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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, fraîchement cinquantenaire, maman d'une pré ado, j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

J’ai inventé la CHEEEEEEEESE TARTE ! (Cheese Cake raté …)

… la suite, le suite ! Enfin… le verdict, le verdict !
Le verdict c’est que je ne vous montrerai pas de photo… tellement j’ai honte. 
Dans ma volonté de réduire de moitié les ingrédients pour faire un plus petit cheese cake, j’ai comme qui dirait omis de réduire la taille du moule !
Eh oui… aussi CON que cela puisse paraître, j’ai mis la quantité de 3 / 4 personnes dans un moules de 6 personnes… ce qui veut dire, que mon cheese cake  ressemble plus à une CHEESE TARTE !!!
Et ce qui est dommage c’est que la couche de biscuit spéculos s’est retrouvée aussi épaisse que la garniture…
Moi qui étais si fière, qui avait fait ce dessert avec mon cœur… et encore une fois pas assez de tête…
Bon. Au goût, la garniture est bonne… enfin le tout est malgré tout bon, mais on peut pas vraiment dire que c’est un cheese cake….
Donc pour positiver je dirai que j’ai inventé la CHEESE TARTE !
Pfff… je crois que je vais faire un break sur les desserts moi … vivement Tang Frères !

DITES CHEEEEEEEEEESE…CAKE !

Oui ça faisait longtemps je sais … j’aurai pu vous raconter mes dernières expérimentations, mes pâtes aux épinards ricotta, mes aiguillettes de poulet à la sauce gorgonzola / mascarpone et champignons frais, mais non… je sais pas, j’avais la flemme. ça arrive d’avoir la flemme 🙂

mais je vais reprendre… je me prépare une expédition chez Tang Frères la semaine prochaine… j’y vais avec mon caddie à courses… ça va déchirer…

Mais en attendant, cet après midi, j’ai eu envie de faire un cheese cake pour mon chéri. Pas pour moi, je suis à la diète. Oui oui… c’est pas pour dire mais à force de faire Yiayia The Cook disons que j’ai un peu pris quelques kilos… et la plage approche et je veux pas me la jouer fille complexée saucissonnée dans un paréo… donc non, non, non, n’insistez pas, je n’en prendrai pas… ou alors juste une miniiiiiiii part 🙂

J’avais déjà fais un cheese cake avec cette recette de ce super livre:
 j’avais expérimenté la recette pour l’anniversaire de mon chéri l’été dernier mais il me manquait des ustensiles fort pratiques comme un batteur électrique par exemple !

Il s’agit donc de la recette du NEW YORK CHEESE CAKE ! Enfin attention, j’ai divisé en deux les quantités car là c’est pour 6 personnes dans le livre …
Pour 3 /4 personnes il faut du fromage type Philadelphia / St. Moret (400 grammes) – les sous marques sont très bien aussi, franchement ça ne change pas le goût. Et puis il faut des spéculos (150 grammes – un paquet), de la cassonnade (40 grs), du sucre en poudre (70 grs), 2 oeufs, du beurre (60 grs), de la crème fraîche (100 grs), de l’extrait de vanille (1 cuiller à soupe), le zeste d’un citron et de la fécule de pomme de terre (1 cuiller à soupe)…
Première étape, mettre les spéculos dans le blender pour les réduire en poudre. Ensuite, on verse dans un récipient, on mélange avec les 60 grs de beurre + cassonnade et on dispose le tout dans un moule avec du papier suflurisé bien à plat et on met au four pour 15 minutes à 150° (préalablement préchauffé bien sûr)


Pendant ce temps, on prépare le mélange avec le fromage qu’on passe au batteur. ça, ça change la vie !
On ajoute alternativement, oeuf, sucre, puis extrait de vanille, fécule de pomme de terre… à la maryse on mélange en ajoutant la crème fraiche et on intègre le zeste de citron…. mmmm ça sent bon !!! Alors attention, il ne faut pas passer le batteur 107 ans sinon ça devient trop liquide ! comme ils disent pas dans le livre j’y suis allée au feeling…et ça rend pas mal :

Une fois la base biscuit sortie du four, on peut verser le succulent mélange ….
et c’est parti pour 45 minutes au four à 150 … j’ai mis une tasse d’eau dans le four parce qu’il paraît que ça évite au gâteau de craquer… euh… je sais pas si c’est le biscuit ou le mélange de cream cheese… en tous cas ça sent super bon et là vraiment je respecte le timing…
ça a un peu craquelé à la surface mais le résultat à pas l’air mal … j’attends que ça refroidisse pour le mettre au réfrigérateur… il paraît que l’idéal c’est une nuit entière.. je suis pas sûre que mon chéri tiendra jusqu’à demain… 🙂 Et je vais l’accompagner d’un coulis que je vais préparer avec une « fausse confiture » que j’ai trouvé… je pense la faire fondre avec du jus de citron ça devrait être pas mal 🙂

je crois que j’en goûterai quand même une mini part … tant pis je ferai plus de sport lundi :))

Après les pensées de Pascal, les pensées de Yiayia …. enfin oui on peut dire ça comme ça :-)

Bonsoir / Bonjour les gentils Internautes qui daignent me suivre… ça faisait fort longtemps que je ne m’étais pas déchaînée sur mon clavier. Mais Friday Night Fever oblige, je me suis dit que c’était le bon moment de reprendre…

C’est que parfois on fait panne sèche. Vous savez, la hantise de l’écrivain… (je n’ai toujours pas recommencé à écrire d’ailleurs) … la peur du manque d’inspiration. Mon cerveau est en jachère en ce moment je le crains. Mes neurones ont décidé de fournir l’effort minimum. Pas envie. C’est que ça demande du temps de devenir une vraie chômeuse. Reprendre un rythme NATUREL… Laisser son organisme reprendre son vrai rythme, pas celui de l’obligation. Et dans sa tête c’est pas si simple de lâcher prise, de ne pas se sentir « obligée »… et moi je suis de nature à me sentir obligée de tout… alors forcément, pour des personnes comme moi, le « lâcher prise » relève du challenge, voire de la mission impossible… mais bon… j’y travaille… A chaque jour suffit sa peine… Petit à petit je me déconnecte, je m’éloigne, je commence à prendre un certain recul et à observer…

Cette observation de la vie, des gens, me rend un peu philosophe… enfin je n’oserai jamais me mesurer à Pascal, à Nietzche ou Spinoza… (oui j’ai fais un Bac A2; Philo Coeff 8 …. ma prof disait que c’était dommage parce que j’avais des vraies réflexions mais je fonçais dans le brouillard… hmmm… un signe? :-)) – Bref. Forcément, se déconnecter d’un système rend un peu plus observateur et critique…

Je peux observer les gens partout. Sur les terrasses des cafés à l’heure du déjeuner, dans la salle de sport le matin, en promenant le plus adorable des petits chiens,  et je constate toujours que:

1) Oui. La vie est définitivement injuste.
2) Oui, certaines personnes ont TOUT, d’autres RIEN et d’autres, un truc entre les deux plus ou moins bien équilibré
3) Un enfant con, donne un adulte con et un vieux, con.
4) Les gens fuient le malheur et la tristesse des autres comme la peste
5) Les gens ont peur d’être contaminés par les malheurs et les chagrins des autres mais ça nourrit leurs conversations entre gens veinards
6) Je ne supporte plus du tout les gens qui disent « quand on veut on peut » même si j’en pardonne quelques uns…
7) On prône la communication mais ont vit dans une société d’autistes
8) On prône le retour à la nature, à la non consommation, au DÉVELOPPEMENT DURABLE mais les gens meurent quand ils ne consomment plus et ne vivent leur reconnaissance sociale qu’en consommant (dis moi ce que tu consommes, comment tu consommes et je te dirai comment tu as réussi ta vie)
9) Les gens affichent leur bonheur de vie réussie sur Facebook mais en attendant les statistiques sont claires: un couple sur 3 divorce et c’est un couple sur 2 à Paris. Conclusion: les gens mentent sur facebook.
10) Les gens ne sont réellement concernés, touchés par le malheur, que lorsque ça leur tombe sur la gueule…
11) Parfois le malheur ça rend méchant et inhumain et injuste et intolérant… parfois pas…

Alors… par quoi est ce que je commence? ah oui… Ce qui m’a donné envie de poster un blog l’autre soir… je descends au G20 en bas de chez mon amoureux (il a double chance: il a un marché juste en bas de chez lui et en plus c’est moi qui y vais ;-))

Et punaise, ça schlinguait grave dans le G20. ça sentait le vieux fromage et la vieille pisse… un truc pas terrible quoi… et en fait, l’odeur venait d’une vieille dame, qui était devant moi avec son caddie, et sa canne… et sa vieille jupe longue tachée, ses claquettes déglinguées, ses bas de contention roulés … son allure faisait mal au cœur. Elle arrive à la caisse. 22.30 euros de courses. Des conserves essentiellement. Pour une personne. Sous marque. 

Derrière moi, une autre vieille, avec son accompagnatrice, sa bonne à tout faire, mouchoir collé au nez l’air dégoûtée qui ne pouvait pas s’empêcher de rouscailler: oh mais mon dieu quelle odeur ! 

J’avais vraiment envie de lui dire: ta gueule mémé.

L’autre dame sort, péniblement. Je suis tellement désolée pour cette petite vieille…La caissière aussi est désolée et elle me dit: elle est malade cette dame, c’est malheureux… et l’autre vioque, qui sort: ah mais c’est pas possible de sentir aussi mauvais, c’est inadmissible.

Là, c’était plus fort que moi je lui rétorque: mais Madame, tout le monde n’a pas la chance de pouvoir avoir du soutien, d’être accompagnée et d’avoir les ressources financières suffisantes pour pouvoir éviter cette déchéance. Sans déconner j’ai fais l’effort d’être polie… On peut être vieux et con. C’est sûr maintenant. Mais elle était sûrement conne jeune aussi cette bécasse bourgeoise.

Le soir, quand je rentre chez moi, je croise souvent un clochard… encore en bon état. Il a de la terreur dans les yeux et à chaque fois que je le croise ça me bouleverse. On dirait un petit garçon dans un corps de vieille personne, son sac à dos bien serré contre lui, son petit short, son T shirt, ses chaussures encore correctes, il marche d’un pas rapide et inquiet… sûrement à la recherche d’un abri pour la nuit… Une fois je promenais le plus adorable des petits carlins et je suis remontée chez mon chéri le sanglot dans la gorge… il a du me prendre pour une dingo mon chéri… mais moi la misère, ça me déchire le cœur… Alors je donne, je donne comme je peux à ma petite échelle, Emmaus, L’Abbé Pierre, des pièces par ci par là, j’essaie d’avoir des regards, des paroles humaines, une fois j’ai carrément acheté de la bouffe à deux SDF, je leur ai filé des tickets restau et j’ai passé une heure avec eux dans le froid en sortant du Franprix… et quand ces gens commencent à vous raconter leur vie… juste vous voyez bien que c’est juste une question de chance la vie… de bien naître, ou pas … Je me demande parfois si je fais ça pour soulager ma conscience? Sûrement… en partie… Forcément. Je me dis que si tout le monde tend la main, si tout le monde essaie à sa petite échelle, ça peut s’arranger? Je me dis que c’est mieux que rien…

La misère. Voilà ce que j’observe. Et la superficialité des gens tant que rien ne leur arrive…C’est malheureux de se dire que c’est souvent le malheur qui donne de la profondeur aux êtres. Enfin, les épreuves. Les épreuves corrigent la vanité, l’orgueil, on se prend une bonne grosse claque d’humilité. On réalise de nouveau qu’on est qu’un petit grain de poussière. Peu importe son nom, son origine, son statut social, une épreuve ça recadre direct. On arrête de se la péter, de se bercer d’illusions …

La vie peut être belle, mais elle est souvent très moche. Et se l’avouer ça fait vraiment chier. Mais c’est la vérité. Et si elle n’est pas moche là tout de suite maintenant pour nous, elle l’est pour des milliards d’autres êtres humains, et il faut se démerder pour vivre avec ça…

Moi je sais pas si je pourrai être pleinement heureuse un jour… Il faut être totalement inconscient pour être heureux… Et puis ça veut dire quoi être heureux d’abord ? Etre marié deux enfants double salaire deux bagnoles dont un monospace, un chien / chat et être allé au moins une fois à Bali et à New York , faire des BBQ entre amis le WE, ??? Comme disent les anglais: What The Fuck ?
Est ce que je deviens un peu misanthrope moi qui avait la réputation d’être une machine à socialiser? C’est possible. Après des années de Yiayia Boute-en-train + quelques grosses baffes dans la figure je crois que je suis sortie de mon inconscience…

Être heureux ça ne veut rien dire pour moi… La vie est une sorte de passage pendant lequel il faut bien sûr essayer de vivre le mieux possible, donner le plus possible, idéalement, c’est génial de recevoir aussi mais je ne crois pas que ce soit ça qui suffise à rendre « heureux » … Être en accord avec soi même, avec ses pensées, son moi profond, être sincère, toujours… sûrement ça permet d’accéder à une certaine plénitude… et puis sûrement pour savoir ce que c’est que d’être heureux il faut savoir aussi ce que c’est que d’être malheureux…

Comme quoi, le malheur et le négatif ça a du bon, puisque ça nous permet d’apprécier quand ça se passe bien 😉

Comment ça il est pas gai mon blog? Mais si ! Il est réaliste. Et on peut être réaliste, lucide sur l’existence, sur les gens et le vivre très bien. A 35 ans je commence enfin à accepter cette imperfection massive de l’existence. Je commence à admettre que l’enfer est sûrement sur terre, que c’est l’homme qui s’est crée la plupart de ses aliénations et sa propre destruction, par orgueil, par vanité, par envie de toujours plus toujours mieux… c’est assez biblique n’est ce pas?

Là dessus mon éducation judéo chrétienne me colle à la peau…j’ai grandi avec un chapelet jusqu’à l’âge de 10 ans donc je connais un peu les 7 pêchés capitaux ;-))

Je crois qu’il y a des gens bons et des gens fondamentalement mauvais. ça m’étonne toujours, ça me débecte mais oui, il y a des gens mauvais et qui s’en foutent royalement que d’autres gens souffrent du moment que pour eux et leur petite existence tout va bien et qui n’hésiteront pas à faire du mal pour arriver à leur fin… et sans culpabilité ou cas de conscience. J’en ai croisé plein des gens comme ça… j’ai même été assez conne pour tomber amoureuse de certains… Mais maintenant je sais…

Je suis une apprentie Jedi … un jour je serai comme Yoda.

Hinshallah. Amen.

OU ON VA PAPA ? – JEAN LOUIS FOURNIER – MORCEAUX CHOISIS : A LIRE D’URGENCE

OU ON VA, PAPA? – JEAN-LOUIS FOURNIER – MORCEAUX CHOISIS (A LIRE D’URGENCE!)

A LIRE EN URGENCE POUR S’OUVRIR LA CONSCIENCE:
Edito dos de couv’ du livre:
‘Jusqu’à ce jour je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi? J’avais honte? Peur qu’on me plaigne? Tout cela un peu mélangé. je crois, surtout, que c’était pour échapper à la question terrible: qu’est-ce-qu’ils font?’
Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut être pour dire mes remords. je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange.
Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait: rien.
Et surtout, pendant de nomreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines’.
‘Depuis qu’il est monté dans la Camaro, Thomas, 10 ans, répète, comme il le fait tous les jours: ‘Où on va, papa?’
Au début, je réponds: ‘On va à la maison’.
Une minute après, avec la même candeur, il repose la même question, il imprime pas. Au dixième ‘Où on va papa?’ Je ne réponds plus…
Je ne sais plus très bien où on va mon pauvre Thomas.
On va à vau-l’eau. On va droit dans le mur
Un enfant handicapé, puis deux. Pourquoi pas trois…
Je ne m’attendais pas à ça.

 

Où on va, papa?
On va prendre l’autoroute à contresens.
On va en Alaska. On va caresser les ours. On se fera dévorer.
On va aux champignons. On va cueillir des amanites phalloïdes et on fera une bonne omelette.
On va à la piscine, on va plonger depuis le grand plongeoir, dans le bassin où il n’y a pas d’eau
On va aller à la mer. On va au Mont Saint-Michel. On ira se promener dans les sables mouvants. On va s’enliser. On ira en enfer.
Imperturbable, Thomas continue: ‘Où on va, papa?’. Peut être qu’il va améliorer son record. Au bout de la centième fois, ça devient vraiment irrésistible. Avec lui, on ne s’ennuie pas, Thomas est le roi du running gag.
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Que ceux qui n’ont jamais eu peur d’avoir un enfant anormal lèvent la main.

Personne n’a levé la main.

Tout le monde y pense, comme on pense à un tremblement de terre, comme on pense à la fin du monde, quelque chose qui n’arrive qu’une fois.



J’ai eu deux fins du monde….



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Je n’aime pas le mot ‘handicapé’. C’est un mot anglais, ça voudrait dire ‘la main dans le chapeau’.
Je n’aime pas non plus le mot anormal. Surtout quand il est collé à ‘enfant’.
Qu’est-ce que ça veut dire, normal? Comme il faut être, comme on devrait être, c’est à dire dans la moyenne, moyen. Je n’aime pas trop ce qui est dans la moyenne, je préfère ceux qui ne sont pas dans la moyenne, ceux au-dessus et pourquoi pas, ceux au-dessous, en tous cas, pas comme tout le monde. Je préfère l’expression ‘pas comme les autres’. Parce que je n’aime pas toujours les autres.
Ne pas être comme les autres, ça ne veut pas dire forcément être moins bien que les autres, ça veut dire, être différent des autres.
Qu’est-ce que ça veut dire un oiseau pas comme les autres? Aussi bien un oiseau qui a le vertige qu’un oiseau capable de siffler sans partition toutes les sonates pour flûte de Mozart.
Une vache pas comme les autres, ça peut être une vache qui sait téléphoner.
Quand je parle de mes enfants, je dis qu’ils ne sont pas comme les autres. ça laisse planer le doute.
Einstein, Mozart, Michel-Ange, n’étaient pas comme les autres…
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Si vous étiez comme les autres, je vous aurais conduits au musée. On aurait regardé ensemble les tableaux de Rembrandt, Monet, Turner et encore Rembrandt…
Si vous étiez comme les autres, je vous aurais offert des disques de musique classique, on aurait écouté ensemble d’abord Mozart, puis Beethoven, puis Bach et encore Mozart
Si vous étiez comme les autres, je vous aurais offert plein de livres de Prévert, Marcel Aymé, Queneau, Ionesco et encore Prévert.
Si vous étiez comme les autres, je vous aurais emmenés au cinéma, on aurait vu ensemble les vieux films de Chaplin, Eisenstein, Hitchcock, Bunuel et encore Chaplin.
Si vous étiez comme les autres, je vous aurais emmenés dans les grands restaurants, je vous aurais fais boire du chambolle-musigny et encore du chambolle musigny..
Si vous étiez comme les autres, on aurait fait ensemble des matchs de tennis, de basket et de volley-ball.
Si vous étiez comme les autres, on serait monté ensemble dans les clochers des cathédrales gothiques, pour avoir un point de vue d’oiseau.
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Si vous étiez comme les autres, je vous aurais conduits au bal avec vos fiancées dans ma vieille voiture décapotable.

 

Si vous étiez comme les autres, je vous aurais donné en douce des petits biffetons pour faire des cadeaux à vos fiancées.

 

Si vous étiez comme les autres, on aurait fait une grande fête pour votre mariage.

 

Si vous étiez comme les autres, j’aurai eu des petits-enfants.
Si vous étiez comme les autres, j’aurai peut être eu moins peur de l’avenir.
Mais si vous aviez été comme les autres, vous auriez été comme tout le monde.
Peut être que vous n’auriez rien foutu en classe.
Vous seriez devenus délinquants.
Vous auriez bricolé le pot d’échappement de votre scooter pour faire plus de bruit.
Vous auriez été des chômeurs.
Vous auriez aimé Jean-Michel Jarre.
Vous vous seriez marié avec une conne.
Vous auriez divorcé.
Et peut être que vous auriez-eu des enfants handicapés.

 

On l’a échappé belle…

LE DIKTAT DE LA POSITIVE ATTITUDE : ON NOUS PREND VRAIMENT POUR DES CONS :)

Alors ce blog là… Il date aussi… un blog « fond du cœur » … eh ben merde alors… je réalise que je suis en crise existentielle depuis que je suis entrée sur le monde du travail :))) j’ai commencé à 25 ans, quand je lis ce que j’écrivais à 33 ans et où j’en suis finalement à 35 … euh … c’est peut être une bonne chose ce chômage finalement :))

LE DIKTAT DE LA POSITIVE ATTITUDE: ON NOUS PREND VRAIMENT POUR DES CONS…!

Journée à la con.



En fait ça fait deux jours que j’ai des journées à la con et je crains que ce soit toute la semaine comme ça.. enfin la semaine s’arrête jeudi soir et je me barre ce WE dans ma campagne Vendéenne… Enfin dans la maison familiale avec frères et soeur et à moi les vaches, les poneys, l’atlantique glacé, les balades en vélo et les joggings à travers champs! Seul truc va falloir que je m’accroche sévère avec mon régime – tiens j’ai failli faire un blog sur le sujet: Dr. Fricker & Me. Peut être je le ferai je verrai si je suis inspirée, si j’ai la niak pour écrire…
Je dois me remettre à écrire mais je suis moins du soir que du matin et après des journées tête farcie, c’est pas évident de se concentrer…
Quoiqu’il en soit, j’ai donc eu droit à des heuuuuuures de réunion… je travaille dans une grosse multinationale amerloque donc la motivation des troupes c’est presque un sacerdoce…


Et moi j’arrive à 33 ans et j’ai un truc qui me reviens comme un truc lancinant: je ne suis pas faite pour le monde du travail standard… le monde de « l’entreprise »… La sacro sainte entreprise qui sublime la hiérarchie et le syndrome du petit chef, qui ne vit que dans les procédures, qui s’éclate à coups de management à la mord moi le nœud…


Et alors le summum, c’est ce que j’appelle ‘le diktat de la positive attitude’. Il y a un excellent bouquin qui est sorti il y a quelques temps intitulé « L’Open Space m’a Tuer » … Ils en parlaient de ça… C’est exaspérant. On prend les gens pour des pantins, on les lobotomise, on les prend littéralement pour des cons… mais le truc c’est qu’il y a plein de moutons, de petits soldats accros du fayotage et du lèche botte qui ADORENT ça!!!


Aujourd’hui j’ai eu une réunion loooongue… qui s’est clôturée par l’intervention d’un coach, ancien financier, recyclée en coaching…pour « aider les ex rois du pétrole à se retaper l’ego » … en gros… Moi je dis que rien ne vaut un bon psy… Les coachs, il y en a un paquet de charlatans…déjà chez les psys, il y en a mais là on à boire et à manger… Je les considère comme presque dangereux d’ailleurs…


Et donc, ce « super coach qui claque sa mère » a décidé en fin de réunion de nous faire toute une leçon en 30 minutes top chrono, du genre: « La crise est une opportunité »…
Et c’est parti on a eu droit aux citations de Winston Churchill du genre:
Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l‘opportunité dans chaque difficulté
Donc en gros, ceux qui sont négatifs le sont parce qu’ils le veulent et il suffit de cultiver l’optimisme pour que tout aille mieux et que bien sûr, on a le choix…


Hmmm… Alors je ne dis pas qu’il n’y a pas de vrai là dedans! C’est sûr: Aide toi et le ciel t’aideras! A un moment donné, il faut bien intégrer que le positif amène le positif et inversement, le négatif amène le négatif… bref… ça paraît un peu le B.A. BA. Mais c’est vrai, parfois il faut quand même se botter le cul, prendre le taureau par les cornes et se reprendre en mains…


Cependant, nous n’avons pas tous la même force psychique, la même capacité de résistances aux épreuves et nous n’avons pas non plus tous les même fardeaux…
Évidemment, tout cela était sur fond de mise en contexte dans le monde professionnel et dans un contexte de crise économique. Là où il avait raison c’est que oui, très clairement, il y a une crise de confiance. Mais ça sonnait faux. ça sonnait GROS PIPEAU! Parce que le but final de cette intervention était de motiver les travailleurs éprouvés, pris à la gorge par la peur de se faire licencier, de donner encore un coup de collier, de encore continuer d’y croire et avec le sourire SilVouplé !


Et en plus, je trouvais que ça avait un côté super culpabilisant… en gros, si on adhérait pas à cette positive attitude, ça sous entendait qu’on était de mauvaise volonté, de la mauvaise graine…


Je regardais autour de moi… Je reconnaissais les bons soldats… et je percevais aussi les sceptiques… ceux qui n’osent pas dire: c’est de la grosse merde en barre Mossieur votre théorie! Mais personne ne disait rien…


Moi je trépignais… je me suis suffisamment fait repérer comme ça… je suis comme tout le monde. Lâche. J’ai besoin d’un salaire pour payer mon loyer, mes impôts, ma bouffe, mes factures etc … je n’ai pas l’énergie de me retrouver au chômage… Quoique.. J’avoue que parfois ça me chatouille…


Dans le fond j’aimerai devenir écrivain, j’aimerai vivre indépendante de tout système à carcan. En même temps vivre comme je vis est une source d’inspiration. On côtoie la société de l’intérieur… si j’étais extérieure je m’ennuierai peut être…
Je suis née avec l’esprit libertaire… Je ne suis pas une contestataire pour l’être, je ne me glorifie pas de clamer l’injustice… C’est juste comme ça que je suis. J’ai du mal avec l’autorité, j’ai du mal avec l’obligation, je n’aime pas qu’on empêche les gens de s’exprimer comme ils sont. J’aime le management mais je ne crois pas au matraquage mental, je ne crois pas au fait qu’on prenne les gens pour des cons, je ne crois pas au fait que le pipeau paie…Je ne pense pas que les gens travaillent mieux en leur balançant du diktat de positive attitude…


On balance trop de conneries aux gens, on leur pourrit le crâne en leur expliquant comment ils doivent vivre pour vivre bien… C’est dingue. Est-ce qu’on ne peut pas laisser les humains être juste des humains et assumer d’être juste des humains ?


C’est à dire des animaux dotés d’une conscience, bourrés de contradictions avec leurs bons et leurs mauvais jours, leurs forces et leurs faiblesses et ils font ce qu’ils peuvent…
Nos sociétés n’ont tellement plus de repères, tellement plus de racines, elles sont tellement flinguées par l’individualisme et le matérialisme, tellement pourries qu’on leur inflige des coach…Faudrait balancer tout. Mettre tout le monde au vert en désintox, comme pour les vrais camés…


A l’heure où je tape ce blog, je viens de voir en simultané, une pub pour un énième produit miracle de régime avec une meuf qui remue du croupion en string (mais nooooon enfin ce n’est pas son cul qui va faire vendre le pseudo médoc en question… sssiiiiiii? ;-))) – suivi de la dernière pub Mac Do du Chicken Mythic, riche en sucres raffinés, chapelure frite, et mayonnaise… Où elle est la cohérence?


Bref…  je m’égare… Pour en revenir au diktat de la positive attitude, je me prends moi en exemple: ma vie perso est une sorte de radeau au milieu des 40ème rugissants depuis pas mal de temps… Bon… je me dis que peut être là je suis en train d’en sortir un peu… mais en tous cas, je peux pas dire que c’est l’éclate du siècle dans ma vie… Juste j’essaie de faire avec et de pas me laisser aller… parce que … bah j’ai pas le choix! Par contre, quand j’ai eu un WE difficile et que j’arrive le lundi matin et que j’ai Zébulon qui a 5 ans de moins que moi, le gars 20/20, qui a tout réussit en plus d’être fondamentalement adorable études, boulot, mariage, déjà bientôt le deuxième gosse et qui déboule, le sourire banane en me clamant un: alors?! Bon WE?


Euh… là j’avoue… c’est trop dur…


Dans ma tête je me dis: Ok. Je vais lui faire un coup de claquette avec une voix de crécelle et lui dire: Ouéééé c’est supeeeer ! Je me suis éclatééééééééééé comme une malaaaaaade !!! J’ai fais le ménage dans mon appart pou moi toute seule, mes courses pour moi toute seule en faisant gaffe à mon compte en banque, je suis allée voir ma famille qui part en couille avec mes parents au bord du divorce et mes frères et soeur quelque peu problématiques, je pense à mon petit ami que je ne vois plus qui me manque et que je sais même pas si on a encore une chance de s’en sortir tous les deux, mais quand même, j’ai perdu 4 kilos avec mon régime qui me donne faim, j’ai fais du sport, j’ai pleuré vendredi soir comme une pôfille en apprenant que le frère d’un vieux copain venait d’etre papa, vraiment c’est supeeer! j’adooooore ma vie ! je m’éclate, ch’uis prête à attaquer la semaine avec la fleur au fusil, le fusil entre les dents, voilà ! Je t’offre un café?
Naaan. En fait je ne lui ai pas répondu tout ça… mais putain qu’est ce que j’en avais envie. Mais ça aurait fait la fille aigrie agressive gratuitement méchante…


Alors j’ai été plus soft. Quand sa question a surgi je lui ai dis; bah non… pas terrible, ça va pas trop et c’est vrai j’avais les larmes aux yeux, les boules dans la gorge… et hop, ça l’a calmé direct… et là il ne me pose plus la question fatidique…et franchement ça fait du bien.


Tout à l’heure, à la fin de la réunion,  mon cher collègue n’a pas pu s’empêcher de clamer un : C’était Génial! Pour parler du coach et de sa grande méthode anti crise…
Mon Dieu… que dire… j’ai vite grignoté quelques trucs qui semblaient diététiques et j’ai tracé ma route…


Je sais pas être un bon petit soldat. Je sais pas être une fayote, je sais pas faire semblant d’être neuneu… Sûrement pour ces gens là je suis une pauvre fille, je n’ai rien compris à la vie… j’aimerai pas être comme eux et surement ils n’ont pas envie d’être comme moi…


Mais perso, je préfère quand même être comme je suis. Surement je suis plus en souffrance qu’eux, surement je cogite trop mais bon… moi c’est pas ma vie tout ce théâtre… Je ne sais pas ce que c’est ma vie au final mais je sais que ce n’est pas ça… En attendant, je fais avec… en attendant d’y voir plus claire, c’est pas pire comme disent les Jurassiens…
Ouais. Pas pire. Une chose que j’ai appris avec le temps c’est accepter de faire le dos rond parfois. Sans pour autant me corrompre mais apprendre à ne pas perdre de l’énergie dans certaines batailles inutiles…


Ce monde n’est pas le mien. Ce n’est pas de leur faute… Ce n’est pas la mienne non plus…. Je joue du système moi aussi…en attendant de trouver ma vraie place…juste je sais pas laquelle c’est ma place… ma vraie place…
Peut être un truc entre les deux? Ch’ais pas…