LE DIKTAT DE LA POSITIVE ATTITUDE : ON NOUS PREND VRAIMENT POUR DES CONS :)

Alors ce blog là… Il date aussi… un blog « fond du cœur » … eh ben merde alors… je réalise que je suis en crise existentielle depuis que je suis entrée sur le monde du travail :))) j’ai commencé à 25 ans, quand je lis ce que j’écrivais à 33 ans et où j’en suis finalement à 35 … euh … c’est peut être une bonne chose ce chômage finalement :))

LE DIKTAT DE LA POSITIVE ATTITUDE: ON NOUS PREND VRAIMENT POUR DES CONS…!

Journée à la con.



En fait ça fait deux jours que j’ai des journées à la con et je crains que ce soit toute la semaine comme ça.. enfin la semaine s’arrête jeudi soir et je me barre ce WE dans ma campagne Vendéenne… Enfin dans la maison familiale avec frères et soeur et à moi les vaches, les poneys, l’atlantique glacé, les balades en vélo et les joggings à travers champs! Seul truc va falloir que je m’accroche sévère avec mon régime – tiens j’ai failli faire un blog sur le sujet: Dr. Fricker & Me. Peut être je le ferai je verrai si je suis inspirée, si j’ai la niak pour écrire…
Je dois me remettre à écrire mais je suis moins du soir que du matin et après des journées tête farcie, c’est pas évident de se concentrer…
Quoiqu’il en soit, j’ai donc eu droit à des heuuuuuures de réunion… je travaille dans une grosse multinationale amerloque donc la motivation des troupes c’est presque un sacerdoce…


Et moi j’arrive à 33 ans et j’ai un truc qui me reviens comme un truc lancinant: je ne suis pas faite pour le monde du travail standard… le monde de « l’entreprise »… La sacro sainte entreprise qui sublime la hiérarchie et le syndrome du petit chef, qui ne vit que dans les procédures, qui s’éclate à coups de management à la mord moi le nœud…


Et alors le summum, c’est ce que j’appelle ‘le diktat de la positive attitude’. Il y a un excellent bouquin qui est sorti il y a quelques temps intitulé « L’Open Space m’a Tuer » … Ils en parlaient de ça… C’est exaspérant. On prend les gens pour des pantins, on les lobotomise, on les prend littéralement pour des cons… mais le truc c’est qu’il y a plein de moutons, de petits soldats accros du fayotage et du lèche botte qui ADORENT ça!!!


Aujourd’hui j’ai eu une réunion loooongue… qui s’est clôturée par l’intervention d’un coach, ancien financier, recyclée en coaching…pour « aider les ex rois du pétrole à se retaper l’ego » … en gros… Moi je dis que rien ne vaut un bon psy… Les coachs, il y en a un paquet de charlatans…déjà chez les psys, il y en a mais là on à boire et à manger… Je les considère comme presque dangereux d’ailleurs…


Et donc, ce « super coach qui claque sa mère » a décidé en fin de réunion de nous faire toute une leçon en 30 minutes top chrono, du genre: « La crise est une opportunité »…
Et c’est parti on a eu droit aux citations de Winston Churchill du genre:
Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit lopportunité dans chaque difficulté
Donc en gros, ceux qui sont négatifs le sont parce qu’ils le veulent et il suffit de cultiver l’optimisme pour que tout aille mieux et que bien sûr, on a le choix…


Hmmm… Alors je ne dis pas qu’il n’y a pas de vrai là dedans! C’est sûr: Aide toi et le ciel t’aideras! A un moment donné, il faut bien intégrer que le positif amène le positif et inversement, le négatif amène le négatif… bref… ça paraît un peu le B.A. BA. Mais c’est vrai, parfois il faut quand même se botter le cul, prendre le taureau par les cornes et se reprendre en mains…


Cependant, nous n’avons pas tous la même force psychique, la même capacité de résistances aux épreuves et nous n’avons pas non plus tous les même fardeaux…
Évidemment, tout cela était sur fond de mise en contexte dans le monde professionnel et dans un contexte de crise économique. Là où il avait raison c’est que oui, très clairement, il y a une crise de confiance. Mais ça sonnait faux. ça sonnait GROS PIPEAU! Parce que le but final de cette intervention était de motiver les travailleurs éprouvés, pris à la gorge par la peur de se faire licencier, de donner encore un coup de collier, de encore continuer d’y croire et avec le sourire SilVouplé !


Et en plus, je trouvais que ça avait un côté super culpabilisant… en gros, si on adhérait pas à cette positive attitude, ça sous entendait qu’on était de mauvaise volonté, de la mauvaise graine…


Je regardais autour de moi… Je reconnaissais les bons soldats… et je percevais aussi les sceptiques… ceux qui n’osent pas dire: c’est de la grosse merde en barre Mossieur votre théorie! Mais personne ne disait rien…


Moi je trépignais… je me suis suffisamment fait repérer comme ça… je suis comme tout le monde. Lâche. J’ai besoin d’un salaire pour payer mon loyer, mes impôts, ma bouffe, mes factures etc … je n’ai pas l’énergie de me retrouver au chômage… Quoique.. J’avoue que parfois ça me chatouille…


Dans le fond j’aimerai devenir écrivain, j’aimerai vivre indépendante de tout système à carcan. En même temps vivre comme je vis est une source d’inspiration. On côtoie la société de l’intérieur… si j’étais extérieure je m’ennuierai peut être…
Je suis née avec l’esprit libertaire… Je ne suis pas une contestataire pour l’être, je ne me glorifie pas de clamer l’injustice… C’est juste comme ça que je suis. J’ai du mal avec l’autorité, j’ai du mal avec l’obligation, je n’aime pas qu’on empêche les gens de s’exprimer comme ils sont. J’aime le management mais je ne crois pas au matraquage mental, je ne crois pas au fait qu’on prenne les gens pour des cons, je ne crois pas au fait que le pipeau paie…Je ne pense pas que les gens travaillent mieux en leur balançant du diktat de positive attitude…


On balance trop de conneries aux gens, on leur pourrit le crâne en leur expliquant comment ils doivent vivre pour vivre bien… C’est dingue. Est-ce qu’on ne peut pas laisser les humains être juste des humains et assumer d’être juste des humains ?


C’est à dire des animaux dotés d’une conscience, bourrés de contradictions avec leurs bons et leurs mauvais jours, leurs forces et leurs faiblesses et ils font ce qu’ils peuvent…
Nos sociétés n’ont tellement plus de repères, tellement plus de racines, elles sont tellement flinguées par l’individualisme et le matérialisme, tellement pourries qu’on leur inflige des coach…Faudrait balancer tout. Mettre tout le monde au vert en désintox, comme pour les vrais camés…


A l’heure où je tape ce blog, je viens de voir en simultané, une pub pour un énième produit miracle de régime avec une meuf qui remue du croupion en string (mais nooooon enfin ce n’est pas son cul qui va faire vendre le pseudo médoc en question… sssiiiiiii? ;-))) – suivi de la dernière pub Mac Do du Chicken Mythic, riche en sucres raffinés, chapelure frite, et mayonnaise… Où elle est la cohérence?


Bref…  je m’égare… Pour en revenir au diktat de la positive attitude, je me prends moi en exemple: ma vie perso est une sorte de radeau au milieu des 40ème rugissants depuis pas mal de temps… Bon… je me dis que peut être là je suis en train d’en sortir un peu… mais en tous cas, je peux pas dire que c’est l’éclate du siècle dans ma vie… Juste j’essaie de faire avec et de pas me laisser aller… parce que … bah j’ai pas le choix! Par contre, quand j’ai eu un WE difficile et que j’arrive le lundi matin et que j’ai Zébulon qui a 5 ans de moins que moi, le gars 20/20, qui a tout réussit en plus d’être fondamentalement adorable études, boulot, mariage, déjà bientôt le deuxième gosse et qui déboule, le sourire banane en me clamant un: alors?! Bon WE?


Euh… là j’avoue… c’est trop dur…


Dans ma tête je me dis: Ok. Je vais lui faire un coup de claquette avec une voix de crécelle et lui dire: Ouéééé c’est supeeeer ! Je me suis éclatééééééééééé comme une malaaaaaade !!! J’ai fais le ménage dans mon appart pou moi toute seule, mes courses pour moi toute seule en faisant gaffe à mon compte en banque, je suis allée voir ma famille qui part en couille avec mes parents au bord du divorce et mes frères et soeur quelque peu problématiques, je pense à mon petit ami que je ne vois plus qui me manque et que je sais même pas si on a encore une chance de s’en sortir tous les deux, mais quand même, j’ai perdu 4 kilos avec mon régime qui me donne faim, j’ai fais du sport, j’ai pleuré vendredi soir comme une pôfille en apprenant que le frère d’un vieux copain venait d’etre papa, vraiment c’est supeeer! j’adooooore ma vie ! je m’éclate, ch’uis prête à attaquer la semaine avec la fleur au fusil, le fusil entre les dents, voilà ! Je t’offre un café?
Naaan. En fait je ne lui ai pas répondu tout ça… mais putain qu’est ce que j’en avais envie. Mais ça aurait fait la fille aigrie agressive gratuitement méchante…


Alors j’ai été plus soft. Quand sa question a surgi je lui ai dis; bah non… pas terrible, ça va pas trop et c’est vrai j’avais les larmes aux yeux, les boules dans la gorge… et hop, ça l’a calmé direct… et là il ne me pose plus la question fatidique…et franchement ça fait du bien.


Tout à l’heure, à la fin de la réunion,  mon cher collègue n’a pas pu s’empêcher de clamer un : C’était Génial! Pour parler du coach et de sa grande méthode anti crise…
Mon Dieu… que dire… j’ai vite grignoté quelques trucs qui semblaient diététiques et j’ai tracé ma route…


Je sais pas être un bon petit soldat. Je sais pas être une fayote, je sais pas faire semblant d’être neuneu… Sûrement pour ces gens là je suis une pauvre fille, je n’ai rien compris à la vie… j’aimerai pas être comme eux et surement ils n’ont pas envie d’être comme moi…


Mais perso, je préfère quand même être comme je suis. Surement je suis plus en souffrance qu’eux, surement je cogite trop mais bon… moi c’est pas ma vie tout ce théâtre… Je ne sais pas ce que c’est ma vie au final mais je sais que ce n’est pas ça… En attendant, je fais avec… en attendant d’y voir plus claire, c’est pas pire comme disent les Jurassiens…
Ouais. Pas pire. Une chose que j’ai appris avec le temps c’est accepter de faire le dos rond parfois. Sans pour autant me corrompre mais apprendre à ne pas perdre de l’énergie dans certaines batailles inutiles…


Ce monde n’est pas le mien. Ce n’est pas de leur faute… Ce n’est pas la mienne non plus…. Je joue du système moi aussi…en attendant de trouver ma vraie place…juste je sais pas laquelle c’est ma place… ma vraie place…
Peut être un truc entre les deux? Ch’ais pas…

UN AUTRE BLOG RETROUVE: Soirée branchouille à Panoplies Land

Ah c’est marrant de l’avoir retrouvé celui là alors je vous en fais profiter… Oui je suis un peu cynique… mais j’ai le droit, c’est MON blog 🙂

 (Été 2009)

SOIREE A BRANCHOUILLE & PANOPLIE LAND 🙂

Je suis une oursonne qui essaie de sortir de sa caverne, trop longtemps enfermée depuis quelque temps dans l’absence de contact avec l’extérieur, la jeunesse, l’esprit festif, la vie de mon âge quoi…

Et j’ai mon amie Camille, qui elle, est toujours LA personne avec qu’il est possible de réactiver tout ça… Donc ce soir, elle m’a proposé de la retrouver au DERRIERE. Un restau rue des Gravilliers dans le 3eme, métro Arts & Métiers – pour ceux qui ne connaissent pas encore et pour ceux qui connaissent vous verrez de quoi je parle…
Restau sympa décoré de bric à brac avec une table de ping pong en plein milieu de la salle. A découvrir, à voir, c’est comme une maison où toutes les pièces sont investies pour y diner, déjeuner, boire un verre et même un fumoir… On pourrait imaginer que c’est une brocante stylée….
En tous cas, la population y est elle, stylée. Et c’est là où à chaque fois que je vais avec mon amie Camille, je sais que je vais me régaler, faire mon étude sociologique, observer ces jeunes et moins jeunes parisiens qui tous, sans exception, veulent faire partie de la « happy few branchouille community »… Une majorité essaie ou est artiste… Comédiens et comédiennes, apprentis, DJ masteurisant l’Ipod battle mieux que quiconque et les mecs, tous en jean slim avec cheveux en bordel et les filles, cheveux longs et raie sur le côté, très sur le côté… du genre la mèche qui borde tout le front, partant quasi de l’oreille gauche pour aller vers l’oreille droite. Elles aussi en slim taille 34, ballerines repetto et longs débardeurs… mais la version talons ou low boots existe aussi, la version Joan Jett version rockeuse aux accents gothiques, bref… c’est le spectacle!
Moi ça me fait marrer parce que moins naturel, c’est juste pas possible… mais c’est sympa faut pas croire… Ce sont des vrais parisiens et des vraies parisiennes. Ils sont conditionnés à être branchés! Surtout dans ce quartier… Du marais à montorgueuil en passant par tout le quartier de chatelet / beaubourg, c’est là où ça se passe Messieurs Dames.
En tous cas la carte, très chouette. Déformation professionnelle oblige j’étais attentive à la carte, aux prix, à la qualité du service et des produits. Rien à redire de ce côté là, franchement bravo! Ma bavette aloyau aux échalottes et ses haricots verts, étaient par-faits! j’avais pris en entrée des asperges blanches – vinaigrette à part régime oblige – et je me suis régalée!
Quand je ne serai plus au régime, j’y retournerai pour me lacher sur les pommes grenaille, le jambon de cochon rôti et leur bon pain et beurre demi sel…

Une très bonne adresse et des prix très raisonnables.
Mais c’est là où je me rends compte que je suis une alien de ce monde. A aucun moment j’ai envie de ressembler à ces filles! C’est bien trop compliqué pour moi!
Petite vessie oblige j’ai du aller au petit coin du lieu. Et là, j’ai cru que les filles répétaient une scène de film, une pièce de théâtre je ne sais pas…. 3 greluches lookées, bruyantes, à la fois féminine d’allure globale mais complètement agressives, gouailleuses dans leurs expressions… Adieu finesse et douceur… elles avaient la clope au bec et se parlaient comme des mecs un peu machos se parleraient… bizarre… Moi j’étais là, débarassée de ma tenue corporate à la Barbara Gould du jour, dans mon jean baggy, mes reebok noires, mon t shirt manche longues blanc H&M… on peut pas vraiment dire que j’avais le look dernier cri du spécial Mode de ELLE ou VOGUE printemps / été 2009! Mais moi la mode ça m’a toujours gonflé! J’aime pas suiiiiiivre! J’aime bien des bouts de trucs, je pioche par ci par là… mais je déteste les panoplies!!
Et en fait c’est ça… tous ces gens croient être naturels, détachés, « soit disant artistes » mais ils ont que des panoplies!!!
Ils sont noyés, perdus dans ces apparences auxquelles ils attachent tant d’importance!! Quel dommage…
Et alors il y a les castes… les apprentis et les « confirmés » ou en train de le devenir. J’ai dîné à coté d’un des principaux protagonistes de la série TV Clara Sheller… Il avait ses groupies…. Lui le beau gosse et parmi les minettes à sa table, l’une d’elle devait être sa petite copine du moment…
Des pseudo mannequins apprenti comédiennes, toutes avec la moue boudeuse et l’air blasé, la clope pas trop loin et attentives à leurs poses, leurs gestuelles… Incroyable…

Et puis je suis rentrée… j’ai retrouvé mon quartier BCBG du 17eme avec avenue des Ternes, le seul Restau/ Bar Branché du quartier: Le Dada
Qui avait littéralement une annexe dans la rue Poncelet et l’Avenue des Ternes, un toit de camionette comme comptoir Bis. Je me dis que c’est le deuxieme effet « beaux jours » ou alors c’est pas possible c’était peut être tout un séminaire d’entreprise logés dans les hôtels du coin qui s’y pintait la tête…
Population très différente d’un quartier à l’autre…
Enfin voilà. ça fait du bien de sortir malgré tout. J’avais besoin de m’ouvrir de nouveau, de regarder ce qui se passait dehors…
Dans le métro il y avait un gang d’ados. Impossible de leur donner un âge… A la fois déjà très dégourdis et en même temps les détails qui les gardaient au stade de gosses… Ils allaient à un anniversaire et le cadeau était dans un magnifique sac Yves Saiint Laurent… A 15 / 16 ans je n’offrais pas du YSL! A 33 non plus d’ailleurs… Les djeunnzes parisiens sont différents…
Sur ce, Good Nite Folks!

Retrouvailles avec mon vieux Blog MySpace (extrait) – un lundi au bureau …

Salut la compagnie
Mine de rien, bien avant Facebook, avant tout le reste d’ailleurs, pour moi il y avait MySpace. Il y a toujours MySpace d’ailleurs. Le mal aimé des réseaux sociaux qui s’est fait tailler la part belle par facebook et twitter.
J’y reste TRÈS ATTACHÉE. Parce que c’est là que j’ai monté mon premier blog en Octobre 2006.
Et puis j’y ai fais des rencontres humaines supers 🙂 Y compris mon amoureux… si si et que c’était pas du tout prévu au départ !
Côté musique c’est là que j’ai découvert des tonnes et des tonnes de supers artistes… notamment le label Hotel café Tour ou Joshua Radin…
Et puis il ne faut pas oublier que si j’ai atterri sur MySpace c’est parce que je voulais monter un blog. Je voulais ECRIRE. J’ai pas l’air comme ça mais j’ai déjà 4 manuscrits à mon actif… jamais publié… (manque de connaissance du milieu de l’édition, manque de piston, manque de temps, manque de tout …)…. alors le blog semblait être une bonne alternative et collait bien à mon style…
Ah si vous tenez à ce que je m’explique, j’utilise la technique de littérature américaine appelée : Creative Writing. J’ai découvert ça en Deug avec ma prof américaine de littérature Américaine. Kathleen Spivack. Une femme géniale, qui avait enseigné à Harvard et qui avait le don de vous emporter avec elle dans le grand monde de l’imagination….
John Irving utilise cette technique, Sandra Cisneros (The House on Mango Street – à lire de toute urgence si vous ne connaissez pas – ) – donc je m’y suis mise. Quelques mots, quelques indications sommaires et on se lance. On se lance direct, on y va, on fonce ! Topez là vous avez 20 minutes ! Et les mots sortent, défilent… c’est proche de la technique de l’écriture Automatique d’André Breton mais ça ne va pas dans l’abstrait ou le surréalisme…
Enfin voilà. Pas envie de le perdre ce petit blog MySpace que j’ai fais vivre…
Il y a des choses moins bonnes que d’autres c’est sûr. Moins « inspirées » je dirai…
Quelques extraits… Un Lundi au bureau (à 33 ans) …

 

LE LUNDI AU BUREAU –  A 33 ANS

Le lundi au bureau ce n’est pas brillant. On pourrait penser qu’avec les années ce genre de choses se tassent. On pourrait penser qu’on se conditionne à la longue ? Alors oui. On se conditionne en ce sens que la rebelle que j’étais est devenue « Manager ». ATTENTION. Je ne suis plus la junior qui bondissait dans tous les sens, qui se permettait de faire des conneries se planquant derrière son statut de « junior ». Maintenant c’est moi la CHEF.

Et ça me fait bien rigoler.  Un des avantages (pas lié au fait d’être chef) c’est que je ne me tape plus les transports en commun. J’ai donné. Des années de RER, de trains de banlieue supprimés, en retard, deux en un, d’escalators en panne, de marées humaines à la gare Saint-Lazare ou La Défense, des sprints en talons dans les dédales de couloirs, des wagons blindés de monde, de gens propres et sales mélangés, de mélanges d’odeurs corporelles, de parfums, de maquillage et d’after-shave.

Des sacs à mains qui te cognent les mollets, la poitrine collée au bras d’un mec qui malgré lui en profite, de l’agression concentrée en début de journée qui fait qu’on arrive au bureau déjà excédé.
Parfois ça se passe bien, donc ça compense. Mais pas souvent. La plupart du temps on arrive déjà à cran. Donc moi, j’ai de la chance pour une fois, j’habite à moins d’une minute à pieds de mon bureau. Un luxe qui ne durera pas c’est sûr. D’ailleurs c’est un luxe tout à fait relatif car j’ai des travaux dans ma rue pour me rappeler que rien ne sera jamais parfait dans ma vie. Je n’ai pas l’agression des transports en commun mais l’agression du bruit, des ouvriers qui gueulent comme des veaux à 7h du matin dans la rue avec un camion géant qui fait un boucan du diable. J’envoie d’ailleurs direct, un sms au chef du chantier pour lui signaler le non respect du deal qu’on avait négocié ensemble. Je les autorise à me pourrir la vue à ma fenêtre pour qu’ils stockent leur matos, en échange, c’est silence jusqu’à 7h30. Ils ont démarré à 6h45. ça va chier. Voilà le sms : « Bjr ! C normal q les gars komencent à 6h45 ? Je V venir vous voir tt à l’H ! » Allez… C’est parti je vais aller râler sur le chantier pour la 15ème fois depuis que tout ce bordel à commencé…
Je me lève ainsi, grâce à eux entre autres, légère et de bonne humeur !
Le rituel de la semaine commence. J’ai l’obligation d’être impeccable. Non seulement parce que je suis manager de relations publiques mais en plus parce que je suis dans le luxe.Tout moi ! Je crois que je ne pouvais pas trouver plus représentatif de ma personnalité réelle ! C’est ironique bien sûr. Mais je joue le jeu. C’est l’avantage d’avoir 33 ans et pas loin de 10 ans d’expérience professionnelle. On accepte mieux certaines règles. On comprend que ça n’est pas de la corruption. Enfin disons qu’on n’accepte mieux de jouer le jeu d’un système même si ce n’est pas le nôtre parce qu’on sait que ça ne dure qu’un temps. Enfin on espère.
Alors voilà. Je me prépare comme un soldat. J’enfile ma panoplie corporate impeccable de working girl qui assure des cacahouètes mais qui reste payée des clopinettes, maquillage impeccable, brushing bcbg, bijoux du genre classique, un pschitt de parfum, une banane, un kiwi, mon sacro-saint ricoré lait écrémé avec Télématin en fond et hop’, emballé c’est pesé, j’enfile ma veste tailleur et c’est parti pour une journée intense de stress sans strass, des têtes de nœuds à gérer et le tout avec le sourire, silvouplé Madame !

 La différence fondamentale par rapport à mes 25 ans c’est que maintenant je travaille vraiment. Du genre je n’ai plus du tout le temps d’animer les ondes ! Avant j’étais LA grande manitou de l’email ! J’avais une mailing liste immense et chacun avait l’honneur et le plaisir – ou pas – d’avoir mes états d’âme du lundi matin… ou du lundi après midi, ou du mardi, mercredi et toute la semaine comme ça. Je lançais des débats online, c’était l’ancêtre du blog, du site communautaire ma mailbox !

Bon. Je me faisais griller par mon patron de temps en temps mais même pas peur je m’en sortais très bien. Aujourd’hui ça m’arrive même de bosser le soir chez moi le soir et le WE alors côté animation des ondes pendant les journées de boulot ce n’est plus vraiment possible…
Mais le lundi matin, faut me laisser en paix. Le pire qui puisse m’arriver c’est une réunion le lundi matin à peine arrivée. Là je sais, que d’emblée, je passerai une mauvaise journée.
Quand j’arrive au bureau le lundi matin, je déteste prodigieusement qu’on me saute dessus avec un : ça va ? t’as passé un bon WE ? Mais putain ! Je vous demande pas vous si vous avez passé un BON WE !!! Pourquoi faut-il avoir passé A TOUT PRIX un BON WE ?
Ne peut-on pas juste se contenter d’un « bonjour » ? ET No COMMENTS ?  Moi je respecte l’idée que certaines personnes ont PEUT ETRE passé un WE de merde. Donc je ne prends pas le risque de demander. En plus je m’en contre fous. Donc qu’on me foute la paix aussi.
Une fois j’ai osé répondre : NON, un WE DE MERDE et je me suis barrée. Ah c’est sûr ça fait pas très « public relations »… C’est plutôt hostile comme message. Mais en même temps, merde. Je ne m’appelle pas Lorie.
Mes collègues de bureaux ne sont pas mes meilleurs amis. D’ailleurs mes meilleurs amis sentent très bien quand j’ai les boules et qu’il faut éviter les questions à la con du genre : « t’as passé un bon WE » ? Mais Qu’est ce que ça peut faire ? Puisque de toutes façons, on est lundi matin et que le WE est fini et qu’il faut bosser à présent ?
Allez. J’allume l’ordinateur. Pourvu qu’il ne plante pas, que je ne sois pas arrivée tôt pour rien. Parce que ça, arriver le lundi matin au bureau la fleur au fusil prête à bosser comme une tarée et ne finalement pouvoir être opérationnelle qu’à 10h du matin parce que les serveurs à Londres sont à plat, ça, je vous jure ça énerve. Parfois ça ne marche tellement pas, que même Internet est inaccessible. Même pas possible d’aller s’étaler l’état d’âme sur facebook… la loose quoi !
En tous cas je mets la machine en route et en attendant je vais à la machine à café. Si j’ai la monnaie je suis sauve. S’il y a le voyant orange et que j’ai que des pièces de deux euros, là je fais la gueule. Pas un Starbucks aux alentours… Faudra se taper le petit noir de l’autre machine à café ultra dosé en caféine qui vous déglingue le palpitant en moins de deux gorgées…
Allez. J’OSE PO-SI-TI-VER ! J’ai mon café long pipi de chat de la machine à café – sans sucre – mon ordi va bien, et là… c’est le grand déballage d’emails…. En moyenne le lundi matin : une bonne centaine…ça ira mieux quand j’aurai fait le tri des e-newsletters divers et variées et de tous ces supers articles de presse… Il ne restera que des mails à caractère urgent là tout de suite maintenant et que côté politesse de base on repassera parce qu’on est des gens occupés et sous pression nous Madame !
Alors je déblaie. Je me mets en mode bulldozer. Ne surtout pas penser. Action. La To do List se rétrécit en trois heures. On dégomme tout. Comme de toutes façons ça va recommencer demain matin, faut pas perdre de temps. On fait le deuil de l’humanité dans le travail à quelques exceptions près. C’est la crise ! Faut se défoncer. Faut surtout tout faire pour garder son job.
Enfin c’est ce qu’on nous fait comprendre. Ce qui fait qu’ont doit en plus comprendre le sous entendu qui va avec : ton augmentation tu te la mets où je pense parce que déjà, estime toi heureuse d’avoir un travail. Oui oui…
Alors je me vois débarquer le lundi matin au bureau joviale, anticiper les bons petits soldats, débouler dans leur bureau avec un sourire banane, les scotcher sur leurs sièges avec un immense sourire ultra brite et leur annoncer fièrement : j’ai passé un SUPPPEEEER WE !!! J’adore ma vie, j’ai des amis formidables, une famille formidable, un travail formidable, j’aime tout le monde, j’ai trop de chance de travailler ici, je vous aime ! Tu aurais encore un peu de vaseline STP ? Et je repartirais, un sourire figé fendant en deux mon visage, tel The Joker dans Batman. Ça serait beau.
Lundi matin au bureau à 33 ans. Dans le meilleur des cas j’échapperai aux réunions. Les réunions faut vraiment, mais alors VRAIMENT faire genre « j’y crois ». Prendre des airs de personne très concernée. OVER concernée comme on dit. Se radiner avec son ordi, son smartphone. Prendre le ton conventionnel qui va bien : Oui alors comme nous l’avions évoqué lors de la dernière réunion (entre parenthèse, toujours aussi indigeste – mais ça on se le garde pour soi), nous avons donc avancé sur le projet (très important le « nous »… On est un « TEAM »)…. Et blaaaaaa blaaaaa blaaaa…
En fin de réunion, après s’être enquillé un ODJ (ordre du jour) ou Meeting agenda (ça c’est pour les anglo-saxons / franglais), on se cogne en plus, les meeting minutes, ou meeting notes ou compte rendu. Je le range dans son dossier Outlook prévu à cet effet.
Allez. PO-SI-TI-VONS. Parfois, les réunions sont constructives.
Je bois beaucoup de café le lundi. Sinon c’est trop dur. Je ne sais pas si j’ai besoin de la caféine ou juste de m’infiltrer quelque chose de chaud dans le corps. Les deux sûrement. Avec ma collègue que j’adore, c’est cool. On se comprend. Dieu merci. Entre nous on ne se prend pas la tête. Elle est comme moi. Enfin pas comme moi à 100% heureusement pour elle, mais on se respecte. On sait qu’on ne doit pas s’imposer tout ce rituel de wouineurs du travail à la con le lundi matin. Ni les autres jours d’ailleurs. Parfois ça va pas, parfois ça va et on en fait pas tout un fromage.
Un lundi matin au bureau à 33 ans, c’est plus de responsabilités, plus d’outils perfectionnés (j’ai un black berry multimédia depuis plus d’un an, c’est la fête du slip), plus de désillusions, une meilleure gestion du formatage (la preuve), et fondamentalement je suis vachement mieux dans ma peau. Vous ne trouvez pas ? C’est beau le monde du travail tout de même…

J’aime pas les klaxons, ni les pauv’mecs qui braillent la nuit dans la rue…

Ah Paris….
Paris, ville sublime, débordant d’histoire et d’une architecture riche à chaque coin de rue, ou presque…
Paris, ses rue bruyantes
Paris, ses habitants et visiteurs manquant cruellement de civisme.
Je crois que ça, je ne m’y ferai jamais. J’ai deux exemples flagrants en tête mais encore plein d’autres en stock que je me ferai un plaisir d’énumérer.
Depuis que je suis « sans emploi », j’essaie de re dormir. J’essaie désespérément de récupérer de l’accumulation de mes nuits trop courtes, de mes mois de stress cumulés qui arrivée à 35 ans, marquent mon visage… c’est dur de se prendre en pleine pomme qu’on n’a plus 20 ans. Parce qu’à 20 ans, des mois de sommeil sans sommeil et on a l’air toujours aussi fraîche…
Bref. Paris, donc. J’habite en rez de chaussée, tant pis pour moi. Parfois, on ne choisit pas toujours. J’habite près d’un pub et pire, pas loin d’une boîte de nuit pour djeunnzes braillards… et pas de bol, la petite rue sur laquelle donne ma chambre est particulièrement fréquentée… ça doit être un bon raccourci en fait…
Je me suis résignée à investir dans des boules Quiès nouvelle génération. Vous savez les trucs en mousse qu’on aplatit et quand on les installe dans ses oreilles, tout à coup, poc’ ça gonfle et on entend plus rien! A déconseiller si on doit prendre un avion, un train, bref, on n’entend RIEN et surtout pas son réveil.
Mais O Joie,  on est également épargné du camion poubelle à 7h15, de la sortie de poubelles du concierge d’en face à 5h30, de la bande de mecs bourrés qui prennent un malin plaisir à hurler devant votre fenêtre (un trop plein d’énergie dû à l’alcool ingurgité pendant la nuit) et du mec qui a besoin de klaxonner comme un blaireau à 6h30 du mat’ parce que peut être le camion poubelle a décidé de passer plus tôt et de s’arrêter une minute pour ramasser les dites poubelles….
Seulement voilà. Moi, les boules Quiès, ça me fait un peu mal aux oreilles et parfois j’ai envie de dormir « au naturel », sans fioritures, sans ces machins en mousse enfoncés dans mes petites oreilles!
Mais je ne dois pas choisir les bonnes nuits pour ça…
Parfois j’ai des moments d’exaspération à 4h du matin, je bondis hors de mon lit, j’ouvre mes volets et je vocifère un énorme « VOS GUEULES !!!!! » … ça ne marche pas bien sûr.
Une fois un voisin en face l’a fait aussi. Un mec en hauteur mais pas de bol, ça a stimulé la bande de blaireaux bourrés qui du coup se sont mis à gueuler encore plus fort en disant « Quoi là c’est qui qui parle ? Ouais z-y va connard montre toi! » – Perso, j’aurai été en hauteur sans barreaux aux fenêtres j’aurai pris des œufs (non cuits) et je leur aurai balancé… AH AH AH… j’en ricane de plaisir rien que d’imaginer la scène.
Mais bizarrement, je serai presque tentée de les excuser ces cons. Même si je leur casserai volontiers la gueule ou ferai la même chose au pied de leur lit…
Ce que je DÉTESTE ce sont les connards qui klaxonnent pour un rien. Alors ça, ça a le don de me HÉRISSER. Je trouve le klaxon particulièrement odieux et insupportable. De l’agression pure. Les gros maniaques de la seconde gagnée, tout ça pour arriver comme des pauvres cons à un feu rouge 30 secondes plus tard. Comme si, ça changeait quelque chose de klaxonner comme un hystérique… ça me rend dingue.
A ce propos j’en profite pour faire une extrapolation sur les klaxons dans les mariages. Alors là… là, ça vaudrait des pneus crevés, des portières rayées, des phares cassés. J’aime pas les klaxons aux mariages. C’est beauf, c’est nul à chier, inutile, polluant, toxique ! A Poissy, ville de mes parents depuis quelques années, dès le mois d’Avril c’est parti. 3 Mariages par Samedi, calculez le nombre de bagnoles, multipliez les klaxons qui vont avec… Malheureusement mes parents n’habitent pas loin de la mairie, du centre ville quoi…
Un long et interminable défilé de bagnoles tullées, des Mercedes volées en Allemagne, des fenêtres grandes ouvertes, des toits ouvrants avec des pignouffes en Costards satinés de chez « Brice » qui beuglent leur joie aux nouveaux mariés et qui klaxonnent tout ce qu’ils peuvent à s’en péter le pare – brise et les tympans.
Je ne supporte pas ça… si un jour je me marie et que j’en vois un klaxonner je le dégage. Naaan je rigole je sais c’est la TRADITION ! Mais elle sort d’où cette tradition de merde ?!
Globalement, je trouve qu’on vit dans une société qui manque extraordinairement de civisme. Quand je vois des ados de 15 ans se cogner dessus pour « jouer » ça me stresse. Quand j’entends des gamines de 10 ans hurler « j’m’en fous de ta iev’ va t’faire enculer » j’ai juste envie de m’enfuir ou d’aller leur coller une tarte avec des lignes à recopier 500 fois: je dois apprendre à causer la France et arrêter de balancer des insultes à mes petites camarades de classe’ …
Ou les cons qui à l’heure de pointe dans le métro restent assis sur les strapontins, accompagnés de ceux qui n’osent pas descendre quitte à bloquer la sortie de tous les autres, de peur que le métro reparte sans eux…
L’agressivité est palpable. Paris, ville sous tension. Poussière, pollution, violence verbale, intolérance à la grand mère qui cherche ses pièces dans son porte monnaie à la boulangerie, portes battantes que tu te ramasse dans la tronche, on trace, on trace, on calcule rien, on monte dans sa bagnole et on klaxonne direct pour prévenir que c’est nous que v’là et que faut pas nous faire chier…
Au secours…!

Précaire, précaire, est -ce que j’ai une tête de précaire ?!

Ok. Au cas où vous n’auriez pas suivi mes tribulations, je suis donc officiellement au CHÔMAGE.
Oh je n’ai pas honte. D’ailleurs, nous les X Generation, les sacrifiés de la criiiiise (enfin le premier chariot de sacrifiés parce qu’il y en a de 10 à 15 ans de moins que moi qui ‘pointent’)  il n’est pas rare d’avoir connu le chômage AU MOINS une fois. Moi je l’ai connu… bah trois fois. C’est la troisième là.
Mais j’ai toujours été une veinarde bizarrement dans mes malchances… Première fois, licenciement économique… rien à faire, contre ça, le système vous écrase. Juste le temps de faire un bilan de compétences qui m’a prouvé que j’étais finalement faite pour mon métier que hop, j’étais de nouveau en poste… Et puis j’ai démissionné… ambition professionnelle, fin de parcours oblige… et bim, à J-10 je me suis dis: oh bah non tiens je vais choisir l’AUTRE job … ERREUR fatale. Au bout d’un mois j’ai été dégagée comme une merde avec un prétexte de merde et là … Sur le pavé Yiayia. Ou presque. bah oui, je n’ai eu droit à RIEN ! Moi qui n’ai JAMAIS coûté un rond à l’état, qui cotisait , je l’ai eu dans le…. lulu … RMi Only et fallait dire merci.
Moi je me suis dis: Dieu MERCI j’ai 30 ans et je suis de retour chez mes parents !
Et j’ai enchaîné un nouveau job en moins de 3 mois… puis un autre 2 ans et demi plus tard, et encore un autre un an après (meuuuuh NON je ne suis PAS instable… juste j’ai du mal à trouver chaussure à mon pied…  j’ai un pied du genre pied de Hobbit c’est pour ça…)
Et donc, j’enchaîne nouveau job. Mais là faut pas déconner hein… j’ai 35 piges moi Msieurs Dames… j’aimerai bien me « poser » comme on dit dans le jargon professionnel. J’aimerai bien me « stabiliser » … mais non… non non non, là encore ça ne va pas… Mmmm… cette fois c’était comme ont dit très vulgairement : « une erreur de casting »… Et pourtant, je n’avais pas menti sur la marchandise moi ! What you see is What you get comme on dit par chez nous les communicants à l’anglo saxonne. No Bullshit. On est cash, on dit ce qu’on est, on fait ce qu’on dit. Oui Madame!
Euh… mais non… alors voilà voilà, ce qu’on va faire c’est qu’on va en rester là hein… merci pour tout hein merci et puis bonne chance surtout. Ouais c’est ça. BONNE CHANCE ! GOOD LUCK ! VIELEN GLUCK ! Ach SO ! Alors ça fait quoi de se retrouver au chômage à 35 ans ?
Bah … me concernant, là, j’essaie d’analyser très fort… Première réaction; PANIQUE A BORD ! Assedic, assedic, je vais les avoir les BLOODY Assedic ? Non parce que cette fois, le squat chez les parents c’est fini là… je n’ai plus le prétexte d’avoir été larguée par mon mec (de son appart) et de me retrouver sur le pavé avec mes valoches… non non… cette fois j’ai bien ma niche rien qu’à moi que je la paie avec mes sous rien qu’à moi… Donc vu mes expériences précédentes, chômage = no pognon !
A l’heure où j’écris ce blog je n’ai pas encore l’assurance à 100% écrite noire sur blanc que c’est bon, mais bon… a priori, là, je suis censée être dans les critères qui m’octroient la générosité de l’état pour lequel je cotise depuis… très longtemps si je compte tous mes boulots d’étudiante.
Donc au chômage… Hmmm… et dieu sait si j’en ai rêvé de ce chômage. Si si, pour retrouver le temps d’avoir le temps. Ce temps qui nous file entre les doigts, qui nous donne l’impression qu’on ne gère rien, qu’on ne profite de rien, que nous sommes juste des esclaves d’un système, prisonniers de nous même, entre les mains d’une société qui nous fait vivre dans la terreur de la PRÉCARITÉ !
Rhaaaaa ça y est. C’est lâché. L’infâme mot a été cité : précarité ! La trouille au bide qu’ils ont les gens – moi compris – de basculer du côté obscur de la PRÉCARITÉ. ne pas savoir comment faire son mois: payer son loyer, son transport, son électricité, chauffage, bouffe, impôts, frais divers et variés…. finir dépouillée, la dégringolade infernale, et … la déchéance au bout…
Mais si. Dans l’inconscient de pleiiiiiin de gens, cette trouille est là. Elle nous tient les tripes. On veut rester du bon côté. Celui des INTÉGRÉS. On veut quand même faire partie du système, même si on le déteste et qu’on le critique allègrement. C’est quand même plus facile de vivre « comme tout le monde » que pas … c’est quand même plus simple la vie quand on peut  avoir une reconnaissance sociale, se sentir « appartenir » à la grande famille des CONSOMMATEURS que pas …
Et pourtant, il est évident que ça ne nous rend pas forcément meilleur…
Alors j’essaie de lutter contre cette trouille primitive de manquer.  J’essaie de me dire que non. Je n’aurai pas peur de ce CHÔMAGE. Que forcément, ce chômage me fait du bien. Et j’en suis sûre, ce chômage est là pour quelque chose de positif pour moi.
Déjà me REPOSER. Parce que lorsqu’on est une hyperactive hyper flipée survoltée du bulbe comme moi, le repos, on connaît pas. Ou très mal.
Je suis pas du genre à rester oisive. ça m’angoisse l’oisiveté. Et pourtant, j’en rêêêêêve de réussir à l’être. De redécouvrir ce plaisir de ne RIEN FAIRE. Avoir l’esprit mou. S’attarder à une terrasse de café en regardant les passants. Couper court à toute connexion et se remettre en communion avec la nature… Punaise qu’est ce que j’aimerai pouvoir le faire ! Mais c’est qu’il faudrait presque me forcer la main !
Me la jouer Christopher McCandless, foncer INTO THE WILD, Ranafout du fric, des liens, de tout, je me casse avec mon sac a dos Quechua – enfin KARRIMOR des années 90 offert pour mes 20 ans par mon 1er amoureux qui commence sérieusement à être râpé de partout mais idéal pour passer les barres rocheuses (il a pas de poches sur le côté, c’est mieux pour grimper … vous le saurez maintenant … d’ailleurs j’ai des bons restes, je pourrai toujours postuler chez Vieux Campeur ;-))
Et puis grâce à mon amoureux d’aujourd’hui je découvre Rick Bass (Winter) et Edward Abbey (Désert Solitaire … j’en suis à la page 62 depuis 4 mois c’est la honte totale) … mais N’empêche que c’est ça la VRAIE VIE. Celle qui reconnecte l’homme à la NATURE. Celle qui dépollue de tout ce système à la con qui pourrit les gens.
Le monde de L’ENTREPRISE. L’IMPITOYABLE MONDE DU TRAVAIL. Il y a d’ailleurs eu un excellent documentaire à ce sujet … je le recommande HAUTEMENT. Une parole juste et réelle sur la réalité du monde du travail d’aujourd’hui contre lequel je m’insurge, contre lequel je me révolte régulièrement. NON je ne suis pas UN BON PETIT SOLDAT. NON je ne suis PAS un NUMERO. Non je ne suis pas transparente, ouvrière des temps modernes, éjectable à tout instant comme un kleenex trop usagé… Il y en a marre de tout ça. Il y en a marre de prendre les gens pour des cons, de les déconsidérer, de leur prodiguer un management à la con. On nous bourre le mou de théories manégériales, de mots pseudo savants mélangeant l’anglais avec le français pour faire « plusse » pro … On oublie de montrer et de réapprendre aux gens à être juste HUMAINS.
Humains et NATURELS. Naturels dans leur attitude, naturels dans leurs rapports aux autres… PARAITRE PARAITRE PARAITRE. Avoir l’air d’un winner, avoir l’air de celui qui est toujours au courant de tout avant tout le monde, être un TRENDSETTER ou à défaut un TREND FOLLOWER …
ça fout les jetons… COMMENT ? T’es pas ENCORE allé à NYC faire ton shopping ? T’as pas acheté ton iPad 2 là bas déjà ? T’es trop has been… De toutes façon le mieux c’est Singapour pour le High Tech… t’as pas vu mes photos de vacances sur Facebook ? Je suis la première à coller des photos sur Facebook … bien que je me contrôle un peu par sécurité de ma vie privée et parce que j’essaie de m’appliquer à moi même ce que je critique bien souvent… 
ça me fait plaisir de lire de temps en temps des articles critique sur toute cette culture du PARAITRE qui s’est notamment développée avec Facebook… L’ÉTALAGE DE SA RÉUSSITE SOCIALE…. Obligatoire. Si t’as pas étalé ta BELLE VIE RÉUSSIE sur Facebook… c’est un peu comme si t’avais pas de ROlex à 50 piges. T’es un looser…
Ah oui oui je sais je râle, je fais mon Pimouss’ Kréma au Cassis. mais ça me fait du bien, ça faisait longtemps… C’est dur de rester intègre et cohérent dans notre société…
Mais je m’égare… revenons à nos moutons: LA PRÉCARITÉ. En même temps tout ce que je raconte est étroitement lié. Si tu deviens précaire, autant dire que tu es atteint de peste bubonique… Non c’est vrai, ça pourrait être contagieux… ça fait PEUUUUUR !!! Et il y a de quoi avoir Peur. 
Moi je sais que j’ai de la chance – pour le moment en tous cas – car pour certains ma précarité apparaîtrait comme du grand luxe. Limite Jackpot du loto.
D’ailleurs je vous conseille plusieurs ouvrages géniaux qui remettent les idées en place sur le sujet:
Quai de Ouistreham, Florence Aubenas
Tribulations d’un précaire, Iain Levison
Deux styles différents mais EXCELLENTISSIMES.
En plus déprimant vous pouvez lire L’Horreur Économique de Viviane Forrester… pas mal non plus… elle prédisait la disparition de la classe moyenne (celle dont je fais partie AUSSI).
Enfin bref. Je suis précaire sur le papier, aux yeux de la SOCIÉTÉ mais dans ma tête je sais, j’en suis certaine, que j’ai raison de me rebiffer …même si c’est dur parfois.
Un peu de précarité par ailleurs ça fait du bien. ça vous pétrit d’humilité. ça vous pousse à écouter votre âme, votre petite voix intérieure… ça oblige à MOINS CONSOMMER (ce qui est une bonne chose dans notre société qui consomme TROP et bien souvent inutilement… juste pour assouvir le dit besoin de consommer… pour rester A LA MODE) …
Bref, soyons tous précaires les gens ! Allez hop !
Je déconne bien sûr… je ne souhaite à personne de l’être et je souhaite de tout mon cœur à tous ceux qui le sont pour de vrai de s’en sortir et d’avoir une vraie chance de s’en sortir. C’est juste nos regards, nos mentalités qui doivent évoluer… je crois à une 3ème voie… je suis peut être une idéaliste à cause perdue. Peut être que l’homme est bien un loup pour l’homme, que de toutes façons nous sommes corrompus par notre soif de pouvoir, peut être qu’il nous sera impossible de devenir de vrais humains mais je garde espoir… et l’espoir fait vivre ! Hein !
Sur ce, quelques vidéos de films, que j’adore et qui reflètent bien que parfois la vie est encore plus belle, les gens sont encore plus beaux, quand TOUT se casse la gueule… Parce que la VRAIE VIE est PRÉCAIRE. Et qu’un rien peut nous faire nous écrouler… Alors … restons simples… et humbles… En tous cas moi j’essaie.
Allez. Mon coup de sang est passé.
Good Nite folks et à la prochaine 🙂