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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, fraîchement cinquantenaire, maman d'une pré ado, j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

SOS CHIEN PERDU DEPUIS MARDI 12/02/13 SOIR A POISSY (78): ZEN, SHITZU DE 13 ANS BEIGE, BORGNE – RECOMPENSE

Merci merci merci de nous aider, faites circuler même si vous n’êtes pas de Poissy ni même des Yvelines… On espère qu’à force cela touchera des personnes qui l’auront peut être vu ou recueilli …

SOS CHIEN PERDU
Besoin de vous ! Merci de votre aide, merci de votre solidarité, merci de faire circuler

– RECOMPENSE –

Mardi 12 février 2013 au soir, entre 20h et 20h45, notre vieux chien ZEN, a profité d’un moment d’inattention et du portail ouvert pour sortir de la maison de mes parents. Le problème c’est qu’il n’est pas rentré et depuis nous sommes morts d’inquiétude. Nous avons bien sur appelé la police municipale, les pompiers, posté des annonces sur des sites de chiens perdus, appelé les vétérinaires, sillonné les rues et ruelles, posté des affiches, mais rien ne vaut le bouche à oreille. Même si vous n’êtes pas de Poissy, SVP Partagez.

Son nom : ZEN
Son âge : 13 ans (en mars)
Sa race : Shitzu
Tatoué mais tatouage sûrement effacé
Couleur : Beige

Caractéristiques : Zen est BORGNE. Il lui manque un œil et il est un peu sourd et n’a plus de flair. Il est gros pour un Shitzu mais il peut reconnaître son nom. Il ne marche pas vite et a de l’arthrose donc on espère du fond du coeur qu’il a été spontanément recueilli et qu’il est bien traité.

Bien sur on a peur qu’il se soit fait écraser, qu’il soit blessé isolé, mort de froid, bref, on pense à toutes les éventualités les plus sombres mais on a quand même l’espoir de le retrouver rapidement et pour le retrouver, nous avons aussi besoin de vous.

Coordonnées : yiayia_girl@yahoo.fr / 0660788023 – fuchs.chris@free.fr / 0608976011 –
Ville de Poissy – Centre ville (78)

DSCN1627

Annonce que vous pouvez sauvegarder en image et faire circuler :

ANNONCE ZEN

SOS CHIEN PERDU VILLE DE POISSY – SHITZU : ZEN – BESOIN DE VOUS. MERCI.

SOS CHIEN PERDU

Besoin de vous ! Merci de votre aide, merci de votre solidarité, merci de faire circuler

Hier soir, notre vieux chien ZEN, a profité d’un moment d’inattention et du portail ouvert pour sortir de la maison de mes parents. Le problème c’est qu’il n’est pas rentré et depuis nous sommes morts d’inquiétude. Nous avons bien sur appelé la police municipale, les pompiers, posté des annonces sur des sites de chiens perdus, mais rien ne vaut le bouche à oreille.

Son nom : ZEN

Son âge : 13 ans (en mars)

Sa race : Shitzu

Tatoué mais tatouage sûrement effacé

Couleur : Beige

Caractéristiques : Zen est BORGNE. Il lui manque un œil et il est un peu sourd. Il est gros pour un Shitzu mais il peut reconnaître son nom. Il ne marche pas vite et a de l’arthrose donc on espère qu’il a été spontanément recueilli et qu’il est bien traité.
Bien sur on a peur qu’il se soit fait écraser, qu’il soit blessé isolé, mort de froid, bref, on pense à toutes les éventualités les plus sombres mais on a quand même l’espoir de le retrouver rapidement et pour le retrouver, nous avons aussi besoin de vous. MERCI.

Coordonnées : yiayia_girl@yahoo.fr / 0660778023 – fuchs.chris@free.fr / 0608976011 –

Ville de Poissy – Centre ville (78)

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Annonce que vous pouvez diffuser :

ANNONCE ZEN

Le problème du choix… un problème de femme…?

Ce soir j’ai envie de faire un billet sur une histoire qui me touche… qui ne me touche pas directement – pour une fois – mais dont je suis témoin.

Une histoire de femme, une histoire d’homme, une histoire de couple et pourquoi parfois ce qui pourrait être facile, heureux, et évident, bascule dans le cauchemar, l’enfer, la flippe intégrale.

Un homme et une femme qui s’aiment. Depuis déjà quelques temps. Couple nouvelle génération où l’un des deux est déjà séparé et a déjà des gosses… Mine de rien des couples recomposés c’est un peu devenu banal pour les trentenaires bien tassés et quadragénaires. Parfois pas obligé qu’il y ait des gosses. Juste le temps a passé, les caractères se sont forgés, les expériences ont marqué, tout est à la fois plus facile et plus compliqué. Un sentiment commun: la peur de s’engager.

L’amour qui dure, oui c’est possible mais au prix parfois de tellement d’efforts que le couple n’y survit pas, en fait. Mais c’est un fait. Une relation c’est des efforts tout le temps et des bas à gérer et parfois il faut une sacré dose de volonté pour que ça tienne contre vents et marées.

Le problème c’est que souvent dans les couples « de la nouvelle chance », les vécus sont différents. Les attentes aussi, du coup.

Et puis l’envie de ne pas se prendre la tête est là… Surtout au début… pour les deux au début…Alors surtout on essaie de ne pas réfléchir, de juste vivre les bons moments, les instants présents, ne pas se projeter…. Surtout ne pas se projeter… les garçons surtout. C’est angoissant la projection. La projection leur fait une espèce d’effet totalement flippant, enfermant, bouffeur de liberté… Ah la liberté… Mais c’est quoi la liberté déjà ? C’est quoi être libre en fait?

Et puis mine de rien les années passent… alors forcément, c’est vrai, pour les femmes surtout, après 35 ans si on a le système hormonal qui fonctionne pas trop mal, l’instinct maternel minimal, l’envie de se reproduire peut se manifester malgré soi et oui ça peut parfois devenir obsessionnel, surtout quand on n’a eu aucun enfant. On n’y peut rien si nos follicules vieillissent et sont moins nombreux qu’avant, si nos ovaires nous jouent des tours… Les mecs ils sont tranquilles avec leurs spermatozoïdes ! Souvenez vous Charlie Chaplin ! Alors oui, passé quelques années de relation, il est probable que nous les femmes de plus de 35 ans, nous ayons une certaine envie de nous reproduire…

Mais attention, chez l’homme, la reproduction peut prendre des allures d’attaque démoniaque. Le début de la fin. L’enfermement. La fin de tout en fait. On ne sait pas bien de quoi parfois. Mais surtout, l’homme ne veut pas renoncer au plaisir, à la jouissance… Deux adultes conscients, qui ne veulent pas renoncer au plaisir et paf ! la magie de la procréation fonctionne. Et PAF le test de grossesse se révèle positif. ET BIM. C’est le coup de massue…

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Vraiment? Peut on être surpris d’une grossesse quand on sait un tant soit peu comment on fait des enfants entre adultes conscients et consentants?

Une fois ma gynéco m’avait dit : les hommes, il ne faut pas leur demander leur avis ou leur demander de réfléchir sinon ça sera non à chaque fois. En les mettant devant le fait accompli, souvent, ils le vivent mieux… Euh… ok…enfin perso le bébé dans le dos pas trop…

Bref. Je m’égare. Je reviens à mon histoire. La grossesse accident. La grossesse accident mais bon que quand même vu la méthode de contraception il eut été étonnant qu’elle n’ait pas lieu sauf problème flagrant de stérilité… Première réaction possible: O Joie ! O Excitation ! O génial fabuleux en fait c’est trop bien ! Deuxième réaction possible : C’est pas possible, quelle tuile comment c’est possible ? Comment on a fait ?

Je me demande tiens… comment déjà ?

Je reprécise JE NE PARLE PAS DE MOI ! (je préfère préciser hein des fois que certains s’emballent)…

Remise en contexte. On est la fille. On est celle qui est enceinte. Et en face, le mec. Le mec qui ne trouve rien de mieux que de dire : putain merde chiotte bite fait chier j’ai peur j’ai peur je veux pas je sais pas t’es sûre ? j’en ai déjà des gosses c’était bien là, peinard, sans contraintes… Bah ouais mon gars mais en même temps, fallait y penser avant de lâcher la horde de spermatozoïdes …

Ah oui oui c’est embêtant. A 35 ans passé c’est très embêtant. Quand on est la fille et qu’on sait qu’on a déjà de la chance en fait d’être tombée enceinte c’est SUPER EMBÊTANT.

Et puis c’est d’autant plus embêtant qu’en fait, c’est à la femme que revient le vrai choix de savoir quoi faire! QUOI FAIRE ? Hein ? Quoi faire ? Ne pas se poser de questions? Fonce Alphonse on en reparle dans 9 mois avec ou sans papa? Pas si simple.

Enfin pour certaines c’est peut être simple en fait. Mais pour d’autres ça va a mille à l’heure : comment je vais faire seule ? Comment avoir un enfant sans papa ? Comment dire à l’enfant que son papa il en veut pas ? Comment vivre avec ça ? Bah ouais bah clairement c’est le bordel.

Alors à 23 ans, à 25 ans, a 27 ans, on peur avorter plus facilement – et je rappelle que ce n’est pas un acte anodin facile et considéré comme une méthode de contraception (pour le coup je peux personnellement m’exprimer sur le sujet merci) – mais passé 35 ans, l’IVG c’est déjà vachement plus compliqué, angoissant et traumatisant (encore plus, je veux dire).

Mais cette prise de tête là, elle est pour la femme. C’est la femme qui se cogne le choix ultime entre ses nausées et ses nichons douloureux et son bas ventre qui la travaille. C’est la femme qui en pleine conscience de sa grossesse accident qui doit se taper le choix ultime et en plus gérer la réaction de l’autre selon la décision.

Et dans les deux cas, vu la réaction de l’homme, on ne voit pas trop comment le couple a une chance de s’en sortir. Alors on se sent seule. Très seule. Très paumée. Très pas bien.

Alors peut être que les mecs peuvent se traîner une espèce de culpabilité… mais au final, c’est pas eux qui se font vider le ventre si jamais. C’est pas eux qui vivent avec ce déchirement viscéral et ce vide à jamais crée…mais quand même c’est eux qui voulaient plus mettre de capotes…

Ce qui me frappe dans ces histoires c’est l’aisance avec laquelle les mecs se déchargent sur les femmes à coup de culpabilisation à coup de : tu l’as fais exprès garce ! tu m’as forcé la main t’es dégueulasse … et j’en passe. C’est aussi la façon qu’ils ont de brandir du : si tu le gardes je t’en voudrais à vie, mais tu choisis…

Ah oui c’est sûr que c’est vachement plus facile de choisir dans ces conditions…

La vérité c’est que cette catégorie de mecs me met excessivement en colère. A 20 ans on peut excuser… A 30 ans aussi… Après 35 ans voire 40 ça devient carrément plus dur… Le beurre et l’argent du beurre. L’amour sans engagement. La relation sans obligations.. Le sexe sans contraception mais sans grossesse… mais quand même faudrait pas se ligaturer les trompes non plus pour au cas où …

Evidemment tous les mecs ne sont pas comme ça…. Il y a ceux qui « assument » aussi… Certains plus ou moins résignés, plus ou moins avec le sourire… Je ne sais pas si c’est mieux en toute honnêteté…

A croire que si on ne s’est pas reproduit avant 35 ans, si on ne s’est pas engagé dans la relation avec l’autre avant 35 ans, ce sont des montagnes de difficultés qui émergent… ce qui n’épargne les « engagés tôt » de divorcer 10 ans plus tard après le 1er ou 2eme gosse mais au moins, il y aura eu un semblant de consentement mutuel….

Mmm… je ne sais pas si je ne suis pas un peu partie dans tous les sens. Tout ça pour dire que les mecs… Enfin les phobiques de l’engagement, vous nous courez sur le haricot. Nous aussi on a peur. Nous aussi on l’aime notre liberté, nous aussi on aimerait bien avoir un appartement mitoyen avec la possibilité d’avoir et la vie de couple et le chacun chez soi, nous aussi on a envie de jouir de la vie dans tous les sens du terme… mais la vérité c’est qu’on prend plus la vie à bras le corps que vous souvent. La vérité c’est qu’on assume mieux tous les aléas. La faute à l’éducation? La faute à la culture? La faute a des années de machisme à la con? allez Savoir…

La vérité c’est qu’à un moment donné faut arrêter de fuir et de toujours trouver des raisons à la con. On veut, on veut pas, on aime, on aime pas… Ouais je sais la vie c’est pas aussi noir & blanc c’est des nuances de gris (hin hin hin…50 shades of … ;-))… Sauf qu’a un moment donné quand on a « un polichinelle dans le tiroir » on a pas 36 alternatives et pas des mois de délais devant soi.

Et moi je comprends ces femmes qui n’assument pas l’idée de faire un bébé toute seule… même si à l’heure d’aujourd’hui, perso, je pense que j’en serai capable – même si je n’espère à n’avoir jamais à faire ce choix –

Le choix….encore et toujours…

Bon. Je précise quand même que je ne suis pas une féministe anti mecs et tout hein… juste je décortique des phénomènes dont je suis spectatrice. Je fais ma sociologue de comptoir de mon entourage… et vous, vous en pensez quoi hein de tout ça ? A l’heure où on parle de mariage pour tous (et je suis pour) – je me dis qu’on n’est pas sortis de l’auberge en fait…

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Parfois, j’aimerai bien être encore une gosse…

Bonjour chers lecteurs et désolée de cette absence mais il faut croire qu’écrire quand on a une vie trépidante, ce n’est pas toujours compatible. J’aimerai bien pourtant avoir plus le temps… Mais pour écrire j’ai besoin d’être seule, isolée, de traîner… et durant ce mois de janvier ce fut loin d’être le cas.

Et comme souvent au mois de Janvier, c’est difficile. Fatigue, froid, travail intense, bonnes résolutions, il faut tenir bon.

Quoiqu’il en soit, vendredi soir j’ai fini plus tôt. De toutes façons j’avais les neurones en compote alors je me suis retrouvée dans le métro après les sorties du collège.

En face de moi une mignonne gosse. 12 ans max. Les cheveux semi humides rentrés dans son manteau. Elle avait du avoir piscine. La galère de la piscine en hiver. Un vendredi après midi en plus. Elle avait du sucer un stylo qui avait fui car elle avait de l’encre bleue sur le milieu de la lèvre inférieur.

Elle avait un gros sac à dos Vans’ à pois rouges, bourré à craquer. Surement plus lourd qu’elle. Un jean bleu à revers, un sweat à capuche, des baskets en toile bleues craquelées qui devaient être sa paire fétiche. A cheval entre deux ages. On voyait bien que l’adolescence allait pointer mais elle avait encore son côté enfant. Mignonne. Teint pâle, châtain, jolis yeux bleus. Elle était cool. Elle dégageait quelque chose de fondamentalement insouciant et sympa.

Elle a sorti de sa poche un malabar qu’elle a mis en bouche. Un gros malabar dur. Elle le faisait passer d’un côté à l’autre de sa bouche avec sa langue. On voyait qu’elle essayait de le ramollir. Elle mâchait dur. ça la faisait saliver. Elle était drôle. Satané malabar. J’imaginais le goût sucré mélange d’arrières goûts de fraise et banane qui devaient envahir sa bouche.

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A quoi pensait-elle ? A ses devoirs? A son malabar? A son goûter? Je la regardais amusée, charmée. Elle me donnait envie de revenir à cet âge.

La fraîcheur de l’enfance. ça ne dure pas longtemps car à l’adolescence les choses se compliquent mais il y a cette période bénie où on grandit, on prend de l’autonomie et on n’a pas à se soucier de quoique ce soit… Enfin dans un monde idéal où il n’y a pas de soucis familiaux, santé etc….

Je crois que j’ai eu la chance à un moment donné de ma vie d’avoir cet état d’esprit. Même si j’ai grandi vite, même si j’ai été inquiète très jeune, j’ai connu ces moments de malabar…

Avec ma meilleure amie d’enfance on enfourchait LE vélo pourri. On l’appelait ainsi parce qu’il était tout rouillé. Moi sur le porte bagage, mon amie qui pédalait – parfois l’inverse (elle était plus forte que moi !) – on allait acheter des bonbons à la supérette du village et on filait dans un vieux rempart dévorer nos trésors en se racontant des histoires loufoques. En été on remplissait des récipients d’eau et on partait dans les champs faire des batailles d’eau. Grosse nostalgie de cette tranche d’enfance. Des crises de fou rire à en faire pipi dans ma culotte.

Plus grandes on partait avec sa motocross à travers les routes de campagne pour aller au lycée. Il y avait une fougue, une liberté que j’adorais.

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C’est peut être ça qui me manque. Ce sentiment de liberté et d’insouciance. Il y avait des problèmes bien sûr mais ils ne nous atteignaient pas de la même façon. Il n’y avait pas de grandes responsabilités. Il fallait surtout penser à s’amuser.

Nous n’étions pas des filles à poupées Barbie… Nous étions des garçons manqués. On faisait des blagues à notre prof de piano en s’évadant par la fenêtre avant son arrivée dans la pièce. On allait se mettre du savon liquide sur les mains et on revenait pour lui serrer la main. Et ça nous faisait bien rire. Pauvre professeur. Il était génial. Si j’avais continué avec lui j’aurai peut être fini au conservatoire national et fait une carrière de pianiste qui sait… la question m’avait été posée à l’époque mais j’étais trop jeune pour réfléchir à mon avenir…

Elle s’appelait Sophie. Elle était ma meilleure amie d’enfance. Ma moitié. Ma soeur adoptive. ça a duré de l’école primaire au lycée. Et puis un jour, malheureusement, nos chemins se sont séparés. Bêtement évidemment. Sans vraie bonne raison. Nous étions juste devenues différentes. Un grand déchirement pour moi. Je crois que l’enfance était passée.

C’est marrant ces moments de nostalgie qui remontent, ces souvenirs d’enfance intacts qui parfois resurgissent… Juste à cause d’une gosse inconnue dans le métro qui mâche un malabar.

Précieuse enfance. Quand je l’ai vue sortir du métro continuer sa route je me suis dis qu’il était vital de préserver et protéger cela. J’ai pensé à tous les enfants qui n’ont pas cette chance de vivre cette insouciance et ça m’a fait mal au coeur. Je reste persuadée qu’on est mieux armé adulte face à la vie quand on permet aux enfants d’avoir une véritable enfance…

J’espère que les parents ne l’oublient pas…

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Moi les fêtes de fin d’année et la nouvelle année, j’aime surtout quand ça se finit… en fait.

Oyé Oyé ! BONNE ANNEE ! BONNE SANTE car c’est important la santé ma bonne dame.

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Oui, c’est bien cela. Jusqu’à fin janvier nous sommes condamnés à souhaiter nos voeux inlassablement en essayant de temps à autres de faire preuve d’originalité…

Alors en ce qui me concerne, comme le dit mon frère, je suis une mère Noël. J’ai l’esprit de noël à fond la caisse. J’y mets tout mon coeur mais je sais qu’à chaque fois, ça ne sera pas aussi joli que ce dont je rêve donc j’essaie de diminuer mon niveau d’exigence et mes immenses attentes de bonheur familial au coin du feu… car dans la vraie vie c’est bien plus explosif et aléatoire !

Quant au jour de l’an, alors là depuis quelques années je touche le fond … La Saint Sylvestre, ça me fout les boules. Avant j’adorais ça. Soirée déguisées, beuveries, seule ou en couple, peu importait tant qu’il y avait l’ivresse, les amis, la musique et la possibilité d’être déjanté…

Mais la vérité c’est que j’avais toujours l’arrière goût sombre des fins d’années… Ce moment où inévitablement on fait une sorte de bilan, et forcément, on réalise une fois de plus qu’on n’a pas pu faire tout ce qu’on voulait comme on le voulait… Et moi ces dernières années je réalise que j’ai été en perte de vitesse… Chute dramatique de ma volonté et de mon courage pour ce qui concerne le plus important : moi même.

Plus les années passent, moins on se pardonne d’avoir manqué de volonté et de courage. Et pourtant je crois que j’ai eu besoin de tout envoyer valser me concernant, question de récupérer…car là aussi, la vie ne s’est pas montrée douce avec moi… Chacun ses casseroles à porter mais j’en ai cumulé ces dernières années. J’en ai pris un coup de vieux.

J’ai survécu comme une guerrière, parce que la vie c’est marche ou crève. Mais a un moment donné, on ne peut pas toujours tout assumer sur tous les fronts. Alors le plus simple pour moi, était de me délaisser, moi.

J’ai toujours été comme ça. Comme un yoyo. Je me propulse jusqu’aux extrêmes limites, je touche le fond et une fois que je l’ai touché, il ne me reste d’autre choix que de remonter. Je me suis propulsée plus loin que d’habitude. J’ai poussé les limites. J’ai touché le fond plus profondément. Alors il a fallu que je me répare… j’ai décidé en pleine conscience d’arrêter de me brutaliser, d’être plus gentille avec moi même, de guérir la petite fille blessée, la jeune adulte amochée pour enfin, m’autoriser à grandir et devenir la vraie adulte que je suis devenue.

Je crois que c’est cela que je me suis dis quand cette année 2012 qui a forcé ma patience s’est terminée: j’ai grandi, je peux éviter a présent d’aller dans les extrêmes, je peux m’autoriser une vie plus sereine et je peux enfin m’occuper de nouveau de moi.

Je n’ai pas de résolutions particulières parce qu’elles ne servent à rien. Plus de plans sur les comètes, plus d’espérances et de rêves idiots. Je suis dans l’action. Je dis je fais. Je veux, je fais en sorte d’avoir. La flamme était presque éteinte, elle s’est rallumée. Une flamme plus douce, plus déterminée, qui je l’espère durera longtemps…

Bonne année à tous !

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