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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, bientôt la cinquantaine (gloups), maman d'une petite fille de bientôt 10 ans (re gloups), j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

J’aime pas les klaxons, ni les pauv’mecs qui braillent la nuit dans la rue…

Ah Paris….
Paris, ville sublime, débordant d’histoire et d’une architecture riche à chaque coin de rue, ou presque…
Paris, ses rue bruyantes
Paris, ses habitants et visiteurs manquant cruellement de civisme.
Je crois que ça, je ne m’y ferai jamais. J’ai deux exemples flagrants en tête mais encore plein d’autres en stock que je me ferai un plaisir d’énumérer.
Depuis que je suis « sans emploi », j’essaie de re dormir. J’essaie désespérément de récupérer de l’accumulation de mes nuits trop courtes, de mes mois de stress cumulés qui arrivée à 35 ans, marquent mon visage… c’est dur de se prendre en pleine pomme qu’on n’a plus 20 ans. Parce qu’à 20 ans, des mois de sommeil sans sommeil et on a l’air toujours aussi fraîche…
Bref. Paris, donc. J’habite en rez de chaussée, tant pis pour moi. Parfois, on ne choisit pas toujours. J’habite près d’un pub et pire, pas loin d’une boîte de nuit pour djeunnzes braillards… et pas de bol, la petite rue sur laquelle donne ma chambre est particulièrement fréquentée… ça doit être un bon raccourci en fait…
Je me suis résignée à investir dans des boules Quiès nouvelle génération. Vous savez les trucs en mousse qu’on aplatit et quand on les installe dans ses oreilles, tout à coup, poc’ ça gonfle et on entend plus rien! A déconseiller si on doit prendre un avion, un train, bref, on n’entend RIEN et surtout pas son réveil.
Mais O Joie,  on est également épargné du camion poubelle à 7h15, de la sortie de poubelles du concierge d’en face à 5h30, de la bande de mecs bourrés qui prennent un malin plaisir à hurler devant votre fenêtre (un trop plein d’énergie dû à l’alcool ingurgité pendant la nuit) et du mec qui a besoin de klaxonner comme un blaireau à 6h30 du mat’ parce que peut être le camion poubelle a décidé de passer plus tôt et de s’arrêter une minute pour ramasser les dites poubelles….
Seulement voilà. Moi, les boules Quiès, ça me fait un peu mal aux oreilles et parfois j’ai envie de dormir « au naturel », sans fioritures, sans ces machins en mousse enfoncés dans mes petites oreilles!
Mais je ne dois pas choisir les bonnes nuits pour ça…
Parfois j’ai des moments d’exaspération à 4h du matin, je bondis hors de mon lit, j’ouvre mes volets et je vocifère un énorme « VOS GUEULES !!!!! » … ça ne marche pas bien sûr.
Une fois un voisin en face l’a fait aussi. Un mec en hauteur mais pas de bol, ça a stimulé la bande de blaireaux bourrés qui du coup se sont mis à gueuler encore plus fort en disant « Quoi là c’est qui qui parle ? Ouais z-y va connard montre toi! » – Perso, j’aurai été en hauteur sans barreaux aux fenêtres j’aurai pris des œufs (non cuits) et je leur aurai balancé… AH AH AH… j’en ricane de plaisir rien que d’imaginer la scène.
Mais bizarrement, je serai presque tentée de les excuser ces cons. Même si je leur casserai volontiers la gueule ou ferai la même chose au pied de leur lit…
Ce que je DÉTESTE ce sont les connards qui klaxonnent pour un rien. Alors ça, ça a le don de me HÉRISSER. Je trouve le klaxon particulièrement odieux et insupportable. De l’agression pure. Les gros maniaques de la seconde gagnée, tout ça pour arriver comme des pauvres cons à un feu rouge 30 secondes plus tard. Comme si, ça changeait quelque chose de klaxonner comme un hystérique… ça me rend dingue.
A ce propos j’en profite pour faire une extrapolation sur les klaxons dans les mariages. Alors là… là, ça vaudrait des pneus crevés, des portières rayées, des phares cassés. J’aime pas les klaxons aux mariages. C’est beauf, c’est nul à chier, inutile, polluant, toxique ! A Poissy, ville de mes parents depuis quelques années, dès le mois d’Avril c’est parti. 3 Mariages par Samedi, calculez le nombre de bagnoles, multipliez les klaxons qui vont avec… Malheureusement mes parents n’habitent pas loin de la mairie, du centre ville quoi…
Un long et interminable défilé de bagnoles tullées, des Mercedes volées en Allemagne, des fenêtres grandes ouvertes, des toits ouvrants avec des pignouffes en Costards satinés de chez « Brice » qui beuglent leur joie aux nouveaux mariés et qui klaxonnent tout ce qu’ils peuvent à s’en péter le pare – brise et les tympans.
Je ne supporte pas ça… si un jour je me marie et que j’en vois un klaxonner je le dégage. Naaan je rigole je sais c’est la TRADITION ! Mais elle sort d’où cette tradition de merde ?!
Globalement, je trouve qu’on vit dans une société qui manque extraordinairement de civisme. Quand je vois des ados de 15 ans se cogner dessus pour « jouer » ça me stresse. Quand j’entends des gamines de 10 ans hurler « j’m’en fous de ta iev’ va t’faire enculer » j’ai juste envie de m’enfuir ou d’aller leur coller une tarte avec des lignes à recopier 500 fois: je dois apprendre à causer la France et arrêter de balancer des insultes à mes petites camarades de classe’ …
Ou les cons qui à l’heure de pointe dans le métro restent assis sur les strapontins, accompagnés de ceux qui n’osent pas descendre quitte à bloquer la sortie de tous les autres, de peur que le métro reparte sans eux…
L’agressivité est palpable. Paris, ville sous tension. Poussière, pollution, violence verbale, intolérance à la grand mère qui cherche ses pièces dans son porte monnaie à la boulangerie, portes battantes que tu te ramasse dans la tronche, on trace, on trace, on calcule rien, on monte dans sa bagnole et on klaxonne direct pour prévenir que c’est nous que v’là et que faut pas nous faire chier…
Au secours…!

J’ai râté mon CARROT CAKE … ou plutôt Carrot PUDDING :-/

Ah j’ai les boules… TELLEMENT les boules que j’arrive même pas à en rigoler de trop… parce que … mince alors… je m’étais donnée TELLEMENT DE PEINE ! j’y ai mis du cœur ! Il était 100% BIO en plus mon carrot Cake … Noix de la Bretonnière, cassées à la main, compote de pommes faite maison, carottes râpées à la mano…  franchement je me suis vraiment défoncée…
et le glaçage … hein le glaçage…  eh ben il aurait pu être DINGUE ! mais non… lui aussi je l’ai foiré.
Et comment est-ce possible me direz vous quand on SUIT une recette ? eh bien parce que moi, à un moment donné, il doit y avoir un truc qui déconne dans mon cerveau mais je ripe sur les dosages… eh ouais… on dit 60 grammes de compote… J’ai la main lourde alors je dois en mettre 100 … Enfin je pense que c’est là que j’ai déconné parce que … pour le reste j’étais bien… Bah oui mon carrott cake ressemble plus à un PUDDING en texture… humide vous savez ?
L’autre chose où j’ai déconné : les noix. Hachées grossièrement qu’ils disaient… sauf que … j’ai pas assez haché et j’ai laissé glisser quelques petits morceaux de coquille… ah oui c’est sûr ça croquait parfois sous la dent… Encore heureux que mon chéri s’en est pas pété une de dent… déjà qu’il se dévoue pour en manger … 😉 
Quant au glaçage… c’est le jus de citron.. j’en ai trop mis… résultat: trop liquide !!! et trop mixé au mixeur (au moins j’ai pu vérifier qu’il marchait toujours mon blender, ouf… je vous raconterai une autre fois pourquoi je craignais qu’il soit mort …) …
Oh je me suis acharnée, je l’ai mis au congélo, j’ai tenté de le « tartiner » sur une tranche en espérant qu’il « prenne » … mais non… et là mon chéri s’est dit que j’en avais vraiment un coup…
« mais ça se met pas comme ça le glaçage enfin ! »…. Rhoooo… je fais des tests j’ai le droit… grmmpppfff !
Tellement frustrant !!!! Tellement je m’éneeeeerveuuuuuuu !!!!
Oui c’est de la chimie la pâtisserie, ouiiiii le moindre faux pas coûte cher… je sais. J’ai bien compris hein…
Allez… je vous fais un résumé en photos … je recommencerai ! juré craché noyé ! Et la prochaine fois ça marchera, foi de Yiayia !! Na !

Du suspense, de l’aventure, des accidents… ma première expérience CUPCAKE !

Voilà, c’est fait, je me suis lancée en fin d’après midi: ma première expérience Cupcake !
Eh ben ce n’est pas si facile figurez vous !

Alors je me suis basée sur le petit livre très très bien fait, clair, joliment illustré d’Esterelle Payany: Les Cupcakes


Donc pour les ingrédients pour la recette de base, ça reste assez simple: farine, sucre, œufs, beurre, levure chimique, arôme naturel vanille ou fleur d’oranger…

Après il faut à tout prix respecter les consignes. Quand la recette dit beurre TRES mou c’est pas mou. Il faut TRES MOU… parce que après, ça devient tout de suite plus compliqué à battre… (au fouet électrique)…

J’ai tout fais bien comme vous pouvez le voir, là il me semble…
Après quand je me perfectionnerai, je pourrai mettre des petits bouts de trucs, de banane, chocolat, fruits secs, je sais pas quoi, des trucs miam miam 🙂

Mais là j’ai préféré être bien scolaire… Et donc, comme expliqué, deux cuillers à soupe de pâte dans chaque petits moules: ah oui, Nota Bene, ce sont des petits moules en silicones, enfin des coupelles en silicones, pas mal du tout comme système… Et Hop, 20 minutes au four à 180°
20 minutes plus tard …. comme j’ai un four à la con en fait, j’ai plutôt fait 18 minutes avec papier d’alu sur le dessus pour pas que ça crame… Mais je pense que j’ai mis des trop grosses cuillères de pâte … parce qu’ils ont trop gonflé mes cupcakes et ils étaient pas droits… donc pas facile pour le glaçage!
Et c’est là que les choses se compliquent: LE GLAÇAGE !!! 
pas facile le glaçage ! Surtout qu’avec ma grande adresse, j’ai trouvé le moyen de prendre mon torchon dans le fouet électrique qui avait glissé DANS le bol où le beurre et le sucre glace se mélangeaient et attendaient le colorant … Eh ouais… j’ai eu un peu peur …
en même temps, une séance de cuisine sans accident … et puis la coloration ! Derrière le paquet de colorants on explique comment faire du rose: 1 goutte de bleu + 6 gouttes de rouge… tu parles ! au moins 12 gouttes de rouge ! Mais la prochaine fois j’irai chez Mora (je ne connaissais pas) … ça à l’air génial ! (merci Marie ;-))


après quelques batailles, je l’ai eu mon glaçage AU BEURRE (il paraît que c’est le vrai, celui qu’il faut goûter au moins une fois) … sucre glace, beurre, colorant, extrait de vanille… que des bonnes choses légères et peu caloriques :)))
Et là, c’est là que le challenge pour moi commence… ma PREMIÈRE FOIS pour l’utilisation de la douille et cette épreuve de glaçage… et c’est LA que j’ai déconné… j’aurai du attendre que les cupcakes soient FROIDS !

Donc j’amorce le remplissage de la douille … et je me lance !

Appliquée, je suis A-PP-LI-QUEE 🙂
Pas mal non ? Le seul soucis c’est : Cupcake chaud et base pas droite… donc … ça dégouline !!! AAAAAAH !!! vite, vite, au frigo, vite … et puis il y en avait un… c’était foutu… Alors foutu pour foutu… Tant pis pour mes efforts au sport du jour, j’en referai demain et puis… je l’ai MANGE !!! MIAM MIAM!!

Mais ils ont plu à mon chéri… mon critique gastronomique officiel rien qu’à moi 🙂 J’ai juste quelques progrès à faire… hmmm…. et puis j’essaierai le glaçage façon cheesecake… ça me dis plus…. affaire à suivre… et puis des couleurs dingues, vert claquant, rouge, avec des cœurs, des étoiles, bref… affaire à suivre ! Mais c’est très ludique à faire, j’aime bien 🙂 Viva les cupcakes 🙂

Précaire, précaire, est -ce que j’ai une tête de précaire ?!

Ok. Au cas où vous n’auriez pas suivi mes tribulations, je suis donc officiellement au CHÔMAGE.
Oh je n’ai pas honte. D’ailleurs, nous les X Generation, les sacrifiés de la criiiiise (enfin le premier chariot de sacrifiés parce qu’il y en a de 10 à 15 ans de moins que moi qui ‘pointent’)  il n’est pas rare d’avoir connu le chômage AU MOINS une fois. Moi je l’ai connu… bah trois fois. C’est la troisième là.
Mais j’ai toujours été une veinarde bizarrement dans mes malchances… Première fois, licenciement économique… rien à faire, contre ça, le système vous écrase. Juste le temps de faire un bilan de compétences qui m’a prouvé que j’étais finalement faite pour mon métier que hop, j’étais de nouveau en poste… Et puis j’ai démissionné… ambition professionnelle, fin de parcours oblige… et bim, à J-10 je me suis dis: oh bah non tiens je vais choisir l’AUTRE job … ERREUR fatale. Au bout d’un mois j’ai été dégagée comme une merde avec un prétexte de merde et là … Sur le pavé Yiayia. Ou presque. bah oui, je n’ai eu droit à RIEN ! Moi qui n’ai JAMAIS coûté un rond à l’état, qui cotisait , je l’ai eu dans le…. lulu … RMi Only et fallait dire merci.
Moi je me suis dis: Dieu MERCI j’ai 30 ans et je suis de retour chez mes parents !
Et j’ai enchaîné un nouveau job en moins de 3 mois… puis un autre 2 ans et demi plus tard, et encore un autre un an après (meuuuuh NON je ne suis PAS instable… juste j’ai du mal à trouver chaussure à mon pied…  j’ai un pied du genre pied de Hobbit c’est pour ça…)
Et donc, j’enchaîne nouveau job. Mais là faut pas déconner hein… j’ai 35 piges moi Msieurs Dames… j’aimerai bien me « poser » comme on dit dans le jargon professionnel. J’aimerai bien me « stabiliser » … mais non… non non non, là encore ça ne va pas… Mmmm… cette fois c’était comme ont dit très vulgairement : « une erreur de casting »… Et pourtant, je n’avais pas menti sur la marchandise moi ! What you see is What you get comme on dit par chez nous les communicants à l’anglo saxonne. No Bullshit. On est cash, on dit ce qu’on est, on fait ce qu’on dit. Oui Madame!
Euh… mais non… alors voilà voilà, ce qu’on va faire c’est qu’on va en rester là hein… merci pour tout hein merci et puis bonne chance surtout. Ouais c’est ça. BONNE CHANCE ! GOOD LUCK ! VIELEN GLUCK ! Ach SO ! Alors ça fait quoi de se retrouver au chômage à 35 ans ?
Bah … me concernant, là, j’essaie d’analyser très fort… Première réaction; PANIQUE A BORD ! Assedic, assedic, je vais les avoir les BLOODY Assedic ? Non parce que cette fois, le squat chez les parents c’est fini là… je n’ai plus le prétexte d’avoir été larguée par mon mec (de son appart) et de me retrouver sur le pavé avec mes valoches… non non… cette fois j’ai bien ma niche rien qu’à moi que je la paie avec mes sous rien qu’à moi… Donc vu mes expériences précédentes, chômage = no pognon !
A l’heure où j’écris ce blog je n’ai pas encore l’assurance à 100% écrite noire sur blanc que c’est bon, mais bon… a priori, là, je suis censée être dans les critères qui m’octroient la générosité de l’état pour lequel je cotise depuis… très longtemps si je compte tous mes boulots d’étudiante.
Donc au chômage… Hmmm… et dieu sait si j’en ai rêvé de ce chômage. Si si, pour retrouver le temps d’avoir le temps. Ce temps qui nous file entre les doigts, qui nous donne l’impression qu’on ne gère rien, qu’on ne profite de rien, que nous sommes juste des esclaves d’un système, prisonniers de nous même, entre les mains d’une société qui nous fait vivre dans la terreur de la PRÉCARITÉ !
Rhaaaaa ça y est. C’est lâché. L’infâme mot a été cité : précarité ! La trouille au bide qu’ils ont les gens – moi compris – de basculer du côté obscur de la PRÉCARITÉ. ne pas savoir comment faire son mois: payer son loyer, son transport, son électricité, chauffage, bouffe, impôts, frais divers et variés…. finir dépouillée, la dégringolade infernale, et … la déchéance au bout…
Mais si. Dans l’inconscient de pleiiiiiin de gens, cette trouille est là. Elle nous tient les tripes. On veut rester du bon côté. Celui des INTÉGRÉS. On veut quand même faire partie du système, même si on le déteste et qu’on le critique allègrement. C’est quand même plus facile de vivre « comme tout le monde » que pas … c’est quand même plus simple la vie quand on peut  avoir une reconnaissance sociale, se sentir « appartenir » à la grande famille des CONSOMMATEURS que pas …
Et pourtant, il est évident que ça ne nous rend pas forcément meilleur…
Alors j’essaie de lutter contre cette trouille primitive de manquer.  J’essaie de me dire que non. Je n’aurai pas peur de ce CHÔMAGE. Que forcément, ce chômage me fait du bien. Et j’en suis sûre, ce chômage est là pour quelque chose de positif pour moi.
Déjà me REPOSER. Parce que lorsqu’on est une hyperactive hyper flipée survoltée du bulbe comme moi, le repos, on connaît pas. Ou très mal.
Je suis pas du genre à rester oisive. ça m’angoisse l’oisiveté. Et pourtant, j’en rêêêêêve de réussir à l’être. De redécouvrir ce plaisir de ne RIEN FAIRE. Avoir l’esprit mou. S’attarder à une terrasse de café en regardant les passants. Couper court à toute connexion et se remettre en communion avec la nature… Punaise qu’est ce que j’aimerai pouvoir le faire ! Mais c’est qu’il faudrait presque me forcer la main !
Me la jouer Christopher McCandless, foncer INTO THE WILD, Ranafout du fric, des liens, de tout, je me casse avec mon sac a dos Quechua – enfin KARRIMOR des années 90 offert pour mes 20 ans par mon 1er amoureux qui commence sérieusement à être râpé de partout mais idéal pour passer les barres rocheuses (il a pas de poches sur le côté, c’est mieux pour grimper … vous le saurez maintenant … d’ailleurs j’ai des bons restes, je pourrai toujours postuler chez Vieux Campeur ;-))
Et puis grâce à mon amoureux d’aujourd’hui je découvre Rick Bass (Winter) et Edward Abbey (Désert Solitaire … j’en suis à la page 62 depuis 4 mois c’est la honte totale) … mais N’empêche que c’est ça la VRAIE VIE. Celle qui reconnecte l’homme à la NATURE. Celle qui dépollue de tout ce système à la con qui pourrit les gens.
Le monde de L’ENTREPRISE. L’IMPITOYABLE MONDE DU TRAVAIL. Il y a d’ailleurs eu un excellent documentaire à ce sujet … je le recommande HAUTEMENT. Une parole juste et réelle sur la réalité du monde du travail d’aujourd’hui contre lequel je m’insurge, contre lequel je me révolte régulièrement. NON je ne suis pas UN BON PETIT SOLDAT. NON je ne suis PAS un NUMERO. Non je ne suis pas transparente, ouvrière des temps modernes, éjectable à tout instant comme un kleenex trop usagé… Il y en a marre de tout ça. Il y en a marre de prendre les gens pour des cons, de les déconsidérer, de leur prodiguer un management à la con. On nous bourre le mou de théories manégériales, de mots pseudo savants mélangeant l’anglais avec le français pour faire « plusse » pro … On oublie de montrer et de réapprendre aux gens à être juste HUMAINS.
Humains et NATURELS. Naturels dans leur attitude, naturels dans leurs rapports aux autres… PARAITRE PARAITRE PARAITRE. Avoir l’air d’un winner, avoir l’air de celui qui est toujours au courant de tout avant tout le monde, être un TRENDSETTER ou à défaut un TREND FOLLOWER …
ça fout les jetons… COMMENT ? T’es pas ENCORE allé à NYC faire ton shopping ? T’as pas acheté ton iPad 2 là bas déjà ? T’es trop has been… De toutes façon le mieux c’est Singapour pour le High Tech… t’as pas vu mes photos de vacances sur Facebook ? Je suis la première à coller des photos sur Facebook … bien que je me contrôle un peu par sécurité de ma vie privée et parce que j’essaie de m’appliquer à moi même ce que je critique bien souvent… 
ça me fait plaisir de lire de temps en temps des articles critique sur toute cette culture du PARAITRE qui s’est notamment développée avec Facebook… L’ÉTALAGE DE SA RÉUSSITE SOCIALE…. Obligatoire. Si t’as pas étalé ta BELLE VIE RÉUSSIE sur Facebook… c’est un peu comme si t’avais pas de ROlex à 50 piges. T’es un looser…
Ah oui oui je sais je râle, je fais mon Pimouss’ Kréma au Cassis. mais ça me fait du bien, ça faisait longtemps… C’est dur de rester intègre et cohérent dans notre société…
Mais je m’égare… revenons à nos moutons: LA PRÉCARITÉ. En même temps tout ce que je raconte est étroitement lié. Si tu deviens précaire, autant dire que tu es atteint de peste bubonique… Non c’est vrai, ça pourrait être contagieux… ça fait PEUUUUUR !!! Et il y a de quoi avoir Peur. 
Moi je sais que j’ai de la chance – pour le moment en tous cas – car pour certains ma précarité apparaîtrait comme du grand luxe. Limite Jackpot du loto.
D’ailleurs je vous conseille plusieurs ouvrages géniaux qui remettent les idées en place sur le sujet:
Quai de Ouistreham, Florence Aubenas
Tribulations d’un précaire, Iain Levison
Deux styles différents mais EXCELLENTISSIMES.
En plus déprimant vous pouvez lire L’Horreur Économique de Viviane Forrester… pas mal non plus… elle prédisait la disparition de la classe moyenne (celle dont je fais partie AUSSI).
Enfin bref. Je suis précaire sur le papier, aux yeux de la SOCIÉTÉ mais dans ma tête je sais, j’en suis certaine, que j’ai raison de me rebiffer …même si c’est dur parfois.
Un peu de précarité par ailleurs ça fait du bien. ça vous pétrit d’humilité. ça vous pousse à écouter votre âme, votre petite voix intérieure… ça oblige à MOINS CONSOMMER (ce qui est une bonne chose dans notre société qui consomme TROP et bien souvent inutilement… juste pour assouvir le dit besoin de consommer… pour rester A LA MODE) …
Bref, soyons tous précaires les gens ! Allez hop !
Je déconne bien sûr… je ne souhaite à personne de l’être et je souhaite de tout mon cœur à tous ceux qui le sont pour de vrai de s’en sortir et d’avoir une vraie chance de s’en sortir. C’est juste nos regards, nos mentalités qui doivent évoluer… je crois à une 3ème voie… je suis peut être une idéaliste à cause perdue. Peut être que l’homme est bien un loup pour l’homme, que de toutes façons nous sommes corrompus par notre soif de pouvoir, peut être qu’il nous sera impossible de devenir de vrais humains mais je garde espoir… et l’espoir fait vivre ! Hein !
Sur ce, quelques vidéos de films, que j’adore et qui reflètent bien que parfois la vie est encore plus belle, les gens sont encore plus beaux, quand TOUT se casse la gueule… Parce que la VRAIE VIE est PRÉCAIRE. Et qu’un rien peut nous faire nous écrouler… Alors … restons simples… et humbles… En tous cas moi j’essaie.
Allez. Mon coup de sang est passé.
Good Nite folks et à la prochaine 🙂