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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, fraîchement cinquantenaire, maman d'une pré ado, j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

UN AUTRE BLOG RETROUVE: Soirée branchouille à Panoplies Land

Ah c’est marrant de l’avoir retrouvé celui là alors je vous en fais profiter… Oui je suis un peu cynique… mais j’ai le droit, c’est MON blog 🙂

 (Été 2009)

SOIREE A BRANCHOUILLE & PANOPLIE LAND 🙂

Je suis une oursonne qui essaie de sortir de sa caverne, trop longtemps enfermée depuis quelque temps dans l’absence de contact avec l’extérieur, la jeunesse, l’esprit festif, la vie de mon âge quoi…

Et j’ai mon amie Camille, qui elle, est toujours LA personne avec qu’il est possible de réactiver tout ça… Donc ce soir, elle m’a proposé de la retrouver au DERRIERE. Un restau rue des Gravilliers dans le 3eme, métro Arts & Métiers – pour ceux qui ne connaissent pas encore et pour ceux qui connaissent vous verrez de quoi je parle…
Restau sympa décoré de bric à brac avec une table de ping pong en plein milieu de la salle. A découvrir, à voir, c’est comme une maison où toutes les pièces sont investies pour y diner, déjeuner, boire un verre et même un fumoir… On pourrait imaginer que c’est une brocante stylée….
En tous cas, la population y est elle, stylée. Et c’est là où à chaque fois que je vais avec mon amie Camille, je sais que je vais me régaler, faire mon étude sociologique, observer ces jeunes et moins jeunes parisiens qui tous, sans exception, veulent faire partie de la « happy few branchouille community »… Une majorité essaie ou est artiste… Comédiens et comédiennes, apprentis, DJ masteurisant l’Ipod battle mieux que quiconque et les mecs, tous en jean slim avec cheveux en bordel et les filles, cheveux longs et raie sur le côté, très sur le côté… du genre la mèche qui borde tout le front, partant quasi de l’oreille gauche pour aller vers l’oreille droite. Elles aussi en slim taille 34, ballerines repetto et longs débardeurs… mais la version talons ou low boots existe aussi, la version Joan Jett version rockeuse aux accents gothiques, bref… c’est le spectacle!
Moi ça me fait marrer parce que moins naturel, c’est juste pas possible… mais c’est sympa faut pas croire… Ce sont des vrais parisiens et des vraies parisiennes. Ils sont conditionnés à être branchés! Surtout dans ce quartier… Du marais à montorgueuil en passant par tout le quartier de chatelet / beaubourg, c’est là où ça se passe Messieurs Dames.
En tous cas la carte, très chouette. Déformation professionnelle oblige j’étais attentive à la carte, aux prix, à la qualité du service et des produits. Rien à redire de ce côté là, franchement bravo! Ma bavette aloyau aux échalottes et ses haricots verts, étaient par-faits! j’avais pris en entrée des asperges blanches – vinaigrette à part régime oblige – et je me suis régalée!
Quand je ne serai plus au régime, j’y retournerai pour me lacher sur les pommes grenaille, le jambon de cochon rôti et leur bon pain et beurre demi sel…

Une très bonne adresse et des prix très raisonnables.
Mais c’est là où je me rends compte que je suis une alien de ce monde. A aucun moment j’ai envie de ressembler à ces filles! C’est bien trop compliqué pour moi!
Petite vessie oblige j’ai du aller au petit coin du lieu. Et là, j’ai cru que les filles répétaient une scène de film, une pièce de théâtre je ne sais pas…. 3 greluches lookées, bruyantes, à la fois féminine d’allure globale mais complètement agressives, gouailleuses dans leurs expressions… Adieu finesse et douceur… elles avaient la clope au bec et se parlaient comme des mecs un peu machos se parleraient… bizarre… Moi j’étais là, débarassée de ma tenue corporate à la Barbara Gould du jour, dans mon jean baggy, mes reebok noires, mon t shirt manche longues blanc H&M… on peut pas vraiment dire que j’avais le look dernier cri du spécial Mode de ELLE ou VOGUE printemps / été 2009! Mais moi la mode ça m’a toujours gonflé! J’aime pas suiiiiiivre! J’aime bien des bouts de trucs, je pioche par ci par là… mais je déteste les panoplies!!
Et en fait c’est ça… tous ces gens croient être naturels, détachés, « soit disant artistes » mais ils ont que des panoplies!!!
Ils sont noyés, perdus dans ces apparences auxquelles ils attachent tant d’importance!! Quel dommage…
Et alors il y a les castes… les apprentis et les « confirmés » ou en train de le devenir. J’ai dîné à coté d’un des principaux protagonistes de la série TV Clara Sheller… Il avait ses groupies…. Lui le beau gosse et parmi les minettes à sa table, l’une d’elle devait être sa petite copine du moment…
Des pseudo mannequins apprenti comédiennes, toutes avec la moue boudeuse et l’air blasé, la clope pas trop loin et attentives à leurs poses, leurs gestuelles… Incroyable…

Et puis je suis rentrée… j’ai retrouvé mon quartier BCBG du 17eme avec avenue des Ternes, le seul Restau/ Bar Branché du quartier: Le Dada
Qui avait littéralement une annexe dans la rue Poncelet et l’Avenue des Ternes, un toit de camionette comme comptoir Bis. Je me dis que c’est le deuxieme effet « beaux jours » ou alors c’est pas possible c’était peut être tout un séminaire d’entreprise logés dans les hôtels du coin qui s’y pintait la tête…
Population très différente d’un quartier à l’autre…
Enfin voilà. ça fait du bien de sortir malgré tout. J’avais besoin de m’ouvrir de nouveau, de regarder ce qui se passait dehors…
Dans le métro il y avait un gang d’ados. Impossible de leur donner un âge… A la fois déjà très dégourdis et en même temps les détails qui les gardaient au stade de gosses… Ils allaient à un anniversaire et le cadeau était dans un magnifique sac Yves Saiint Laurent… A 15 / 16 ans je n’offrais pas du YSL! A 33 non plus d’ailleurs… Les djeunnzes parisiens sont différents…
Sur ce, Good Nite Folks!

Retrouvailles avec mon vieux Blog MySpace (extrait) – un lundi au bureau …

Salut la compagnie
Mine de rien, bien avant Facebook, avant tout le reste d’ailleurs, pour moi il y avait MySpace. Il y a toujours MySpace d’ailleurs. Le mal aimé des réseaux sociaux qui s’est fait tailler la part belle par facebook et twitter.
J’y reste TRÈS ATTACHÉE. Parce que c’est là que j’ai monté mon premier blog en Octobre 2006.
Et puis j’y ai fais des rencontres humaines supers 🙂 Y compris mon amoureux… si si et que c’était pas du tout prévu au départ !
Côté musique c’est là que j’ai découvert des tonnes et des tonnes de supers artistes… notamment le label Hotel café Tour ou Joshua Radin…
Et puis il ne faut pas oublier que si j’ai atterri sur MySpace c’est parce que je voulais monter un blog. Je voulais ECRIRE. J’ai pas l’air comme ça mais j’ai déjà 4 manuscrits à mon actif… jamais publié… (manque de connaissance du milieu de l’édition, manque de piston, manque de temps, manque de tout …)…. alors le blog semblait être une bonne alternative et collait bien à mon style…
Ah si vous tenez à ce que je m’explique, j’utilise la technique de littérature américaine appelée : Creative Writing. J’ai découvert ça en Deug avec ma prof américaine de littérature Américaine. Kathleen Spivack. Une femme géniale, qui avait enseigné à Harvard et qui avait le don de vous emporter avec elle dans le grand monde de l’imagination….
John Irving utilise cette technique, Sandra Cisneros (The House on Mango Street – à lire de toute urgence si vous ne connaissez pas – ) – donc je m’y suis mise. Quelques mots, quelques indications sommaires et on se lance. On se lance direct, on y va, on fonce ! Topez là vous avez 20 minutes ! Et les mots sortent, défilent… c’est proche de la technique de l’écriture Automatique d’André Breton mais ça ne va pas dans l’abstrait ou le surréalisme…
Enfin voilà. Pas envie de le perdre ce petit blog MySpace que j’ai fais vivre…
Il y a des choses moins bonnes que d’autres c’est sûr. Moins « inspirées » je dirai…
Quelques extraits… Un Lundi au bureau (à 33 ans) …

 

LE LUNDI AU BUREAU –  A 33 ANS

Le lundi au bureau ce n’est pas brillant. On pourrait penser qu’avec les années ce genre de choses se tassent. On pourrait penser qu’on se conditionne à la longue ? Alors oui. On se conditionne en ce sens que la rebelle que j’étais est devenue « Manager ». ATTENTION. Je ne suis plus la junior qui bondissait dans tous les sens, qui se permettait de faire des conneries se planquant derrière son statut de « junior ». Maintenant c’est moi la CHEF.

Et ça me fait bien rigoler.  Un des avantages (pas lié au fait d’être chef) c’est que je ne me tape plus les transports en commun. J’ai donné. Des années de RER, de trains de banlieue supprimés, en retard, deux en un, d’escalators en panne, de marées humaines à la gare Saint-Lazare ou La Défense, des sprints en talons dans les dédales de couloirs, des wagons blindés de monde, de gens propres et sales mélangés, de mélanges d’odeurs corporelles, de parfums, de maquillage et d’after-shave.

Des sacs à mains qui te cognent les mollets, la poitrine collée au bras d’un mec qui malgré lui en profite, de l’agression concentrée en début de journée qui fait qu’on arrive au bureau déjà excédé.
Parfois ça se passe bien, donc ça compense. Mais pas souvent. La plupart du temps on arrive déjà à cran. Donc moi, j’ai de la chance pour une fois, j’habite à moins d’une minute à pieds de mon bureau. Un luxe qui ne durera pas c’est sûr. D’ailleurs c’est un luxe tout à fait relatif car j’ai des travaux dans ma rue pour me rappeler que rien ne sera jamais parfait dans ma vie. Je n’ai pas l’agression des transports en commun mais l’agression du bruit, des ouvriers qui gueulent comme des veaux à 7h du matin dans la rue avec un camion géant qui fait un boucan du diable. J’envoie d’ailleurs direct, un sms au chef du chantier pour lui signaler le non respect du deal qu’on avait négocié ensemble. Je les autorise à me pourrir la vue à ma fenêtre pour qu’ils stockent leur matos, en échange, c’est silence jusqu’à 7h30. Ils ont démarré à 6h45. ça va chier. Voilà le sms : « Bjr ! C normal q les gars komencent à 6h45 ? Je V venir vous voir tt à l’H ! » Allez… C’est parti je vais aller râler sur le chantier pour la 15ème fois depuis que tout ce bordel à commencé…
Je me lève ainsi, grâce à eux entre autres, légère et de bonne humeur !
Le rituel de la semaine commence. J’ai l’obligation d’être impeccable. Non seulement parce que je suis manager de relations publiques mais en plus parce que je suis dans le luxe.Tout moi ! Je crois que je ne pouvais pas trouver plus représentatif de ma personnalité réelle ! C’est ironique bien sûr. Mais je joue le jeu. C’est l’avantage d’avoir 33 ans et pas loin de 10 ans d’expérience professionnelle. On accepte mieux certaines règles. On comprend que ça n’est pas de la corruption. Enfin disons qu’on n’accepte mieux de jouer le jeu d’un système même si ce n’est pas le nôtre parce qu’on sait que ça ne dure qu’un temps. Enfin on espère.
Alors voilà. Je me prépare comme un soldat. J’enfile ma panoplie corporate impeccable de working girl qui assure des cacahouètes mais qui reste payée des clopinettes, maquillage impeccable, brushing bcbg, bijoux du genre classique, un pschitt de parfum, une banane, un kiwi, mon sacro-saint ricoré lait écrémé avec Télématin en fond et hop’, emballé c’est pesé, j’enfile ma veste tailleur et c’est parti pour une journée intense de stress sans strass, des têtes de nœuds à gérer et le tout avec le sourire, silvouplé Madame !

 La différence fondamentale par rapport à mes 25 ans c’est que maintenant je travaille vraiment. Du genre je n’ai plus du tout le temps d’animer les ondes ! Avant j’étais LA grande manitou de l’email ! J’avais une mailing liste immense et chacun avait l’honneur et le plaisir – ou pas – d’avoir mes états d’âme du lundi matin… ou du lundi après midi, ou du mardi, mercredi et toute la semaine comme ça. Je lançais des débats online, c’était l’ancêtre du blog, du site communautaire ma mailbox !

Bon. Je me faisais griller par mon patron de temps en temps mais même pas peur je m’en sortais très bien. Aujourd’hui ça m’arrive même de bosser le soir chez moi le soir et le WE alors côté animation des ondes pendant les journées de boulot ce n’est plus vraiment possible…
Mais le lundi matin, faut me laisser en paix. Le pire qui puisse m’arriver c’est une réunion le lundi matin à peine arrivée. Là je sais, que d’emblée, je passerai une mauvaise journée.
Quand j’arrive au bureau le lundi matin, je déteste prodigieusement qu’on me saute dessus avec un : ça va ? t’as passé un bon WE ? Mais putain ! Je vous demande pas vous si vous avez passé un BON WE !!! Pourquoi faut-il avoir passé A TOUT PRIX un BON WE ?
Ne peut-on pas juste se contenter d’un « bonjour » ? ET No COMMENTS ?  Moi je respecte l’idée que certaines personnes ont PEUT ETRE passé un WE de merde. Donc je ne prends pas le risque de demander. En plus je m’en contre fous. Donc qu’on me foute la paix aussi.
Une fois j’ai osé répondre : NON, un WE DE MERDE et je me suis barrée. Ah c’est sûr ça fait pas très « public relations »… C’est plutôt hostile comme message. Mais en même temps, merde. Je ne m’appelle pas Lorie.
Mes collègues de bureaux ne sont pas mes meilleurs amis. D’ailleurs mes meilleurs amis sentent très bien quand j’ai les boules et qu’il faut éviter les questions à la con du genre : « t’as passé un bon WE » ? Mais Qu’est ce que ça peut faire ? Puisque de toutes façons, on est lundi matin et que le WE est fini et qu’il faut bosser à présent ?
Allez. J’allume l’ordinateur. Pourvu qu’il ne plante pas, que je ne sois pas arrivée tôt pour rien. Parce que ça, arriver le lundi matin au bureau la fleur au fusil prête à bosser comme une tarée et ne finalement pouvoir être opérationnelle qu’à 10h du matin parce que les serveurs à Londres sont à plat, ça, je vous jure ça énerve. Parfois ça ne marche tellement pas, que même Internet est inaccessible. Même pas possible d’aller s’étaler l’état d’âme sur facebook… la loose quoi !
En tous cas je mets la machine en route et en attendant je vais à la machine à café. Si j’ai la monnaie je suis sauve. S’il y a le voyant orange et que j’ai que des pièces de deux euros, là je fais la gueule. Pas un Starbucks aux alentours… Faudra se taper le petit noir de l’autre machine à café ultra dosé en caféine qui vous déglingue le palpitant en moins de deux gorgées…
Allez. J’OSE PO-SI-TI-VER ! J’ai mon café long pipi de chat de la machine à café – sans sucre – mon ordi va bien, et là… c’est le grand déballage d’emails…. En moyenne le lundi matin : une bonne centaine…ça ira mieux quand j’aurai fait le tri des e-newsletters divers et variées et de tous ces supers articles de presse… Il ne restera que des mails à caractère urgent là tout de suite maintenant et que côté politesse de base on repassera parce qu’on est des gens occupés et sous pression nous Madame !
Alors je déblaie. Je me mets en mode bulldozer. Ne surtout pas penser. Action. La To do List se rétrécit en trois heures. On dégomme tout. Comme de toutes façons ça va recommencer demain matin, faut pas perdre de temps. On fait le deuil de l’humanité dans le travail à quelques exceptions près. C’est la crise ! Faut se défoncer. Faut surtout tout faire pour garder son job.
Enfin c’est ce qu’on nous fait comprendre. Ce qui fait qu’ont doit en plus comprendre le sous entendu qui va avec : ton augmentation tu te la mets où je pense parce que déjà, estime toi heureuse d’avoir un travail. Oui oui…
Alors je me vois débarquer le lundi matin au bureau joviale, anticiper les bons petits soldats, débouler dans leur bureau avec un sourire banane, les scotcher sur leurs sièges avec un immense sourire ultra brite et leur annoncer fièrement : j’ai passé un SUPPPEEEER WE !!! J’adore ma vie, j’ai des amis formidables, une famille formidable, un travail formidable, j’aime tout le monde, j’ai trop de chance de travailler ici, je vous aime ! Tu aurais encore un peu de vaseline STP ? Et je repartirais, un sourire figé fendant en deux mon visage, tel The Joker dans Batman. Ça serait beau.
Lundi matin au bureau à 33 ans. Dans le meilleur des cas j’échapperai aux réunions. Les réunions faut vraiment, mais alors VRAIMENT faire genre « j’y crois ». Prendre des airs de personne très concernée. OVER concernée comme on dit. Se radiner avec son ordi, son smartphone. Prendre le ton conventionnel qui va bien : Oui alors comme nous l’avions évoqué lors de la dernière réunion (entre parenthèse, toujours aussi indigeste – mais ça on se le garde pour soi), nous avons donc avancé sur le projet (très important le « nous »… On est un « TEAM »)…. Et blaaaaaa blaaaaa blaaaa…
En fin de réunion, après s’être enquillé un ODJ (ordre du jour) ou Meeting agenda (ça c’est pour les anglo-saxons / franglais), on se cogne en plus, les meeting minutes, ou meeting notes ou compte rendu. Je le range dans son dossier Outlook prévu à cet effet.
Allez. PO-SI-TI-VONS. Parfois, les réunions sont constructives.
Je bois beaucoup de café le lundi. Sinon c’est trop dur. Je ne sais pas si j’ai besoin de la caféine ou juste de m’infiltrer quelque chose de chaud dans le corps. Les deux sûrement. Avec ma collègue que j’adore, c’est cool. On se comprend. Dieu merci. Entre nous on ne se prend pas la tête. Elle est comme moi. Enfin pas comme moi à 100% heureusement pour elle, mais on se respecte. On sait qu’on ne doit pas s’imposer tout ce rituel de wouineurs du travail à la con le lundi matin. Ni les autres jours d’ailleurs. Parfois ça va pas, parfois ça va et on en fait pas tout un fromage.
Un lundi matin au bureau à 33 ans, c’est plus de responsabilités, plus d’outils perfectionnés (j’ai un black berry multimédia depuis plus d’un an, c’est la fête du slip), plus de désillusions, une meilleure gestion du formatage (la preuve), et fondamentalement je suis vachement mieux dans ma peau. Vous ne trouvez pas ? C’est beau le monde du travail tout de même…

J’aime pas les klaxons, ni les pauv’mecs qui braillent la nuit dans la rue…

Ah Paris….
Paris, ville sublime, débordant d’histoire et d’une architecture riche à chaque coin de rue, ou presque…
Paris, ses rue bruyantes
Paris, ses habitants et visiteurs manquant cruellement de civisme.
Je crois que ça, je ne m’y ferai jamais. J’ai deux exemples flagrants en tête mais encore plein d’autres en stock que je me ferai un plaisir d’énumérer.
Depuis que je suis « sans emploi », j’essaie de re dormir. J’essaie désespérément de récupérer de l’accumulation de mes nuits trop courtes, de mes mois de stress cumulés qui arrivée à 35 ans, marquent mon visage… c’est dur de se prendre en pleine pomme qu’on n’a plus 20 ans. Parce qu’à 20 ans, des mois de sommeil sans sommeil et on a l’air toujours aussi fraîche…
Bref. Paris, donc. J’habite en rez de chaussée, tant pis pour moi. Parfois, on ne choisit pas toujours. J’habite près d’un pub et pire, pas loin d’une boîte de nuit pour djeunnzes braillards… et pas de bol, la petite rue sur laquelle donne ma chambre est particulièrement fréquentée… ça doit être un bon raccourci en fait…
Je me suis résignée à investir dans des boules Quiès nouvelle génération. Vous savez les trucs en mousse qu’on aplatit et quand on les installe dans ses oreilles, tout à coup, poc’ ça gonfle et on entend plus rien! A déconseiller si on doit prendre un avion, un train, bref, on n’entend RIEN et surtout pas son réveil.
Mais O Joie,  on est également épargné du camion poubelle à 7h15, de la sortie de poubelles du concierge d’en face à 5h30, de la bande de mecs bourrés qui prennent un malin plaisir à hurler devant votre fenêtre (un trop plein d’énergie dû à l’alcool ingurgité pendant la nuit) et du mec qui a besoin de klaxonner comme un blaireau à 6h30 du mat’ parce que peut être le camion poubelle a décidé de passer plus tôt et de s’arrêter une minute pour ramasser les dites poubelles….
Seulement voilà. Moi, les boules Quiès, ça me fait un peu mal aux oreilles et parfois j’ai envie de dormir « au naturel », sans fioritures, sans ces machins en mousse enfoncés dans mes petites oreilles!
Mais je ne dois pas choisir les bonnes nuits pour ça…
Parfois j’ai des moments d’exaspération à 4h du matin, je bondis hors de mon lit, j’ouvre mes volets et je vocifère un énorme « VOS GUEULES !!!!! » … ça ne marche pas bien sûr.
Une fois un voisin en face l’a fait aussi. Un mec en hauteur mais pas de bol, ça a stimulé la bande de blaireaux bourrés qui du coup se sont mis à gueuler encore plus fort en disant « Quoi là c’est qui qui parle ? Ouais z-y va connard montre toi! » – Perso, j’aurai été en hauteur sans barreaux aux fenêtres j’aurai pris des œufs (non cuits) et je leur aurai balancé… AH AH AH… j’en ricane de plaisir rien que d’imaginer la scène.
Mais bizarrement, je serai presque tentée de les excuser ces cons. Même si je leur casserai volontiers la gueule ou ferai la même chose au pied de leur lit…
Ce que je DÉTESTE ce sont les connards qui klaxonnent pour un rien. Alors ça, ça a le don de me HÉRISSER. Je trouve le klaxon particulièrement odieux et insupportable. De l’agression pure. Les gros maniaques de la seconde gagnée, tout ça pour arriver comme des pauvres cons à un feu rouge 30 secondes plus tard. Comme si, ça changeait quelque chose de klaxonner comme un hystérique… ça me rend dingue.
A ce propos j’en profite pour faire une extrapolation sur les klaxons dans les mariages. Alors là… là, ça vaudrait des pneus crevés, des portières rayées, des phares cassés. J’aime pas les klaxons aux mariages. C’est beauf, c’est nul à chier, inutile, polluant, toxique ! A Poissy, ville de mes parents depuis quelques années, dès le mois d’Avril c’est parti. 3 Mariages par Samedi, calculez le nombre de bagnoles, multipliez les klaxons qui vont avec… Malheureusement mes parents n’habitent pas loin de la mairie, du centre ville quoi…
Un long et interminable défilé de bagnoles tullées, des Mercedes volées en Allemagne, des fenêtres grandes ouvertes, des toits ouvrants avec des pignouffes en Costards satinés de chez « Brice » qui beuglent leur joie aux nouveaux mariés et qui klaxonnent tout ce qu’ils peuvent à s’en péter le pare – brise et les tympans.
Je ne supporte pas ça… si un jour je me marie et que j’en vois un klaxonner je le dégage. Naaan je rigole je sais c’est la TRADITION ! Mais elle sort d’où cette tradition de merde ?!
Globalement, je trouve qu’on vit dans une société qui manque extraordinairement de civisme. Quand je vois des ados de 15 ans se cogner dessus pour « jouer » ça me stresse. Quand j’entends des gamines de 10 ans hurler « j’m’en fous de ta iev’ va t’faire enculer » j’ai juste envie de m’enfuir ou d’aller leur coller une tarte avec des lignes à recopier 500 fois: je dois apprendre à causer la France et arrêter de balancer des insultes à mes petites camarades de classe’ …
Ou les cons qui à l’heure de pointe dans le métro restent assis sur les strapontins, accompagnés de ceux qui n’osent pas descendre quitte à bloquer la sortie de tous les autres, de peur que le métro reparte sans eux…
L’agressivité est palpable. Paris, ville sous tension. Poussière, pollution, violence verbale, intolérance à la grand mère qui cherche ses pièces dans son porte monnaie à la boulangerie, portes battantes que tu te ramasse dans la tronche, on trace, on trace, on calcule rien, on monte dans sa bagnole et on klaxonne direct pour prévenir que c’est nous que v’là et que faut pas nous faire chier…
Au secours…!

J’ai râté mon CARROT CAKE … ou plutôt Carrot PUDDING :-/

Ah j’ai les boules… TELLEMENT les boules que j’arrive même pas à en rigoler de trop… parce que … mince alors… je m’étais donnée TELLEMENT DE PEINE ! j’y ai mis du cœur ! Il était 100% BIO en plus mon carrot Cake … Noix de la Bretonnière, cassées à la main, compote de pommes faite maison, carottes râpées à la mano…  franchement je me suis vraiment défoncée…
et le glaçage … hein le glaçage…  eh ben il aurait pu être DINGUE ! mais non… lui aussi je l’ai foiré.
Et comment est-ce possible me direz vous quand on SUIT une recette ? eh bien parce que moi, à un moment donné, il doit y avoir un truc qui déconne dans mon cerveau mais je ripe sur les dosages… eh ouais… on dit 60 grammes de compote… J’ai la main lourde alors je dois en mettre 100 … Enfin je pense que c’est là que j’ai déconné parce que … pour le reste j’étais bien… Bah oui mon carrott cake ressemble plus à un PUDDING en texture… humide vous savez ?
L’autre chose où j’ai déconné : les noix. Hachées grossièrement qu’ils disaient… sauf que … j’ai pas assez haché et j’ai laissé glisser quelques petits morceaux de coquille… ah oui c’est sûr ça croquait parfois sous la dent… Encore heureux que mon chéri s’en est pas pété une de dent… déjà qu’il se dévoue pour en manger … 😉 
Quant au glaçage… c’est le jus de citron.. j’en ai trop mis… résultat: trop liquide !!! et trop mixé au mixeur (au moins j’ai pu vérifier qu’il marchait toujours mon blender, ouf… je vous raconterai une autre fois pourquoi je craignais qu’il soit mort …) …
Oh je me suis acharnée, je l’ai mis au congélo, j’ai tenté de le « tartiner » sur une tranche en espérant qu’il « prenne » … mais non… et là mon chéri s’est dit que j’en avais vraiment un coup…
« mais ça se met pas comme ça le glaçage enfin ! »…. Rhoooo… je fais des tests j’ai le droit… grmmpppfff !
Tellement frustrant !!!! Tellement je m’éneeeeerveuuuuuuu !!!!
Oui c’est de la chimie la pâtisserie, ouiiiii le moindre faux pas coûte cher… je sais. J’ai bien compris hein…
Allez… je vous fais un résumé en photos … je recommencerai ! juré craché noyé ! Et la prochaine fois ça marchera, foi de Yiayia !! Na !

Du suspense, de l’aventure, des accidents… ma première expérience CUPCAKE !

Voilà, c’est fait, je me suis lancée en fin d’après midi: ma première expérience Cupcake !
Eh ben ce n’est pas si facile figurez vous !

Alors je me suis basée sur le petit livre très très bien fait, clair, joliment illustré d’Esterelle Payany: Les Cupcakes


Donc pour les ingrédients pour la recette de base, ça reste assez simple: farine, sucre, œufs, beurre, levure chimique, arôme naturel vanille ou fleur d’oranger…

Après il faut à tout prix respecter les consignes. Quand la recette dit beurre TRES mou c’est pas mou. Il faut TRES MOU… parce que après, ça devient tout de suite plus compliqué à battre… (au fouet électrique)…

J’ai tout fais bien comme vous pouvez le voir, là il me semble…
Après quand je me perfectionnerai, je pourrai mettre des petits bouts de trucs, de banane, chocolat, fruits secs, je sais pas quoi, des trucs miam miam 🙂

Mais là j’ai préféré être bien scolaire… Et donc, comme expliqué, deux cuillers à soupe de pâte dans chaque petits moules: ah oui, Nota Bene, ce sont des petits moules en silicones, enfin des coupelles en silicones, pas mal du tout comme système… Et Hop, 20 minutes au four à 180°
20 minutes plus tard …. comme j’ai un four à la con en fait, j’ai plutôt fait 18 minutes avec papier d’alu sur le dessus pour pas que ça crame… Mais je pense que j’ai mis des trop grosses cuillères de pâte … parce qu’ils ont trop gonflé mes cupcakes et ils étaient pas droits… donc pas facile pour le glaçage!
Et c’est là que les choses se compliquent: LE GLAÇAGE !!! 
pas facile le glaçage ! Surtout qu’avec ma grande adresse, j’ai trouvé le moyen de prendre mon torchon dans le fouet électrique qui avait glissé DANS le bol où le beurre et le sucre glace se mélangeaient et attendaient le colorant … Eh ouais… j’ai eu un peu peur …
en même temps, une séance de cuisine sans accident … et puis la coloration ! Derrière le paquet de colorants on explique comment faire du rose: 1 goutte de bleu + 6 gouttes de rouge… tu parles ! au moins 12 gouttes de rouge ! Mais la prochaine fois j’irai chez Mora (je ne connaissais pas) … ça à l’air génial ! (merci Marie ;-))


après quelques batailles, je l’ai eu mon glaçage AU BEURRE (il paraît que c’est le vrai, celui qu’il faut goûter au moins une fois) … sucre glace, beurre, colorant, extrait de vanille… que des bonnes choses légères et peu caloriques :)))
Et là, c’est là que le challenge pour moi commence… ma PREMIÈRE FOIS pour l’utilisation de la douille et cette épreuve de glaçage… et c’est LA que j’ai déconné… j’aurai du attendre que les cupcakes soient FROIDS !

Donc j’amorce le remplissage de la douille … et je me lance !

Appliquée, je suis A-PP-LI-QUEE 🙂
Pas mal non ? Le seul soucis c’est : Cupcake chaud et base pas droite… donc … ça dégouline !!! AAAAAAH !!! vite, vite, au frigo, vite … et puis il y en avait un… c’était foutu… Alors foutu pour foutu… Tant pis pour mes efforts au sport du jour, j’en referai demain et puis… je l’ai MANGE !!! MIAM MIAM!!

Mais ils ont plu à mon chéri… mon critique gastronomique officiel rien qu’à moi 🙂 J’ai juste quelques progrès à faire… hmmm…. et puis j’essaierai le glaçage façon cheesecake… ça me dis plus…. affaire à suivre… et puis des couleurs dingues, vert claquant, rouge, avec des cœurs, des étoiles, bref… affaire à suivre ! Mais c’est très ludique à faire, j’aime bien 🙂 Viva les cupcakes 🙂