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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, bientôt la cinquantaine (gloups), maman d'une petite fille de bientôt 10 ans (re gloups), j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

Téléthon, mon avis sur la question (qui n’est pas simple)

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Oyé oyé bonnes gens. Ce WE c’est Téléthon – en plus d’être miss France –

Et comme chaque année, évidemment je donne… En tant que grande soeur d’un garçon atteint d’une maladie génétique appelée Syndrome X fragile et étant moi même porteuse, je serai bien bizarre de ne pas donner ou de ne pas être sensible à la cause, qui est bonne.

Sans compter que voir ces enfants pleins de vie et d’espoir à la télé, et leurs parents qui gardent la foi dans l’adversité, forcément, on ne peut que avoir envie de donner.

Et puis donner, c’est important parce que c’est ce qui permet à la recherche d’avancer, c’est ce qui permet aux personnes touchées d’avoir leur quotidien amélioré. Alors oui. Il faut donner. En ligne, sur facebook, via le 3637, même 1 euro, c’est toujours ça.

Après je ne peux pas m’empêcher d’être « dérangée » par certains aspects. Il y a ce côté ‘foire à la pitié’ avec lequel j’ai du mal. Je l’ai toujours ressenti ainsi. J’ai même à une époque été opposée au principe du Téléthon et puis il ne faut pas rêver… il n’y a pas 36 façons de faire rentrer de l’argent dans ces situations là.

Et ce qui me dérange c’est que ça reste quand même la pitié, le moteur du don. Mais pour le Téléthon comme pour tout le reste. La faim dans le monde, les sans abris, les réfugiés de guerres et de catastrophes naturelles,… c’est la pitié qui nous fait tous passer à l’acte. Il y a ce côté aussi « laver sa bonne conscience une fois par an » avec lequel j’ai du mal.

Donner une fois l’an et se comporter comme un con le reste de l’année? Je sais je suis très injuste de dire ça… sûrement. Mais c’est ainsi que je le ressens.

Alors c’est bien de donner, c’est important, il faut le faire, mais pas seulement par pitié. Et puis c’est pas une fois l’an qu’il faut être sensible aux souffrances du monde. Si chacun dans son quotidien essayait d’avoir un comportement altruiste, ouvert aux autres, si chacun au quotidien, tendait la main plutôt que de tracer sa route en évitant le regard, ça, ça serait à mon sens un vrai vrai pas en avant. Car il y a l’argent, dramatiquement nécessaire, mais il y a aussi les rapports humains.

Oui c’est un message d’espoir le Téléthon et comme le milieu associatif en général cela peut être une vraie béquille dans la vie des gens. Mais si vous donnez et je ne peux que inciter à le faire, pensez aussi à comment vous vous comportez avec les gens différents et / ou en souffrance au quotidien… et si chacun réussit à se décoincer un peu, à s’ouvrir, à être moins individualiste, là ça aura vraiment valu le coup.

Téléthon 2012

Olivia The Pig, de Ian Falconer – Mon héroïne.

Au cas où vous n’auriez pas remarqué, je suis une GRANDE FAN de Olivia The Pig de Ian Falconer.
Bien sûr, le fait qu’elle s’appelle Olivia comme moi joue une certaine importance.

J’ai déjà fait un blog sur le sujet ici :

https://thelittleyiayiasworld.com/2012/02/02/moi-olivia-fan-dolivia-the-pig-de-ian-falconer/

Mais vu que mon blog, mon univers en entier est basé sur les illustrations de Ian Falconer que j’emprunte un peu tellement je suis fan, que voilà… je me dois de lui faire honneur. Olivia est drôle, dingue, raleuse, mais gentille quand même, pas très femme fatale, pas toujours gracieuse, mais ambitieuse, elle voit les choses en grand, malgré sa petitesse. Elle a des grands rêves meme si elle est une petite truie… Bref, je l’aime Olivia, parce quelque part je me sens un peu comme elle…

Et puis bon… Ian Falconer est juste super génial…

Dans le cerveau de mon frère Hugo – X Fragile et Génie en « Triangles »

Ce soir, tous les parents, toutes les familles d’handicapés mentaux, et surtout d’autistes et X Fragile de France ont regardé le documentaire consacré à l’Autisme sur France 2 : Dans le cerveau d’Hugo.

ça parlait surtout de l’autisme Asperger.

http://www.france2.fr/emissions/le-cerveau-dhugo

Il était temps de parler de l’autisme – grande cause nationale 2012 – (on arrive en décembre) – juste avant le Téléthon ça tombe bien.

C’est important, vital de parler de l’autisme, de ses particularités. C’est vital d’éduquer le regard du grand public sur ces personnes différentes mais qui ont le droit, comme tout un chacun, d’avoir une vie digne.

Après, évidemment, dans ce genre de documentaire, on montre l’autisme dans son aspect le plus harmonieux. On montre les « success stories » et on met plutôt en avant l’intelligence supérieure, voire le génie de ces personnes.

Le truc c’est que le plus souvent, chez beaucoup d’autistes et chez les handicapés mentaux en général, ce n’est pas aussi « joli ». c’est plus complexe et plus vaste…

Mon frère Hugo est X Fragile. X Fragile en mutation complète. Si vous voulez en savoir plus sur l’X Fragile, vous pouvez aller là :

https://thelittleyiayiasworld.com/category/x-fragile/

Mon frère Hugo, lui, il n’est pas virtuose du piano. Mais il est virtuose, des TRIANGLES.

Les Triangles, ce sont des tréteaux pliables accompagnés de rouleaux en lattes de bois, qui servent à monter des étals sur les marchés, par exemple. Ma maman s’est lancée dans l’aventure des marchés il y a 6 ans. Hugo est devenu FAN des Triangles (c’est lui qui les appelle ainsi). Alors pour Noël, j’en ai commandé exprès chez des professionnels. Son truc, c’est que je le filme en train de faire des Triangles et ensuite on met la vidéo sur l’ordinateur et il regarde pendant des heures.. Et il est vachement content.

Au vu du docu fiction de France 2, j’ai eu l’idée de vous montrer comment ça se passait dans le cerveau de MON FRERE Hugo. Alors vous m’excuserez, je n’ai pas les talents d’un caméraman. Cette vidéo date du printemps 2007 je crois. Je l’ai faite avec mon Nikon numérique de l’époque. 100% spontané. J’imite assez bien ALF l’Extra Terrestre (Hugo adore).

Et je remercie d’avance ma soeur Barbara d’apparaître en Guest Star à son insu 🙂

Mais l’X Fragile, c’est ça, aussi. Le Handicap mental, c’est ça, aussi. L’urgence, elle est à tous les niveaux de handicap mental. Bien sûr il y a une urgence pour les autistes. Mais il y a une urgence pour tous les handicapés mentaux et à TOUS LES AGES. Enfants, Ados, ADULTES. On ne parle pas des adultes, mais leur avenir pose question.

Je remercie mon frère Hugo d’être là. C’est un empêcheur de tourner en rond et je pense à toutes ces merveilleuses personnes différentes. Je rêve, comme Martin Luther King, qu’un jour, tout le monde pourra se côtoyer à la même table sans que cela choque… mais je crains que nous soyons encore bien loin de ce rêve…

Fleetwood Mac – Groupe mythique des 70’s qui ne prend pas une ride musicalement parlant …

N’allez pas croire que je n’aime que des « vieilles » musiques mais force est de constater que certains groupes / artistes, traversent les âges sans prendre une ride. Fleetwood Mac en fait partie. Il y a Mozart aussi, mais Fleetwood Mac c’est sûrement plus « mainstream » … même si je ferai forcément un billet sur Mozart prochainement…

Sur ce point, je peux dire merci papa, merci maman. Deux musiciens, amoureux de la musique qui nous ont éduqué les oreilles aux bons sons… rien de fermé à la maison mais des bonnes bases.

Fleetwood Mac en fait partie. Il y a eu aussi Bob Dylan, Randy Newman, Eagles, Simon & Garfunkel, Dire Straits, Springsteen, Aretha Franklin, et j’en passe de leur génération… en passant même par Bob Marley. Puis Tracy Chapman, Michael Jackson, Otis Redding, The Beatles, The Rolling Stones, même Gainsbourg, Brassens …

Du coup, forcément, mon oreille s’est éduquée à la musique et certaines mélodies font office de madeleines de Proust… Sûrement Fleetwood Mac c’est un peu des madeleines pour moi… mais pas seulement… j’adore. Souvent ça me prends je m’écoute l’album Tango in the Night (mon préféré) et leur best of sur Deezer….

Pour ceux qui ne connaissent pas :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fleetwood_Mac

Et sinon quelques extraits :

Seven Wonders

Everywhere

Go your own way

Little Lies

Gypsy

Dreams (par ailleurs repris par The Corrs)

Au delà de la lutte contre la violence faite aux femmes, halte à la violence tout court. Le respect ET l’éducation sont les clés de voûte d’une société qui tient la route.

Aujourd’hui, Dimanche 25 Novembre, journée contre la violence conjugale.

Déjà, lire cet article du Monde qui fait si froid dans le dos :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/25/une-journee-nationale-contre-les-violences-faites-aux-femmes_1444648_3224.html

La triste vérité c’est que la violence conjugale augmente. Mais la question que je me pose c’est : est ce que ce n’est pas la violence qui augmente tout court ? Et de facto, les premières victimes étant toujours les femmes et les enfants, CQFD.

Une chose que je remarque aussi c’est que de manière générale, le manque de respect augmente et de ce fait, cela entraîne aussi l’augmentation de la violence.

J’ai déjà fais des articles sur le sujet : la dégradation du civisme, le manque de respect flagrant qu’on se prend au quotidien, la violence multiforme que l’on retrouve partout, dans tous les milieux sous toutes ses formes : à l’école, au travail, à la maison, dans les couples (les hommes battus, ça existe aussi c’est dingue …), dans les transports, sur la route, …

Moi j’ai été banlieusarde quelques années. Alors bon…j’ai été bien lotie, je n’ai pas connu la banlieue trop pourrie, mais j’ai quand même connu les aléas de la vie de banlieue et donc, sa violence.

Quand j’étais étudiante j’ai connu le lancer de cannette (pleine) dans mon dos, rasant ma tête, en entrant dans la gare RER par des filles pour qui j’avais un look et une tronche qui ne leur revenaient pas à base de : dégage salope ! (j’étais en jean, parka, baskets, discrète et je ne les connaissais pas).

J’ai aussi connu le moment de solitude, seule dans un wagon de RER en plein après midi, serrée par deux mecs qui finalement ont choisi de taillader les sièges avec les cutters plutôt que ma petite personne…

J’ai connu la bousculade, l’insulte parce que je ne répondais pas quand on m’interpellais agressivement : « Eh la blonde là, ça te dis pas de coucher avec moi ? Eh salope tu réponds quand on te parle ?  »

J’ai connu le RER bondé et le mec en face qui suce son majeur en te regardant. Je me souviens aussi avoir eu un coup de bol d’enfer en réussissant à désamorcer la tension et où à la fin ils me proposaient d’aller a Quick avec eux … Désolée les gars j’ai cours.

J’ai connu devoir courir comme une dingue en sortant de boîte parce que j’étais suivie par une bande de mecs tout à l’attaque.

J’ai connu m’être fait traiter de raciste quand j’ai sorti des petits gars par le col de blouson du magasin de ma mère quand ils commençaient à voler des tablettes de chocolat et foutre en l’air les vitrines. Je me souviens leur avoir répondu que j’en avais rien à cirer de leur couleur de peau mais que juste, ils n’avaient PAS LE DROIT de faire ça.

Je me souviens être allée protéger ma soeur à la sortie de l’Institut Dudouit à Versailles. Institut Catho bourré de petits bourgeois blancs becs caractériels qui finissaient là dedans car personne ne voulaient d’eux dans le public (Alleluia travaillons dans la joie qu’ils disaient) – ma soeur n’a jamais été autant harcelée… Enfin si, elle a aussi été racketée et étranglée dans sa classe de réinsertion à Trappes par des filles pas très gentilles mais c’est une autre histoire…

Je suis souvent allée la chercher à la sortie de l’école ma petite soeur, prête à me battre, pourvu qu’on ne lui fasse pas de mal. Le coeur qui battait la chamade, les poings serrés dans mes poches, les mâchoires crispées. Tout ça parce que ma soeur était un petit peu différente.

J’ai connu me faire coller au cul en bagnole par une bande de mecs sur la Nationale 10 à avoir peur de me payer un accident. J’ai connu aussi me faire suivre parce que j’avais osé en doubler certains espérant avoir la paix.

J’ai connu quand j’avais 10 ans, après presque 5 ans passés aux Caraibes, la violence des enfants dans mon petit village des Yvelines. La bousculade dans la cour de récré, le collant déchiré, le bonnet mis dans la cuvette des toilettes des garçons, les insultes d’enfant, les claques.

Je me souviens être devenue un garçon manqué du jour au lendemain pour réussir à me protéger.

J’ai connu le harcèlement moral au travail parce que je n’avais pas un look de bimbo de luxe pour faire des relations publiques.

J’ai connu le harcèlement sur Internet et j’ai jamais compris pourquoi, qui, comment.

J’ai connu plein d’autres violences que je ne peux pas déballer ici.

A chaque fois je me suis défendue. A chaque fois je l’ai échappée belle. A chaque fois, je crois, le fond du problème était une défaillance de respect.

Des personnes a qui on n’a pas appris la notion de respect. Des personnes a qui on n’a pas appris par l’éducation qu’il y avait des limites dans la vie en société.

C’est comme ne pas descendre du métro le matin pour laisser sortir les gens de la rame.

C’est comme ne pas attendre que les gens descendent du métro pour remonter dedans.

C’est comme ne pas se mettre à droite sur la file de l’escalator.

C’est comme ne jamais tenir la porte à quelqu’un. C’est comme klaxonner comme un gros pignouffe dans les rues à 5h ou 3h du matin quand plein de gens dorment plutôt que d’attendre patiemment 2 minutes que le mec devant ait fini de décharger son camion de linge …

C’est comme sortir de boîte et brailler comme un veau dans la rue comme si on était au milieu des champs.

Le manque d’éducation. Le manque de respect des autres. Je crois que c’est bien ça le problème. Je crois que c’est ça l’origine de la violence. Alors bien sûr il y a tellement d’autres facteurs favorisants… La misère n’arrange rien. L’éclatement familial non plus … c’est d’ailleurs en cela que la violence ne prend pas seulement racine chez les pauvres… Zola chez les bourgeois ça existe aussi…

Je la trouve épuisante cette violence. Quand je vois le spectacle que nous donnent nos politiciens, je me dis que ce n’est pas si étonnant que tout se casse la gueule dans notre société car il n’y a aucun bon exemple. Même tout en haut de l’échelle, tout est pourri, corrompu, violent aussi… Alors pourquoi se casser le cul à être respectueux et éduqué hein?

Je trouve quand même dingue d’entendre en sortie d’école primaire: « ta mère la pute » ! Je trouve dingue ces histoires de harcèlement qui poussent des ados à se suicider…

Qu’est ce qu’on a encore eu l’autre jour en banlieue ? Ah oui… Une baston de deux ados et paf, il y en a une qui pousse l’autre sur les rails de la gare au moment où le RER arrive et SCHLAK; plus de jambes. C’est con hein ? Presque banal…

ça vous fout pas en l’air toute cette violence? Les viols impunis dans les cités, vous trouvez ça normal vous ? Les mecs qui se font flinguer sur la place publique à Marseille, ça devient presque ordinaire…

La violence est devenue presque ordinaire. Multiforme, parfois sournoise car psychologique, elle est là, insidieuse, elle s’immisce dans la vie des gens, de 0 à 77 ans …

Je ne la supporte pas. Toute forme de violence est condamnable. Peut être que je suis devenue particulièrement allergique à la violence parce que je l’ai tant côtoyé … Pour moi le respect est la base de tout… Sans le respect, il est impossible de progresser. Sans éducation non plus. C’est la violence en global qu’il faut combattre. Il faut ouvrir les yeux. Ne pas avoir peur de parler et de la contrer cette violence.

Nous avons le pouvoir de changer les choses. Alors chacun a son échelle en luttant contre cette violence aidera peut être à faire avancer notre société.