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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, fraîchement cinquantenaire, maman d'une pré ado, j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

Sting, ces mélodies qui collent à l’âme et qui traversent le temps … ….

Peu de paroles pour le décrire… Juste un talent réel, un sens de la mélodie, une empreinte qui résiste au temps .. Je suis retombée sur We Dance Alone l’autre jour et ça m’a donné envie de le réécouter … ça fait du bien à l’âme …

They Dance Alone



Fields of Gold

When we Dance

Sans oublier la grande époque de THE POLICE …

King of Pain

Every Breath you take

… et tellement d’autres encore…

J’ai enfin trouvé comment intégrer les vidéos DANS le blog… Hourra 🙂

Enjoy …

Beauty Rituals – A la faveur de l’automne …

Bonjour les ondes !

Je sais, ça faisait fort longtemps que je n’avais pas remis le nez dans la section beauté … il faut dire qu’en période de vaches maigres, je me lâche un peu moins en beauté cosmétique … ce qui n’empêche que je compte bien acquérir certains produits…

En attendant,il faut quand même prendre soin de soi! Et même si le meilleur ami d’une belle peau reste le sommeil (personnellement je ne dors pas assez et en plus c’est de ma faute) – a nous les cache misère et autres produits qui compensent !

Démaquillage / Nettoyage :

La valeur sure : Bioderma Peaux Sensibles

La plupart du temps en pharmacie / parapharmacie, ils font des offres x2 pour 15€ des gros flacons et ça tient facile 2 mois 1 flacon

Hydratation du visage :

J’ai bien essayé des crèmes Nivea et Mixa mais je crois que ma peau ne s’y fera jamais.. alors là aussi, ce qui selon moi reste un bon rapport qualité prix est souvent en pharmacie et parapharmacie et là, j’ai jeté mon dévolu sur La Roche Posay et sa crème Hydraphase Légère – Le système de pression pompe fait que l’on n’en met pas trop et ça reste hygiénique. Côté hydratation c’est parfait. Ni trop ni pas assez.

Hydratation Corps :

Alors là, comme j’en avais un peu marre de l’Atoderm qui même s’il est efficace n’est quand même pas très glamour et en attendant de me faire plaisir avec des produits Burt’s Bees, L’Occitane, Nuxe ou Kiehl’s et Weleda, j’ai eu le coup de coeur pour la gamme SUPPLEANCE d’URIAGE.

Un gros flacon pompe de 500ML et c’est juste P A R F A I T. ça répare, ça hydrate, et ça ne colle pas ! En tous cas pas longtemps… mais ça hydrate, longtemps ! A peu près 11 euros en parapharmacie…

Maquillage:

Alors là j’alterne, selon comme je suis speed et selon si ma peau est plus ou moins sèche… mais finalement, contre toute attente, la BB CREME Clinique se révèle super bien en cette saison sur ma peau… Par contre je mets systématiquement une crème hydratante avant (Hydraphase) car seule, elle ne m’hydrate pas assez. Le rendu est vraiment naturel et j’ai vraiment l’impression de légèreté.

Je rajoute toujours un peu de poudre sur la zone « T » – en ce moment la CLARINS poudre pressée (EVER MATTE)

Evidemment, je mets toujours un anti cernes pour éclaircir le regard… En ce moment c’est un Sephora en pinceau teinte claire qui fait très bien l’affaire et aussi efficace que le Touche Eclat d’YSL

En parlant d’YSL, je me suis lancée sur le Fond de Teint Touche Eclat – Teinte Beige – j’ai utilisé une promotion sur le site feelunique.com qui le commercialisait à 32€ en septembre… Pas mal sauf que j’ai du payer les frais de douane mais ils ont été supers réactifs et me les ont remboursé quasi dans la foulée.

Quoiqu’il en soit, c’est un fond de teint qui tient ses promesses. Effet naturel et transparent « seconde peau » tout en ayant la couvrance que l’on recherche, c’est à dire, son teint, en mieux. Moins desséchant que la BB Creme, tenue plus longue aussi… je l’applique aux doigts, une seule pression. Je fais vite comme lorsque j’utilisais le Lancôme

Evidemment, je rajoute une touche de poudre bonne mine. J’aime bien la poudre « bonne mine » Sephora. J’ai la main plutôt légère. Une pression, hop, hop sur les pomettes arêtes du visage et on n’en parle plus !

Pour les yeux en ce moment je fais simple : un trait de khôl noir que j’estompe, mascara noir et voilà !

Côté Cheveux:

J’ai tenté l’elixir Secret de Nuit PHYTO – pas mal mais je ne suis pas assez régulière dans l’application. En tous cas il donne l’illusion d’avoir un geste réparateur pour sa crinière… ce n’est pas négligeable, surtout quand les cheveux ont été desséchés pendant l’été … Enfin à la longue il faut tout simplement les couper… ce qui a été mon cas. Mais bon, pas mal.

Et sinon après avoir essayé plusieurs huiles de cheveux, dont la KUltime de Kérastase, j’ai littéralement craqué pour l’huile de soin précieus SCHWARZKOPF – elle est pas chère (9 euros), elle dure longtemps, elle sent booooooooon ! et elle fait des beaux cheveux…

Moi qui mouille, lave mes cheveux tous les jours (je sais c’est mal), et qui suis toujours pressée, je l’aime, je l’approuve, je la conseille 🙂

La nuit, côté visage :

Alors là, je n’ai pas encore trouvé LA crème qui me rende fidèle mais j’ai tenté tout simplement la L’Oréal Collagène / Repuplpeur Nuit et ma foi, elle semble être pas si mal sur ma peau – en ce moment en tous cas – la peau est plus lisse, plus rebondie, plus belle quoi ! Je trouve que j’ai l’air moins fatiguée mais peut être que je me fais mon cinéma… Elle ne me fait pas de mal en tous cas !

Mais j’aimerai bien essayer la Kiehl’s … crème et sérum …

d’ailleurs côté Sérum je persiste avec le VICHY mais je suis une mauvaise utilisatrice je n’en mets pas tout le temps alors difficile de juger…

Et pour les cernes, les poches, les rides des yeux, … je finis l’ELUAGE d’Avène mais je pense que ça ne fait strictement rien… Alors j’attends de me faire offrir ou de m’offrir la ALL ABOUT EYES Rich de Clinique… testée cet été en échantillon et juste A DO Ré !

Je crois que c’est déjà pas mal… évidemment si je m’écoutais je me lâcherai davantage mais je me dis que j’ai de quoi tenir l’automne, largement 🙂

PARCE QUE NOTRE SOCIETE A BESOIN D’ETRE PLUS GENTILLE … JOURNEE DE LA GENTILLESSE LE 13 NOVEMBRE 2012

Grande Nouvelle: Etre gentil, ce n’est pas SALE ! Etre gentil, ce n’est pas NUL !

ça faisait quelques semaines que je n’avais pas repris le chemin de mon blog et de l’écriture… Moi aussi j’ai une vie en dehors de mes écrans d’ordi… En même temps je trouve que je passe toujours trop de temps sur facebook et twitter mais je n’ai pas encore trouvé le moyen de m’en passer totalement parce que c’est bien aussi… mais c’est une autre histoire.

LA JOURNEE DE LA GENTILLESSE. Journée initiée par le Magazine Psychologies, qui en est à sa 4ème édition. Je trouve l’idée géniale. Mais je ne peux pas m’empêcher de la trouver tragique, aussi.

C’est dire si notre société est devenue dure pour que nous soyons obligés de créer une journée de la gentillesse. C’est dire si notre société est devenue un monde impitoyable d’individualisme, d’égoïsme exacerbé et de manque de respect à tous les niveaux pour que certains HYPER CONSCIENTS nous réveillent pour créer la JOURNEE de la GENTILLESSE. Une journée seulement. Une journée parce que le reste du temps un nombre innombrable de personnes se comportent mal vis à vis d’autrui.

Si les lecteurs de ce post me suivent et connaissent un peu mes écrits, vous noterez que la notion de respect, de tolérance, de bienveillance vis à vis d’autrui est un sujet que je traite de façon récurrente. Je traite souvent cela dans ma dénonciation de la misère, des connards qui klaxonnent à 5h du matin dans la rue (ça va faire sourire mes followers sur Twitter qui me lisent régulièrement en train de râler sur ce genre d’incident urbain),  et surtout ma dénonciation de l’absence de reconnaissance du handicap mental … mais encore une fois je l’ai déjà dis, c’est lorsque l’on est directement touché par des épreuves qui nous différencient des « autres » que l’on se prend la dureté du monde en pleine pomme.

La plupart d’entre nous ne « réalisons pas » … Nous sommes conditionnés dans des comportement sociaux et la plupart du temps, les gens pensent être de bonne foi, dans leur « bon droit », tout le monde a raison, personne n’a tort… Et dans le fond, c’est souvent vrai. Chacun a sa raison légitime de justifier ses réactions, une attitude, un comportement…

Mais tout de même, vous n’avez jamais réalisé que SOUVENT, envoyer de la gentillesse rapporte bien plus que d’envoyer de l’hostilité ?

En entreprise, si les « managers » intégraient cette donnée, ça irait surement mieux. Je suis souvent effarée de voir à quel point des dirigeants d’entreprise ont tout appris SAUF à gérer l’humain. Des choses qui semblent du bon sens, de l’évidence, mais non… ça leur échappe.. Alors que se passe t il ? Des gens mal gérés gèrent mal à leur tour etc…. l’effet domino.

Ne vous inquiétez pas je me mets dans le même sac, même si je pense avoir un sens humain plutôt développé. Si j’étais une reine de la gentillesse je donnerai l’intégralité de ma vie aux autres mais moi aussi j’ai envie d’en garder pour moi …

En tous cas entre devenir Soeur Thérésa ou un Impitoyable Opportuniste il y a sûrement un juste milieu.

Je suis toujours sidérée par la méchanceté gratuite, les mille attitudes irrespectueuses, l’insulte systématique, et pire encore l’effet de groupe contre une seule personne. Le « Mobbing », « Bashing », vous savez, ces phénomènes qui font que des jeunes finissent par se suicider parce qu’ils ont subi de telles humiliations, un tel harcèlement de groupe,  que la seule sortie qu’ils pensent avoir est de celle de se supprimer :

Vous avez du entendre parler d’Amanda Todd, la jeune Canadienne qui s’est suicidée à force d’années de harcèlement mais pas seulement par le pédophile cinglé qui la harcelait mais aussi tous ceux qui ont contribué à sa destruction psychologique. Moi cette histoire m’a bouleversée parce que sans aller jusque dans ces extrêmes, j’ai vu ça dans mon entourage, notamment ma petite soeur qui a connu ça et la peur que j’ai pour mon frère handicapé mental qu’il subisse aussi cette cruauté à cause de sa différence.



Tout le monde est choqué en apprenant une chose pareille. ça dépasse l’entendement. Comment est ce possible ? Que font les parents ? Que font les éducateurs? Que fait la police? Difficile de savoir qui est responsable de quoi.. Nous sommes sûrement tous indirectement responsables. c’est un tout. Dans cette histoire, les « camarades » de classe d’Amanda ont été responsables car ils se sont ligués en groupe contre elle sans essayer de comprendre et ont largement contribué à sa destruction…

S’ils avaient été éduqués à la gentillesse, à la compréhension de l’autre, à un peu de tolérance, sûrement le pire aurait pu être évité…

Plus près de chez nous il y a eu l’histoire de ce jeune Brestois qui s’est suicidé pour avoir été naïf :


Vous ne croyez pas que s’il y avait plus de GENTILLESSE dans notre société il y aurait MOINS d’histoires tragiques comme celle là ?

Encore une fois, pour moi, être gentil ce n’est pas une tare. Le cynisme c’est sûrement salvateur parfois mais je n’aime pas le cynisme. Le cynisme a ce quelque chose de condescendant, de mauvais. ça m’arrive de l’être mais je le limite et je ne suis pas cynique sur tout. La vraie gentillesse, celle qui est gratuite produit à mon sens un rayonnement positif sur les gens bien plus puissant.

Faire l’effort d’être gentil, sincèrement, apporte du bien être. A soi et aux autres. On se sent mieux en essayant d’être juste gentil. Etre gentil c’est quoi ? Etre juste à l’écoute, souriant, courtois, aimable, poli, compréhensif, aimable, généreux … On adapte son attitude selon les circonstances c’est vrai.

Je ne suis pas du genre à tendre l’autre joue quand on m’attaque. J’ai une violence, une férocité en moi qui fait que je serai toujours révoltée de la cruauté de notre société. Je ne serai jamais pleinement satisfaite de notre monde car il a un côté sombre, ignoble, pourri qui me fera toujours hurler…. mais ce n’est pas pour autant que je me transformerai en monstre sanguinaire parce que oeil pour oeil dent pour dent. Je crois qu’on peut se défendre, on peut se battre contre l’injustice et laisser une place à cette gentillesse.

J’ai toujours pensé que je préférais mille fois me faire passer pour une bonne poire naïve en restant gentille qu’une salope sans coeur… Moi je ne suis pas dupe, mais c’est mon parti pris. Je crois à la gentillesse. Je crois que je bien peut triompher contre le mal … mais à la seule condition que chacun s’y mette, que chacun contribue à ouvrir la conscience de l’autre, à apprendre à l’autre, son enfant, son collègue, son voisin, son parent, …. la gentillesse s’apprend, aussi… ça s’éduque. C’est la base de tout.

Il est temps que notre société comprenne que chacun de nous avons les clés pour que notre société malade le soit moins.

Alors prêts à vous y mettre à la gentillesse ?

The Korgis – Everybody’s gotta learn sometimes

Ma mémé Hélène, à jamais dans mon coeur ..

N’y voyez pas là un manque de pudeur. N’y voyez pas là une volonté d’étaler l’intime sur la place publique. Voyez y juste un hommage que je rends à ma grand mère que j’ai perdu le WE dernier et à qui j ‘ai dis au revoir hier. 

Voyez y aussi une réflexion sur ce que nous prenons tous soin d’éviter du mieux que nous pouvons tant que nous le pouvons : la mort.

Elle était ma mémé Hélène. Je l’ai toujours appelé mémé. Il y avait Mémé et Pépé du côté de mon papa et Papi et Mamie du côté de ma maman. Il y a toujours Mamie.

Mémé Hélène, née le 5 Février 1921. Décédée le 7 Octobre 2012. 91 ans.

Ma mémé Hélène avait 6 frères et soeurs. Elle était la 3ème de la fratrie. Elle vivait dans la Sarthe. Elle a connu la guerre. Elle a connu la misère. Elle a perdu son père à l’âge de 9 ans. Après l’école obligatoire elle est montée à Paris pour être bonne. 

Mémé a vécu à la dure. Elle était brillante et aurait beaucoup aimé faire des études. Mais à l’époque, il fallait surtout penser à survivre. Alors les études …

Elle marchait des kilomètres en sabots remplis de paille et a connu l’alimentation précaire à base de pain et de fromage blanc, le rationnement …

Elle nous racontait ça quand nous étions enfants. Pour nous ça semblait d’un autre temps, d’une autre époque ! Ma mémé Hélène qui nous faisait des tartines beurrées saupoudrées de Benco ou des tartines de rillettes quand les voisins d’en face nous faisaient saliver avec les leurs.

Ma mémé Hélène et mon Pépé Charles. Pépé Charles est parti 10 ans plus tôt. Dès lors, Mémé n’a plus trop eu envie de s’accrocher à la vie… Elle l’aimait tant. Ils s’aimaient tant.

Mon pépé Charles, engagé à 16 ans comme Mousse sur la Jeanne d’Arc (la vraie l’unique)qui a fini au plus haut grade qu’il pouvait être permis d’avoir. 2 Tours du monde, la guerre d’Indochine, c’était un sacré bel homme ! Et bon vivant avec ça. Alsacien… donc autant dire que lorsque nous étions chez eux, les repas se devaient de prendre des allures festives et gourmandes ! Avec mon pépé quand on se resservait 2x à table c’est qu’on était bien du même sang, et il aimait ça 🙂 

Quand j’étais petite et que nous passions des vacances chez eux, on se levait le matin vers 9h. Ils étaient déjà debout depuis l’aube et quand nous descendions l’escalier qui grinçait, ils étaient déjà tous les deux dans la cuisine, la radio en marche, l’odeur du café chaud se mêlant à l’odeur du repas du midi qui se préparait déjà…

Nos bols de chocolat chaud, nos cracottes, biscottes, et surtout le BENCO ! C’était LE chocolat des cousins et cousines. Et toujours de la confiture maison. Quand on descendait à la cave c’était la caverne d’Ali Baba. Des conserves de tout.  D’ailleurs, pas un de ses fils ne repartait sans un énorme cageot de victuailles à la fin de chaque séjour. 

Une fois qu’on avait pris notre petit déjeuner, fait notre toilette, on descendait la rejoindre au potager. Inspection. Il fallait faire le point avec mémé sur tout ce qui était planté et qui poussait. Au passage on allait nourrir Caroline la tortue. Une tortue qui selon la légende familiale était sûrement déjà centenaire. Et puis les tourterelles aussi. Mémé avait une volière. Quand il y en avait trop elle en tuait. Hop’, d’un coup entre le pouce et l’index… Je ne l’ai jamais vu faire….

Et puis les lapins dans les clapiers. Des lapins qu’on retrouvait souvent en rillettes des mois plus tard !
Ma mémé faisait des super bonnes rillettes !

Donc tournée du potager… ça me fascinait enfant. Les tomates, les haricots, l’oseille, les framboises, les fraises, les mûres,… c’était un énorme boulot mine de rien.

Après le repas, Mémé et Pépé passaient au salon télé. En général, Pépé s’endormait devant les émissions, Mémé tricotait mais s’endormait très vite aussi. Et nous on s’éclipsait pour les laisser tranquilles se reposer.

Mémé, c’était la reine du tricot et de la couture. J’ai encore un petit manteau qu’elle m’avait fabriqué à partir d’un pantalon en toile de laine de la marine de mon grand père. Elle nous a rapiécé des centaines de jeans. Pas une cousine ou cousin n’a pas eu son jean sauvé par Mémé. Elle nous tricotait des pulls. On choisissait le modèle, la laine, la couleur, et hop, quelques mois plus tard on revenait et on avait un beau pull!

Bon. Le seul hic c’est que sur la fin, Mémé ne nous voyait pas grandir donc les pulls devenaient un peu ajustés et moulants. Et puis la laine grattait un peu trop !

Quand c’était l’heure de partir, quand nous étions un peu plus grand, elle nous donnait parfois un chèque. Il ne fallait surtout pas discuter. C’était comme ça. Pas un anniversaire sans une jolie carte et un gentil mot, avec un chèque, toujours. Ils étaient d’une grande générosité, attentionnés, toujours égaux avec tous. Ils ne s’achetaient rien pour eux. Ils économisaient sou après sou pour leurs enfants et petits enfants, pour l’avenir.

Tous les soirs nous avions une soupe de légumes. Petits nous avions en plus des pâtes alphabets dedans. On adorait ça !

C’est fou comme ces souvenirs restent intacts. Je me souviens aussi des sorties avec mon Pépé. Le matin tôt ça arrivait que je l’accompagne aux promenades des chiens. On prenait des petits chemins, il me montrait plein de choses, on rigolait. Et puis on partait au Codec en ville avec les bouteilles à consignes pour faire des petites courses. Mais il y avait toujours la sortie hebdomadaire à Leclerc. Là, attention top organisation.

Mémé enfilait sa perruque, ses chaussures de ville, ses lunettes, sa liste de courses et embêtait pépé tout le long du trajet en voiture car elle avait très peur en voiture…

Et là je me dis que pour une fille qu’on surnomme souvent Doris (le poisson bleu sans mémoire dans Nemo), je me souviens de plus en plus de plein de détails, de scènes…

j’ai leur voix encore intactes… Je veux me souvenir de cela. Ma mémé Hélène qui faisait ses quiches lorraines comme personne, qui étalait la pâte avec une vieille bouteille en verre poli, qui veillait quand j’y pense à ce qu’on ne manque jamais de rien, qu’on soit bien chez eux.

J’essaie de ne pas trop penser au choc que j’ai eu il y a 3 ans de la voir déjà absente, qui ne me reconnaissait plus, qui était comme une petite fille. J’essaie de ne pas trop penser à la douleur encore vive que j’ai ressenti en la voyant morte dans son cercueil hier, à ce besoin que j’ai eu d’embrasser son front glacé pour lui dire au revoir. Ma petite mémé à la vie bien remplie, qui est partie rejoindre mon pépé Charles à 91 ans et demi.

Pourquoi, pourquoi la mort fait elle forcément partie de la vie? Pourquoi doit-on se faire à l’idée que l’on perd toujours à un moment donné les gens que l’on aime? Pourquoi faire face à la mort aussi crue nous rappelle tant qu’il ne faut pas oublier de vivre? La mort. Cette chose inéluctable. La mort. Cette chose qui survient toujours par surprise même quand on se prépare. La mort qui déchire l’âme, qui arrache le coeur de ceux qui restent, qui crée un vide, un manque indescriptible pour ceux qui restent… et qui rappelle que ceux qui restent seront les prochains à un moment ou à un autre.

Je ne comprends toujours pas le sens de la vie car je ne comprends pas le sens de la mort. Je ne comprends pas la cruauté de la mort, son aspect irréversible et encore moins la souffrance parfois qui l’accompagne…

Peut être un jour je réussirai à accepter. Peut être un jour la grande faucheuse me fera moins peur. Pour l’instant, même si j’ai bien intégré le fait que c’était inévitable, je trouve toujours cela déchirant.

Tu es toujours là pour moi ma petite mémé … je crois que j’aurai toujours du mal à parler de toi au passé. Tu as été une super mémé et quand on me dit que je te ressembles, je suis drôlement fière. Je t’aime fort, pour toujours.


FASHION WEEK OU LES PRECIEUSES RIDICULES SHOW ?

Bonjour les ondes

Un sujet un peu léger et futile pour changer de mes coups de gueule sur la misère de notre société… 

Comme certains le savent peut être, je bosse dans les relations publiques… j’ai bossé dans plein de secteurs différents et j’ai même pratiqué le secteur du luxe… Dieu merci, la mode, c’est toujours resté très light. Je n’aurai pas supporté.

Mon premier job était dans le snowboard alors forcément en tant qu’équipementier, il y avait aussi des vêtements mais j’étais épargnée du « pétasse Land » à l’époque et en plus je ne faisais pas ça à Paris mais près de Chamonix, donc c’était plutôt mode mais dans l’esprit sportif…

Alors évidemment dans ce secteur là il y a aussi une forme de snobisme et de microcosme à la con… c’est d’ailleurs ce qui a fait qu’à la longue ça m’a complètement gonflé et que j’ai décidé d’aller voir ailleurs si j’y étais.

Mais là n’est pas la question… Hier, j’avais un rdv dans un quartier à l’antipode d’un quartier où je bosse. J’avais rdv dans le 8ème, en plein coeur névralgique de la Fashion Week parisienne. Autant vous dire que lorsque je suis arrivée au point de rdv, j’avais un peu l’impression d’être une Deschien ou une Groseille qui se retrouvait parachutée dans un univers qui était tout sauf le mien.

Je ne suis pas une bête de mode. Peut être que si j’étais goalée comme une mannequin j’en serai une mais honnêtement, je crois que mon meilleur ami restera à jamais le jean. Je suis pas une fille à talons, je suis pas une fille à jupette – enfin je me comprends – je pourrai me forcer, je pourrai essayer, d’ailleurs j’essaie mais je me sens toujours endimanchée et gauche dès que je mets des tenues trop… étudiées et sophistiquées. Mais j’aime bien être bien habillée quand même, avoir un certain style mais MON style à MOI. Et surtout ce n’est pas une priorité dans ma vie.

Je ne suis tellement pas concernée par cet univers dont l’importance qu’on lui donne me dépasse – business is business après tout –  que je ne savais pas que l’endroit où j’avais rdv était un des haut lieux de la mode et que les célébrités un peu bling bling aimaient bien y déjeuner ou diner pour être vus…

Alors évidemment, comme on m’avait donné rdv là bas et que j’étais en avance, je me suis dis en toute simplicité : je vais aller m’installer et prendre une table en attendant…

SAUF, que je me suis fais jeter en bonne et due forme et j’ai très clairement compris que je m’étais fais jeter non pas par manque de place mais parce que je ne faisais pas partie de la bande. Moi ma jupe en jean mes bottes en cuir marron ma veste en velours et ma petite besace en cuir on avait pas le look ni le physique pour entrer finger in zeu nose dans l’ANTRE.

Il y avait de la place partout. Il y avait beaucoup de « Bioutifoule pipole » avec des grosses lunettes de soleil, des lèvres injectées de collagène, des pommettes saillantes et des fronts lissés au botox. Il y avait beaucoup de frime. Il y avait beaucoup de FRIC et je me sentais BEAUCOUP PAS A MA PLACE.

Mais bon. je ne suis pas du genre à me laisser démonter. J’ai prévenu mon contact avec humour que je m’étais fais jeter. Mon RDV est arrivé et ni une ni deux on est rentré dans le dit lieu et on nous a installé avec au passage des excuses à mon égard car comme on le sait, avec la Fashion Week tout est plus ou moins privatisé… Ouais c’est ça. Et mon cul c’est du poulet ? J’aurai eu un look de mannequin avec des cabas Dior, Hermes et j’en passe on ne m’aurait jamais posé de question et j’aurai été assise illico.

Si je suis honnête ça m’a un peu vexée,  mais pas longtemps. A vrai dire et en toute franchise j’avais l’impression d’être au coeur d’un spectacle vivant. Un spectacle de rue. Mieux, j’avais l’impression d’être en pleine pièce de Molière « Les Précieuses Ridicules », sauf qu’on était au XXIeme siècle et à Paris en pleine Fashion week.

Je me dis que la vie de ces gens doit être bien limitée et misérable pour qu’ils aient ce besoin d’être snobs, dédaigneux, frimeurs, obnubilés par leur apparence et ce que pensent les autres de leur look…

Mais la vérité aussi c’est que quelque part ça me révolte.. C’est dans ce genre de situation qu’on se prend toute l’absurdité de notre société en pleine tronche. Tous ces gens qui manquent tant d’humilité et de sensibilité humaine alors qu’ils pourraient faire des choses plus altruistes, plus belles…

Peut être qu’ils le font sait-on jamais…

Parfois j’aimerai bien m’imaginer au milieu de ces gens avec mon frère handicapé mental et laisser Hugo les mettre mal à l’aise avec son grand naturel et son innocence pure. ça les ferait fuir…

Etre confrontée à ce monde même 5 minutes me donne encore plus envie de me rebeller. Jamais, jamais je ne cèderai à ce diktat de l’apparence, du social, du matérialisme exacerbé. Je trouve ça nul à chier.

si ça fait marcher l’économie tant mieux… moi je la ferai marcher autrement… Il y aura toujours des dindes et des  dandys pour ne vivre qu’au travers de l’univers factice de la mode… moi ce n’est pas ma came.

Mais c’est surtout l’attitude de cet univers que je déplore… Après tout la mode peut être un art… c’est vrai. Mais on peut rester simple avec ça non ?

En tous cas, pendant les fashion weeks apparemment la simplicité ce n’est pas ce qui les étouffe tous ces crétins…

Le seul truc qui m’a fait marrer c’est de voir une nana surlookée se gaver de frites et manger des gambas en sauce avec ses doigts comme une vorace avec des grosses lunettes de soleil genre incognito personne me voit…

Allez bon WE et bon courage aux attachées de presse qui bossent dans ce milieu elles doivent bien en baver…


PS: photos trouvées sur Google Images