WHAT THE F ….* CES ELECTIONS VONT ME RENDRE DINGUE …!

Bonsoir les ondes. Je ne sais pas vous, mais moi, ces élections présidentielles, elles me prennent aux tripes malgré moi. Malgré moi je me sur-investis, je me révolte comme une dingue en lisant la presse, je suis sur-connectée sur twitter, facebook, les sites d’infos, les blogs des uns et des autres, bref … je suis un peu cinglée de me stimuler le ciboulot à ce point avec tous ces média mais il faut bien avouer que c’est hyper tentant !

Maintenant, vous l’aurez bien compris je ne suis pas pour le retour de Sarkozy aux présidentielles. J’essaie de ne pas être primaire dans mon rejet. J’essaie de ne pas juste saquer l’homme. C’est plutôt cette politique ANTI SOCIALE et ANTI HUMAINE que je déplore. La présidence des Riches…. Bon j’essaie AUSSI de NE PAS devenir une ANTI-RICHE basique ou ANTI-BOURGEOISE basique parce qu’après tout, on peut habiter Neuilly et être classe moyenne, se fringuer avec un Barbour en allant à l’église le dimanche et avoir le coeur à gauche… c’est vrai quoi… D’ailleurs j’habite moi même dans un quartier un peu « geoisbour » de Paris et avec mon look de blondasse bien élevée, on pourrait tout à fait me cataloguer au rayon bourge’ … mais avec une bonne touche rebelle quand même hein ;)) Non c’est vrai j’ai pas de barbour et je suis pas au carré …

Bon voilà quoi on se comprend. Le fond c’est que je ne veux pas d’une politique qui s’acharne à traiter les chômeurs de fainéants, où on accuse le bas de l’échelle de tous les maux alors que le problème vient d’en haut ! C’est comme les mauvais managers qui au lieu de se remettre en question accusent toujours les pauvres juniors qui n’ont pas l’expérience suffisante pour savoir…

C’est tellement facile de faire ce genre de racolage ! Mais les Français ne sont plus dupes. Ils en ont marre de ces discours qui divisent, de ces discours sécuritaires, de ce côté : vous les braves gens qui bossez votre pleine peau, arrêtez de payer pour toutes ces feignasses !



Ce matin sur ma page facebook, tous mes amis qui ont connu le chômage, qui sont cadres pour la plupart, se sont étranglés de révolte en lisant cette histoire de référendum. Moi j’étais dans tous mes états. 7 mois de chômage à chercher comme une dingue, à bien sûr revoir à la baisse mes attentes, mes prétentions salariales etc. mais de là à me brader totalement ? De là à faire un boulot qui n’a rien à voir avec ce que je sais faire de mieux ? ça va pas non ? Et aller à toutes ces formations, réunions Pôle Emploi où au final on se rend compte clairement que toute seule avec tous les moteurs de recherche d’emploi et Google, on s’en sortira aussi bien, franchement, on a envie de tous les prendre là ces bonhommes perchés dans leurs sphères de politiciens nantis et de leur imposer un vrai « vis ma vie de chômeur »… Comme ça pour voir.


Alors non je ne veux pas devenir une Anti Sarkozy basique car de toutes façons il est conseillé, il n’est pas seul décisionnaire dans ces histoires mais clairement pour moi en Avril 2012 ça sera TOUT SAUF SARKOZY … et LePen, évidemment mais bon… j’ai bon espoir de ce côté là.

Même les Britanniques du très respectable The Guardian notent le désamour de Sarkozy avec le PEUPLE (Le Monde s’est donné la peine de le traduire alors je mets la traduction c’est plus facile)



Dieu merci, il y a des réactions contre ces idées de merde :



Le jour où nous aurons une vraie alternative, une politique qui prend en compte les réalités économiques sans pour autant SAIGNER les petites gens et les classes moyennes, alors peut être que nous irons mieux…

J’ai lu cet article ce soir avant de partir du bureau… j’ai eu les larmes aux yeux. Vraiment. ça m’a fait tellement de peine, et ça m’a mis tellement en colère contre tous ces technocrates / bureaucrates qui croient détenir des solutions théoriques sur comment on doit faire pour rester COMPÉTITIFS …et qui MÉPRISENT littéralement les gens.

Moi quand je lis ça je suis désolée mais je m ‘en fous que mon pays soit Number One of zeu world … je veux juste que cette misère cesse…

LA JUSTICE SOCIALE NE VEUT PAS DIRE ANTI RICHES …



Bonsoir les ondes,

c’est vrai qu’on entend de plus en plus parler de LUTTE CONTRE LES RICHES. Et j’avoue j’ai tendance à devenir moi aussi un peu « anti riches » … mais ce n’est pas juste et ce n’est pas exactement ma démarche…


J’ai pensé faire un billet sur le sujet car je me rends compte avec les Présidentielles qui arrivent, que tout le monde s’emballe (moi la première) et que les bas instincts se réveillent, on devient tous passionnés, violents parfois dans nos réactions et nos propos parce que touchés au coeur par tout ce qui se passe, que cela nous arrive directement ou indirectement…

Voilà des articles à lire et à écouter :




Ce qui est très intéressant concernant l’article du Monde c’est d’aller sur leur page facebook et de lire les commentaires des lecteurs.. c’est époustouflant. La HAINE des pro Droite et à l’inverse, le MEPRIS buté des gauchistes qui ne sont pas d’accord.


Chacun a sa légitimité et tout le monde se plante et se trompe dans ses interprétations… par exemple, les petits patrons de PME qui se sentent persécutés et qui croient qu’on veut les saigner encore plus alors que NON !

Le problème ne vient pas des « intermédiaires »… le problème ne vient pas des entrerpreneurs, le problème n’est pas d’être riche ou d’avoir le droit de l’être, le problème c’est de quelle façon on le devient !

Si c’est au détriment des « petites gens » je ne suis pas d’accord. Si on gagne des millions voire milliards sans permettre à ses employés d’en voir la couleur c’est injuste…

J’en ai marre de lire les fachos qui disent que c’est la faute des ‘feignasses’ de fonctionnaires, des ‘feignasses’ d’immigrés, des ‘feignasses’ de chômeurs, … Mais merde à la fin, cumulés ces gens là coutent queudale et sont injustement catalogués et blamés alors que le problème vient D’EN HAUT !!!!

OUI OUI OUI et RE OUI, SARKOZY et sa bande ont favorisé les RICHES. Les TRES RICHES. 




OUI OUI OUI c’est NORMAL de PAYER PLUS d’impôts quand on en a les moyens. Quand on est payé 10 000€ par mois et qu’après imposition il nous reste 5 000€ par mois c’est pas si mal ! Bon alors après faut voir au cas par cas… L’autre jour je lisais un article d’un type qui avait sa mère à charge, un frère handicapé, des enfants, bref… Il était raide avec ses 5 000 € par mois parce qu’il avait beaucoup à donner à côté…


Moi j’ai plus la rage contre les bonnes femmes interviewées sur France Inter ci dessus…les bonnes femmes qui ne bossent pas, qui passent leur temps à claquer du fric qu’elles n’ont pas gagné par labeur et qui traitent les gens de feignants depuis leur salon de coiffure à Neuilly…

Mais dans quelle réalité vivent les riches ? C’est ça le truc… Au delà d’un certain niveau de vie, ces gens ne savent plus ce que c’est que les transports en commun, les supermarchés, les horaires de boulot dingues, la fatigue inouïe qui t’enlève tout, les choix à faire, les sacrifices, les agressions … Ils ne savent plus… ils n’ont peut être jamais su d’ailleurs … Ils sont tellement loin de la vie de Monsieur et Madame Toulemonde…

Les riches se sentent attaqués, menacés, … ils le sont… je pense qu’ils le sont… ça sent la révolution… le peuple gronde, la France d’en bas en a ras le bol… mais ce qui est écoeurant c’est que même les soit disant « à gauche » ne sont pas honnêtes…

J’ai lu ce commentaire d’une lectrice suite à l’article du Monde ci dessus que j’ai trouvé édifiant :

« A l’aube d’une période d’austérité et d’un plan de rigueur pour la France, il peut être intéressant de connaître la liste (non exhaustive, tirée du « Nouvel Observateur » n° 2359 du 21 Janvier 2010) des personnalités qui ont fui fiscalement le pays pour s’installer en Suisse, ou dans un autre paradis fiscal.–> S’ils l’ont fait en toute légalité (achat d’une résidence en Suisse, séjour inférieur à 6 mois sur le sol français), il est par contre inadmissible que certains d’entre eux continuent à s’immiscer dans la vie politique française, en participant activement aux campagnes électorales, pour soutenir tel ou tel candidat, ou pire, en étant officiellement investi par l’État pour représenter la France à l’étranger, comme c’est le cas actuellement pour Alain Delon qui est le parrain officiel du pavillon français à l’exposition universelle de Shanghai

Parmi les plus actifs dans ce domaine, il y a donc :
Alain Delon à Genève depuis 1999.
Johnny Hallyday à Gstaad depuis 2006.
Charles Aznavour résidant à Genève.
Patricia Kaas

Moins étonnant, mais encore plus scandaleux, des Personnalités des affaires qui exercent actuellement (ou ont exercé récemment) un pouvoir politique économique ou financier en France, parmi eux : 

– Antoine Zacharias (Vinci).
– Claude Berda (AB groupe, TF1).
– Daniel Hechter (couturier).
– Jean-Louis David (salons de coiffure, cosmétiques).

Mais aussi des rentiers et des héritiers, dont les fortunes ont été créées en France, avec la participation de centaines de milliers d’ouvriers français :

– Eric Peugeot.
– Jean Taittinger (PDG de la société du Louvre, ancien ministre de la justice et député de la Marne).
– Philippe Hersant (patron de presse du Groupe Hersant).
– Corinne Bouyques (héritière de la fortune Bouygues ).

Les familles :
– Defforey (Carrefour).
– Mulliez (Auchan).
– Halley (Promodès).

Tous résidant à Genève ou aux environs. Tous de bons Français !!!!

Sans oublier… Michelle LAROQUE qui a son argent aux Etats Unis (compagne de François Baroin, ministre de l’Economie) ! Le cas d’Emmanuelle BÉART… est particulièrement intéressant. (elle manifeste EN FRANCE pour que les Français accueillent et nourrissent les « sans papiers » !….puis s’en retourne en Suisse, tranquillement… ).

Et Florent Pagny, qui vit en Argentine, a refusé de payer ses impôts en France, mais vient donner des leçons de générosité aux français avec les enfoirés. C’est effectivement bien un enfoiré.

Mais celui de NOAH qui vit aux USA et ne vient en France que pour vendre ses disques et ponctionner encore plus les Français qui l’élisent régulièrement le FRANÇAIS le plus populaire de l’année… Et en plus il fait des commentaires sur la France…. Et il refuse obstinément de rembourser 1.000.000 d’euros de redressement fiscal pour lesquels il a été condamné judiciairement.

Si ces gens n’aiment pas (fiscalement) la France, qu’ils la quittent et qu’ils l’oublient, et surtout qu’ils n’en profitent pas quand ils en ont besoin (comme par exemple pour venir s’y faire soigner).

A tous les français qui vont se serrer la ceinture dans un proche avenir, nous proposons de boycotter les concerts, les disques et les livres de tous ceux qui ne participeront pas à l’effort de solidarité nationale et aux médias, nous demandons de ne plus offrir de tribunes télévisées (pour la promotion de films et de disques) aux artistes concernés et de ne plus faire de sponsoring aux sportifs exilés.

Aux députés nous demandons d’instaurer une loi pour qu’il ne soit plus possible pour un évadé fiscal de venir se faire soigner en France (dans un hôpital public) ni de représenter officiellement la France à l’étranger.

Vous pensez que ce message est légitime, faites-le circuler.
Il aura peut-être le pouvoir de ramener certains de ces égarés fiscaux à revoir leur position.

Maintenant, il reste à trouver le Député qui aura le cran de présenter un texte, et là, ce n’est pas encore gagné !…. »

Voilà. Quand on lit ça, c’est vrai on reste sceptique sur l’honnêteté et l’intégrité des uns et des autres… Et quand bien même je préférerai quoiqu’il arrive voter Hollande que Sarkozy, quand je vois ça, j’ai quand même les boules :

Alors qui croire, pour qui voter ? Dans tous les cas, par principes, je voterai contre l’Argent qui va à l’argent. Je voterai CONTRE un système qui produit de l’injustice. Je voterai CONTRE un système qui privilégie les nantis et suce toujours plus les plus faibles donc oui je voterai à gauche puisqu’être humaniste nous place là… Mais ça ne veut pas dire que je suis dupe… Donc peut être qu’on y viendra à la révolution. La vraie. J’espère que nos chers politiciens lisent tous les commentaires des lecteurs, lisent bien tout ce que les gens disent … pour réfléchir et se remettre en question en profondeur. Je veux croire qu’il y a une alternative…

L’IVG DE CONFORT, CA N’EXISTE PAS !

Bonsoir les ondes.
 
Je préviens, cette nuit j’envoie du lourd. Âmes sensibles s’abstenir.
 
Comme je travaille, bien que je sois connectée en continu sur les réseaux sociaux, je loupe souvent les moments d’effervescence, notamment sur twitter.
 
Aujourd’hui, un hashtag m’a intrigué particulièrement : #IVGdeConfort
 
J’ai vu plein de personnes réagir- beaucoup de femmes bien sûr mais avec plaisir pas mal de mecs aussi – sur ce sujet. J’ai voulu comprendre !
 
Et puis d’abord j’ai trouvé cet article du Figaro qui m’a littéralement révulsée :
 
 
Et puis grâce aux Bridgets sur Twitter, j’ai trouvé l’origine :
 
 
Et là je me suis juste sentie ENRAGÉE. Enragée parce que l’IVG n’est effectivement pas un moyen de contraception mais c’est une chance inouïe que nous avons.
 
Il y a l’IVG thérapeutique / Médical, effectivement, là on ne se pose pas la moindre question… et l’IVG tout court. Celui qui fait qu’on a le droit parfois de pouvoir DECIDER de OUI ou NON porter et garder la vie. Ce n’est pas un acte anodin. Et ce n’est CERTAINEMENT PAS un acte de CONFORT !!!! Ceux qui disent ça ne connaissent pas ce que c’est. Louis Aliot a de la chance de ne jamais avoir eu à avorter. Peut être que Monsieur Louis Aliot a une fille et si sa fille de 15 ans était tombée enceinte accidentellement ? Il l’aurait empêchée d’avorter pour lui donner une bonne leçon ? Si sa fille (je ne le souhaite pas ) s’était fait violer et était tombée enceinte à la suite d’un viol, il l’aurait obligée à garder l’enfant ? Si sa fille était jeune, trop jeune, en pleine lancée, précaire, il l’aurait obligée à garder l’enfant ?
 
Les accidents ça arrive. Même aux plus prudentes. Même aux filles sages. Je vais vous raconter mon expérience personnelle. Je n’ai pas de tabou avec ça. Sûrement c’est ma façon de l’exorciser. C’était l’été de la canicule en 2003. J’avais 27 ans. J’étais une grande fille autonome dans la vie active. Mais c’était un accident. … Plus jamais ça… je me le suis juré… Mais n’empêche. MERCI l’IVG. MERCI SIMONE VEIL. MERCI DE DONNER LE CHOIX AUX FEMMES.
 
Et que Monsieur Aliot se rassure, j’en ai bien chié ma race… et c’était loin d’être confortable…
 
PLUS JAMAIS ÇA 

Je ne suis  plus enceinte. J’étais enceinte. Mifépristone. Les fameux comprimés RU. Trois comprimés, suivis 36 heures plus tard des nécessaires prosta-glandines qui favorisent l’évacuation finale. La petite grande expulsion de ce que je ne pouvais pas garder.
 
Ce n’est pas que je ne voulais pas. Je ne pouvais pas. Pourquoi je ne pouvais pas ? Plein de raisons et ma raison. Ma vie. La vie. C’est à cause de la vie que j’ai paradoxalement du choisir la mort.

Je ne prenais plus la pilule depuis trois ans. Il paraît que c’est bien de faire un break. Comme ma vie affective était comme des montagnes russes, c’est vrai que je ne voyais pas non plus l’utilité de continuer à la prendre.

Entre temps, mes aventures se sont passées à 90% sous préservatifs, tampons pharmatex et 2-3 pilules du lendemain…

J’étais en contrôle. Je suis une parano de la grossesse accidentelle. Porteuse d’une maladie génétique grave avec 50% de chance de la transmettre à chaque fois, raison de plus…

Pourtant, j’ai déconné. 2 nuits. 2 partenaires différents à une semaine d’intervalle. Mon ovulation au milieu. Un accident. Un pu-tain d’accident. Un malheureux accident… Parce que ça n’arrive pas qu’aux autres. Parce que ça m’est arrivé à moi.

Parce que j’avais envie d’amour, parce qu’eux se proposaient de m’aimer. Alors je les ai laissé. Mais je n’en voulais pas tant … Je n’avais jamais voulu imaginer que cela puisse m’arriver.

Deux jours de retard et j’étais déjà paniquée. Et j’avais des nausées anormales…Non ce n’était pas une gastro en plein mois d’août caniculaire… Parce qu’on se connaît. Parce qu’on le sait. Je le savais. Je suis réglée comme une horloge suisse…J’ai fait un premier test. Négatif. Je me crois momentanément « sauvée ».

Semaine du 15 août, je suis en famille sur la côte Atlantique. Les jours de retard s’accumulent. Je mets ma mère dans la confidence qui est persuadée, elle mère de 5 enfants que je suis enceinte. Deuxième test, urines du matin, positif, que je m’obstine à lire négatif sur le moment. Non. Je ne veux pas le croire. Je ne veux pas comprendre.

Au bout de 20 minutes, grâce à ma mère, je prends conscience du verdict. Je suis prostrée. J’ai peur. Je ne peux pas. je ne veux pas. Ce n’est pas possible ! Non, non ! Comment vais-je faire ? Que vais-je faire ?

Arrive la question terrible : Enceinte de qui ? Tout se mélange. Je ne sais plus où j’en suis. Je crois déceler l’accident avec l’un. Je l’appelle. Il m’annonce que je dois me débrouiller seule. Il a sa vie, il ne peut rien pour moi. Il est juste désolé. L’IVG me fait peur, garder le bébé me fait peur, tout me fait peur.

Je me calme. Je pense a la maladie dont je suis porteuse. Une chance sur deux. Je ne peux pas nier ce paramètre qui me concerne. Deuxième doute. Je calcule mon cycle. Je redécompose mes ébats. C’est l’autre, c’est sûr. Je l’appelle. Il réagit bien. Et là, c’est le début du fantasme déconnant.

Je suis enceinte. C’est nouveau. Je me calme. On me rassure. C’est tout frais. Ce n’est que le début. J’appelle mon gynéco. RDV dès mon retour de WE. Je ne suis plus seule. Le partenaire potentiel semble prêt. Il m’aime bien. Je l’aime bien. ça me rassure. J’entrevois un espoir. Un espoir d’amour ? Une révélation ? Je me dis que c’est peut être ça ma vie, ma nouvelle vie.

Me voilà soudain contente d’être enceinte. J’essaie de maîtriser cet instinct maternel qui voudrait exploser puissance mille millions… Je dois faire attention. Rien n’est joué. Mais je me regarde dans la glace. Je constate que mon bas ventre s’est déjà détendu. Je vois que mes seins ont déjà beaucoup grossi. Je me caresse le ventre, naturellement…

Pourtant, la nuit, l’angoisse me saisis. Et si, et si … l’idée d’être seule avec un enfant me terrorise. L’idée de me forcer à aimer le père m’est insupportable. La semaine s’écoule paisiblement grâce à mes parents qui se montrent positifs et me disent que finalement, c’est le test génétique à 8 semaines de grossesse qui sera déterminant. Mais les contacts avec le père deviennent plus rares, plus neutres. 


L’angoisse ne cesse de monter. Je crois toujours qu’en fonction du test génétique je prendrai ma décision. Je crois toujours qu’envers et contre tout, je garderai le bébé.

Je rentre à Paris. J’appelle mon peut être futur homme de ma vie, mon peut être père de mon peut être futur premier enfant… je suis dans le TGV, sa froideur au téléphone me ferait fondre en sanglots. Je me sens suffoquer. Je dois le voir lundi soir, chez moi.

Lundi au bureau, j’essaie de positiver. C’est aujourd’hui que tout se décide. La journée est longue. J’ai rendez-vous à 18h40 chez le gynécologue. Il me rassure. Il voit que je flippe totalement. Il devine mes doutes. Il évoque l’IVG face à mon indécision. Il voit cependant ma conscience qui me travaille. Il me rassure. Tout est encore possible.

Je rentre chez moi, avec mes courses, prête à positiver la soirée. J’ai peur, mais j’espère. Je prépare un bon dîner, je me fais jolie et je pars le chercher à la gare, celui qui fera basculer ma vie.

J’arrive, il fait la gueule. Il me claque deux bises sur les joues. Il parle à peine. Dès lors, le désespoir me saisis, mais la colère aussi. Je sens que c’est loin d’être gagné. Je fais bonne figure. Je suis souriante, aimable, presque enjouée. J’essaie de le mettre à l’aise.

On arrive chez moi, malaise. Je nous serre un verre d’eau. J’arrive à mettre la radio en musique de fond. On attaque d’emblée le sujet. Enfin, j’attaque pour lui. Je le fais parler. Il m’annonce enfin le verdict: NON. Non, il ne veut pas du bébé. Et il me détestera si je décide de le garder quand même.

Je ne dis rien. Je le regarde. Tout à coup, je me rends compte qu’il n’y a pas d’amour entre nous. Je ne peux pas envisager un enfant d’un couple qui n’en est pas un, d’un père et d’une mère qui ne s’aiment pas, d’un père qui n’en veut pas … Mon rêve s’effondre. La réalité me réveille. Je ne peux pas le garder.



Je me sens déchirée, trahie, blessée. Mais je suis autant responsable que lui. L’inéluctable se présente à moi. Je n’ai pas le choix. Je pleure. C’est un vrai déchirement. J’avais commencé à y croire, à m’attacher, je dois tout arrêter. Je ne veux même pas savoir s’il aurait été atteint ou pas de la maladie génétique. Je ne peux pas garder ce bébé que je porte en moi.

Je veux que le géniteur quitte les lieux. Je prends ça comme un terrible rejet. Tout ce qu’il me raconte ne m’importe plus. Je veux qu’il parte, vite. Je veux pleurer en paix. Je dois digérer cette difficile décision, la mûrir.

Je suis lucide, sage, mais boulversée. Maman, ma chère maman. Je l’appelle et là je fonds en sanglots. J’ai la tête lourde, prête à exploser tellement le chagrin me boulverse.
Je sais que c’est la bonne décision. J’en suis sure comme rarement j’ai été sûre de toute ma vie. Je veux que ça s’en aille, vite. Le lendemain je ne vais pas travailler. Trop fatiguée, trop éprouvée. Et surtout, je veux en terminer. Le plus tôt sera le mieux. J’appelle mon gynéco première heure. 


Je dois d’abord faire une échographie. Le choc. Je n’avais pas prévu ça. Et ensuite, 48h plus tard, j’aurai rdv avec lui au centre de la femme de l’hôpital pour le passage à l’acte.
La journée est plus que pénible. J’arrive à obtenir mois d’août oblige, un ultime rdv à la clinique où ironie du sort, ma mère à accouché des trois derniers. Je dois  boire un demi litre d’eau une heure avant. Tellement flippée que j’arrive une heure en avance et j’attends comme une idiote dans le hall d’entrée de la maternité. Enfer et damnation. C’est le grand défilé. J’étouffe. Des couples, des mamans enceintes jusqu’aux dents, des nouveaux-nés, des familles, j’ai le droit à la totale. C’est une véritable torture morale. Ce même été, toutes mes copines mariées m’annoncent leur première grossesse. Question d’enfoncer le couteau dans la plaie. Est ce que vraiment je mérite tout ça ? Je me dis que j’ai peut être été un monstre dans une autre vie ?

J’arrive pour l’échographie. Je suis sur la défensive. On me demande si c’est dans le cadre d’une première grossesse. Je dis que oui, mais que c’est aussi dans le cadre d’une IVG. Là, le discours change. Strictement neutre. J’ai de la chance. Pas de son. Je regarde l’écran. Confirmation que j’ai bien un petit « sac » qui commence à pousser dans mon utérus. Tout va bien. ça me fait drôle. Je suis curieuse, scientifiquement parlant. C’est dingue la procréation… et c’est en moi que se passe ce phénomène. N’y pensons plus. Je me dis qu’après demain, on en parlera plus.

L’examen conclut à une grossesse de 5 semaines et demi à peu près. La date de conception oscille mais semble bien favoriser celui que je pensais etre le père. Celui avec qui j’ai cru que tout serait possible…Je lui en veux à mort. Je suis furax. Plus jamais ça ! Plus jamais ça !

Je retourne au bureau le lendemain. Journée interminable de nouveau. J’essaie de gérer ma décision et l’angoisse qui va avec ainsi que mes doutes de dernière minute et ma culpabilité. Je redemande au père s’il est bien sûr de son coup parce que demain il sera trop tard. Il me dit que oui. Les larmes montent toutes seules. J’éprouve un chagrin inouï. 


La décision est certaine, irréversible. Je n’ai pas le choix. Je veux un bébé. Je veux des bébés, mais pas comme ça. Non. Pas comme ça.

Lendemain matin, je me prépare. Je suis zen. Décidée et calme. Je prends mon bus, direction l’hôpital. Ambiance particulière. Direction le centre de la femme. je remplis des formulaires administratifs. Mon gynécologue m’accueille, gentiment, rassurant. On y va. C’est parti. On parle de ce qu’on va me donner et de ce qui va suivre. Il me represcrit la pilule sans hésitation et me fait les gros yeux d’un papa qui dirait à sa fille : « ça va pour cette fois ci mais maintenant, attention … » je dis « oui », d’une toute petite voix, me sentant tout à coup très vulnérable.

Je m’assieds dans une pièce adjacente. L’infirmère me rejoint. Elle m’explique tout le processus. Les réactions varient selon les cas. Vu les informations qu’elle possède sur mon profil, elle me prévient que ce sera sûrement douloureux. Je n’en sais pas plus. Je signe les papiers officiels qui officialisent mon consentement pour l’IVG et le fait que la prise de mifépristone est irréversible. En gros, une fois les comprimés avalés, on ne peut plus reculer.

C’est une épreuve lourde. Je prends pleinement conscience qu’il ne s’agit pas d’un acte anodin. Mais je suis en contrôle. J’agis mécaniquement et j’avale un a un les comprimés. Je dois à présent attendre. Je suis renvoyée chez moi. Deux jours plus tard à des heures bien précises, je devrai prendre des prosta-glandines pour déclencher « l’accouchement »… Jusque là, j’ignore totalement ce qui m’attends.

Je rentre chez moi, accrochée à mon téléphone portable avec ma mère, toujours calme. Absente physiquement mais présente quand même. Elle me soutient. Mon père me soutient. Mes amies me soutiennent. C’est primordial. Je ne suis pas seule, je sais que j’ai de la chance. J’attends. Je suis chez moi et j’attends. Rien à signaler. J’ai juste un super cafard. En milieu d’après midi, assise à mon secrétaire, une douleur vive me saisis dans le bas ventre. Comme si je sentais que le petit sac venait de se décrocher. Un désespoir immense tel un raz de marée m’envahis soudain et je m’effondre en sanglots sur mon bureau. Je me sens criminelle. Je viens de tuer mon bébé. Je suis un monstre. Une immense déferlante de culpabilité s’abat sur moi. Je sentimentalise puissance mille. J’oublie les commentaires rationnels du médecin qui me disait qu’a ce stade ce n’est « rien », que si ça se trouveà n’aurait pas été viable pour cause de maladie génétique ou fausse couche… Oui mais je me sens criminelle quand même… J’ai mal. J’ai mal. Mon dieu comme j’ai mal à la vie !

Puis je m’apaise. Une de mes amies les plus proches me rend visite. ça me soulage. Je commence à me sentir vraiment foireuse. Très fatiguée. Très très fatiguée. Et toujours mes nausées. Le lendemain non plus je n’irai pas travailler. Ensuite ce sera le WE. J’aurai les prosta-glandines à prendre le samedi. En attendant, j’attends. Je commence à avoir des contractions. ça fait mal. Et je me sens toujours terriblement fatiguée, toujours un peu plus profondément déprimée de ma vie. Même si je sais, même si je sais que j’ai bien fait et qu’en plus on arrête pas de me le répéter…

Vendredi soir, toujours seule, je sens ma culotte humide. Je vais aux toilettes. Du sang. Je vois rouge dans mon slip. Un sang très fluide, rouge vif. Je panique. ça y est. ça commence. J’ai tellement peur et je suis tellement triste. ça se concrétise, ça y est. ça arrive vraiment. C’était pas pour faire semblant. De nouveau j’appelle ma maman. Heureusement que je l’ai ma maman. Je suis à la fois femme et bébé. J’ai besoin de ma mère comme jamais. Elle me rassure, je m’apaise de nouveau. J’ai des numéros à appeler à l’hôpital jour et nuit au moindre soucis. On m’a laissé une feuille de consignes strictes et à la moindre manifestation « anormale » j’ai pour ordre d’appeler et de foncer aux urgences. Pas spécialement rassurant…

La nuit se passe pourtant calmement. Les infirmières m’ont dit au téléphone que c’était normal de saigner.

Je me réveille à 7h pour la prise des premières prosta-glandines à 8h tapantes, plus du di-antalvic, question d’anticiper les éventuelles douleurs dont on m’a parlé. Je suis conditionnée. Je déjeune un peu. Calmement, à 8h j’avale les comprimés. J’attends. 8h10, une douleur monte et elle monte… C’est une contraction d’une violence sans nom qui me saisis. Je ne sais plus comment me mettre. Je me roule sur mon lit, je me roule parterre, je cours aux chiottes, j’ai horriblement mal, des sueurs froides, des nausées immondes que je dois contenir, des vertiges à tomber raide. Je rampe parterre, j’appelle le Bon Dieu au secours, je m’accroche en serrant les dents, je gémis. Je ne peux même pas contrôler la contraction avec ma respiration. Elle est infiniment aigüe, interminable, toujours plus intense. Je crois mourir…

8h40, soudain, j’ai à peine moins mal. J’ai mon téléphone portable à la main. J’ai la force d’appeler mes parents. Ma mère décroche. Elle passe ses nuits avec le portable a côté d’elle depuis que j’ai amorcé l’iVG. Je peux à peine m’exprimer. Je pleure, je gémis, j’ai mal. Je n’en vois pas la fin. Je suis éreintée de douleur. Ecartelée de l’intérieur. Ma mère est là, à l’autre bout de la ligne. Elle me dit que ça va passer, que c’est normal. Elle savait que j’allais en chier, mais pas à ce point.

8h45, la douleur se calme significativement. Je reprends doucement mes esprits. Allongée sur le parquet de mon salon, toujours pendue au téléphone avec ma mère qui m’ordonne de ne pas etre seule pour la deuxième session. J’ai frôlé le malaise. C’est dangereux de le faire toute seule. Je préviens une de mes amies les plus proches. Elle sera là. En attendant, je me force à retrouver un peu de dignité. Je prends ma douche, je prépare mon déjeuner, j’essaie de me reposer. A 12h, j’ai de nouvelles contractions douloureuses mais un peu moins fortes. Je sens quelque chose couler. Quelque chose de compact… Je saigne beaucoup. Je vais aux toilettes pour me changer et là, posé sur ma serviette, je découvre le petit sac. Je viens de l’expulser.

Je suis abasourdie. Je n’en reviens pas. Je finis de me changer et je la pose sur ma table basse de salon et là, j’observe. C’est de l’hyper réalisme. C’est ça. C’est bien ça. Le fameux petit sac de la taille d’un ongle de pouce. Je l’observe et je pleure. Je ne suis plus enceinte. ça y est. J’appelle de nouveau ma mère. Oui, c’est bien ça. C’est mon bébé… Que faire ? Je l’emballe comme je peux, le plus soigneusement possible, délicatement dans une petite enveloppe puis un petit sachet. Je le pose sur une pile de magazines, je ne peux pas le jeter à la poubelle… C’est impossible. Je suis bouversée. Pas spécialement soulagée en fait … Et puis ce n’est pas terminé. Une deuxième session de prosta glandines m’attend… J’ai mal, je suis fatiguée, mais je tiens le coup. J’ai juste peur d’avoir de nouveau super mal …

Mon amie arrive, je suis soulagée mais j’ai toujours peur. 14h, je remet ça. Disciplinée, j’avale les comprimés. La douleur se manifeste et ne tarde pas mais elle reste soutenable. La précédente a été tellement violente que celle ci peut etre acceptée. Je la tolère, je l’encaisse, je serre les dents. Les sueurs froides reprennent. Cette douleur insidieuse ne me quitte plus. Mon corps est éprouvé. Je suis éreintée de douleur. C’est le dernier round avant la fin finale.

Je passe ma soirée recroquevillée dans mon canapé, shootée au di antalvic. J’ai du bol, je dors à peu près bien. Je me réveille le lendemain, presque détendue. Je savoure ce plaisir de sentir mon corps relaxé. J’appuie sur mon ventre. Il est ramolli. Il est vide. Je ne suis plus enceinte.

Je passe la journée à très petite vitesse. Je me sens juste décalquée. Je ne réfléchis pas trop. Je pleure, je pleure, je pleure. J’ai le baby blues. Mais j’essaie de  ne pas me laisser aller. Lundi, retour au bureau. J’ai du mal, mais ma vie doit continuer. Je veux oublier. Je ne veux pas y penser.

J’ai des règles éternelles et le ventre dévasté mais je dois avancer. Je suis en mode automatique.

Je me noie dans le travail. Appliquée et impliquée. ça passe plus vite comme ça. J’ai l’impression d’être sortie d’affaire. Je me relance dans une sortie post boulot dans la semaine avec mes fidèles amies. Je sens bien que je suis fatiguée mais tant pis. Je dois redevenir comme avant. Deux verres de vin plus tard les nausées me reprennent. je rentre chez moi ne rêvant que d’une chose : me pencher sur la cuvettes des WC pour vomir tout ce que je peux. Ma nuit est blanche. Douloureuse, traversée de contractions utérines, de fièvre et de sueurs froides. Que se passe-t-il ? J’angoisse à mort. Impossible d’aller travailler. J’appelle mon gynéco qui me dit de foncer aux Urgences faire une échographie. S’en est trop. Je fonds en sanglots. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Mon père est là, heureusement. 


Me voilà à attendre des heures sans vraiment savoir pourquoi, sans savoir si c’est grave ou pas … C’est le bordel là dedans… les mourants passent à côté de moi… J’ai les boules. J’attends mon tour…

Bilan sanguin et enfin, 4 heures plus tard, échographie. Ce n’est pas fini. Tout n’est pas parti. Ce bout de vie était bien accroché. On me recolle 5 jours de prosta glandines matin et soir avec surveillance accrue de ma fièvre. Il m’en faut peu pour m’effondrer de désespoir. Si à la prochaine échographie ça ne passe pas, ça sera intervention chirurgicale. Youpi … Tout ça pour en arriver là ? je commence à largement perdre confiance. 


De nouveau cloitrée, de nouveau isolée, je vis au jour le jour pour en finir avec mon IVG. Je ne suis qu’angoisse et fatigue. Chagrin et amertume sont mes nouveaux amis. Vidée, désabusée, défoncée au di antalvic, je continue de saigner. Doucement mais sûrement. J’ai peur de rester sur le carreau. Peur de pas m’en sortir.

Et puis un jour enfin, tout s’arrête vraiment. Tout se remet en place. Je suis sauvée. J’ai survécu. Mon corps est intact. L’angoisse passe. J’ai n’ai plus la poisse. Mais je n’oublierai jamais ce long mois. Une fois, pas deux. Je ne souhaite à aucune femme ce genre de malheureuse expérience.

C’est un acte merveilleux que de donner la vie. Il faut le respecter. Les accidents, ça arrive  mais on peut les éviter. Vive la pilule !!! Et MERCI Simone …
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Donc vous voyez Monsieur Aliot, l’IVG c’est tout sauf un « confort ».

MAIS C’EST QUOI CE BINZ ?! GROS MAIGRES MINCES : ON RECADRE

Ouh là lààààààààà c’est le bordel sur les ondes ce WE avec cette histoire ! Ma copine Flo a fait un SUPER ARTICLE sur le sujet ici : http://www.bullesdeflo.com/2012/01/cette-grosse-qui-remue-me-fait-sourire.html

Une fille qui n’a manifestement rien compris entre gros obèse mince maigre anorexique boulimique beau moche, a déclenché le tonnerre de ZEUS sur les ondes avec son article qui effectivement est passablement con.

Après moi je trouve qu’elle a le droit de trouver ça moche. c’est son droit le plus strict. C’est comme d’être de gauche ou de droite, croyant ou athée. Chacun ses goûts.

Je ne connais pas cette fille, je devrai peut être me renseigner, enquêter sur cette poussée de méchanceté et de hargne anti dodues…?

Moi je pense globalement que c’est l’ENFER d’être trop dodue… j’avais d’ailleurs fait un blog ici : 

C’est une question très personnelle et très complexe que celle du poids, de la minceur, de l’image. Il est vrai que depuis de nombreuses années, c’est la minceur, même l’HYPER MINCEUR qui est devenu LE critère de beauté. Pas besoin de faire la synthèse, le remake de tout ça…  Moi je suis l’exemple type de la fille qui a été confrontée à ce diktat et qui s’y est heurtée de plein fouet pendant des années à maigrir, pour regrossir de plus belle, et encore maigrir de façon spectaculaire, pour regrossir irrémédiablement après…

Je me suis défoncée des heures au sport, j’ai fais preuve d’une volonté de dingues des années durant, avec des moments d’essoufflement forcément… 

J’ai tout essayé… Fricker, Dukan, Slim Fast, Isoméride, Drainants en tous genre, Konjac, Alli, j’ai TOUT essayé…

Et puis arrivé à 33 ans, après plus de 15 ans de régime j’ai dis STOP !!! Je ne veux plus. Je ne PEUX PLUS. Mon corps a dit stop. Ma tête a dit stop. Ce pauvre corps que j’ai tant détesté. Jamais beau. Jamais assez bien. Jamais assez digne de séduction, à planquer quoiqu’il arrive…

Mon corps pas si moche, pas photoshopé, pas parfait mais pas si moche.

On peut être mince et « bien goalée » et se trouver laide. Il y a un vrai travail à faire DANS LA TETE. Comprendre, résoudre ce regard mauvais qu’on a sur soi.

On voit bien des filles dodues qui sont belles parce qu’elles rayonnent ! Parce qu’elles se sentent belles !

Bon alors après, certains confondent rondeurs avec forte poitrine et grosses fesses. Genre cette mannequin qui est juste très bien foutue mais qui a ce qu’il faut là où il faut comme on dit :

Certaines personnes comme cette jeune blogueuse qui a été impulsive et qui s’est fiée à son jugement primaire, confondent l’obésité morbide qui là est effectivement non seulement pas terrible esthétiquement mais surtout effroyablement dangereuse avec le terme « surpoids » au sens médical du terme… en tous cas au sens médical du terme des torche balles féminins.

ça c’est de l’obésité morbide:

ça c’est du « surpoids » mais qui en rien n’est dérangeant, ni laid… Au contraire…

Là je dirai qu’il s’agit finalement de filles dodues, normales …

Moi je trouve tous les corps beaux… je dois avoir un oeil un peu différent… Je trouve de la beauté chez toutes, qu’elle soient plates comme des limandes et maigrichonnes ou dodues et bien en chair… Evidemment le look squelettique maladif ou obèse morbide, il y a  des limites… Mais il faut arrêter cette GUERRE des GROS Versus MAIGRES. ça n’aidera pas de maintenir ces clivages… Il y a faire en sorte de se sentir bien en toute liberté des diktats sociaux. Il y a pouvoir exister comme on est au mieux de soi même.

Encore une fois je conseille vivement les lectures voire les consultations des professeurs Apfeldorfer et Dr. Zermati. C’est dans la tête qu’il faut travailler son rapport à la nourriture et à son image.

Même moi j’ai évolué dans mon jugement. Avant j’étais convaincue que toutes les grosses rêvaient toutes d’être minces. Mais je me suis rendue compte que non… et c’est très bien comme ça.

Il y a quelque chose qui s’appelle LE POIDS D’EQUILIBRE. Le poids pour lequel on est GENETIQUEMENT programmé. Ce poids peut donner une silhouette mince, maigre, ronde, grosse… Et comme c’est le poids pour lequel on est fait, mieux vaut l’accepter car c’est ce poids là qui fera qu’on restera a priori en meilleure santé.

Moi, mon poids d’équilibre je ne le connais pas encore.. j’y travaille… mais je sais très bien que ça ne sera pas celui de Kate Moss. Et franchement, c’est pas grave et ça me va très bien. J’ai plein de bonnes raisons pour vouloir être moins dodues et plein de mauvaises raisons aussi… Ce que je veux moi c’est me sentir bien. Et moi je trouve BEAU une fille qui se sent bien dans sa peau. 

Chacun ses goûts, chacun ses préférences. Oui les mecs de 15 à 30 ans ont tendance à rester sur le fantasme de la minette goalée façon Jennifer Aniston… Dieu merci ils murissent un peu et avouent à partir de 35 ans que les formes ils aiment bien aussi… mais ça dépend des goûts !!! Il en faut pour tout le monde ! 

Moi ce que j’aimerai juste c’est que les petites nanas ou même les mecs qui se lancent dans des écrits sur le sujet : SVP. INFORMEZ VOUS. Lisez au moins… faites un peu de recherches, lisez des articles médicaux, psycho, je sais pas mais essayez de vous ouvrir un peu au lieu de vous la ramener avec des commentaires bien basiques, bien primaires, bien sectaires et totalement fachisants…

Non. Les GROS ne sont pas GROS parce qu’ils passent leurs temps à bouffer et les gros ne sont pas que des grosses nappes de graisses…

Et très franchement, moi cette pub Castaluna je la trouve très bien ! La fille est super ferme justement ! et pas du tout OBÈSE ! 

Allez… MANGEZ en PAIX comme dit ce cher Dr. APfeldorfer…

BAH TU VIENS PLUS AUX SOIRÉES ? (Bah nan ch’uis plus invitée !!)

Bonjouuuur !

En fait je vous fais un bonjour en LSF (Langage des Signes Français) parce qu’en vrai j’ai une gorge totalement enflammée, et je suis aphone. En bref, je suis MALADE. Méga Crève. Maxi Kaputt.



J’entame mon J+2 de « work from home » … D’ailleurs en fait je crois qu’on bosse plus quand on bosse à la maison parce qu’on est sur son ordi dès 7h du matin jusqu’à 23h et des brouettes donc forcément… mais le bon côté c’est qu’on peut rester en pyjama et en mode « rouleau de printemps » dans un plaid en polaire, la bouilloire, le thé et le miel à portée de mains et la possibilité de faire une pause blog si on se sent un peu l’âme à écrire… ce qui est mon cas là tout de suite maintenant.

Si vous ne l’avez pas compris, je bosse dans les relations publiques depuis…1999 …ça fait donc…presque 12 ans… wow… pinaize je sais compter… euh… pinaize ça commence à faire un bail.

Il y a une chose que j’ai remarqué c’est qu’en fonction de mes jobs, mes amis et la qualité de ces derniers a fluctué… C’est marrant comme selon là où on bosse et le rôle qu’on a, le flot et le flux d’amis varient… et puis avec le temps, j’ai pu voir ceux qui valent la peine, ceux qui comptent vraiment, ceux qui sont clairement intéressés mais qui m’intéressent aussi comme ça on est quittes et ceux qui sont clairement intéressés et qui me prennent pour une pomme et là franchement, en fait fallait pas, donc au revoir… et puis ceux qui de toutes façons disparaissent parce que je ne les intéresse plus.


Ce premier choc je l’ai eu avec mon premier job. Mon premier job officiel, fut Assistante Marketing, chargée de relations publiques chez Burton Snowboards Europe pour la France. Rien que ça. Moi qui suis une ex snowboardeuse, une ex véliplanchiste, une ex groupie de surfers et surfland – Dieu merci la crise a été longue mais ça m’est définitivement passé – à 36 ans il était temps…, bref, je suis partie la fleur au fusil après des entretiens surréalistes à l’aéroport de Roissy CDG, à Annecy, en CDD (avec une promesse de CDi à la clé) pour un SMIC, logée en foyer de jeunes travailleurs (80% de cas sociaux drogués au chomage à l’enfance maltraitée) et je me suis donnée comme une bête pendant 6 mois…

Du haut de mes 24 ans, prêt étudiant sur le dos, n’y connaissant RIEN à la cruauté du monde du travail (sauf stages de fin d’étude et années de petits boulots d’étudiantes dans le commerce), et là j’ai découvert à la fois le pouvoir d’attraction et d’admiration que je dégageais auprès des journalistes, des amis, des prestataires… : Wouaaaaaah tu bosse pour Burtooooon la claaaaasse ! Oui c’est vrai que c’était la classe. Le seul hic, c’est que j’en ai pas vu la couleur. Je bossais chez leur importateur dont ils voulaient se débarrasser, j’étais parisienne, j’étais tombée sur LA nana de la bande du bureau qui voulait marquer son territoire et me montrer que c’était ELLE la reine, bref, ça s’est tellement bien passé que j’ai fini dans un bureau du hangar du SAV à limite taper sur mon clavier avec des moufles tellement je me pelais, à avoir un job parallèle d’assistante sociale / psy dans mon foyer de jeunes travailleurs,  avec un CDi qui en fait était un contrat de freelance à Chamonix totalement bancal et qu’au lieu de rester sage chez mes parents à mettre des sous de côté, j’y ai laissé à l’époque 3 500 francs de frais de déménagement / garde meuble… pour rien… mais pour se faire pardonner j’ai pu avoir une board, des fixations, des chaussures et une tenue complète… TTC ça valait bien les 3 500 francs… Donc ouais… pas mal de frustration mais en attendant j’ai très vite compris que quand on dit bosser pour une marque qui a de la gueule, qui fait envie, on suscite l’admiration…et on a plein d’amis qui espèrent récupérer des bons plans… ouais ouais….

ensuite il a fallu que je bosse pour de vrai alors je suis partie en agence, dans le high tech à Londres… et là j’ai appris, j’ai appris … dans l’ombre… mais j’ai appris le métier, j’ai découvert la psychologie, l’art de la manipulation, la stratégie…

Et puis j’ai mis un pied dans l’univers du tourisme… Et pas des destinations de merde hein… des beaux pays d’Océanie avec des kangourous et tout… et là ! Tout à coup vous avez plein d’amis !! Oui oui, vous êtes sollicitée, adulée, chouchoutée, on vous envoie des gentils messages, on vous invite aux soirées, on a envie de vous … Non en fait on n’a pas envie de vous… On a envie de ce pour quoi vous travaillez… Pfff… Naïve ! Mais bon ça fait plaisir de faire plaisir, on est pris dans un tourbillon de popularité grâce à son métier, c’est chouette.

et puis j’ai continué mon parcours… Alors clairement être « chez l’annonceur » ça attire plus qu’être en agence quand on est dans les RP … on a plus d’amis quand on fait vraiment partie de la bande… quand on INCARNE la marque… tout à coup on est un peu moins « la petite attachée de presse » … mais bon… Les gens sont quand même sympas avec les « attachées de presse en agence » parce que quand même, ça passe aussi par eux… enfin elles… enfin eux … 🙂


Je suis repassée à SurfLand – pas longtemps, un truc express – et là j’ai senti la vaaaaaague de popularité gonfler… et hop hop ça s’est essoufflé et j’ai découvert un autre univers, celui de l’hôtellerie de luxe… Un univers que j’aime énormément… enfin l’hôtellerie. Le fait qu’elle soit de luxe BIEN SUR ne fait que rendre les choses plus plaisantes. Au niveau humain c’est une de mes plus belles expériences. C’est une vraie famille l’hôtellerie. Un savoir faire, un amour des métiers (il y a plusieurs métiers), des gens souvent très gentils, bosseurs, humbles, bref… j’ai adhéré à fond. Le fait que ce soit dans le luxe dans mon métier, vous donne accès à des possibilités créatives larges (pour peu qu’on vous donne carte blanche et qu’on vous donne un peu de budget aussi ;)), mais c’est là aussi où j’ai eu le plus d’amis……

Comme j ‘en ai eu des cadeaux, des invitations glamour, des déjeuners, des ma biche ma poule, des embrassades… Vous allez me dire : euh… tu fais des RP c’est normal… Ouais je sais, c’est normal. Le côté Ab’Fab, fait aussi partie du métier, on a du mal à s’en détacher. Mais moi c’est plus fort que moi je suis toujours en quête d’authenticité dans mes rapports, dans mes relations aux autres. j’ai besoin de regarder droit dans les yeux pour sentir si ça passe, pour sentir si c’est vrai… On voit tout de suite quand ça sonne faux, on voit tout de suite quand c’est intéressé…


Je ne dois pas être une RP normale parce que je n’aime pas qu’on tourne autour du pot. Je préfère quelqu’un de cash qui me demande clairement une piaule gratos dans un super hôtel à New York – avec une contre partie négociée – que qqun qui fait semblant d’être mon ami pour arriver à ses fins. Franchement je supporte pas.

Ce qui est blessant, enfin ce qui peut être blessant, c’est de voir qu’une fois qu’on ne fait plus ça, une fois qu’on n’est plus dans le circuit, les relations qu’on imaginait un peu plus sincères, s’étiolent aussi … parce que c’est ainsi que va la vie… déjà sans aucun intérêt les amis de toujours, les fidèles, on a du mal à les conserver, à entretenir les relations parce que la vie, tout ça… mais alors quand à la base il y a le travail, je n’en parle même pas…

Certains je le sais me gardent sous le coude « pour au cas où » … Oui parce qu’entre temps j’ai du m’éloigner de l’hôtellerie de luxe, j’ai du m’éloigner du tourisme, j’ai connu le chômage (baaaaah ça pue le chômage c’est contagieux, c’est pas attractif le chômage vas y casse toi tu pues !) … Naaan j’exagère un peu… MAIS, force est de constater que SUBITEMENT, j’ai eu MOINS d’amis !!

Avant ma page facebook était le reflet de ma vie professionnelle. Plus maintenant. Je me suis vachement calmée sur le mélange perso / pro …Et puis maintenant je bosse plus dans un truc qui attire les branchouilles et les glamour.alors de toutes façons ça ne sert à rien que je me force en plus…

Je reçois encore des emails, des sms, des demandes de « services » liés à mes compétences… ça c’est le côté rassurant… Quand des gens vous demandent conseil ou vous utilisent comme référence « test » pour être sûrs qu’ils vont dans la bonne direction,  on se dit qu’on n’est pas encore trop devenu détestable à ce point…

Alors en en effet, pour paraphraser Omar & Fred on pourrait me dire : « bah tu viens plus aux soirées ? »  et moi je pourrai répondre : « bah non, je suis plus invitée » :)) ah ah ah !


Bon. Il ne faut pas y voir de l’amertume dans tout ça. Je n’ai jamais été fan des soirées paillettes aux relations fausses, je n’ai jamais cautionné les rapports intéressés… j’aime la vérité. J’aime la sincérité dans les rapports humains. J’aime quand il y a une âme, quand les gens ont vraiment de la classe. Le reste c’est de l’arrivisme, de la pacotille d’un microcosme auquel je n’ai jamais appartenu… et puis tant qu’à se côtoyer et se pratiquer pour le boulot, autant que les choses soient claires dès le départ… Si après ça se passe bien et que des rapports humains de qualité naissent, c’est du bonus. Mais le faux copinage, merci, mais non merci.

Je sais que j’ai une petite réputation de « pas commode »… peut être « pas sympa » pour certains, j’assume… je suis pas là pour chercher de l’amour… Enfin s’il y en a quand même c’est toujours mieux mais je crois que ça y est. J’accepte que dans le monde du travail, on n’est vraiment pas au pays des bisounours… on appelle un chat, un chat… et ceux qui essaient d’être tordus, c’est sans moi ou alors gare à eux car je ne suis pas dupe et si on m’utilise à mon insu, j’utiliserai en retour au centuple…


allez… Bonne journée hein ! Un peu de champagne peut être ? 🙂