Ambiance "AAA" : Crise de 29, les raisins de la colère… le retour ?

Bonsoir les ondes !

et voilà, le couperet de Standards & Poor’s est tombé : ADIEU triple « A ».

En même temps, on s’y attendait… On ne peut pas vraiment dire que nous sommes surpris…

ça fait un peu peur quand même… On a du mal à s’imaginer en 1929 presque 90 ans en arrière… et pourtant il y a des similitudes…

Tout d’abord je vous invite fortement – si vous ne l’avez pas lu –  à lire ou relire LES RAISINS DE LA COLERE de John Steinbeck

la couverture du livre est issue des photos de Dorothea Lange :

‘source Wikipédia :

Les Raisins de la colère (en anglais : The Grapes of Wrath) est un roman de John Steinbeck publié en 1939. L’auteur reçoit pour cette œuvre le prix Pulitzer en 1940. Il reçoit également le prix Nobel de littérature en 1962 pour l’ensemble de son œuvre. L’intrigue se déroule pendant la Grande Dépression et le lecteur suit les aventures d’une famille pauvre de métayers, les Joad, qui est contrainte de quitter l’Oklahoma à cause de la sécheresse, des difficultés économiques et des bouleversements dans le monde agricole. Alors que la situation est quasiment désespérée, les Joad font route vers la Californie avec des milliers d’autres Okies, à la recherche d’une terre, de travail et de dignité.
Une adaptation cinématographique a été réalisée en 1940 par John Ford, avec Henry Fonda. La fin du film est différente de la fin du roman.

L’histoire débute au moment où Tom Joad sort de prison. Tandis qu’il retourne chez lui, il rencontre un ancien prédicateur, Jim Casy, dont il a gardé des souvenirs d’enfance. Les deux font la route ensemble. Alors qu’ils arrivent à la ferme familiale, ils s’aperçoivent que celle-ci a été désertée. Déconcertés et confus, Tom et Jim décident d’aller chez l’Oncle John où ils retrouvent les autres Joad. Ces derniers sont en train de charger un camion Hudson converti avec ce qui leur reste de biens. Les cultures ont été anéanties par le Dust Bowl et la famille n’a par conséquent pas pu honorer ses dettes. Chassés de chez eux, ils espèrent que la situation s’arrangera en Californie grâce aux feuillets qui sont distribués un peu partout dans leur État : ils pensent que, là-bas, ils auront à manger et gagneront assez d’argent pour vivre. Séduits par cette publicité, les Joad décident d’investir tout ce qui leur reste dans ce voyage. Bien que ce projet enfreigne les termes de sa liberté conditionnelle, Tom décide de partir avec sa famille. L’ancien pasteur Jim se joint également à la famille.

Les Joad empruntent la Route 66 pour aller vers l’ouest. Le grand-père de la famille meurt peu après le départ. Les Joad découvrent que la route est saturée par d’autres familles partant pour la Californie. Dans des camps de fortune dressés au bord de la route, ils entendent l’histoire d’autres familles, dont certaines reviennent de Californie. Les Joad ne veulent pas admettre que les promesses auxquelles ils croient ne seront pas tenues. Juste avant la frontière, Noah (l’aîné des fils Joad) quitte la famille pour rester vivre au bord du Colorado, et la grand-mère de la famille meurt pendant la traversée du désert. En arrivant en Californie, Connie (le mari de Rose of Sharon, la fille Joad, qui est enceinte) quitte la famille. Le restant de la famille, dirigé par Ma, n’a pas d’autre choix que de poursuivre sa route.
A leur arrivée, ils s’aperçoivent qu’ils ne gagneront jamais beaucoup d’argent car il y a trop de travailleurs et les fermiers importants de la région ne les respectent pas tandis que les plus petits font faillite. Les fermiers profitent du grand nombre d’émigrants pour baisser les salaires. Les familles émigrantes vivent dans des camps de fortune provisoires appelés Hooverville. Il y a un peu d’espoir au camp de Weedpatch, un camp propre tenu par la FSA. Le camp déplait cependant aux autorités locales qui ne cessent de harceler et de provoquer les nouveaux venus.
Les travailleurs étant exploités, des individus essayent de les faire intégrer dans des syndicats ; Jim Casy, qui a fait de la prison pour couvrir Tom qui avait agressé un shérif, est l’un d’entre eux. Les Joad sont sans le savoir des briseurs de grève sur une exploitation de pêchers. Suite à une manifestation, Tom voit le pasteur Jim se faire tuer et il tue à son tour le meurtrier de son ami. Il devient un fugitif. Il fait ses adieux à sa mère et lui promet de défendre les opprimés où qu’ils soient. Rose donne naissance à un bébé mort-né. Ma garde cependant son sang froid et force la famille à faire face. Quand la pluie arrive, l’abri des Joad prend l’eau. Ils entrent dans une grange située sur un terrain plus élevé. Rose donne le sein à un homme qui est devenu trop faible pour manger autrement.

Le film qu’en a fait John Ford avec Henry Fonda en 1940 est vraiment poignant. Je vous le conseille. J’ai la chance de pouvoir découvrir des vieux classiques que je n’aurai jamais eu idée de regarder par moi même et franchement, malgré le temps qui passe, certains films traversent le temps sans problème.

idem, source Wikipedia :
John Martin Feeney, dit John Ford, né le 1er février 1894 à Cape Elizabeth (en) près de Portland (Maine) et mort le 31 août 1973 à Palm Desert (Californie), est un réalisateuraméricain, également producteur. Il a été quatre fois lauréat de l’Oscar du meilleur réalisateur (seul cinéaste à avoir réussi le quadruplé).

John Ford est considéré comme l’un des réalisateurs les plus importants de la période classique d’Hollywood (de la fin des années 1920 à la fin des années 1960). De tous les grandscinéastes américains il est celui dont l’influence est la plus considérable. Sa carrière embrasse celle des studios puisqu’il arrive à Hollywood au moment où les grandes majors se mettent en place et réalise son dernier film alors que ces majors commencent à être dirigées par des financiers. Ford fut admiré et respecté par les grands patrons d’Hollywood dont il fut souvent l’ami : il tournait vite et respectait les budgets. Malgré cela, il se considérait comme un salarié surpayé par ces studios pour faire des films dénués de son style afin de ne pas perturber les affaires de ses employeurs1.
Il fut l’un des réalisateurs effectuant le moins de prises par plan (ratio de 2,5), cela lui permettant de garder la mainmise sur le montage des films, les prises alternatives n’existant tout simplement pas. « Nous devons à John Ford le droit accordé au metteur en scène de superviser le montage », reconnaît Fred Zinnemann. Ford mit sa notoriété au service du syndicat des metteurs en scène américains dont il fut l’un des dirigeants les plus actifs. Sa fidélité tout au long de sa carrière, envers sa famille d’acteurs, de techniciens et de scénaristes, dont beaucoup étaient originaires, comme ses parents, d’Irlande, est remarquable.
Son œuvre est surtout reconnue pour ses westerns. La connaissance de cette filmographie souffre de la disparition de la quasi-totalité de ses premiers films, soit un tiers. Un d’entre eux,Upstream (1927), qu’on croyait disparu, a été retrouvé en Nouvelle-Zélande en juin 20102

Pour finir, la Grande Dépression a été immortalisée par la formidable photographe Dorothea Lange qui a été recrutée par la FSA : (Farm Security Administration) dans le cadre d’une mission.

Source Wikipédia :
Née à Hoboken (dans l’État du New Jersey), Dorothea Lange commence sa carrière de photographe à New York, avant de s’installer en 1918 à San Francisco où elle ouvre un studio de portrait. C’est la Grande Dépression qui la pousse à déplacer son champ d’action vers la rue.
Ses photographies poignantes des sans-abris attirent l’attention de la Resettlement Administration, qui la recrute en 1935 et publie dans les journaux de tout le pays[réf. nécessaire] ses clichés de la pauvreté et de la détresse qui touchent alors violemment les États-Unis. Les photographies étant propriété de l’État, elles sont publiées sans demande de paiement, ce qui contribue à leur propagation rapide et à faire d’eux des icônes de l’entre-deux-guerres américaine.

Il est difficile de parler de photojournalisme sans parler de la crise de l’entre-deux-guerres américaine. Celle-ci marque un tournant radical à la fois dans l’histoire des États-Unis et de la photographie d’information. Mais il est encore plus ardu de parler du photojournalisme de l’entre-deux-guerres sans parler de la Farm Security Administration et de Dorothea Lange.

Les années qui suivent le krach boursier du 24 octobre 1929 sont surnommées « the bitter years » (« les années amères ») : le krach entraîne une crise économique sans précédent aux États-Unis, aggravée par une sècheresse dans les États du sud. Les immigrants qui débarquent d’Europe à la recherche du rêve américain, ou fuient les régimes politiques communistes et national-socialiste de l’Europe de l’Est, trouvent en Amérique une situation économique plus désastreuse encore. C’est dans l’Amérique rurale que la situation est la plus alarmante : la sècheresse empêche les paysans d’effectuer leurs récoltes et engendre une crise grave de l’emploi. Les chômeurs errent dans les villes, à la recherche de soupes populaires ou de petits travaux quelconques, désœuvrés, ou se retrouvent sur les routes, allant de ville en ville. Ils recherchent du travail chez les propriétaires terriens, dans les coopératives. On les appelle alors des migrants. Ils s’installent dans des camps de fortune, sans eau potable, et tournent en rond. 

Les photos parlent d’elles mêmes …

Pour finir, la superbe chanson de BRUCE SPRINGSTEEN … The Ghost of Tom Joad :

Tout cela nous fait réfléchir à ce qui est le plus important… En tous cas, à un moment donné, si nous, le peuple, nous ne nous réveillons pas, nous serons très mal barrés ! AUX ARMES CITOYENS !

et bon WE … quand même 🙂

2012 : ANNUS POLITICUS HORRIBILIS ?

Bonne année ! Bonne santé ! Amour, gloire, et beauté !

Et puis BONNE CHANCE SURTOUT ! car en 2012 ce sont, les PRÉSIDENTIELLES !
Vous vous souvenez ? Vous êtes bien inscrits ? Parce qu’il va falloir VOTER mes braves. Nous devons voter car il est indispensable que nous n’oublions pas ce pour quoi les générations précédentes ont sacrifié leurs vies :

Notre pauvre République, nos pauvres valeurs : Liberté, Egalité, Fraternité… Elles ont été bien bafouées depuis que les agences de notation et leurs triples AAA à la mord moi le noeud rendent nos politiciens en pantins, depuis que ce sont les grosses banques et autres méga holding worldwide qui dirigent les décisions politiques… Car nous sommes bel et bien dans une politique ultra capitaliste dont tout le monde aimerait se défaire un peu mais que personne n’ose vraiment et personne ne sait surtout comment…

On n’a pas tous envie d’élever des chèvres dans le Larzac et de revenir au Moyen-Äge… On a pas tous envie de se remettre aux couches en tissu… Le progrès et la 3ème voie sont-ils si incompatibles ?

Je suis PROFONDÉMENT écoeurée par nos politiques. Nadine Morano a fini par définitivement me dégoûter de la droite UMP de Sarkozy car ils la laissent agir, parler, déverser sa bêtise, sa grande hargne, son manque d’intelligence, sa méchanceté à toute épreuve… L’activité qu’elle génère sur twitter est démoniaque. C’est dur de rester passif et de ne pas réagir aux énormités qu’elle peut lancer. Etant moi même dans le métier de la communication je suis absolument sidérée, carrément sur le cul, que l’UMP la laisse aussi libre … c’est absolument contre productif et je ne vois pas comment ça pourrait aider Sarkozy mais bon… ils doivent la trouver « populaire »… parlant le langage de la France d’en bas… mais même la France d’en bas a plus de classe qu’elle… alors je me dis qu’ils ils doivent vraiment nous prendre pour des cons…
Cela me fait penser à quel point ces gens sont déconnectés de la réalité de la majorité des gens… Quand Copé balance qu’à – de 5000 euros par mois on est minable pour après se rattraper aux branches l’air outré et que même pas vrai il a jamais dit ça, quand Estrosi parle du Fouquet’s comme d’une brasserie populaire, on revoit le film Ma Part du Gâteau ou Le Nom des Gens (génial et drôle) et on se dit: bah ouais… On ne vit pas dans le même monde.

Le problème d’un mec comme Sarkozy, c’est que pour lui le monde, c’est Neuilly. Alors bien sûr il va serrer les paluches des ouvriers de l’usine de Pétéaouchnok , fonction oblige, il fait un noël des enfants avec Carlita la Millionnaire pour la bonne conscience nationale mais la vérité c’est que cet homme n’a PERSONNE qui le conseille vraiment bien sur la vraie réalité, sur celle des gens comme tout le monde, la majorité: classes moyennes, classes populaires… les gens qui vont VRAIMENT faire leurs courses dans les hypermarchés et qui achètent des marques distributeurs ou discount, les gens qui bossent leur pleine peau et qui après une grosse journée de boulot se tapent encore les contraintes des transports et leur deuxième journée qui les attend à la maison: diner, enfants à s’occuper, paperasse, ménage, …et peut être si pas trop épuisés du temps pour eux et pour leur couple quand ils ne sont pas divorcés et familles monoparentales… Elle est dure la vraie vie des vrais gens… mais c’est trop loin pour des gens comme eux…ils savent mais ils ne savent pas en fait… et EN PLUS ils prennent les gens pour des « débiles »… Des sous citoyens en somme… Nous les pauv’ gens d’la France d’en bas qui ne sommes peut être pas assez éduqués… nous ne faisons pas partie de la grande Intelligentsia de ce monde… nous ne pouvons pas COMPRENDRE les VRAIS ENJEUX. 
Qu’est ce qu’ils connaissent de la vie des gens ces gens ? Même François Hollande avec tout le respect que je lui dois… Même Eva Joly que j’estime car elle a les couilles de déranger l’ordre établi… ces gens là sont simplement déconnectés. Ils vivent protégés. Ils ne sont pas concernés. Ce sont des gens de pouvoir, des gens carriéristes. Ils ont été éduqués pour être là où ils sont. Je ne suis pas sûre que leur empathie, leur sens humain soit développé à ce point. Et puis surtout, ils sont tous MENTEURS. Des vrais menteurs. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé ce qu’à lancé l’EXPRESS et leurs vidéos « Parlez vous le Politique » ?
Parce que le problème réel et sérieux, c’est qu’ils sont des menteurs professionnels. Ils s’en tamponnent le coquillard de la misère des gens… et pas seulement la misère matérielle, mais la détresse morale de certains…

si l’Abbé Pierre était encore vivant et bien portant je lui aurai écris un courrier pour qu’il se présente aux Présidentielles. Idem Coluche. Je suis sûre qu’ils auraient cartonné. L’alternative aujourd’hui c’est Eric Cantona. Franchement, même si c’est pour le logement, je n’arrive pas à le trouver crédible, lui et ses pubs L’Oréal à je sais pas combien… Mais bon… ne faut-il pas intégrer le système pour le combattre et le changer de l’intérieur ? Je suis comme ça moi aussi… MOi aussi je suis dans le système. Moi aussi je veux ma part du gâteau. Moi aussi je suis ambitieuse. Moi aussi j’ai envie d’avoir assez de pognon pour partir en long WE à New York sans que ça m’oblige à choisir si je m’achete des fringues ou si je me fais un voyage pour les vacances d’été …Moi aussi. Moi aussi j’ai envie de jouir de la vie, je veux en PROFITER, je veux du PLAISIR, je veux assouvir mes pulsions consommatrices, mes envies dévorantes de découvrir le monde, de voir des belles choses… mais voilà… De toutes façons, depuis quelques temps tout ceci est de l’ordre du fantasme et puis même si j’ai ces envies, la misère, la souffrance des gens, ça m’empêche d’être pleinement heureuse. Je ne peux pas penser à ma gueule égoïstement. Je ne peux pas. Je n’y arrive pas et je ne sais pas si j’ai envie d’y arriver. Les psys diraient que je devrai, que je ne dois pas porter la misère du monde sur mes épaules… je sais, je sais, merci. Mais ça n’empêche… moi le malheur des autres ça m’empêche de me sentir pleinement bien. Et j’aimerai, j’aimerai qu’il y ait des solutions, des vraies.

Faut pas être naïf. C’est la loi de la nature. On sait bien que certains de toutes façons s’en sortent mieux que d’autres. L’idée étant de partir avec le maximum de chances égales.

Et c’est là où ça pêche. Nous sommes dans un système de pistons, de ségrégation par le nom, la descendance, les études, le look physique, l’origine, un système toujours quelque peu féodal… les gens de pouvoir veulent rester en place. Les gens riches veulent l’être toujours plus et rares sont ceux qui sont réellement pour le partage et une meilleure répartition. La corruption a vérolé tout le système… Alors nous les gens de la France d’en bas, ceux qui n’ont que leur droit de vote et leur pouvoir de descendre dans la rue, ils font quoi ? Que leur reste-t-il comme CHOIX ?

Vote Blanc ? Vote contestataire ? Vote extrémiste question de marquer le coup ?
Ah c’est sûr qu’elle peut se frotter les mains Marine Le Pen … et c’est sûr que ça serait loin d’être la solution aux problèmes, bien au contraire… mais voilà… grâce à ces bras cassés, cette femme va avoir des chances de gagner un max de voix parce que les gens en auront juste ras le bol…
A la rigueur, mieux vaudrait voter Mélenchon, même s’il est clairement à l’ouest lui aussi avec son côté réfractaire à tout… mais il dit beaucoup de choses justes ! Juste il n’a pas de programme…
Alors il reste qui ? Dominique de Villepin ? Eric Cantona ? François Bayrou ? Hervé Morin ? Christine Boutin ?!!! AU SECOUUUUURS !!!!



A la rigueur parfois je finis par me demander si Dominique de Villepin n’aurait pas plus la carrure d’un président… Mais et après ? Est ce que le quotidien des français en serait transformé pour autant ? Est ce qu’il y aurait plus de justice sociale ?

Et si je vote François Hollande est ce que ça sera VRAIMENT MIEUX ? Est ce qu’il sera capable de trouver des solutions alternatives avec ses équipes pour que nous puissions avoir des vies correctes et dignes ?

ça me laisse perplexe. Je suis partagée entre l’envie de me lancer à fond, partisane, envie de me sur informer et de l’autre, envie de tout laisser couler parce que blasée et dégoûtée…

On verra… en attendant on s’accroche tous à nos jobs quand on en a, on essaie de préserver nos vies personnelles en se disant que c’est ça le plus important (et c’est vrai) et … rdv le 22 avril pour le démarrage…

MES PENSEES PROFONDES SUR LES FETES DE FIN D’ANNEE …

Bonsoir les ondes, je vous préviens, ce blog est caustique.
Plus le temps d’écrire en ce moment avec ce nouveau travail, ce nouveau rythme que je dois prendre… hier c’était mon anniversaire et je remercie d’ailleurs les gentilles blogueuses qui m’ont laissé des gentils messages au passage ! 36 ans ! Allez hop, dans les dents ! ça ne me plaît pas de vieillir et de me rapprocher doucement mais sûrement des 40!

En tous cas, comme tout le monde ou presque, je me prépare aux fêtes de fin d’année. 
Quand j’étais petite, les fêtes de fin d’année pour moi c’était magique. En plus, étant née près de Noël, j’y attachais une importance surement un peu particulière… Et puis éducation religieuse oblige, j’ai gardé un fond de moi pétri de bonnes intentions, de volonté d’amour et paix pour tous, bref, j’ai un côté neuneu quoi…

Sauf qu’entre temps, de l’eau a coulé sous les ponts. Exit Christmas Carol de Charles Dickens ! (si vous ne connaissez pas c’est un classique à lire, voir, même Disney en a fait un chouette dessin animé avec Mickey et tout ou Robert Zemeckis il n’y a pas si longtemps…) …
 Bref… depuis, la vie a fait ses petits dégâts et non, Noël, comme je le disais l’autre jour, c’est pas comme la pub Kinder chez tout le monde… Genre driiing ! Oooooh c’est papa avec les calendriers de l’avent, comme c’est supeeer, on rigole tous autour du feu de cheminée, maman sur les genoux de papa, les grands parents bienveillants, les enfants qui rient avec Toby le labrador et le sapin qu’on a fait en famille tous en pull jacquard rouge tricoté mains (bon c’est pas celle là en dessous mais ça illustre un peu l’esprit hein ;)) !
Voyez ? Non… La vérité c’est que Noël, le jour de l’an tout ça, c’est fait pour les gens qui sont heureux et qui n’ont pas de problèmes. Parce que sinon, Noël, ça angoisse en fait. ça fait paniquer ceux chez qui c’est pas le pays des bisounours !

Qu’on soit riche ou pauvre pour le coup ça ne change rien… C’est une question d’amour entre les gens. C’est une question d’être entre personnes qui s’entendent merveilleusement et qui sont heureuses d’être ensemble… 

Quand j’étais enfant, je crois que Noël avait une magie à laquelle je me raccrochais comme une dingue parce que ça me permettait d’espérer qu’un jour tout s’arrangerait et que forcément, comme le Père Noël existait, des pouvoirs magiques interviendraient forcément…et que mes parents s’entendraient de nouveau bien… et comme ils le disaient au catéchisme, les voies du Seigneur sont semées d’embûches… mais oui… alors je me disais enfant que la souffrance c’était normal puisque c’était le chemin obligatoire pour aller au paradis… ouille ouille ouille !

Une chose que je sais aujourd’hui c’est que l’homme (enfin la femme aussi hein) a la capacité de créer son propre enfer et en plus d’embarquer des pauvres innocents qui n’ont rien demandé avec lui sur son passage …
L’autre chose que je sais aussi c’est que depuis pas mal d’années, Noël m’émerveille toujours désespérément, mais me fous définitivement les boules. Je me dis qu’un jour, quand j’aurai ma propre famille, tout rentrera dans l’ordre. Sûrement, je recréerai ce fantasme de ‘la famille Doucoeur la famille du Bonheur’ avec mes propres enfants et mon conjoint, sûrement on fera ce qu’on pourra pour donner de la magie à ces moments et faire croire aux enfants que la vie est belle et que l’amour existe vraiment… Sûrement…

En attendant, Noël ça sera avec ma famille estropiée composée de parents qui ne se supportent plus et qui ne savent plus se parler sans s’insulter, des frères et sœurs en souffrance de la souffrance conjugale, d’un frère handicapé mental qui ne comprend pas tout ça mais qui juste, souffre de l’hostilité ambiante et de cette déchirure familiale, de cette déliquescence et abdication de parents qui n’en peuvent plus de leur vie et qui restent empêtrés sans savoir comment s’en sortir, d’une sœur qui vient d’accoucher de son premier et qui espère que son bébé va ramener la paix dans cette famille bousillée… Et moi, la grande sœur, l’aînée, qui vais encore essayer de tenir la route, de prendre sur moi avec des petits cadeaux plein les bras, de faire en sorte que ça ira, qu’on survivra à ce Noël là aussi et que même si ça fait un peu « Zola chez les Bourgeois » ça sera quand même sympa parce qu’on sera tous entre frères et sœurs, qu’ils ont besoin de souffler un peu, de trouver que la vie peut être jolie aussi…j’y tiens.

Et quand ça sera fini, je rentrerai chez moi, vidée, triste et paumée. Je me dirai que c’est bien vrai que le Père Noël est une ordure. Mes copines me demanderont comment c’était Noël et on aura la loose rigolarde parce que pour elles aussi ça aura été compliqué et puis la vie reprendra jusqu’au 31.
Sauf que cette fois le 31, j’arrêterai avec ces bonnes résolutions de merde qu’on ne tient jamais. J’arrêterai de faire des vœux à la con, qui bien sûr ne se réaliseront pas et juste je m’abstiendrai tout pronostic sur l’année à venir, car celle qui vient de s’écouler, à défaut d’avoir été totalement pourrie a été bien difficile. Un accouchement aux forceps de ma vie d’adulte.
J’ai officiellement arrêté de croire au père noël et aux superstitions débiles de la St. Sylvestre et autres horoscopes, solaires, lunaires, chinois etc. … quoique. Il paraît qu’en numérologie je suis en fin de cycle. Un nouveau départ ? Je préviens, si c’est faux, je porte plainte contre la corporation de la presse féminine pour leur interdire les horoscopes de nouvelle année 🙂
Allez, Joyeux Noël à tous et puis, bonne chance surtout !
A l’année prochaine  (ou peut être avant si je suis inspirée)!

PARFOIS, ON SE SENT JUSTE IMPUISSANT FACE A LA MISERE …

Bonsoir chers lecteurs.

Ce soir, en rentrant chez moi, je me suis sentie impuissante. Je connais une fin d’année un peu raide. Mes 7 mois de chômage m’ont fait vider mes réserves. Adieu l’épargne et je lutte pour garder un niveau de découvert acceptable, sans pour autant priver ceux que j’aime de petits cadeaux pour les fêtes. En somme, c’est un peu à la démerde cette fin d’année.

Mais bon. Je ne veux surtout pas me plaindre. D’ailleurs, j’ai souvent honte de penser que je pense que je galère alors que ma galère c’est du pipi de chat à côté de certains. Et ce soir, je me le suis encore pris en pleine pomme.

Il fait beaucoup plus froid en ce moment. Et beaucoup plus humide. On entend que des nouvelles qui font peur. L’avenir semble sombre et on a l’impression que notre monde est régi par ces saloperies d’agences de notation (ces mêmes agences qui notaient Enron et Lehman Brothers comme des investissements fiables et on ne sait que trop bien comment ces deux boîtes ont fini et les conséquences qui ont suivi…)… Enfin passons…

Les riches semblent rester riches et protégés et cette fois c’est officiel, la classe moyenne est en train de disparaître et c’est la classe dite populaire qui se découvre une nouvelle renaissance. Il n’y a plus de « milieu ». Il y a les riches et les pauvres. Les nouveaux pauvres. Les entre deux… La plupart d’entre nous en fait…

Et puis il y a les tellement pauvres, les tellement sans rien, qu’ils n’ont même pas le réflexe ou la possibilité d’aller réclamer de l’aide aux restos du cœur, au secours populaire, à Emmaus… ces gens là, c’est le SAMU SOCIAL – à qui on a coupé je ne sais plus combien de fonds – qui les récupèrent.

J’avais déjà évoqué ce petit monsieur SDF que je voyais l’été dans la rue de mon chéri. En bermuda, son sac à dos bien serré contre lui avec ses chaussures de randonné, l’air un peu effrayé, la démarche raide et rapide….

Je l’ai revu ce soir et ça m’a déchiré le cœur. Cette fois près de chez moi. Tellement émue que je suis obligée de vous raconter et tellement touchée que j’en ai eu la gorge serrée et les larmes aux yeux et je suis restée là, empotée, sans pouvoir dégainer. J’avais mon petit chien dans les bras, et je l’ai vu. Ce petit monsieur. Adieu les chaussures de rando. Il avait un pantalon en toile de coton, humide aux fesses. Des chaussures sans chaussettes pas à sa taille. Et juste une petite chemise de bucheron. Un parapluie cassé sous le bras et son petit sac à ouvert sans fermeture éclair. Je voulais l’interpeller, je voulais lui dire, ATTENDEZ MONSIEUR ATTENDEZ ! Il avait son petit regard effrayé et l’air tellement gentil… Il marchait sur le bord du trottoir comme pour pas déranger. J’ai posé le chien, j’ai vite ouvert mon sac, je voulais lui donner des sous, lui dire d’attendre pour que j’aille vite chercher une couverture, prendre un gilet et lui donner, mais il est parti trop vite. Il a traversé la rue, toujours son air un peu souriant mais plus comme de la gêne et de la timidité et là je me suis dis : Mais où il va ? Mais où est ce qu’il va dormir ? Il va crever de froid ? Je me suis dis qu’il avait du être agressé par d’autres SDF et qu’il s’était fait voler les seuls biens qu’il possédait…

Et c’est là que les larmes sont montées. Parce que juste, je ne m’y fais pas à la misère et au malheur. Je ne m’y fais pas à l’injustice. Parfois je me dis que je devrai sérieusement m’endurcir et arrêter d’espérer quelque chose de la nature humaine…

Je sais pourtant qu’il y a plein de gens gentils, des gens honnêtes, des gens qui aident leur prochain. J’en vois plein, je lis plein de blogs de filles bien qui me font espérer qu’il y a encore une chance pour que la bienveillance et la solidarité triomphent.

Alors voilà. Je sais que la prochaine fois que je le verrai, je ferai en sorte de l’approcher ce petit monsieur, en espérant ne pas l’effrayer. Je ferai en sorte même, de lui donner des vêtements, de l’argent, à manger, … peut être que j’oserai lui ouvrir la porte de mon appartement…

On se met à avoir honte d’avoir mangé, d’avoir un manteau, un travail… comparé à ces gens qui doivent faire les poubelles pour survivre…

Cet article est très bien, je vous le conseille :

et celui là aussi :

Personnellement, je sais ce que je voterai en 2012. Certainement pas une politique qui favorise les plus riches.

NB: photos trouvées sur google images / http://www.quatrep.com

CE WE ON DONNE AUX BANQUES ALIMENTAIRES !

Bonjour à tous !
Je me fais rare car j’ai repris un travail depuis lundi. ça fait du bien travailler. Surtout à l’approche des fêtes.
J’avoue que j’ai retrouvé ma pauvreté d’antan. Réserves à sec. Adieu l’épargne. Pour une fois dans ma vie j’avais commencé à épargner. A 30 ans. Et puis tout est parti en fumée parce que 7 mois de chômage, ça plombe quand on essaie de garder un niveau de vie correct… je dis bien juste « correct ».

Alors même si je serai plus humble pour ce noël 2011, je suis déjà contente d’avoir un salaire. Et pour le reste, je garde mes considérations et je m’efforce d’être pragmatique.
Pendant une de mes pause déjeuner cette semaine, j’ai donné la motitié de mon copieux repas de fast food à une femme Rom’ qui était entrée mendier. J’avais trop honte d’avoir tant à manger et elle crevant la dalle. C’est pas acceptable de crever de faim tout court et dans un pays soit disant « moderne » et « civilisé » ça l’est encore moins …

Ce matin, alors que mon frigo criait famine, je suis donc allée dans mon Simply Market et là, comme chaque année, je me suis munie de mon sac spécial banques alimentaires et j’ai fais des courses. Je m’écouterai je ferai un caddie entier rien que pour eux mais la réalité c’est que je me suis retrouvée comme une conne à la caisse avec ma CB refusée parce que j’ai dépassé mon autorisation de découvert et que je n’avais pas mon chéquier. J’ai bloqué la caisse et j’ai du courir chez moi chercher mon chéquier en ayant envie de pleurer parce que ça m’a donné une idée de mon niveau de découvert et j’ai donc compris que j’allais devoir puiser dans mes dernières réserves que je voulais garder pour Noël….

Mais HORS DE QUESTION de sacrifier les courses que j’avais fais pour les banques alimentaires. Ce que j’ai pris ? 

– Deux pots de confiture format familial
– 4 kilos de pâtes
– 6 tablettes de chocolat au lait
– 4 paquets de café moulu
– 2 grosses boîtes de thon en conserve
– 2 sachets de soupe (format familial)
– 1L d’huile d’olive
– 2 conserves familiales de saucisses lentilles

J’avais envie de prendre tellement plus ! L’an dernier je m’étais davantage lâchée, j’avais même mis des produits d’hygiène: gel douche, savons, shampooings, dentifrice, serviettes hygiéniques, brosses à dents, bref…

Cette semaine j’ai reçu les courriers annuels de relance : Fondation Abbé Pierre, Restos du Coeur, … Il y a de quoi faire.
si vous n’avez pas été faire de courses, sachez que sur le site Internet des banques alimentaires vous pouvez faire un don en ligne.

15 euros, 20 euros, 30 euros, même 5 euros c’est quelque chose.

Et puis pour les vêtements, les couvertures, pensez à EMMAUS ! Les grandes villes et centres commerciaux ont toujours des containers de récolte.

DONNEZ !!! Tant que l’on peut, il faut DONNER. C’est là l’essentiel.