AAAAAAAAAH la dépendance amoureuse… ça se dresse !

Bonjour les Zondes !

J’aurai pu me lancer dans un post un peu politique suite au film MUNICH de Spielberg qui est passé hier soir sur France2 – j’oserai peut être soulever un débat à risques – mais finalement, je me rétracte pour le moment et je laisse place à un sujet que je lis beaucoup dans les blogs: le COUPLE, l’AMOUR, … LA DEPENDANCE.

Je crois être assez bien placée du haut de mes 35 ans et demi avec ma vie sentimentale rock n roll pour dire que : la dépendance en amour c’est obligatoire, mais par contre, ça s’éduque et on peut ne pas basculer du côté obscur. Par ailleurs même si certaines (ou certains) pensent qu’ils ne pourraient pas survivre à une rupture avec leur conjoint, là encore, HERESIE. On en chie sa race mais la vérité c’est qu’on peut ne pas crever d’amour…

Bien que je n’ai pas eu l’exemple direct de relations amoureuses harmonieuses et intenses sur la durée (ma famille c’est plutôt famille Addams sauce Guerre des Roses …) … enfin j’abuse mais voilà. Chez moi, c’est pas le romantisme et l’amour avec un grand A qui prime… j’ai très vite appris que l’amour, le couple, c’était chouette quand ça marchait mais que la plupart du temps c’était loin d’être gagné…

Et pourtant, allez savoir pourquoi – sûrement en réaction face à ces cataclysmes amoureux autour de moi – j’ai voulu croire que l’amour toujours ça existait. Dès l’âge de 16 ans, je suis devenue une incurable romantique. A 18 ans, j’étais fermement convaincue qu’à 27 ans, je serai mariée avec 4 enfants (oui je suis plutôt branchée famille nombreuse étant l’aînée de 5) …  Et aujourd’hui, j’ai 35 ans, je ne suis pas mariée, je suis en couple mais je ne vis pas en couple et je n’ai toujours pas d’enfants… cherchez l’erreur o_O

A 19 ans, lors d’un saint Sylvestre mémorable, j’ai rencontré mon premier grand amour. Au début je n’y croyais pas en fait… j’étais un peu pompette (beaucoup), déguisée en vampire, lui en Monstre du Lochness et on a déconné ensemble toute la soirée pour finir emberlificotés dans nos costumes respectifs et je suis rentrée à l’aube avec le break familial, une partie de son costume sur le capot de ma voiture (ça avait givré)… et on est restés 3 ans et demi ensemble avec vie commune à la clé au bout de 8 mois dans un petit studio parisien.

J’étais littéralement dingue de ce garçon. Mais mon dieu quand j’y repense comme nous étions jeunes et immatures ! Moi surtout ! Je ne gérais rien et surtout pas mes émotions, et ma satanée dépendance… En d’autres termes j’étais une chieuse professionnelle et j’avais du mal à exister par moi même … Mais j’y croyais. Pour moi, nous étions fiancés (il m’avait offert une bague pour mes 21 ans alors j’ai interprété) … et il était évident que nous allions faire des enfants, nous marier et j’en passe…

Et puis il a grandi plus vite que moi. Il a eu une année de césure dans un labo de recherche (ah oui faut que je vous dise que la plupart du temps je suis sortie avec des « tronches » ;)) – et là … il a rencontré celle qui est la femme de sa vie… plus âgée que moi, pas un canon mais la vérité c’est que pour lui c’était elle… Alors je ne sais pas comment leur couple se porte sur la durée mais de ce que je sais ils sont toujours ensemble. Et là, j’ai eu ma première grosse claque dans ma gueule. J’ai perdu 12 kilos en 1 mois et demi, retournée vivre chez mes parents et j’ai cru crever de douleur… mais même pas morte.

Tout à coup j’ai du me reprendre en mains, être de nouveau autonome. Fini de se faire conduire, j’ai repris le volant – d’ailleurs je m’amusais à me faire peur sur les routes de campagne à rouler à fond la caisse… provoc’ super con – et très vite j’ai repris du plaisir à séduire, à m’ouvrir aux autres, à ressortir avec mes amis, … j’ai eu une « transition » avec mon meilleur ami mais je crois que nous nous sommes consolés tous les deux et finalement, la liberté me convenait mieux… Je jurais que plus jamais on ne m’y reprendrait. Plus jamais je serai une fille niaise amoureuse qui plane. Il était vital que je garde bien les yeux ouverts.
En toute logique j’ai fui l’engagement du mieux que j’ai pu entre 22 et 27 ans … mais j’avais des histoires… Impossibles bien sûr. Il fallait que ce soit romanesque, passionné, mais surtout pas POSSIBLE. Soit le garçon habitait à l’autre bout du monde, soit il était phobique de l’engagement, soit il m’avouait qu’en fait il avait déjà une copine officielle … j’y mettais des sentiments parce que sinon je n’assumais pas mais la vérité c’est que j’avais une peur bleue de retomber dans une relation « engagée » et que mine de rien j’avais bien repris goût à ma liberté …

Et puis mes amis se sont mariés les uns après les autres, les premiers bébés sont arrivés et mon horloge biologique s’est mise en marche de façon foudroyante à partir de 27 ans… Alors comme toutes les filles, j’ai essayé MEETIC … et j’ai rencontré mon 2ème Amoureux. J’avais très envie d’une relation normale, très envie d’être comme tout le monde, j’avais très envie que ça marche, lui aussi je crois… et donc branle bas de combat, je me suis littéralement abandonnée à cette relation. Au bout de 6 mois je lachais tout pour investir sa demeure … j’ai tout donné… et puis je me suis fondue complètement à sa vie… les WE c’était ses potes, sa famille … moi je suivais. Je suivais parce que j’avais peur que ça ne marche pas, peur que si j’existais pour moi ça allait foutre en l’air la relation… La vérité c’est que c’est sûrement – pas seulement bien sûr – mon manque d’indépendance qui a conduit à la rupture… Inévitable rupture, d’une violence inouïe qui m’est tombée sur la tronche 2 ans et demi plus tard… En une journée, retour de mariage, je me suis retrouvée à faire deux valises et à retourner chez mes parents (mes pauvres parents ils en ont vu des vertes et des pas mûres avec moi :))
Autant dire que sur ce coup là, heureusement que j’ai eu un psy parce que se faire larguer comme une merde à 30 ans avec des vrais projets de vie, genre bébé et tout (et pour moi les bébés c’est le bordel à cause d’une maladie génétique), ça ne fait pas le même effet qu’à 22 ans… ça fait un peu plus mal… Même beaucoup plus mal. Je crois que c’est une rupture qui quoique je fasse, restera marquée au fer rouge toute mon existence… Mais là encore, malgré un électrochoc d’une puissance inouie, j’y ai survécu et même plutôt bien survécu.

Alors bien sûr, j’ai perdu pas mal de ma naiveté, de mon innocence et de mes idéaux mais j’ai mûri. Je suis devenue brutalement vraiment réaliste sur la relations amoureuse, sur l’importance fondamentale de ne pas se perdre dans l’autre pour que ça fonctionne et puis j’ai compris que même si on ne voulait pas que ça arrive, une relation ça peut toujours s’arrêter, du jour au lendemain, sans préavis, sans jamais comprendre pourquoi… juste parce que c’est comme ça. Un jour l’amour s’en va. Et on ne peut pas toujours y faire quelque chose et se voiler la face est encore pire. Avant je fantasmais sur le mariage, sur une vie de couple bien conformiste. J’étais persuadée que c’était ça la vraie vie, ce qu’il me fallait à tout prix. Mais j’ai compris qu’en amour il n’y a surtout pas de règle et que trop de schémas ça brise le couple. Il faut trouver sa propre voie. Celle qui finalement est en accord avec votre personnalité et moi, je suis une indépendante, une avide de liberté malgré un romantisme toujours présent. Il m’a fallu du temps mais j’ai compris que dans une relation, j’avais besoin de pouvoir exister en tant que MOI.

Par chance j’ai rencontré quelqu’un. Un peu plus âgé, un peu plus mâture, un peu plus réaliste – parfois un peu trop – mais qui d’emblée ne m’a pas laissé le choix que d’être indépendante. Au début ça n’a pas été simple pour moi. J’étais habituée aux relations fusionnelles, à la vie à deux au bout de 6 mois, bref, fallait que ça aille vite, que ça dépote ! D’emblée les choses ont été plus lentes, plus réalistes, plus « les pieds sur terre » mais en même temps, plus profondes, plus … je sais pas… plusse mieux 🙂

Évidemment, mon côté romantique ne désespère pas de réaliser quelques fantasmes de vie à deux, enfants etc. bien sûr ! Mais en même temps j’aime cette liberté respective que nous gardons. Je me dis toujours que l’idéal serait que nous ayons un appartement mitoyen. La vie à deux tout en étant chacun chez soi ! Parce que l’autre vérité c’est que vivre à deux, c’est un challenge quotidien !
Rien n’est acquis en amour. C’est pour ça qu’il est primordial de s’auto éduquer sur cette dépendance qui peut parfois littéralement vous pourrir le quotidien et le couple. Continuer d’exister en tant que soi est primordial. Et ça n’empêche en rien l’engagement, la dévotion et une forme naturelle de dépendance mais cette dernière doit rester à sa juste place… et …la peur n’évite pas le danger. Arrêter d’avoir peur de la rupture est souvent un grand soulagement… Parce que de toutes façons, le jour où ça arrive, il n’y a qu’une chose à faire c’est encaisser et avancer.

Allez, good luck les filles (et les garçons) !

ET LE SAVOIR VIVRE AVEC LES AUTRES ?!?!…. BORDEL.

 GOOD MORNING LES ONDES!

Vous l’aurez deviné, mon blog du jour est quelque peu contestataire. J’ai d’ailleurs déjà fais un post sur le klaxon il y a quelque temps. J’en ai marre. J’en ai marre d’avoir le sentiment que je vis dans un environnement où les gens mal élevés ont pris le contrôle, où le manque de savoir vivre avec les autres est roi, où tout le monde fait ce qu’il veut comme il veut sans surtout réfléchir, sans surtout se demander s’ils ont le droit ou pas ou s’il dérangent les gens ou pas.

Oui j’habite Paris et en rez de chaussée sur petite rue. Je sais que IMMANQUABLEMENT vu les critères, je vais avoir plus de bruit qu’ailleurs. J’assume. Je veux dire par là, j’ai appris à vivre avec le bruit logique des voitures qui passent, des gens qui marchent, qui parlent,… c’est normal.

J’ai naturellement investi dans les fameuses boules Quies question d’avoir dans les cas de force majeur des nuits à peu près correctes.

Cependant, il y a vraiment une chose à laquelle ne me fais pas c’est le MANQUE DE RESPECT des autres, le manque de SAVOIR VIVRE AVEC LES AUTRES. C’est INCROYABLE le nombre de personnes qui se comportent comme des GROS CONS.

Que ce soit les gens qui vous bousculent sans s’excuser, qui vous doublent dans les files d’attente, ou ceux qui ne ramassent pas les merdes de leurs chiens, qui ne savent juste pas être POLIS et alors la palme d’or, revient à ceux qui font du BRUIT.

Mais pas le bruit normal du genre ma voisine du dessus que j’entends marcher et faire gouzi gouzi à son nouveau né. Elle n’y peut rien s’il y a une isolation de merde dans cet immeuble. Mais les gens qui braillent à minuit et plus dans la rue sans se soucier UNE SECONDE qu’il y a peut etre des gens qui dorment ?

Ou les GROS CONNARDS qui KLAXONNENT comme des GROS VEAUX qu’ils sont à minuit (ils seraient cap de le faire même à 2h du matin hein) devant une camionnette qui finit de décharger son matériel en 2 minutes top chrono. Mais c’est vrai, attendre 2 minutes en restant calme, c’est pas possible.

Et si j’utilise cet exemple, c’est parce qu’hier soir j’ai craqué. Il était minuit. Je ne dormais pas du tout, j’étais en pleine conversation avec mon petit frère ado mais là, le concerto de klaxons de bagnoles m’a eue à l’usure.
J’ai dis à mon frère: attends, bouge pas.

J’ai ouvert mes volets, ma fenêtre et là j’ai vu avec mes yeux de myope (sans mes lentilles et lunettes), là juste devant moi, le camion à linge de l’hôtel d’en face de chez moi qui finissait de charger son camion de linge et trois bagnoles, fenêtres ouvertes avec des pauvres cons qui klaxonnaient tout ce qu’ils pouvaient alors qu’il était EVIDENT qu’il y en avait pour 2 minutes et que le chauffeur livreur avait bien vu ces trois bagnoles qui attendaient et qu’il n’y avait qu’à attendre sagement 5 minutes max. … mais non. Ces espèces de gros blaireaux, préféraient montrer leur toute puissance agressive en klaxonnant.

Et là, j’ai GUEULE. Je leur ai littéralement hurlé dessus en les traitant de gros veaux, en disant à la fille qui klaxonnait: TA GUEULE CONNASSE! Ils ont pris pour tous ceux d’avant, tous ceux qui se comportent comme des gros bourrins du volant. Je leur ai dis qu’il fallait quand même être sacrément con pour ne pas accepter d’attendre deux minutes que ce putain de camion finisse de charger rapidos son matériel, qu’il fallait être un sacré connard pour klaxonner à minuit dans une rue où manifestement il y a des riverains qui dorment… j’ai gueulé de RAGE. J’étais ENRAGEE. Et alors j’ignore la tête que j’avais mais ça a été direct. SILENCE.

Enfin voilà. Il y a un problème de COMPORTEMENT chez certains. On peut appliquer toutes les politiques qu’on veut pour améliorer la vie des gens mais la vérité c’est que les gens doivent revoir leur COMPORTEMENT. Il n’y a plus de BONNE éducation, de RESPECT. On est une société individualiste, égoïste à mort où plus personne n’en à plus rien à foutre de rien et de personne. La jungle quoi. Alors de temps en temps, je craque et je hausse le ton parce que voilà. Il ne faut pas laisser les cons mener le monde.

Je pourrai aller vivre dans une grotte au fin fond de la campagne mais bon… j’aime la vie en société et la ville aussi … l’équilibre est bien possible non ?

Bonne journée !

YIAYIA, MEMERE A BESTIOLES. C’EST MOI L’AMIE DES BETES.

Bonjour les ondes,

Je suis plus que jamais inspirée ce matin pour faire un blog à ce sujet parce que mon petit carlin adoptif de 11 ans,  a eu une grosse opération et dieu merci tout s’est bien passé et il va aller mieux à présent et je me sens mieux moi aussi parce que faut pas croire mais ça angoisse l’idée de perdre son animal.
J’ai connu Réglisse sur le tard, il a eu sa tranche de vie avant moi mais on a eu un coup de cœur tous les deux et il est si affectueux qu’on ne peut que l’aimer !

je l’affuble de mille noms mais il réagit particulièrement quand je lui dis: « il est petit, et il est mignon » et là, il remue fort son derrière et il se frotte à moi et moi je le prends dans mes bras pour lui faire plein de câlins.

Certaines personnes sont hermétiques et ne comprennent pas l’attachement que l’on peut avoir pour les animaux. Pour beaucoup, un animal reste un animal et c’est comme si de facto, ils devenaient des sous êtres vivants. Et pourtant les animaux, même s’ils n’ont pas la même communication que nous, même si ce sont des animaux sans conscience telle que nous l’entendons, ce sont des être VIVANTS à part entière, qui comprennent tout et ils donnent énormément d’amour! Un animal comprend la souffrance, la méchanceté (enfin ça ils ne la comprennent pas ils la subissent malheureusement), l’attachement, la douleur de leurs maîtres, ils SENTENT ! Ces bestioles sont douées d’un INSTINCT qui à nous humains nous fait souvent défaut.

J’ai toujours eu des animaux. Des chiens essentiellement, mais depuis quelques années, mes frères et sœur ont élargi le cercle avec une furette (Boogie) et un lapin (Doudou) !

Et bien sûr, le chien de la famille, notre shitzu, ZEN, survivor de tous, borgne à 8 mois, opéré un nombre de fois incalculable, abonné à la collerette chaque été mais il tient bon et nous on l’aime parce que voilà. C’est notre Zen, notre mitouche, toutcheese, … il a plein de petits noms à la con mais c’est comme ça depuis des années chez nous… la maison ressemble à un bestiaire 🙂
Ah et j’allais oublier Célestin… le nouveau venu chez ma petite sœur c’est vrai… plus les congénères de Réglisse… ça en fait des animaux dans l’entourage familial ! Donc oui, je crois qu’on peut dire qu’on aime les animaux et moi je les aime tout particulièrement…
Je ne vais pas vous raconter l’histoire intégrale des animaux qui ont traversé mon existence car ça prendrait trop de temps mais une chose est sûre, comme dit mon père, la vérité c’est qu’il faudrait presque que je n’en ai pas tellement je me surinvestis à leur cause… Je ne supporte pas l’idée qu’ils souffrent en fait… et je tiens à tout prix à ce qu’ils se sentent bien. Je préfère me sacrifier quelques temps mais je ne veux pas qu’ils se sentent seuls et abandonnés dans les coups durs.
Boogie, la furette de ma petite sœur a par exemple une signification particulière. Cette petite furette est une furette que nous avons trouvé dans notre jardin en Juin 2006. Je venais à 30 ans de me faire larguer comme une grosse merde et je me retrouvais sur le carreau à devoir retourner vivre chez mes parents (c’est pour le contexte me concernant) – cette petite furette (nous ne connaissions pas du tout les furets) était dans un état pitoyable. Effrayée, toute pelée de partout, fort amaigrie, on avait même peur avec son allure de rat, ses petites dents pointues, ses yeux rouges… Et puis ma petite sœur Hélène l’a complètement adoptée, on l’a emmenée chez le vétérinaire, elle s’est refait une santé avec nous et je m’étais dis: ma petite Boogie, si toi tu survis, moi aussi je survivrai. Et c’est ce qu’on a fait. Elle était drôle ! Elle faisait des bonds, des petits bruits rigolos et elle nous fait des câlins. Depuis je ne vis plus à la maison mais je garde un contact à part avec Boogie. Et je crois qu’elle me sent, qu’elle me reconnaît car elle n’est jamais farouche avec moi. Elle blottit toujours son museau et me donne toujours des petites léchouilles sur la joue… Et non ce n’est PAS SALE!

Tout comme Doudou. Je dois avoir un « truc » qui fait que les animaux se sentent en sécurité avec moi (je ne me lance pas de fleurs hein c’est factuel). Doudou est plutôt speed et esprit de contradiction. Si on veut le caresser il part se planquer dans sa niche… mais je vois bien avec les années, qu’il me laisse le prendre et tout de suite, il se met en boule, oreilles en arrière et yeux fermés quand il est contre moi…

Je crois que ma petite soeur Hélène est encore plus branchée bestioles que moi. D’ailleurs, elle veut carrément devenir bénévole à la S.P.A. (elle a 13 ans!) et je me dis que si elle continue comme ça, elle va peut être vraiment finir vétérinaire !

Enfin voilà… certains pensent que j’en fais trop, que je fais un transfert d’amour sur ces animaux parce qu’à 35 ans sans enfants, gna gna gnaaaa mais moi je sais que NON. Je crois que si j’avais des enfants (et j’espère bien en avoir), je serai égale et je transmettrai mon amour et respect des animaux à mes enfants.

Bien sûr il faut les traiter comme des ‘animaux’ et ne pas faire d’anthropomorphisme (je crois que c’est ça le mot scientifique pour dire assimiler un animal à un être humain), mais c’est un contact et une présence merveilleuse dans une vie. Ce sont aussi d’indéniables responsabilités et aimer un animal c’est aussi accepter les contraintes qui vont avec. Si on ne peut pas assumer ces contraintes il vaut mieux en effet s’abstenir. Je ne comprends pas les gens qui achètent des animaux comme des peluches et qui finissent par les abandonner dès que ça les ennuie un peu… je trouve ça particulièrement dégueulasse. Tout comme la maltraitance animale m’est particulièrement insoutenable. Particulièrement parce qu’un animal ne comprend pas ce genre de choses. La cruauté ne fait pas partie des attributs d’un animal qu’il soit domestique ou sauvage. Il y a leur instinct en jeu, l’éducation qu’on peut leur donner…

Pour les animaux domestiques, il ne faut pas oublier que ce n’est pas la faute de l’animal mais du maître, lorsqu’il y a un accident. Le problème c’est le maître, pas l’animal… et souvent les gens oublient…

Vous l’aurez donc compris, j’aime les bêtes… et vous, aimez vous les animaux ?
Pour finir… un extrait d’un de mes films cultes… forcément GIZMO FAN !!!

CE MATIN, A 5H08 (HEURE FRANCAISE),TROY DAVIS EST MORT…

Bonjour les ondes…

Hier je n’avais pas l’énergie pour faire un post sur le sujet et le formidable blog de Caroline – Pensées de Ronde:
m’a motivé à mon tour parce que si chacun de nous écrit, exprime quelque chose, peut être alors que Troy Davis n’aura pas été tué pour rien …
Je ne vais pas vous refaire l’histoire de cet homme, vous la connaissez. 22 ans d’attente dans le couloir de la mort, accusé sans preuve scientifique (pas de traces d’ADN, pas d’arme), des témoins qui se sont rétractés… pour moins que ça en France peut être, le suspect aurait été relaché…

Mais pas en Géorgie. Etat de malheur. Etat qui a un lourd passé en matière de racisme anti noirs…
Je suis Américanophile. J’ai même étudié les Etats Unis à l’université, son histoire, sa littérature, les mouvements migratoires. J’ai été fascinée par l’histoire du peuple noir pour qui j’ai la plus grande affection, admiration et compassion. Je suis depuis 3 jours l’actualité, j’ai signé les pétitions, j’ai lu l ‘espoir d’AMNESTY INTERNATIONAL et tous nous nous disions: tout de même ! ça serait impensable qu’il soit exécuté, il y a tant de DOUTES sur la culpabilité de cet homme!

Et si. A 5h08 heure française, Troy Davis a été déclaré mort par injection. Jusqu’à la fin il a clamé son innocence et il a béni ces bourreaux… Un martyr.

Je suis fondamentalement CONTRE la peine de mort. Ce qui ne veut pas dire que je pense qu’un coupable ne doit pas payer. Mais la peine de mort a cela de si dangereux qu’elle entraîne la passion et les bas instincts qui selon moi sont contre les principes de justice. La peine de mort a cela de si dangereux qu’elle peut entraîner des erreurs magistrales irréversibles.

Je suis croyante. Je ne sais pas si j’ai encore la foi car la vie est vraiment rude, mais je suis croyante et nous n’avons pas le droit de vie ou de mort sur autrui qui que nous soyons. Comme dit Caroline dans son blog, les partisans de la peine de mort brandissent l’argument du « et si c’était ton enfant » ? Bien sûr. Bien sûr que si on abimait l’un des miens et si ça arrivait à quiconque, le réflexe serait: vengeance, faire souffrir l’assassin autant qu’il nous a fait souffrir…

Mais là on touche a des questions qui nous dépassent: est ce qu’un criminel n’est pas de toutes façons MALADE ? Le fait même du passage à l’acte ne définit-il pas une déviance, une anormalité ? Et est ce que ça soulagerait vraiment de devenir criminel à son tour ? Je ne crois pas. Je suis pour la justice, je suis pour les peines maximales quand il y a des crimes commis. Je suis pour une vraie perpétuité, une vraie rééducation, un vrai traitement…. je suis contre la barbarie….

Le cas de Troy Davis est suffisamment grave pour remettre en question le bien fondé de la peine de mort. Bien sûr ça fait plus de prisons, plus de monde dans les prisons déjà saturées … Je serai curieuse de savoir combien d’innocents sont enfermés par erreur… ça libèrerait sûrement beaucoup de place.

REST IN PEACE Troy Davis. Le monde entier a une pensée pour vous ce matin …

MES MADELEINES DE PROUST … …

Je suis d’humeur prolixe aujourd’hui … en même temps c’est la première fois depuis pas mal de jours que j’ai un peu de temps… du vrai temps… et ça faisait un petit moment que ça me trottait dans la tête de faire un petit post sur ces madeleines de Proust .. en tous cas, les miennes…
On a tous dans notre mémoire inscrite des odeurs, des goûts, des moments qui nous rappellent notre enfance, nos proches… L’autre jour je marchais dans la rue et j’ai senti une odeur familière: celle du café au lait chaud et du pain grillé…

Ma mère. Pas du tout du matin, maman a toujours aimé déjeuner seule avant nous. Toujours le même rituel: un Ricoré et du pain grillé avec du beurre et de la confiture. Et cette odeur du café au lait se mêlant à l’odeur du pain grillé sorti du grille pain, montant dans les chambres, comme un signal nous indiquant que c’est bientôt l’heure de se lever, restera à jamais gravée en moi… à tel point qu’à mon tour je ne résiste pas à la douceur câline de mon Ricoré le matin…
et puis il y a les parfums… je me souviens le retour de Trinidad, maman qui repassait son bac à 27 ans, papa qui était en Irak à l’époque, .. maman partait très tôt et nous laissait ma soeur et moi… je sentais l’effluve de Coco Chanel … elle en mettait beaucoup trop, ça sentait fort, mais je crois que ça l’aidait à tenir le coup, les transports, l’agression de Paris, nous qui revenions d’années sous les tropiques… Un vrai parfum de femme et de maman pour moi…


Toujours dans le même esprit, il y a ma Mamie … la maman de ma Maman… une aristocrate artiste peintre et sculpteur (je vous montrerai un jour ce qu’elle peint… enfin ce qu’elle peignait) … Quand on la voyait, il y avait ces odeurs typiques, rassurantes, enveloppantes… ça sentait toujours bon chez Mamie. D’abord, elle, grande fidèle de Guerlain, il y avait surtout Jardins de Bagatelle… Il y en avait plein d’autres, mais pour moi, Mamie c’était celui là…

Et surtout, cette odeur d’essence de térébenthine… l’odeur de l’atelier de Mamie… tous ces pinceaux, ces tubes de peinture à l’huile et cette essence… j’aurai pu me shooter à la térébenthine… j’adore toujours venir dans son atelier… ça sent bon, c’est beau, il y a beaucoup de vie, une grande âme… mais voilà… la Térébenthine, c’est ma mamie…

Quand on restait manger, je me souviens, toute petite, mamie aimait nous faire de la Floraline avec du lait et du beurre… c’était un peu la soupe / dîner du soir… et moi j’adorais ça. D’ailleurs ma soeur, qui est enceinte à son tour est en train de développer un fantasme sur la Floraline… elle m’en a parlé l’autre jour… de la régression pure 🙂
Quand on allait chez mon autre grand mère à la campagne dans la Sarthe, on adorait les goûters qu’elle nous préparait. Les petits voisins d’en face avaient toujours de la baguette et des rillettes du Mans cornichons (forcément) … Alors de temps en temps on y avait droit. Mais sinon, on avait de la baguette beurrée avec du Benco dedans. C’était vachement bon ! 
Ou alors, ma grand mère nous préparait des yaourts au chocolat qu’elle faisait elle même avec sa yaourtière. C’était ça aussi aller dans la Sarthe chez mes grand parents. On partait au petit Codec de Château du Loir, donner les bouteilles à la consigne avec mon papi, on mangeait de la soupe tous les soirs même en été, ma grand-mère était une pro de la quiche lorraine maison avec la pate étalée avec une bouteille… je regardais avec mes yeux d’enfant, admirative. Et mon grand père, bon vivant à l’extrême, ancien marin au long cours qui en bon alsacien, adorait quand on était là parce que c’était l’occasion de sortir les charcuteries et un bon munster :-)) si on se resservait deux fois c’était encore mieux pour lui !

Il y a plein d’autres choses comme ça qui symbolisent le passé, les gens que j’aime, des atmosphères dans lesquelles j’ai grandi… les grandes promenades en forêt de Rambouillet quand maman faisait des grands bouquets de feuilles d’automne… l’odeur des feuilles mouillées, de la terre, de la mousse… Cette même mousse qu’on allait ramasser avec ma petite soeur pour fabriquer la crèche à noël… l’odeur des pommes de pin ….

L’odeur chaude et sucrée des pays chauds quand nous ne vivions pas en France…cette odeur reconnaissable immédiatement, qui fait que l’on se dit que ça y est… on est ailleurs…

Et pour finir, la musique… S’il y a bien des musiques qui pour moi me rappellent immédiatement mon père, c’est BOB DYLAN et son JOKERMAN… Le samedi matin à Trinidad dans notre immense maison avec vue sur la mer, baies vitrées grandes ouvertes, petit déjeuner sur la terrasse et la musique de papa …



Sans oublier RANDY NEWMAN avec « I LOVE TO SEE YOU SMILE », « LOUISIANA », « SHORT PEOPLE » etc …
et Eagles avec DESPERADO … ça aussi c’est mon papa …
et pour finir, parce que ça représente mes 16 années de piano, mon amour démesuré pour la musique et mon adoration pour MOZART … la bande originale du film AMADEUS

ça m’apaise, ça me fait pleurer, ça me touche au coeur… j’aime…

Je commence à avoir fait un joli petit tours dans mes souvenirs …. et vous, vos madeleines à vous c’est quoi ? 🙂