoi en France on ne facilite pas l’adoption des enfants de la DDASS, pourquoi ces enfants ballotés en familles d’accueil, ou centres, n’ont pas autant de facilités pour être tout simplement ADOPTES ? Et les bébés nés sous X en France… Pourquoi est ce si dur de les adopter alors que dans la plupart des cas ils ne seront pas récupérés…

Et les familles si pauvres qui ne peuvent jamais emmener leurs enfants en vacances… ça ne vous révolte pas vous? Vous ne trouvez pas qu’on vit dans une société dont l’absurde et l’incohérence deviennent de plus en plus insupportables?

Est-ce à cause de la désolidarisation de notre système social? Est-ce parce que les riches trop riches ne donnent pas assez aux pauvres très pauvres? Est-ce parce que nous ne sommes pas dans une société d’égalité et de chances pour tous?

Moi j’aime le luxe, j’aime les belles choses, l’éducation… mais j’aime encore plus l’idée que cela puisse vraiment être accessible pour tous. N’est-il pas possible de trouver une 3ème voie pour que les enfants de demain ne subissent pas cette nouvelle misère ?

Des parents qui se déchirent à cause des problèmes du quotidien, des gens qui ne savent plus communiquer, éduquer, vivre ensemble, en famille… des liens qui se disloquent, des valeurs qui se perdent, la fuite en avant… La console de jeu remplace les VRAIS moments ENSEMBLE.

C’est dur d’être un enfant… une période ou plus que jamais on veut être comme tout le monde, où on veut s’identifier aux autres, où la vie en groupe peut parfois être bien cruelle…

Bien sûr les parents font de leur mieux, font ce qu’ils peuvent, et puis la vie ne fait pas de cadeaux… on ne choisit pas toujours certains bouleversements… et les enfants doivent essayer de tenir le coup contre vents et marées…

Je ne peux pas m’empêcher de penser que s’il y avait un meilleur encadrement familial, une éducation plus présente, un meilleur dialogue, plus de partage, plus de contact, certains enfants n’iraient pas finir par cogner à mort d’autres gosses…. je me dis qu’il y aurait peut être moins de drames…

L’enfance est précieuse, il faut la préserver… C’est primordial pour une vie d’adulte d’avoir eu une enfance…
Parfois je me dis me concernant que j’ai toujours 10 ans… j’ai eu de la chance. J’ai globalement eu une chouette enfance. Une enfance de Goonie… Celle où on vivait libre, on était des courants d’air à la maison, les copains et copines débarquaient, on enfourchait des vélos pourris pour aller faire des batailles d’eau dans les champs d’à côté, on sonnait aux portes des maisons et on partait en courant en ricanant comme des tordues, on se gavait de bonbecs au catéchisme en regardant le poil aux pattes de l’animatrice en gloussant, on s’évadait de la salle de cours de piano de l’école de loisirs par la fenêtre et on redéboulait avec les mains pleines de savon pour dire bonjour au prof (qui était génial), on allait voler des bonbons (c’était mal) chez Amaury Services, l’épicerie du village, pour aller les dévorer dans les vieux remparts, ….on s’inventait des histoires à faire super peur dans des vieilles maisons abandonnées…

J’ai adoré ces moments là… j’y repense avec une affectueuse nostalgie…je riais à gorge déployée, c’était génial.

c’est comme ça je crois que ça doit vivre un enfant… avec cette infinie insouciance, une joie de vivre et plein d’amour pour en faire un adulte armé car quand on grandit ça se gâte toujours…

Alors voilà… pour que tous les enfants puissent vivre comme des vrais goonies, je me dis qu’à défaut de pouvoir les emporter avec nous dans nos valises, essayons au moins de faire un don…

LOVE KIDS !!!!!

L’ENFER DES DODUES… ! (NB: Blog très long :))

Bon ! Cette fois j’ose. J’ose brandir une vérité déjà admise, évidente mais qu’on essaie désespérément de nier: Être dodu, c’est l’ENFER. 
 Globalement c’est l’enfer. Surtout en été, surtout à la plage, surtout à Paris, surtout depuis que les magazines estiment que RONDE c’est être goalée comme… Laetitia Casta ou Beyoncé ou je ne sais quelle autre bombasse dont les rondeurs se situent essentiellement au niveau des seins et des fesses… moi je veux bien les même. La vérité c’est que les VRAIES dodues, celles qu’on essaie d’appeler un peu moins péjorativement les « rondes », elles sont pas goalées comme ça et elles vivent pas leurs rondeurs de façon « épanouissante ».

Une géniale blogueuse: http://www.bullesdeflo.com/ a fini de me convaincre. ça faisait un moment que je voulais faire un blog sur le sujet mais j’osais pas… ça veut dire reconnaître devant la terre entière qu’on a un problème avec ses kilos en trop, son corps, son image, le regard des autres etc. … Mais je crois que ça y est, à 35 ans j’assume. Après 20 ans de régimes, je crois que je suis en mesure de m’exprimer sur le sujet. Et le dernier ELLE spécial maillots intitulé « le maillot qui va avec le corps que j’ai » ou un truc du genre a fini aussi de me convaincre… les minettes étaient toutes surgoalées… alors forcément, …

Que les choses soient claires, une grosse bien dans sa peau, ça ne fonctionne pas. ça ne peut pas fonctionner parce que le poids du corps retentit sur la santé déjà d’une. Et le regard de notre société n’est pas un regard compatible avec la grosseur. Dire le contraire serait être malhonnête. Vous avez déjà vu des mecs se retourner sur des grosses pour dire: putain elle est bonne ? Non. Vous croyez que les mecs ça les dérange pas quand on grossit? Bien sûr que si. Stop l’hypocrisie. Et les filles « rondes » c’est à dire DODUES / GROSSES / OBÈSES elle préfèreraient pas se regarder dans la glace avec plaisir ? Si. Bien sûr que si.

Une grosse qui se dit « bien dans sa peau » c’est au mieux, une grosse qui a fait le deuil de son corps, le deuil de ses kilos et qui essaie chaque jour d’accepter son sort à défaut de pouvoir changer les choses.

Alors déjà je pose les bases. Je suis RONDE. Plus exactement, je suis un YOYO DODU.

Je suis un peu profil Bridget Jones dans ses mauvais jours… Entre 10 et 15 kilos qui me pourrissent l’existence depuis l’adolescence. Donc je préviens, je suis en territoire connu, reconnu, expérimenté en long en large et en travers.

Une grosse n’est pas seulement grosse parce qu’elle BOUFFE (même si moi je sais, j’avoue, je suis une bonne vivante, j’aime la bonne bouffe, le bon vin, et que j’ai un bon coup de fourchette ;)). Une personne trop grosse (et là peu importe la variation pondérale entre 5 et 50 kilos de trop), est grosse parce qu’elle SOUFFRE !

Le GROS grossit bien sûr parce qu’il mange trop, mal, ne fait pas assez de sport mais aussi parce qu’il peut être malade, faire de la dépression, avoir un métabolisme de merde, une thyroïde fainéante, bref, un mauvais héritage biologique.

Je pense toujours a une de mes meilleures amies qui est maigrichonne taille 34 depuis que je la connais et qui restera toujours taille 34 maigrichonne même après 2 enfants et pourtant… quand je voyais ces placards: nutella, papy Brossard, gâteaux à gogo … moi j’ai jamais eu ça chez moi. Et si j’avais eu ça, clairement, je serai comme Roseanne Barr. Vous connaissez pas Roseanne?
Moi je suis minuscule. Enfin je fais PRESQUE 1.60M … mais presque seulement… Quand je mange un pain au chocolat ça se voit direct. Je n’ai pas eu le bon héritage génétique de ma maman qui elle, est surgoalée à 53 ans après 5 enfants… moi j’ai le côté… de l’autre côté… d’ailleurs parfois pour rigoler je dis à mes parents qu’ils m’ont refilé tous les mauvais gènes: X Fragile, myopie et astigmatie, problèmes de poids, merci hein, merci 🙂

Aussi loin que je me souvienne je n’étais pas une enfant grosse. Mais déjà, enfant, j’avais un appétit de petit ogre. Et puis j’ai toujours aimé les trucs qui faisaient grossir… j’ai vécu aux Caraïbes, j’ai chopé une pneumonie qui m’a tenue malade pendant une année entière et à 7 ans je crois, j’étais MAIGRE. Rentrée en France, j’étais une « jolie môme »… mais pas « MAIGRE ». Et comme j’avais que des camarades de classe MAIGRES, on m’appelait « la grosse » ou « la grosse patate » … sont sympas les gosses entre eux.

Quand je revois des photos je me dis : mais NON ! j’étais NORMALE !

Et puis à l’adolescence je suis partie aux Emirats. Là bas, pas possible de se planquer, on va à la plage tous les jours. 3 semaines d’hôtel et j’avais un peu grossi… mais pas trop pourtant. Mais quoiqu’il en soit, à 14 ans, à force de me goinfrer le matin d’œufs au bacon, saucisses, toasts beurrés et j’en passe, forcément, avec le changement de climat et tout, je me suis payée une putain d’infection cutanée. Direction le seul médecin francophone qu’on nous avait conseillé. Un Docteur Syrien, médecin scolaire du Lycée français qui avait fait ses études de médecine à Bordeaux et aussi endocrinologue diéteticien. Ce fou m’a charcuté à vif pendant une semaine de mon infection cutanée et a annoncé à ma mère: faut la mettre au régime.

J’avais 14 ans et je n’étais pas grosse. A tout casser j’avais GRAND MAX, 5 kilos en trop. En plus j’étais sportive. Planche à voile tous les jours, knee board, danse le WE, j’ai toujours été une môme qui se bougeait.
Et c’est parti, mesures en long en large et en travers, mesure du pli cutané, et gélules à gogo: Isoméride, Thiomucase, Dinintel… et régime DRACONIEN.

Aujourd’hui l’Isoméride a été retiré de la vente en France. A l’époque, le Dinintel était interdit en France … ma mère était contre mais j’avais été contaminée par le besoin irrépressible de MAIGRIR. Et j’y suis arrivée ! A 15 ans je faisais 49 kilos. Période de gloire, je me faisais draguer par les Marines qui débarquaient dans le Golfe Persique à l’aube de la Gulf War I. Et puis je suis rentrée en France et je crois que j’ai repris 8 kilos en 3 semaines… je me suis gavée de chocolats, de Mac Do et autres saloperies…mais je suis quand même sortie avec « le plus beau garçon du collège en 3ème » … yearrrrrr 🙂

Pendant toutes mes années lycée je me souviens avoir fait régulièrement des régimes pour me maintenir à 51 /53 kilos … entourée de copines toujours bien goalées qui mangeaient tout ce qu’elles voulaient ….et j’essayais d’être pareil, tout en continuant de prendre l’Isoméride jusqu’à ce que ce soit interdit en France vers mes 17 ans … Quand je revois des photos de moi, j’étais très bien. Mais rien à faire, je me trouvais GROSSE.  La machine a complexes avait bien fait son travail…

A la fac, j’étais la GROSSE du groupe. Enfin je pensais être la grosse du groupe… je me souviens une fois, une fille pas mal m’avait dit que je ressemblais vachement à Pamela Anderson… sans déconner? J’étais PERSUADÉE qu’elle se foutait de ma gueule… En vrai, je revois des photos de moi un été avec des copains en mini short à 20 ans et j’enrage de m’être trouvée GROSSE alors que j’étais NORMALE ! 15 ans plus tard je me trouverai surgoalée avec le même poids !

Et puis j’ai grandi … enfin j’ai vieilli… et je me suis un peu plus sédentarisée, le travail, les soucis d’argent, les soucis de mec … Mon père me disait: tu veux un mec ? maigris. Euh… je crois qu’il ne se rendait pas compte en fait… ma mère a été sur mon dos avec mon poids pendant des années … Attention, là tu es au max, c’est pour toi,…. Mollo ceci, mollo cela… Ma mère a même été jusqu’à mettre un cadenas sur le frigo à Abu Dhabi et je me souviens d’une fois où même moi j’ai rigolé tellement c’était ridicule. J’entre dans la cuisine en me disant: terrain libre. J’ouvre le placard, je chope la boîte d’Ovomaltine et je fais verser la poudre direct dans ma bouche grande ouverte, la tête en arrière… Ma mère arrive et crie : OLIVIA !!! Moi, surprise, je fais un mauvais geste avec la boîte et je me retrouve littéralement recouverte d’Ovomaltine… forcément, on ne pouvait que rire…

Enfin bref. A 27 ans, là, j’avais des vrais kilos en trop. Premier choc amoureux 5 ans plus tôt j’avais perdu 12 kilos que j’avais repris au fur et à mesure pour finalement dépasser mon score… je me suis traînée en desespoir de cause chez le Dr. Jacques Fricker avec une batterie d’examens médicaux à faire pour être sûre que tout était quand même en ordre… et il m’a aidé. C’est un excellent médecin. Je l’aime beaucoup. Il connaît une bonne partie de ma vie mais là, à 35 ans je peux plus… et lui non plus je pense…Le problème à terme, c’est qu’on s’essouffle à force de faire des régimes… Au bout d’un moment, le médecin aussi génial soit-il, il ne peut pas vous sauver de vous même et de votre volonté et de votre rapport à la nourriture.

Moi je le dis, j’ai un problème avec la nourriture… je suis du genre à décoller si je subis un choc émotionnel violent (les ruptures sentimentales ont toujours eu cette vertu de me faire maigrir énormément vitesse grand V) mais sinon, je fais partie de ces personnes qui sans en avoir vraiment conscience sur le moment, vont développer des comportements compulsifs face à la nourriture… avec à peu près tout et n’importe quoi, pourvu qu’on se remplisse … pourvu qu’on remplisse le vide, qu’on canalise l’angoisse… un truc comme ça.

Donc à 35 ans, après 20 ans de régimes globalement infructueux puisque si je maigris, immanquablement je regrossis, j’ai décidé d’attaquer mon problème à la racine: mon cerveau. Enfin mon âme. Mon MOAAAA profond. Alors je vais entreprendre une thérapie comportementale avec un psy  pro du Kilo question de voir…. peut être que je ne vais pas en avoir besoin, peut être que le cheminement a déjà commencé tout seul mais il est EVIDENT que les « régimes » mènent à l’ECHEC.

Plus je lis des trucs sur le sujet, plus j’en essaie – ah oui j’ai TOUT essayé depuis le régime Fricker; Dukan, Weight Watchers et j’en passe … sur la durée, ça ne fonctionne pas.

Interdire génère l’envie. Interdire certains aliments les rendent tabous, diaboliser la nourriture déforme la façon dont on appréhende certains aliments, dont on les traite…et plus on veut les dévorer… et plus le corps stocke…

Alors bien sûr. Pour perdre du poids, il faut MOINS manger quoiqu’il arrive. Mais sûrement qu’il faut aussi travailler autre chose… quelque chose de plus enfoui… le POURQUOI on mange TROP ou MAL …

Je ne suis pas à plaindre par rapport à d’autres… mes kilos jusqu’à présent ne m’ont jamais empêchée d’évoluer normalement dans ma vie professionnelle et amoureuse mais … malgré tout je suis CONVAINCUE qu’il y a une discrimination physique. On parle de discrimination raciale, mais la discrimination physique est EVIDENTE.

Surtout dans certains métiers. Je suis dans les relations publiques… Eh ben je suis pas sûre que dans des grosses agences ou chez des annonceurs un peu luxe et glamour, on embauche des dodues… ou alors les dodues auront intégré les quotas d’embauche elles aussi …

C’est vrai aussi que ce problème est très féminin même si je ne doute pas que les hommes peuvent aussi en souffrir. Mais le fait est qu’on reste dans une société de minces, faite pour les minces. Un esprit sain dans un corps sain …
Même s’il y a des fringues spéciales grosses « à la mode » à présent, même si H&M a son rayon XXL, en étant même juste un chouilla trop gros, on vit l’enfer.

Moi je suis désolée, je pense être très esthète et féminine au fond de moi. Mais je sais qu’avec mes kilos en trop je ne pourrai JAMAIS m’habiller comme Sharon Stone dans Basic Instinct (même si ça me dirait carrément)… D’abord, quand on a des kilos en trop, les talons, c’est pas possible… et là je ne parle pas forcément pour moi. Avoir des kilos en trop c’est avoir les cuisses qui se frottent en été… à cela on rajoute la transpiration plus importante parce que tous ces kilos… faut les porter en plus du reste ! Sans oublier les vaisseaux sanguins qui pètent, le mal de dos, les jambes lourdes, l’essoufflement, etc. … Être dodu, Être gros, en vérité c’est ça. C’est ne pas pouvoir se faire plaisir avec des supers bikini de Bimbo, c’est ne pas pouvoir révéler la femme femme qu’on est à l’intérieur…c’est être dans la frustration, la honte,et le dégoût de soi.

Moi je me dis que si ça se trouve, si j’étais surgoalée je serai une vraie salope… et que c’est peut être pour ça que j’ai des kilos en trop… :)) ha ha ha !!!

Non mais franchement, OK. La mannequin Tara Lynn est belle. Elle est belle avec ses mega kilos mais recadrons un peu les choses: 1) elle est très grande. 2) elle est super arrangée avec des belles fringues, une super coiffure, un super maquillage, 3) elle a surtout un SUPER Photographe qui sait exactement quelle lumière il faut, quelle pose il faut et 4) Photoshop fait les finitions…. donc oui, à ces conditions, toutes les GROSSES peuvent etre BELLES. – Soit dit en passant ils m’ont fait marrer chez ELLE (attention j’aime bien ELLE en général) – avec leur spéciale « RONDES ». Forcément ils auraient dit spécial « GROSSES » ce qui est pourtant beaucoup plus vrai, ils auraient moins vendu … ou alors ils auraient eu les association de gros et obèses sur le dos je sais pas… mais ça m’avait fait sourire… Comme quoi ça reste tabou le mot « GROS ».
D’ailleurs, je ne dis pas que les grosses ne sont pas belles. Je trouve sincèrement qu’il y a des grosses qui sont vraiment BELLES. Moi souvent on me dit: mais Olive’ ça te vas bien tes rondeurs et on t’a toujours connu comme ça… Ouais c’est ça ! et mon cul c’est du poulet ? 🙂

Moi je me suis pas toujours connue comme ça… en tous cas je ne me suis jamais reconnue comme ça… ch’uis pas une grosse dans ma tête, ch’uis une normale. Juste je sais pas… j’ai eu un mauvais karma avec la nourriture a un moment donné, avec mon image, avec ma féminité et Bim’, dans ma gueule… enfin dans mes cuisses, dans mon ventre, dans mes bras… et dans mes JOUES 🙂

Alors voilà… essayer de faire reconnaître les GROS comme des gens comme tout le monde c’est bien. Eduquer pour faire évoluer les regards de la société sur le surpoids c’est bien. Dénoncer les régimes, c’est pas mal … mais dire qu’être gros c’est le pied… faut pas déconner…

Donc bon courage aux gros, aux dodus, aux obèses et autres sujets en surpoids… Prenez vous en mains, parce que dans la vie, on a pas le choix que de se prendre en mains soi même, armez vous de courage, faites vous aider, mais pas de complaisance… et pour les autres, les « normaux » … Calmos… les gros ont un coeur et pas un pot de Ben & Jerry’s ou des Twix / Snickers et autres barres chocolatées planquées dans leur sac… ça va bien…

En espérant n’avoir choqué ni vexé, ni révolté personne …

LIBERTE D’EXPRESSION…. VRAIMENT ?

 Bonjour à tous

L’article qui circule concernant l’étrange lien entre Nadine Morano et le licenciement d’une petite vendeuse d’un stand Kookai au Printemps de Nancy m’a mis hors de moi. Je n’apprécie pas Nadine Morano. Je dirai même plus, je ne l’aime pas. Selon MON opinion, elle a un capital antipathie extraordinaire et avec cette actualité, elle vient de prouver à quel point c’est une méchante bonne femme.

L’article est paru une première fois sur Rue89.com et a été relayé sur Le Nouvel Obs, le Monde etc.
La question qui se soulève ici: est-ce que je prends un risque de personnellement tenir des propos hostiles contre Nadine Morano? Moi, citoyenne lambda, vais-je me faire coincer et subir le courroux du super pouvoir égratigné?

En tant que journaliste a priori on reste protégé, en tant qu’artiste, au vu de la médiatisation, je pense qu’on réfléchit à deux fois avant d’attaquer, mais en tant que citoyenne lambda, ais-je cette liberté d’expression?

Jusqu’où a t-on le droit de s’exprimer et dire ce que l’on pense?

Je me suis énormément posée la question lorsqu ‘en fin d’année dernière, une personne malfaisante s’est emparée ma page facebook et l’a trafiquée afin de transmettre à un de mes patrons des statuts qui ma foi, n’étaient pas glorieux le concernant… J’étais en situation de crise totale et mon mur facebook était mon exutoire, mon défouloir, bref, ma soupape de sécurité.

Mais a priori, ma page était protégée correctement, privée, et même pas tous mes amis pouvaient voir mes statuts… je ne citais jamais de nom en direct, je ne citais jamais l’entreprise mais voilà… on s’est emparé de ma page… et rapidement je me suis retrouvée dans une situation de harcèlement dingue qui a pris de telles proportions que j’ai porté plainte. D’ailleurs, je remercie chaleureusement tous les Geek qui m’ont aidé et le super Cyberflic que j’ai eu au téléphone avant d’aller porter plainte au commissariat… Au final, c’est mon père qui a fait le cyberflic et qui a retrouvé d’où partaient les mails… et depuis… je touche du bois j’ai la paix.

C’est là que je me suis véritablement posée la question de la liberté d’expression. On dit que la liberté s’arrête où commence celle des autres…je suis d’accord. Nous vivons en société, nous vivons dans un monde fait de lois et je ne pense pas que l’homme soit fondamentalement capable de vivre sans cadre… je crois que l’anarchie le transformerait en bête. Il n’y a qu’à voir les commentaires sur Internet sur l’actualité et on voit bien que les hommes ont un potentiel de sauvagerie extraordinaire…

Ceci dit, pourquoi n’aurait-on pas le droit de dire ce qu’on pense? Pourquoi en tant que citoyen lambda on n’aurait pas la liberté de clamer haut et fort qu’on trouve que Nadine Morano est une connasse? Je ne le dis pas je pose la question. Pourquoi n’aurais-je pas ce droit? Je suis en démocratie non ? J’ai le droit de m’exprimer non ?

Pourquoi sur Facebook sur un espace privé un Internaute n’aurait pas le droit de se défouler? C’est SON espace! 

Est-ce que parti comme c’est parti, bientôt dans les cafés, dans les espaces publics, tout ce qu’on dira sera fliqué, surveillé, puni?

Est-ce que nos lignes téléphoniques, nos sms, nos emails vont finir épiés, scrutés et dès qu’il y aura des propos insultants on se retrouvera au chômage ou coupé de toute progression professionnelle?

ça ne vous fait pas peur ? ça ne vous fait pas un peu froid dans le dos? Etes vous sûrs que vous êtes vraiment libres ? Etes vous sûrs que nous vivons dans une liberté acceptable? Moi je doute.

J’ai l’impression que plus on est rebelle, plus on est contestataire et plus les risques sont élevés.

Est ce qu’avoir du pouvoir autorise à empêcher l’expression d’autrui? Alors comme ça je n’ai pas le droit d’exprimer dans mon cercle privé que mon patron ou mon collègue ou Nadine Morano est con ?

Je suis la première à « modérer » les commentaires qu’on fait sur mon blog … Parfois je me pose la question du: ma vieille, tu prends le risque d’écrire publiquement et de t’exposer… alors tu devrais encaisser les commentaires négatifs aussi… » Alors oui je suis prête à les encaisser mais pas ceux qui insultent… c’est MON espace après tout. Mais si quelqu’un veut m’insulter sur SON espace, il en a le droit et je ne peux rien y faire…

Après… se pose la question de la nécessité de l’insulte… hmmm… ça fait beaucoup d’essorage de neurones à 8h42 du matin un mardi n’est-ce-pas?

Bon. En tous cas je prends le risque de marquer ma liberté d’expression sur mon blog, mais je fais juste attention de ne pas ‘trop’ devenir insultante. J’espère malgré tout que cette jeune employée licenciée de façon abusive aura gain de cause aux Prud’hommes et qu’elle aura beaucoup de soutien. En tous cas elle a le mien en tant que citoyenne lambda… et ceux des médias… c’est déjà ça.