HAPPY HALLOWEEN & BONNE TOUSSAINT !

Bonjour les ondes !

Je me décide forcément à faire un ‘petit’ blog sur le sujet car je suis une GRANDE FAN d’Halloween –  AVANT, quand je pouvais, j’adorais organiser des soirées Halloween dans la grande maison de mes parents où je faisais venir tous mes amis… je me démenais pour transformer toute la maison en un lieu effrayant et sympathique avec des fausses toiles d’araignées, des guirlandes d’insectes, une tête de mort à l’entrée de la maison qui faisait « Happy Halloween ! Ha ha ha ha ha ! » des bougies, des citrouilles, et même si je mettais plus de 24h à rendre la maison en état, si je pouvais refaire machine arrière et le refaire, je n’hésiterai pas une seconde 🙂 Têtes de morts, fantômes, vampires, sang qui dégouline, … je m’éclate 🙂

Bref, j’aime Halloween.

Et pourtant je ne suis pas Irlandaise, ni Américaine, ni Anglaise… Certains critiquent le fait qu’on essaie d’instaurer cette fête en France sous prétexte que cela ne ferait pas partie de notre culture et que ça serait du simple marketing… c’est vrai, comme pour Noël soit dit en passant… la tradition vient d’Irlande (plus bas j’ai emprunté à WIKIPEDIA ce que j’ai trouvé sur Halloween et la légende de Jack O’Lantern) – Mais pourquoi pas ? Les enfants ADORENT Halloween et les plus grands aussi.
Pour ma part, j’ai grandi à l’étranger dans d’anciennes colonies britanniques alors c’est vrai que ça m’a peut être plus imprégné en tant que française mais je me suis mise à m’enjouer vraiment sur le tard vers 20 ans ! et ça ne m’empêche pas de me recueillir le 1er Novembre et de penser aux membres de ma famille partis ni aux amis perdus… c’est juste un moment festif qui permet de se retrouver entre amis, en famille et de bien s’amuser ! Et pour les adultes, c’est un super prétexte pour régresser 🙂
En tous cas, on ne m’enlèvera pas de la tête que HALLOWEEN c’est une super fête, on s’amuse, c’est JOYEUX.

Et puis j’adore les courges… peut être parce que j’en suis une aussi, allez savoir 🙂
En tous cas, un peu d’histoire ci dessous pour les néophytes !

L’Halloween ou Halloween (sans déterminant) est une fête célébrée dans la soirée du 31 octobre, veille de la Toussaint, dont elle tire son nom puisque Halloween est une contraction de l’anglais All Hallows Even, autrement dit the eve of All Saints’ Day en anglais moderne1, ce qui signifie la « veillée de la Toussaint ».
Cette fête, originaire des îles Britanniques, est célébrée principalement en Irlande, en Écosse, au Canada, en Australie, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. La tradition moderne la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes qui font peur (fantômes, sorcières, monstres, vampires par exemple) et aillent sonner aux portes en demandant aux adultes, souvent eux-mêmes déguisés, des bonbons, des fruits ou de l’argent avec la formule : Trick or treat! (« Farce ou friandise ! ») ou simplement « Happy Halloween! ». D’autres activités incluent des bals masqués, le visionnage de films d’horreur, la visite de maisons « hantées » ou d’allumer des feux de joie en plein air.
L’Halloween est une fête folklorique anglo-saxonne2 communément considérée comme en partie héritée de la fête religieuse celtique de Samain3 qui se tenait à la même date en Irlande et en Ecosse avant qu’elle ne soit progressivement supplantée par la Toussaint introduite le 1er novembre par l’Église catholique aux environs du VIIIe siècle. Ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle que cette tradition gagna en popularité en Amérique du Nord après l’arrivée massive d’émigrants irlandais et écossais qui s’installèrent sur le nouveau continent notamment pour fuir la Grande famine en Irlande.
Le principal symbole d’Halloween est la citrouille issue de la légende irlandaise de Jack-o’-lantern : elle est découpée pour y dessiner, en creux, un visage, puis une bougie est placée en son centre.
Jack-O’-Lantern est probablement le personnage le plus populaire associé à l’Halloween. Il provient d’un vieux conte Irlandais et aurait été un maréchal-ferrant irlandais, avare, ivrogne, méchant et égocentrique.
Un soir, alors qu’il était dans une taverne, Jack bouscule le diable. Ce dernier, comme à son habitude tente de convaincre Jack de lui laisser son âme en échange de faveurs diaboliques. Sur le point de succomber, Jack demande alors au Diable de lui offrir un dernier verre avant qu’il n’accepte le pacte. Le Diable se transforme alors en pièce de six pence afin de payer le tavernier. Prestement, Jack empoigne la pièce et la glisse dans sa bourse. Or, celle-ci contient une croix d’argent : le Diable ne pouvant plus se transformer de nouveau, est prisonnier sous la forme de cette petite pièce. Jack obtint alors du Malin qu’il ne vienne pas réclamer son âme avant que ne se soit écoulé un an et le Diable accepte. Douze mois plus tard, Jack rencontre le Diable sur une route de campagne : ce dernier réclame son dû. Jack réfléchissant à toute allure dit alors « Je vais venir, mais d’abord pourrais-tu cueillir une pomme de cet arbre pour moi ? ». Le Diable grimpe sur les épaules de Jack et s’accroche aux branches du pommier. Jack sort alors son couteau et sculpte une croix sur le tronc de l’arbre. Coincé de nouveau. Le rusé maréchal-ferrant obtient alors du Diable la promesse qu’il ne prenne jamais son âme… Sans autre solution, le Diable accepte et Jack efface la croix du tronc.
Quelques années plus tard, Jack meurt. Mais il se voit refuser l’entrée du paradis à cause de sa vie d’ivrognerie. En désespoir de cause, il se rend chez le Diable : aux portes de l’enfer, celui-ci lui rappelle qu’il ne peut pas prendre son âme… « Mais où vais-je aller ? » demande Jack. « Retourne d’où tu viens » lui répond le Diable ! Il faisait nuit, froid et un grand vent soufflait. Jack demanda alors au Diable s’il n’avait pas de quoi l’éclairer sur la route. Dans un geste de bonté, le Diable lui donna une braise (cela ne manquait pas chez lui…). Jack la mit dans un navet qu’il mangeait pour la protéger du vent glacé. Depuis lors Jack est condamné à errer comme une âme en peine au milieu des ténèbres…
Le terme « Jack à la lanterne » apparu en 1750 désignait à l’origine un veilleur de nuit ou quelqu’un portant une lanterne. La tradition irlandaise de creuser des navets lors de la nuit d’Halloween (en souvenir des âmes perdues comme celle de Jack) fut vite remplacée, lors de l’exode massif des Irlandais vers les Amériques en 1845-50 (Grande famine en Irlande) par l’envie de creuser des citrouilles qu’ils trouvèrent sur place. Cette tradition, plutôt campagnarde, n’est devenue vivace partout aux États-Unis que depuis le début du XXème siècle. Les citrouilles utilisées sont d’une variété particulière de ce cucurbitacée orange appelées « Jack-o-Lantern » , elles sont devenues rapidement le symbole majeur de la fête d’Halloween grâce à leur forme régulière, rappelant un visage et la facilité avec laquelle on peut les creuser.
HAPPY HALLOWEEN A TOUS ! ET PENSEES A NOS MORTS…!

I HAVE A DREAM … OU PAS … ?

Bonjour les ondes !

J’espère que vous allez bien, que vous êtes contents, que vous avez le moral et que vous y croyez vous à l’avenir, parce que moi, après un énième rdv Pole Emploi ce matin, j’avoue, je suis ressortie de là totalement plombée.

D’ailleurs, comme je l’ai indiqué dans un de mes statuts facebook, c’est officiel: Pole Emploi me déprime. Je ne renie surtout pas l’organisme. Franchement, nous avons de la chance d’avoir droit à des ressources (nous payons pour ça en même temps), mais la vérité c’est que lorsqu’on y va, on se prend les failles de notre société en pleine tronche.

J’ai de la « chance », je suis rattachée au Pôle Emploi Cadres. Et donc, comme on essaie d’aider les cadres à améliorer leurs recherches de boulot, on nous propose des tonnes d’ateliers… Par ailleurs on a intérêt à en prendre et à y aller sinon la menace de la radiation plane au dessus de nos têtes. Oui oui, quand vous recevez une convocation c’est très clairement énoncé: si tu viens pas, … au revoir pôle emploi… en gros…

Tout de suite ça met à l’aise. On se sent déjà mal d’être à la merci du système, on se sent déjà mal d’être dans la dépendance financière, honteux quelque part de ne pas retrouver de boulot illico presto, et EN PLUS, on a la trouille au bide de pas toucher nos allocations si on a le malheur de louper un atelier d’information…

Donc je me suis lancée moi aussi dans les ateliers… Je fais actuellement un Bilan de Compétences Approfondi. J’avoue, j’y suis allée à reculons mais ça fait toujours du bien. Après, ce qui en ressort n’est pas forcément très… comment dire…ce qu’on veut vraiment faire mais on se dit: ok, si un jour je suis vraiment au fond du seau et à la ramasse je pourrai toujours me recycler avec tel ou tel métier que la multitude de tests et logiciels RH auront démontré et calculé… Moi j’aurai pu faire psychiatre ou chirurgien il paraît… ou paysagiste, ou horticulteur (j’aime bien la nature) ou prof de ski, ou …. formateur! si si … c’est mon côté pédagogue. Bon. La vérité c’est que je suis surtout bien faite pour faire le boulot que je fais…

Bref. En parallèle j’ai pris un atelier d’information à la création d’entreprise… Forcément, quand le chômage dure on se dit: assurons nos arrières, prévoyons le au cas où, donc renseignons nous !

Et ça, c’était ce matin. Je suis arrivée avec ma convocation avec en bas de page, la menace ultime de radiation si je viens pas… Et là, la gentille dame de l’accueil me dit que je suis pas enregistrée… mais c’est pas grave hein on va m’inscrire au crayon sur la feuille… euh… ok. Tant que je suis pas radiée hein… J’ai une angine, j’ai pas assez dormi, pas pris de café, je sens d’emblée que ça va pas être facile.

On arrive à 15 dans la salle dédiée à la présentation. Et là c’est parti pour 2 heures de powerpoint, où au final, la gentille dame nous écrit sur un paperboard, toutes les adresses Internet qu’on va pouvoir consulter pour se renseigner: URSSAF, RSI, Travail.gouv.fr, Maire de Paris, CCI Paris, AFPA, etc. etc. etc. ….

Donc en fait, on apprend des trucs sans apprendre. On nous dit que si vraiment on veut se lancer, il y a d’autres ATELIERS pour ça. Si on veut se lancer, SURTOUT, LE MIEUX c’est de bien s’entourer avec un Expert Juridique, un expert fiscaliste, un expert comptable… Et surtout, faut quand même bien faire gaffe. ET pour les aides, là, ATTENTION, WELCOME in LE LABYRINTHE de maboule, qui fait qu’on sort de là embrouillé à mort, entre les aides Pôle Emploi, les aides du Conseil Régional, les aides de l’Etat, et en même temps quand on est en fin de droits ça va pas être pareil qu’en début, et en même temps faut voir au cas par cas. …. OK.

Moi, je suis ressortie de là en me disant: Putain. Mon Dieu, faites que je sois salariée. Quand on dit que la France n’est pas un pays d’entrepreneuriat, c’est pas une blague. On vous parle d’exonération mais non. C’est pas vrai. Ce que tu paies pas maintenant, tu le paies plus tard et il y a tellement de paperasse et de démarches administratives que t’as de quoi totalement abandonner toute idée… D’ailleurs ils le disent, c’est 13 mois minimum…

Ma mère est à son compte depuis des années. Depuis 5 ans, elle fait des marchés. Elle a décidé de rien demander à personne, de se démerder toute seule, mais résultat des courses, elle a surtout bossé pour payer ses charges en tous genre… Donc elle a appris les « astuces » mais c’est épuisant…

Et donc… je regardais autour de moi. Beaucoup de + de 50 ans. Des hommes qui en gros n’avaient plus d’autres choix que de reprendre une entreprise ou en créer une parce que les entreprises ne recrutent pas les vieux. Et côté nanas, des filles de mon âge et plus mais toutes avec le même argument: Si je fais cette démarche, c’est parce que j’ai une sécurité financière avec mon conjoint, sinon je ne le ferai pas. Ah bah ouais… Ouais ouais… c’est sûr… c’est plus facile.

Et puis il y avait moi, luttant contre la fatigue, sentant la fièvre monter, perplexe devant toutes ces données, spectatrice en retrait presque de tous ces gens. Un mec en face de moi, genre djeunnze trentenaire qui essaie de maintenir son côté « in », iPhone4 en vue, l’air détaché, l’air « j’appartiens pas à votre monde de loosers » … mais la vérité c’est qu’on se sent tous des loosers dans ce genre de réunions. On a tous pas envie d’être là. Tous, on aimerait que ce soit autrement… mais on y est et faut faire avec. On voit bien qu’on essaie tous de maintenir notre statut, notre « standing » mais ça se voit qu’on a tous pas eu de gros lâchages en shopping depuis quelques mois. Et chose dingue, on a tous des cernes. On a tous l’air fatigué. Comme quoi on se repose pas au chômage.
Et aussi, on a tous des calepins et on prend des notes. Les hommes de + de 50 ans ont des « porte documents ». les plus jeunes on a des pochettes cartonnées avec des élastiques avec toute notre paperasse pôle emploi. On devient gratte papier à l’ancienne malgré nous. On a l’air ringard avec notre pochette cartonnée. Qui se trimballe avec des pochettes cartonnées à part les chômeurs (et les étudiants mais ils les planquent dans leurs sacs à dos Eastpak) …

Enfin voilà. ça m’a foutu les boules. Je suis sortie, il y avait un clochard sur un matelas emmitouflé dans une couverture. J’ai pris le métro. Ligne 13. Ligne populaire par excellence. Et là on se prend un grand bain de mixité sociale. On se prend dans la gueule la misère globale de la société dans laquelle nous vivons.

Là où j’ai craqué c’est la vision de ce garçon, handicapé mental qui avait sa petite feuille avec son itinéraire. Il souriait et parlait tout seul. Et là j’ai pensé à mon frère qui a 18 ans et qui est handicapé mental lui aussi… Et j’ai les larmes qui me sont montées aux yeux. Les gens devaient se dire: ah, elle a du se faire plaquer… j’en sais rien. Les gens ne me regardaient surement pas. Mais je pensais à mon frère et en sortant du métro, je me disais que j’avais vraiment intérêt à m’en sortir et je me suis retournée pour vérifier si le garçon arrivait à se repérer. Et je me disais, mon dieu… Est ce que vraiment il y a une place pour tout le monde dans notre société actuelle?

Quand on voit que des cadres, des gens éduqués, des gens qui ont eu la chance de faire des études, d’avoir un certain niveau de vie, se retrouvent eux aussi à finalement galérer, on se dit que c’est forcément encore plus dur, forcément encore pire pour ceux qui n’ont pas cette chance. On se dit que décidément, nous ne sommes plus dans une société de la chance pour tous.

Il semble évident que les chances de bien vivre sont augmentées quand on est RICHE, BEAU ET INTELLIGENT. Et si on est juste riche ça marche aussi.

L’autre soir, mon copain me disait que j’avais un problème avec l’argent. Je n’ai pas de problème avec l’argent. J’ai un problème avec l’injustice sociale. J’ai un réel problème avec les différences de valeur. J’ai un réel problème avec le fait que ce soit la lutte pour quelqu’un de s’acheter une boîte de pâtes à moins d’un euro quand une personne peut se permettre de s’acheter un jean à 1500 euros minimim. C’est ça qui me pose un problème. Et c’est ce que ces rdv Pôle Emploi me procurent…

Alors j’espère, j’espère que le mouvement des Indignés va s’amplifier. J’espère que la prochaine fois je pourrai moi aussi aller dans la rue, parce que ça me révolte tellement. J’ai ce rêve, je l’avais ce rêve, que nous pourrions avoir un système de société où chacun aurait sa petite place, son petit rôle à jouer peu importe ses origines, ses capacités,… une place pour que chacun puisse avoir le droit de vivre de façon correcte, décente.

Des mouvements s’organisent… j’espère qu’il y a un vrai phénomène de prise de conscience suffisamment fort pour qu’il y ait un vrai mouvement collectif de révolte contre ces fonctionnements inhumains de notre société actuelle.

Et pour finir, deux chansons qui symbolisent un peu tout ça :

LES LIMITES DE LA LIBERTE SUR INTERNET : ATTAQUES PIRATES ET AUTRES HARCELEMENTS

Bonjour les amis des ondes !

Je m’étonne de n’avoir jamais eu l’idée de faire un billet sur le sujet plus tôt mais suite à un nouveau petit coup de flippe ce matin en me connectant sur facebook, je me suis souvenue de ce qui m’est arrivé il y a un peu plus d’un an et je pense qu’il peut être utile à tous que je partage mon expérience de fille piratée et harcelée sur Internet, via Facebook (en tous cas, tout est parti de là).

Il était une fois, MOI. c’est à dire, une nana de 35 balais, bossant dans les relations publiques et OVER CONNECTEE. Entendez par là que je suis, à peu près partout. C’est à dire que je suis sur les réseaux sociaux (à peu près tous) et que mon CV traîne depuis des années sur tous les sites de recrutements possible et imaginables…

Jusqu’à ce qu’il m’arrive ce qui m’est arrivé, j’ai toujours pensé que je ne risquais rien. A vrai dire, ça ne me traversait jamais l’esprit qu’il puisse m’arriver quelque chose. O bien sûr, j’ai commencé comme tout le monde à entendre parler d’usurpation d’identités, de piratages, de  hacking de données sur les ordis, de carte bancaires volées etc. mais bon… je pensais que ça ne m’arriverait pas.

Moi et ma page facebook. Je frôle l’addiction. En même temps, vu mon métier, je dirai que 80% de mes contacts se font par le biais des réseaux sociaux. J’avais donc BEAUCOUP d’amis. je croyais filtrer. Je croyais aussi que ma page était bien protégée, bien paramétrée…. je dis bien, je CROYAIS. 

Et non ! Alors comme je suis quelqu’un d’expressif, j’ai toujours eu tendance à utiliser ces espaces comme exutoire. Par contre je n’ai jamais cité de noms. Blonde mais un peu prudente malgré tout. Ma page facebook  de l’époque a donc été un endroit où dans mon cercle PRIVE, je m’exprimais. 

Évidemment, je parlais de mon travail qui par moments me faisait suer, de mes vilains patrons pas toujours gentils, bref… je ne donnais jamais de noms mais voilà. J’avais besoin de me défouler un peu. Et puis un jour… Un jour, mon patron de l’époque a reçu un mail d’un inconnu, lui envoyant une copie d’écran de ma page facebook. Mais ma page était trafiquée. Je vous laisse imaginer l’état de choc…
Je ne me suis pas laissée démonter, j’ai compris qu’il y avait embrouille, mais forcément, ça a quelque peu altéré mes relations de travail. Vite, vite, j’ai fais du ménage dans mes amis, appelé mon avocat, cru paramétrer mon compte comme il fallait, bref… on respire, on se calme… BIM, 2ème Email de mon Harceleur inconnu, qui cette fois s’en prend à mes collègues. Toujours dans une démarche négative et clairement destructrice à mon égard… franchement, je ne comprends pas…

Totalement sous le choc, je me dis ok. Je garde tous les mails et on va aller chez les flics. Commissariat du 17ème arrondissement. Je tombe sur des flics qui me parlent de vide juridique et qu’en gros, je ne peux rien faire… Hein ?!

Je décide de faire profil bas quelques temps. Au moment où je me crois ENFIN tranquille, le harceleur attaque de nouveau en me mettant en CC. des emails. Toujours copie d’écran facebook trafiquée et quand plus de facebook il s’attaque à ma page LinkedIn. Je vous passe les détails mais là, je commence à méchamment flipper mais aussi à être totalement furax. Je réponds à l’inconnu qui prend soin à chaque fois de changer d’email. Il me répond en citant ma sœur, mon adresse postale et mon numéro de portable et me parle d’un ancien boulot… je ne comprends toujours pas car je N’AI PAS d’ennemis notoires. Je suis plutôt une bonne patte, de nature franche, donc en général, les éventuels clashs se dénouent très vite. Je n’arrive pas à voir QUI pourrait me vouloir du mal et avoir tant besoin et envie de me pourrir l’existence…
L’informaticien de la boîte est sur le coup. Mon père, GEEK professionnel et Hacker à ses heures perdues commence à essayer de comprendre. De mon côté j’ai de la chance d’avoir des amis, anciens collègues à fond dans le high tech qui m’orientent vers la cellule spécialisée contre la cybercriminalité des flics.

Tout se passe par email. Rien sur mon téléphone portable, rien de « physique »… je supprime ma page facebook et je m’en recrée une nouvelle avec un nouveau nom. Le mec me retrouve et me renvoie un mail. Je pleure, ça me rends dingue. Il attaque tous les jours à 17h. Je suis à bout.

Grâce à un cyberflic ultra compétent et quelques hackers dont on m’a donné les contacts, j’ai pu aller porter plainte dans un autre commissariat avec un vrai motif pénal pour amorcer une enquête judiciaire. Sachez que c’est hyper dur ces situations pour aller en pénal car à moins d’être frappée, agressée physiquement, cambriolée, bref… ce genre d’histoire de harcèlement et détournement de communication n’est pas si simple à gérer…

Donc, ENFIN je porte plainte et l’enquête s’ouvre. Je me retrouve en contact quasi 24/7 avec une bande de cyber enquêteurs/ flics. j’ai l’impression d’être dans LES EXPERTS. Mon père vient à la rescousse et grosso modo, tout ce que mon père peut trouver de façon légale, ce qui peut faire avancer l’enquête des flics, ils prennent… Il gèrent des menaces de mort réelles et sérieuses donc ils priorisent leurs actions étant en sous effectifs…

Moi je sais plus quoi faire. Juste je m’abstiens de communiquer. Je me sens piégée à la merci de quelqu’un que je ne connais pas, sans comprendre pourquoi et cette personne est déterminée à me pourrir professionnellement. Je recoupe des indices, j’enquête avec mes connexions communes. Je découvre que ces connexions ont elles aussi subi du harcèlement. Mais QUI C’EST BORDEL ?!

Mon père me dit que tous les mails que mon harceleur m’envoie sont bons signes. Le faux pas ne va pas lui échapper. Dès que je reçois un mail du harceleur je les transfère aux enquêteurs et à mon père et ils bidouillent leurs trucs de geeks et trouvent des indices et encore des indices…

Et figurez vous que c’est mon PERE qui a trouvé d’où venait la source. En tous cas, à défaut d’avoir trouvé et identifié le harceleur, mon père a trouvé par quelle connexion le mec passait pour pirater ma page et j’en passe…

L’enquête est toujours en cours. Mon dossier en sourdine mais la veille continue. Je n’y pensais plus jusqu’à ce matin où j’ai été informée que quelqu’un avait essayé de se connecter à mon compte facebook… un quelqu’un qui n’était pas moi et qui n’était pas localisé où je l’étais… Méga flippe mais action / réaction. Pour en revenir à mon histoire, j’ai mis du temps mais je me suis réouvert une page facebook que j’ai mieux paramétré cette fois ci car j’ai réalisé que je n’étais pas si sécurisée que ça dans mes paramètres. J’ai investi dans un super anti virus qui protège des attaques cybernétiques, j’ai changé mes password, je fais beaucoup plus attention à ce que je mets sur facebook et j’en passe…. MAIS je tiens à garder et revendiquer ma liberté d’expression. Cependant il ne faut pas se voiler la face. Nous ne sommes pas si libres.

Facebook est un gruyère m’avait dit le cyberflic. Quelqu’un d’un peu doué peut déjouer n’importe quel système. Alors je fais gaffe. Je fais gaffe à mes propos, je fais gaffe aux photos, tous mes amis, je les connais physiquement… j’ai enlevé mes adresses postales et numéros de téléphone de mes CV sur le net, je suis en mode invisible partout où je peux..

Et faut pas virer parano… les flics m’avaient dit que ça aurait été presque plus facile si le mec m’avait agressé dans la rue (eh merci hein les gars :))

En tous cas, il y a bien des motifs d’ordre pénal pour porter plainte en cas d’usurpation d’identité, de piratage et harcèlement. Il faut rester prudent sur Internet. Il faut apprendre aux enfants à l’être. C’est juste essentiel parce que croyez moi, ça n’arrive pas qu’aux autres et quand ça vous arrive, vous ne comprenez pas. Vous subissez une violence inouïe, sans pouvoir agir en direct et c’est très très très déroutant et déstabilisant.

Sur ce… bonne journée quand même 🙂

MAIS POURQUOI TANT DE HAINE ? OU EST PASSE LE RESPECT ?

Bonjour les ondes ! Aujourd’hui c’est samedi, aujourd’hui c’est Rugby, et cette nuit c’était insomnie…
Je me suis donc réveillée à 7h20 un samedi matin, alors que j’ai même pas de famille qui m’attends… j’ai abandonné la grande bataille contre le sommeil…

Et donc, j’avais prévu de faire un blog spécial sur cet article qui a suscité déjà pas mal de réactions sur facebook – enfin sur ma page – issu de l’Express:

Article intitulé: Faut-il interdire l’accès des restaurants aux enfants ?

L’article parle d’un mouvement qui se crée aux États Unis qui interdit tout simplement l’accès aux enfants par soucis de tranquillité etc.
Je vais un peu m’étendre sur le sujet malgré tout si vous le permettez:

Alors évidemment, je ne suis pas maman. Mais je précise que je suis quand même grande sœur de 5 avec des écarts dingues, que je suis assez PRO enfants, que j’aimerai dans un mode idéal avoir une famille nombreuse mais déjà si je pouvais en avoir un, un jour, je serai la plus heureuse, bref… je suis pas ANTI gosses. MAIS je pense que comme pour tout, la vie avec les autres ça s’apprend et il faut aussi faire preuve de bon sens… Quand un enfant est PETIT on évite le restau gastronomique, on vise le restau un peu plus « facile »… on dîne pas à 21h, on reste pas 3 heures…. bref… déjà en faisant preuve de bon sens c’est pas simple car jamais à l’abri d’une crise de gosse mais autrement… quel gâchis pour tout le monde !
Idem pour le choix des destinations de vacances. Cet été je bouillonnais de voir en Grèce, dans les Cyclades, à MIDI en plein soleil, un couple avec deux petits bouts de choux qui pleuraient, braillaient, c’était atroce… sans chapeau, sans rien…puis dans un bus… où nous étions… c’était infernal… les mômes avaient un coup de chaleur. Mais putain, sans déconner, aller en Grèce au mois d’août en trip routard avec des enfants en bas âge faut être un peu barré non ?! 

Ou alors le trip shopping au centre commercial avec des enfants, un samedi, le môme sur couvert entre le manteau, la foule, sous les néons, crevant de chaud

Enfin. Tout ça pour dire que j’avais prévu un post sur ce sujet seulement et j’avoue que ce mouvement « ANTI ENFANTS » me fait un peu froid dans le dos. Ce qui me fait froid dans le dos c’est l’excès. C’est cette façon radicale, extrême que les gens ont de réagir. Oui c’est chiant des gosses qui braillent au restau, dans le train, dans l’avion, dans le bus, mais on ne peut pas non plus les empêcher de vivre non ?

Après, il y a un vrai problème avec l’éducation et en l’occurrence avec certains parents. Ma mère a eu un commerce de chocolats belges pendant 10 ans. Une grande boutique avec des vitrines partout. C’était un magasin super ouvert avec de la déco en équilibre omniprésente. Donc évidemment, ça impliquait « de facto » une attention particulière.
Une des saisons les plus cruciales était Pâques. Tout tenait en équilibre. Les moulages de Pâques, fragiles, tenaient sur des cylindres, il y avait des pyramides de supports en plexiglas pour tenir les décos,… en somme, il ne fallait PAS toucher. Et IMMANQUABLEMENT, des gosses (mais pas seulement), déboulaient, couraient partout et ce qui devait arriver arrivait: BIM BADABOUM ! Toute la vitrine qui se casse la gueule, les moulages en pièces, les céramiques brisées et les parents… qui limite nous engueulent parce qu’en plus ça serait de la faute de nos vitrines qui n’ont qu’à pas être fragiles et accessibles…. Euh… ça serait pas le monde à l’envers là?

Quand j’étais étudiante j’ai tout le temps bossé. Après que ma mère ait revendu sa boutique, j’ai bossé en face de son magasin chez Geneviève Lethu. Art de la Table. Vaisselle, verres, bref, c’est QUE des trucs FRAGILES. Vous croyez que les gens font gaffe? Et vas y que je te colle un grand coup de poussette dans la pile de boîtes de verres à vin… et c’est qui qui ramasse ?

Non…. franchement… je suis pour l’apprentissage de la vie en société aux enfants, je pense que c’est super important d’apprendre les notions des belles et bonnes choses aux enfants et surtout la notion de RESPECT. Mais encore faudrait-il que cette notion soir intégrée par les parents, les adultes… le problème ne vient pas des enfants. Les enfants sont INNOCENTS.

Voilà pour ma parenthèse sur cette histoire d’article…

Et puis il y a eu cette autre actualité sur cette ado de 15 ans qui est morte en tombant (sautant?) du 7ème étage de son immeuble à Paris… après le passage d’une vingtaine d’ados qui seraient venues chez elle et qu’il y aurait eu une méga dispute… Bref… l’enquête le dira peut être mais ça sent le Mobbing et l’incitation au suicide à plein nez… et ça, ça me glace.


Pourquoi tant de haine ? Je sais bien que ma réflexion est à deux balles mais je n’ai jamais compris cette haine. Je n’ai jamais compris cette capacité qu’ont les gens de se liguer tous contre un. Quand j’étais enfant, je prenais toujours la défense de l’opprimé. Question de principe.

Ma soeur a souffert de « mobbing ». Elle a été harcelée, racketée, physiquement, psychologiquement. Elle en a pris plein la gueule et aujourd’hui je me demande encore comment elle a fait pour tenir le coup. J’en étais malade. Au collège, chez les cathos, chez les « caillera », même combat. La violence n’a pas de race, pas de couleur, pas de milieu social. Elle existe, partout.

Je me souviens aller chercher ma soeur à la sortie du collège. Je me souviens avoir le coeur qui battait à mille à l’heure prête à leur sauter à la gorge. Je la sentais cette violence en moi, cette révolte, mon corps entier qui tremblait de rage contre ces jeunes qui se liguaient contre ma soeur parce qu’elle était DIFFERENTE d’eux.

Et il y a eu le racket et il y a eu cette fois où ma soeur a REFUSE de céder sa place dans le bus à une connasse qui pour se venger l’a suivie en sortant du bus et l’à plaquée contre un mur pour l’étrangler. Et ma soeur a eu de la chance. Elle a eu de la chance parce qu’interceptée à temps par une pharmacienne qui passait par là et qui a sauvé ma soeur et forcé à porter plainte. Une pauvre main courante de rien du tout.
Il y a eu des scènes auxquelles j’ai assisté et où je suis intervenue quitte à risquer de me faire zigouiller… Notamment une fois dans un RER, une ado de 15 ans qui se faisait emmerder par une bande de mecs et je suis intervenue. Les mecs m’ont insulté, je ne me suis pas laissée démonter… Ils ont fini par descendre mais j’ai eu du bol que leurs frères et potes ne montent pas… Détail marquant: vous croyez que les passagers autour notamment les hommes seraient intervenus ? Evidemment, non.

La haine ordinaire du peuple. La violence ordinaire et banalisée. Une femme passe sur le trottoir en même temps que vous , elle vous bouscule, coup d’épaule, coup de sac… ça agresse. Elle s’excuse ? Non.

Un regard de travers, on manque de se faire casser la gueule. C’est ça notre société alors ?

Qu’on arrête de raconter des conneries peace & love. Il n’y a PAS d’amour dans notre société. Il y a de la HAINE. de la MAXI haine et surtout une ABSENCE TOTALE de RESPECT.

Le respect a tout simplement disparu. Il n’y a plus de respect au sein des familles, il n’y a plus de respect des liens, de la transmission, des valeurs de base. On n’apprend plus aux enfants le respect… A croire que la reconnaissance sociale aujourd’hui va passer par sa capacité à être méchant ? C’est quoi ce monde ?

Moi le monde me fait peur. Parfois je finis par me demander si c’est bien sérieux de faire des enfants dans cette société… mais je suis comme tout le monde… je garde espoir…

Je ne suis pas conservatrice. Je ne suis pas une grenouille de bénitier. Je ne suis pas une bourgeoise conformiste loin de là… mais est ce que l’éducation, l’apprentissage de certaines valeurs morales ne pourraient-elles pas avoir un effet bénéfique sur les gens ? Enfants comme adultes d’ailleurs car je veux croire qu’il n’est jamais trop tard.

Nous avons tous – moi compris – des bas instincts. Un instinct animal qui nous pousserait à devenir une bête féroce en cas d’attaque. C’est pour ça que nous avons une société régie par des lois pour éviter que cet instinct prenne le dessus et nous fasse commettre l’irréparable. Nous voulons être des êtres humains c’est bien cela ? Alors qu’attendons nous ?

Quel monde offrons nous aux enfants ? Ces enfants qui se tuent entre eux, qui se suicident… cette intolérance grandissante sous couvert d’ouverture d’esprit et de liberté d’expression… Ah oui ça c’est un autre sujet mais côté tolérance, les gens de gauche n’ont pas de leçons à donner (je suis ni de gauche ni de droite… enfin mon coeur est sûrement à gauche mais politiquement je ne me sens appartenir à rien)… bref… on prône la tolérance mais la liberté d’expression n’existe pas vraiment car si on exprime quelque chose de différent de la « bien pensance » générale on se fait démolir et cataloguer… je n’appelle pas ça de la tolérance…

La vérité c’est que nous ne savons pas vivre ensemble et nous accepter avec nos différences….

Il y a encore du boulot…

LA SAISON AUTOMNE / HIVER ARRIVE : PENSEZ A DONNER A CEUX QUI NE PEUVENT PAS DEMANDER!

Hello à tous !
Désolée d’avance si ce blog n’est pas le  plus gai mais je crois que c’est bien de faire une petite piqure de rappel…

C’est vrai que la pauvreté n’existe pas qu’en Automne et en Hiver, mais il s’avère qu’elle est encore plus difficile à vivre à cette période car il fait froid, c’est plus dur de s’abriter, de se nourrir …

Je suppose que vous êtes tous un peu informés de la tragique annonce de l’Union Européenne qui coupe de 75% son budget d’aide alimentaire… Tout comme le budget du SAMU Social.

http://www.samusocial-75.fr/


ça veut dire que les plus démunis vont avoir PLUS QUE JAMAIS besoin de nous. Alors oui c’est vrai, c’est pas juste parce que c’est pas les plus riches qui donnent, c’est jamais les plus riches les plus généreux dans ce genre de situations à nos grands regrets mais c’est peut être le moment ou jamais d’essayer d’être encore plus que jamais solidaires des plus fragiles.

Nous n’avons pas à juger comment des personnes arrivent à se laisser sombrer dans la déchéance. Parfois nous enchainons les malheurs et parfois nous n’avons ni la ressource personnelle, ni l’entourage, pour rebondir et faire face.

Pour commencer, nous faisons tous pour la plupart nos transferts de vêtements été / hiver. C’est toujours l’occasion de faire du vide. On achète souvent trop, inutile. Pour ma part, depuis que je suis au chômage je me suis bien calmée et surtout, j’ai pris conscience de ma SUR CONSOMMATION. J’ai donné des sacs et des sacs de vêtements aux Relais Emmaus. J’ai la chance d’en avoir un gros container à côté de mon avenue.

Il ne s’agit pas de donner des fringues pourries non plus. Mais des pulls, des manteaux, des chaussettes, des pantalons, hauts, chaussures, qui peuvent avoir une 2ème vie, que vous ne mettrez plus, que vous ne pouvez pas revendre, bref, on a tous ça.

A Paris mais je suppose en province aussi, il y a la Croix Rouge souvent qui fait des récoltes dans les immeubles. Pensez – y ! 

ça c’est pour le « textile » en général… Après, il y a aussi ce qui touche à l’alimentaire. Je crois que plus que jamais, nos dons au Restos du Cœur, à la Banque Alimentaire vont être nécessaires. Là c’est pareil. En général, la banque alimentaire organise une campagne nationale dans tous les supermarchés. L’idée c’est de faire quelques courses pour eux que l’on donne en sortant. Evidemment, ce sont des denrées qui ont un délai de conservation, mais aussi du savon, du shampooing, des couches, des serviettes hygiéniques, du détergent… Tout ce qui peut aider au quotidien et qui se garde longtemps. De toutes façons, ils expliquent ce qu’il ne faut pas acheter (genre produits frais on oublie… une fois j’avais acheté des oranges et elles ont été refusées… dommage…)


NE BANALISONS PAS LA MISERE.

Si chacun de nous au quotidien agit, alors nous aurons plus de pouvoir qu’une seule personne et une influence grandissante en faveur de la lutte contre la pauvreté. C’est vrai aussi que ce n’est pas toujours évident mais il faut prendre le temps quand on peut, de créer du contact avec les SDF que l’on croise. je vois à mon grand déchirement un jeune SDF skater qui commence à complètement sombrer… Ce matin il gisait dans sa planque habituelle, enroulé dans son sac de couchage avec du vomi à ses pieds… j’étais à deux doigts d’appeler le Samu Social et en même temps j’ai eu un peu peur et je me suis dis que j’attendrai peut être ce soir de voir comment il a évolué… D’ailleurs je crois qu’il ne l’a plus son Skate…

Et ce petit monsieur qui marche toujours raide comme un piquet, avec un regard angoissé et triste, que je croise tous les soirs à 22h quand je sors mon petit carlin avec son petit short, ses chaussures de marche, son sac à dos serré contre lui, cherchant sûrement une planque pour la nuit…

Cette dame qui commence à perdre la tête avec son caddie, son gros sac et son manteau à capuche, ses baskets trop grandes, qui fait les poubelles…

Misère omniprésente. Moi ça me fends le cœur, ça me fait me sentir honteuse, malheureuse de les sentir malheureux, désolée, tellement désolée de me dire qu’une vague de grand froid pourrait les tuer… Et nous, nous qui finissons par ne plus les voir, tellement ils sont là, à portée de mains…

Pas un jour sans que dans le métro, dans la rue, on ne soit sollicité. Bien sûr qu’on ne peut pas tout le temps donner, on ne peut pas tout le temps s’arrêter, mais essayons tout de même. Même si cela n’arrive qu’une fois.

Je garde en tête d’acheter des briques de soupe, des grosses tasses en plastique, pour peut être en donner à quelqu’un qui en aura besoin. J’ai des couvertures en polaire aussi  et je me dis que si jamais, j’en donnerai une… ou plus…

L’an dernier, j’avais acheté à manger à 2 SDF qui squattaient la sortie de mon Franprix… et j’étais restée 1h30 avec eux à discuter et j’avais prévu de leur acheter des chaussettes et des polaires chez Décathlon mais ils ont changé de « spot » et je ne les ai pas revus…

Les associations ne manquent pas… Alors donnez, donnez. Même un tout petit peu, ça sera toujours ça de gagné pour ceux qui n’ont plus rien.
Désolée c’est pas très gai, mais en même temps c’est la réalité de notre monde aussi.