CONTRE NOUS DE LA TYRANNIE, L’ÉTENDARD SANGLANT EST LEVE …

Bonsoir les ondes. Blog de nuit pour moi car avant difficile de trouver le temps…

Si j’étais raisonnable, je dormirai pour rattraper le sommeil qui m’a tant manqué ces dernières semaines, mais je dois être un peu masochiste parfois…

Ce besoin d’écrire, ce besoin d’extirper mon bouillonnement intérieur qui de toutes façons m’empêcherait de dormir… Alors autant vous raconter ces choses qui me travaillent le ciboulot.

Sujet qui me tiens à coeur : la TYRANNIE au travail. 



Ce mot tyrannie… l’oppression, l’abus de pouvoir, la destruction de la liberté individuelle. Ce mot n’est pas vain. Ce mot est toujours très actuel dans notre société et notamment dans le monde de l’entreprise et le management.

Et allez savoir pourquoi, c’est malheureusement quelque chose que je connais bien. Mais c’est aussi quelque chose que je dénonce et contre lequel je me bats.

En période de crise, en période de grande précarité, de chômage élevé, les employés ont PEUR. Peur de perdre leurs emplois, peur de ne pas être gardés à la première boulette… Et beaucoup de patrons usent de cela pour exercer encore plus de pression. Et je trouve ça détestable.

Certains n’ont pas besoin de la crise pour être tyranniques. Certains l’ont toujours été. C’est un sacerdoce. Un art dans lequel ils excellent.

J’ai connu toutes sortes de tyrans. Des formes différentes, plus ou moins vicieuses. Pour moi ce sont des personnes ingérables. Je ne sais pas gérer les tyrans. Je ne les comprends pas. J’ai toujours aimé le management. Diriger c’est un truc que j’aime faire et je crois que je sais bien faire. Parce que j’aime les gens (c’est mon coté François Hollande ;)) – Oui, sincèrement, j’aime l’idée d’accompagner, d’enseigner et de tirer vers le haut des personnes avec lesquelles on travaille. En plus, souvent, on apprend soi même au passage.

Pour moi, le management passe par l’humain, par de la psychologie relationnelle évidente, de l’écoute, de la gratification. Cela ne signifie pas que l’on ne doit pas être « ferme » ou dans le respect de ses objectifs mais j’ai toujours pensé qu’on tirait le meilleur des gens et qu’on leur faisait atteindre de bons résultats en les traitant bien. 

Ce n’est a priori pas le système de pensée de tous les dirigeants et encore moins des tyrans. Non. Les tyrans prennent un malin plaisir à toujours remettre en cause votre travail, même quand il est bien fait, même quand il est méritant parce que la situation était tout sauf évidente.

Les tyrans ont cette fâcheuse habitude souvent de vous manquer de respect en vous parlant mal, sur un ton méprisant et condescendant en vous donnant cet atroce sentiment d’être un idiot fini incapable de rien.

Les tyrans aiment bien vous enfoncer plus bas que terre devant vos collègues. Question que ça vous rentre mieux dans le crâne.

Les tyrans, c’est pas le genre à vous convoquer en tête à tête dans leur bureau pour faire le point et analyser avec vous pourquoi ça peut éventuellement déconner. Les tyrans ne se remettront d’ailleurs jamais en question. Les tyrans ont toujours raison. Et vous, vous avez toujours tort.

Les tyrans ne voient jamais tout ce que vous faites de bien. Ils voient surtout toutes ces petites choses que vous auriez pu mieux faire et que disons le franchement, vous avez mal fait selon leurs critères…

Les tyrans s’en foutent que vous soyez cadres sup ou pas, 15 ans d’expérience ou pas. Les tyrans vous prennent pour des nazes quoiqu’il arrive. Ils sont mieux que vous. Cherchez pas.

Les tyrans regardent l’heure à laquelle vous arrivez au bureau et l’heure à laquelle vous repartez. 

Les tyrans regardent combien de temps durent vos pauses déjeuner, si vous avez fait du shopping… ils regardent si vous surfez sur le net pendant les heures de travail, ils observent vos pauses café / clope.

Les tyrans font en sorte de casser le dialogue avec vos collègues et le dialogue tout court.

Les tyrans c’est ceux qui quoi que vous fassiez font que vous vous sentirez toujours comme une grosse merde au boulot et que vous irez aux chiottes chialer un coup en cachette parce que vous en pouvez tellement plus.

Les tyrans vous tiennent par les couilles parce que voilà. Vous n’avez pas le choix. Il vous le faut ce salaire. Il vous le faut ce malheureux pingre salaire de merde pour assumer votre vie autonome: loyer, impôts, bouffe, EDF, transports, nounou, et j’en passe… Alors on ferme sa gueule. On ravale son humiliation, on ravale sa honte, on ravale sa colère, on ravale sa révolte, on ravale son chagrin, on ravale sa frustration inouie… On se dit qu’on doit tenir bon mais qu’un jour … un jour viendra.

Un jour viendra où ce jour là le tyran fermera sa gueule enfin. Un jour viendra où on pourra lui dire: je te pisse à la raie, toi et ta méchanceté !

Un jour viendra où les patrons n’auront plus TOUS les pouvoirs. Un jour viendra où les employés seront enfin de nouveau en position d’équilibre. Je ne parle même pas de force, je parle d’équilibre. Ce jour là, je serai en première ligne, le sourire aux lèvres et les manches retroussées.

Je crois à l’équilibre des forces. Je crois à l’harmonie possible entre le travail et le bien être des gens. Je crois qu’avec un peu d’humanité on peut faire de grandes choses.

Je crois qu’il y a beaucoup de mauvais managers dans notre pays. Je crois qu’il est temps que tout cela change….

Sinon on va tous crever comme des cons.

A bons entendeurs….


L’IMPOSSIBLE TOLÉRANCE …


Bonsoir les ondes.

Maintenant que l’élection présidentielle est passée je vais essayer de reprendre un rythme un peu plus régulier avec mes blogs. Oui j’ai fais partie de ces gens qui se sont littéralement donnés corps et âme à cette élection. J’ai fais partie de ces personnes qui se sont épuisées sur leur mur facebook et twitter pour participer au débat, pour essayer d’agiter les pensées…

Ce matin j’ai lu avec délectation, horreur sur les blogs actu & société et humeurs de Hellocoton que je n’avais pas été la seule à me lâcher et que je n’étais pas la seule à m’interroger sur le bienfait, l’utilité de ces agitations, que je n’étais pas la seule à ressortir de cette élection totalement lessivée.

J’ai toujours pensé que c’était important d’agiter un peu le monde. Sinon on s’endort sur ses lauriers, on devient un mouton et rien ne bouge. Donc l’agitation a du bon. Beaucoup de grandes causes ont pu avancer grâce à l’agitation de certaines personnes.

Alors là, cette fois, au lieu d’être une agitatrice pour la reconnaissance du handicap mental, pour la dénonciation de la misère et de l’injustice sociale, je me suis lancée dans l’élection présidentielle. Je me suis sentie investie d’une mission de propagande de ma croyance, de ma conviction politique (celle de la majorité qui a remporté l’élection…) … MAIS, je me suis heurtée à une grande quantité de détracteurs.

Et je dirai que ma tolérance a été mise à l’épreuve. Celle de mes détracteurs aussi. Et la vérité c’est que PERSONNE n’est vraiment tolérant. On essaie juste mais ça ne marche pas longtemps. On essaie d’être sage, diplomate, éduqué. Tout de même, beaucoup de gens peuvent nous lire. Il en va de notre réputation alors on fait attention. On essaie de commencer sur le ton de l’humour souvent… ça passe mieux. Mais la vérité vraie, c’est que ça ne passe pas du tout.

La vérité vraie c’est que PERSONNE ne supporte d’avoir sa croyance remise en question. La vérité c’est que chacun a sa propre réalité, son interprétation personnelle des sujets. Dans le cadre de cette élection et donc de l’interprétation des programmes politiques – (Allez… espérons que les gens ont voté surtout pour un programme et pas à la gueule du client..). – j’ai donc constaté que chacun piochait ce qu’il voulait piocher et comprenait comme il voulait comprendre… EN TOUTE BONNE FOI !

Tout le monde est convaincu de détenir LA vérité, la JUSTE VÉRITÉ. Chacun d’entre nous est sur et certain d’avoir raison. Chacun d’entre nous dit qu’il est ouvert au débat, prêt à faire des concessions, prêt à se remettre en question mais c’est FAUX. La vérité c’est que dans la majorité des cas, les gens restent campés sur leurs positions. Pire encore sont ceux qui sont totalement imprégnés de leur éducation et de ce que leurs parents, grands parents leur ont inculqué… même les amis, les patrons … ça fait partie du processus d’integration, du sentiment d’appartenance. On vote en famille qu’ils disaient dans les média. Mais oui j’ai vu ça ! Des familles d’UMP, des familles de socialistes la rose au bec, …

Cette élection présidentielle a été l’exemple PARFAIT de l’INCAPACITE TOTALE que nous avons tous a être tolérants. Mais VRAIMENT TOLÉRANTS.

J’ai toujours vécu dans la différence alors pour moi, les efforts d’intégration ça a toujours fait partie de mon processus de vie. J’ai grandi aux Caraïbes et à 5 ans j’étais la seule blanche de mon école qui ne parlait pas un mot d’anglais. Il a fallu s’adapter ! Et ma vie a toujours été comme ça. Le retour en France et la réadaptation a un autre mode de vie, d’autres mentalités, souffrance, et au moment où on y arrive, rebelote repartir au Moyen Orient. Une autre vie, s’adapter encore. Une soeur qui a eu des difficultés de vie adolescente qui a connu l’enfer de la maltraitance par les autres, du harcèlement, du racket. Un frère handicapé mental. Toujours, très vite, tout le temps j’ai senti l’INTOLERANCE. Et toujours, tout le temps il a fallu que je me batte pour moi, pour ceux que j’aime, pour faire accepter, pour défendre. C’est presque un sacerdoce chez moi. MAIS je le reconnais volontiers, je suis moi aussi devenue intolérante. L’intolérance que j’ai est celle du mépris, celle du dédain, celle de la méchanceté. Je suis prête à ce qu’on ne soit pas d’accord avec moi. ça fait une vie que je suis habituée à ce qu’on ne soit pas d’accord avec moi. Mais ce qui me fais sortir de mes gonds et qui me rends féroce, teigne, mauvaise, dingue, c’est de sentir le mépris et la condescendance, c’est de sentir l’envie d’écraser chez l’autre.

Dans ce cas je deviens comme HULK. J’enfle de colère, et je deviens hors contrôle et ma révolte, mon sentiment inouï d’injustice prend le dessus et je ne lâche plus l’affaire. je renchéris, je renchéris, jusqu’à épuisement, jusqu’à ce que je n’ai plus la force, plus l’envie de convaincre. Parfois je perds.


J’ai perdu des connaissances pendant cette élection. Et je pense que j’ai aussi perdu des amis. Ou plus exactement j’ai fini de les perdre car je les avais déjà un peu perdus de toutes façons. On change, on évolue tous différemment. C’est triste de perdre des amis. Parfois c’est inéluctable. C’est la vie.

Cette élection aura eu comme seul bienfait de me faire voir certaines personnes comme elles sont réellement. Les gens se sont un peu révélés au travers de leurs propos, de leur réactions. Pour certains je les pardonne. Je ne leur en veux pas. C’est lié à la jeunesse, au manque de vécu, au manque d’expériences. D’autres c’est un côté obtus contre lequel il est impossible de batailler… mais pour ceux qui ont exprimé du mépris, un sentiment de supériorité, une condescendance mal placée, une agressivité dégueulasse, ceux là, ceux là … ils peuvent s’en aller…et j’admets que j’ai pu faire le même effet (c’est même sur) à d’autres. Comme on dit on est toujours le con de quelqu’un n’est ce pas ?


En tous cas, moi compris, je crois que cela reste un exercice bien difficile que celui d’accepter en profondeur le désaccord, la confrontation. Quand ça se passe bien, dans un bon esprit ça peut être constructif et agréable mais la plupart du temps ça vire au règlement de compte à OK Coral et c’est la guerre.

Ah on a encore du boulot les êtres humains…

BIENVENUE MONSIEUR LE PRESIDENT FRANCOIS HOLLANDE.

Ce soir a été le point final de 3 semaines épuisantes de militantisme acharné.
Je me suis exprimée de toute mon âme pendant cette élection.
Je ne suis pas une militante née. Je n’ai pas de carte du parti. J’ai des convictions de vie.  J’ai quelques connaissances politiques, quelques connaissances en économie. Et surtout je vis la vie avec tous ces aléas. Je suis une française moyenne. J’ai connu le chômage. J’ai connu des débuts de précarité. J’ai connu l’angoisse.
Je vois, je vis l’injustice tous les jours. Directement mais aussi au travers des gens que j’aime. Au travers de gens que je vois dans la rue. J’écoute, je vois de la souffrance tous les jours.
Pas un jour sans que j’ai une faille dans mon cœur. Pas un jour sans que cette vie que nous vivons ne fasse pas résonner en moi ce sentiment inouï d’injustice.
La chance, on a l’impression que c’est toujours pour les mêmes. Le bonheur, le bien être, l’accès au confort et aux richesses, on a le sentiment que jusqu’à présent c’était toujours pour les mêmes.
Les nantis protégés, l’argent qui va à l’argent, le radicalisme, le « marche ou crève », le « quand on veut on peut » … j’en ai soupé, j’en ai entendu…
On m’a rabattu les oreilles avec des discours de réussite à base de bonne volonté. J’ai essayé d’y croire. Je me suis remise en question dans mes moments de grande vulnérabilité à me culpabiliser de ne pas avoir plus la gagne…
Alors je suis peut être une rêveuse, une douce utopiste, peut être que je n’y connais rien en économie, que je fonce droit dans le mur comme 52% approx. des électeurs aujourd’hui, mais j’ai envie d’y croire et je suis HEUREUSE.
Je suis HEUREUSE que François Hollande, son programme et son équipe aient gagné.
Ce qui s’est passé ce soir, c’est la DÉMOCRATIE.

J’y ai laissé des plumes. J’ai perdu des amis. J’ai été dégagée avec grande violence, presque insultée sous prétexte que mes propos n’étaient pas ceux que certains voulaient entendre. J’ai dégusté de la mauvaise foi à la louche.
Mais voilà. Ce soir je suis HEUREUSE. Je trouve bien que les gens votent encore avec leur CŒUR. Je trouve bien de sentir qu’il y a de l’humanité. Les blacks, les blancs, les beurs, les musulmans, les chrétiens, les intellos, les ouvriers, les handicapés, les vrais gens. La France est RICHE de ses différences. Nous avons des valeurs humanistes ancrées dans notre histoire et je suis HEUREUSE ce soir que ces valeurs soient plus fortes que tout. Plus fortes que toutes les convictions économiques. 
J’emmerde la crise. J’emmerde la violence. Vive l’humanisme. Vive l’état de droit pour tous. Vive l’égalité, la fraternité, la LIBERTÉ.
La tâche va être lourde et pénible pour François Hollande. Rien ne lui sera épargné et surtout pas par ses adversaires…  mais on tiendra bon. Tout le monde sait bien que ce n’est pas terminé. Mais on tiendra bon et on aura CONFIANCE.

PRESIDENTIELLE : MES CONSIDERATIONS POLITICO-PHILOSOPHIQUES D’ENTRE 2 TOURS

Bonsoir chers lecteurs

Vu l’heure je me dis que je ferai mieux de tout éteindre et de dormir… mais en bonne excitée du bulbe que je suis ça serait trop demander…

Il aurait été dommage que je ne mette pas mon grain de sel d’entre les deux tours de la présidentielle vu tous les blogs précédents que j’ai publié. Alors voilà. Nous y sommes. Ce qui m’a peut être donné envie d’écrire ce soir, c’est cet édito de Jean d’Ormesson qui circule sur facebook.

Ah Jean d’Ormesson… Aristocrate lettré et philosophe, séducteur devant l’éternel, une classe folle, un verbe presque parfait … ma grand mère, elle même aristocrate l’apprécie énormément et l’a même connu à une époque. Du coup j’ai grandi avec une image de Jean d’Ormesson assez positive. Mais là, là, je suis désolée, mais il faut arrêter …

Son édito (ci dessous) est d’une condescendance sans bornes. Alors ça me va bien de dire ça, moi qui fustige Nicolas Sarkozy. Car vous l’aurez compris, l’UMP n’aura pas ma voix… pas cette fois. Je laisse le soin à chacun de lire ce texte et d’en tirer l’interprétation qui l’arrange et qu’il comprend. Pour ma part sans vouloir faire du Nadine Morano, je pense qu’il est temps que Monsieur d’Ormesson s’arrête… car il frôle la sénilité à écrire ce qu’il écrit et à tenir de tels propos méprisants vis à vis de François Hollande. Académie Française ou pas. Bon. je vous laisse lire, je reprends plus bas.

« La victoire de François Hollande est à peu près acquise, et elle risque d’être éclatante. Le moment est idéal pour se déclarer sarkozyste. La question n’est pas de savoir qui l’emportera en mai 2012. On a longtemps été convaincu dur comme fer que ce serait M. Strauss-Kahn. On a pu croire que ce serait Mme Aubry. On a même pu imaginer que, par un coup du sort, ce serait Mme Le Pen. Il n’est pas tout à fait exclu que M. Bayrou, M. Mélenchon, M. Montebourg se soient monté le bourrichon jusqu’à se persuader de leur chance de l’emporter.


Tout sauf Sarkozy. N’importe qui sauf Sarkozy. Ce sera M. Hollande.François Hollande est un parfait honnête homme. Il est intelligent, charmant, cultivé, et même spirituel. Il y a chez cet homme-là un mélange de doux rêveur et de professeur Nimbus égaré dans la politique qui le rend sympathique.

Il est mondialement connu en Corrèze. Ce n’est pas lui qui irait courir les établissements de luxe sur les Champs-Élysées, ni les suites des grands hôtels à New York ou à Lille, ni les yachts des milliardaires. Il ferait, je le dis sans affectation et sans crainte, un excellent président de la IVe République. Ou plutôt de la IIIe.


Par temps calme et sans nuages. Il n’est jamais trop bas. Mais pas non plus trop haut. C’est une espèce d’entre-deux : un pis-aller historique. Ce n’est pas Mitterrand : ce serait plutôt Guy Mollet. Ce n’est pas Jaurès ni Léon Blum : c’est Albert Lebrun. Ce n’est pas Clemenceau : c’est Deschanel. Il parle un joli français. Et sa syntaxe est impeccable. On pourrait peut-être l’élire à l’Académie française. Ce serait très bien. Mais en aucun cas à la tête de la Ve République, par gros temps et avis de tempête.


C’est vrai: Sarkozy en a trop fait. Hollande, c’est l’inverse. Car n’avoir rien fait est un immense avantage, mais il ne faut pas en abuser. Il n’est pas exclu, il est même possible ou plus que possible, que M. Hollande soit élu en mai prochain président de la République. C’est qu’à eux deux, M. Hollande et le PS, qui sont assez loin d’être d’accord entre eux -je ne parle même pas de M. Mélenchon ni de Mme Joly dont ils ont absolument besoin pour gagner et dont les idées sont radicalement opposées à celles de M. Hollande-, ont des arguments de poids : la retraite à 60 ans (quand la durée de vie ne cesse de s’allonger), 60.000 nouveaux fonctionnaires (quand il s’agit surtout de réduire les dépenses publiques), 30% de baisse sur les traitements du président et des ministres (même M. Jean-Marie Le Pen, de glorieuse mémoire, n’a jamais osé aller aussi loin dans le populisme et la démagogie). Avec des atouts comme ceux-là, on a de bonnes chances de gagner.


Aussi n’est-ce pas dans la perspective de l’élection de 2012 que je me situe. C’est avec le souci du jugement de l’histoire. M. Sarkozy, autant le reconnaitre, a fait pas mal d’erreurs. À voir comment se présente la campagne d’un Parti socialiste qui semble n’avoir pas appris grand-chose des leçons de son temps, ce sera bien pire avec lui qu’avec M. Sarkozy. Les déclarations d’intention ne valent rien.

Il faut des exemples vivants. M. Zapatero, en Espagne, est un homme plus qu’estimable. Il est socialiste. Le chômage en Espagne est plus du double du nôtre. M. Papandréou en Grèce est socialiste. Est-ce le sort de la Grèce que nous souhaitons pour la France?

M. Sarkozy a été plus attaqué, plus vilipendé, plus trainé dans la boue qu’aucun dirigeant depuis de longues années. Il a pourtant maintenu le pays hors de l’eau au cours d’une des pires crises que nous ayons jamais connues. Il n’est même pas impossible que Mme Merkel et lui aient sauvé l’Europe et l’euro. Pour affronter le jugement de l’histoire, je choisis le camp, à peu près cohérent, Sarkozy-Fillon-Juppé contre le camp, incohérent jusqu’à l’absurde, Hollande (Hollande président ? On croit rêver, disait Fabius) -Aubry-Joly-Mélenchon. Bonaparte Premier consul prétendait que le seul crime en politique consistait à avoir des ambitions plus hautes que ses capacités.

Je suis sûr que François Hollande lui-même a des cauchemars la nuit à l’idée d’être appelé demain à diriger le pays avec le concours des amis de toutes sortes et étrangement bariolés que lui a réservés le destin. Je veux bien croire -je n’en suis pas si sûr que pour 2012 les dés sont déjà jetés, que les handicaps du président sortant sont bien lourds pour être surmontés, que le retard est trop rude pour être rattrapé. J’imagine très bien l’explosion d’enthousiasme sur la place de la Bastille ce soir de mai 2012 où l’élection de M. François Hollande à la magistrature suprême sera enfin annoncée. Je me demande seulement dans quel état sera la France en 2014 ou en 2015.

Jean d’Ormesson

membre de l’Académie française »



Pour ma part, je n’ai pas de carte du parti. Je ne suis pas socialiste dans l’âme… enfin je ne crois pas. Je ne suis pas gauchiste au sens politique du terme. Je ne suis pas de droite non plus…Parfois je me demande vraiment si je suis d’un bord en particulier. Une fois je me suis dis que si ça se trouvait j’étais une anarchiste. Ou une Royaliste ! OH !!!


Non je déconne. La vérité c’est que je suis loin d’être suffisamment cultivée. La vérité c’est que je n’y connais pas grand chose en politique. Je suis comme la majorité des gens (j’en profite au passage pour réitérer mon aversion la plus profonde au hashtag #lesgens sur twitter – fermezlaparanthèse) – je lis, j’écoute, je m’intéresse, je fais jouer ma propre expérience, celle de mon entourage et au fur et à mesure je me construis un avis.


Après, la vie nous façonne et je suppose qu’un caractère au départ, plus ou moins altruiste, plus ou moins ouvert nous fait pencher pour une tendance plus qu’une autre… Bien sûr l’héritage familial joue aussi… Sauf que chez nous il n’y a jamais eu d’appartenance particulière. J’ai des parents plutôt historiquement anarchistes, apolitiques, parfois extrémistes, Gaullistes, libertaires mais pas ultra libéraux, bref… je crois qu’il y a une chose que j’ai hérité de mes deux parents c’est le sens de la contestation. Pas forcément pour le plaisir mais comme instinct de survie. Le refus de dire oui quand tout le monde le dit. Le refus de suivre le mouvement parce qu’on nous dit que c’est ça qu’il faut faire…Chiants quoi. Les pas dociles c’est nous. Donnez nous des ordres nous feront exactement l’inverse. Il y a ce besoin dans ma famille de garder sa liberté profonde de penser de façon authentique sans être pollué.


Parfois ça arrive souvent d’ailleurs, on peut être d’accord avec la majorité. Mais parfois pas. Parfois on s’engueule entre nous car souvent on se retrouve en désaccord au niveau familial. Ce qui a été le cas pour ce 1er tour. 2 clans se sont crées. Je ne vous dirai pas pour qui l’autre clan à voté par respect de leur choix qui n’engage qu’eux.


Mais comme ça ne me suffis pas de me disputer en famille à propos de la Présidentielle, j’ai décidé de transformer mon mur Facebook en un champ de bataille sanguinaire. Non je déconne. Mais il s’avère que dans mes amis j’ai beaucoup de pro Sarkozy. Alors forcément, quand sur mon mur ces derniers contestent mes propos, j’y mets toutes mes tripes pour saquer leurs arguments…

c’est dangereux pour la santé la politique. En tous cas, moi ce soir, j’avais du tellement serrer les mâchoires toute la journée de tension, qu’elles étaient toutes coincées… faut que je me calme… Je suis devant mon écran, comme quand je conduisais avant … dédoublement de personnalité. Je deviens mauvaise comme la gale. Je retrousse les babines et je saute à la gorge. J’essaie de rester objective de toutes mes forces mais je n’y arrive pas trop. Si on n’est pas d’accord avec moi, je me bats. Quitte à rester sur le carreau parfois.

J’essaie de rester objective pourtant. Par exemple, je suis assez saoulée par le fait qu’on assimile Marine Le Pen à une nazi … Autant son père fait peur et était définitivement un gros facho bien raciste primaire, autant je ne considère pas Marine Le Pen et sa politique comme une descendance directe du nazisme. Je ne suis surtout pas d’accord avec elle sur des tas de points mais je trouve assez peu démocratique la façon dont elle est plus systématiquement stigmatisée et attaquée que d’autres… On trouve Mélenchon sympathique sans oser le traiter de Communiste Stalinien et discuter ses 6400 euros de salaire par mois… par exemple…


Je vous invite par ailleurs à écouter le long reportage repris dans cet article de Libé de France Inter (Libé, France Inter, z’y va la gauche intello bobo vous allez dire) oui peut être mais quand même écoutez car c’est super intéressant et on comprend bien pourquoi beaucoup de gens ont voté Le Pen

Tout comme aussi dingue que cela puisse paraître, je ne suis pas toujours à l’aise avec la véhémence des attaques personnelles contre Sarkozy: son physique, sa taille, son mariage échoué avec Cécilia Attias (qui pour moi a quand même l’image d’une sacrée garce), ou le fait qu’il soit le SEUL responsable de la situation dans laquelle le pays se trouve… Il a cumulé les erreurs de communication. Il a clairement eu le syndrome de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf… le côté j’ai tellement voulu y arriver qu’une fois au sommet j’ai plus rien géré … On n’est pas aux US … Sarko n’est surtout pas Obama… il n’a pas sa « cool » attitude… et les Français, on n’a pas cette culture là…

Et puis il n’y a qu’à regarder les documentaires de Michael Moore ou autres pour voir qu’aux US c’est quand même loin d’être glorieux …


Il ne peut pas être l’UNIQUE responsable de tout le marasme dans lequel nous sommes. Une misère à laquelle nous avons tous contribué par des années de mollesse, de choix de la facilité, par résignation, par méconnaissance, par corruption de tous bords, par la pression des gros lobbies, par la pression des groupes financiers mondiaux qui il est vrai dirigent le monde… nous n’avons rien fait pour résister… et aujourd’hui bah… on est dans la merde. Et non ce n’est pas la faute de Sarkozy forcément…


Le problème c’est que Sarkozy véhicule des actes et une attitude de président de « riches » mais pas des riches de « mérite », des riches de type « nantis » 


Pour ce qui concerne François Hollande pour qui j’ai voté au 1er tour et pour qui je voterai AUSSI au 2nd tour, je ne dis pas qu’il est mieux que les autres. On m’a resservi ce matin le fait que son département la Corrèze était le plus endetté de France, chiffres à l’appui etc. Ok… OKkkkkkkk ! Il n’est pas forcément mieux que les autres… mais quand même, je crois qu’il est mieux que Sarkozy et sa clique là tout de suite maintenant et pour les 5 prochaines années. Et puis j’aime l’idée qu’il puisse faire un pied de nez à tous ces détracteurs dont certains sont dans son propre bord (Laurent Fabius et compagnie)… ça serait bien qu’il prenne sa revanche et qu’il montre au passage qu’il peut être un Président qui tient la route. Peut être que ces gens Sarkozystes me diront dans 5 ans même avant : AH BAH ON VOUS L’AVEZ BIEN DIT ! Vous avez voté, assumez » ! Peut être… mais pour l’instant, il me semble plus enclin à assumer ce rôle de Président.


cet article du New York Times resitue avec assez de justesse je trouve, l’état des lieux politique de la France et mine de rien ce « soft middle » de François Hollande qui en ce qui me concerne, me va très bien 

Et puis ça sera bien fait pour « Frau General Merkel » … Parce que faudrait qu’elle reste à sa place. On va pas lui donner des leçons sur tous les emplois précaires qu’elle contribue à faire développer Outre Rhin. On lui rabat pas son claque merde avec tous ces retraités qui sont obligés de se retrouver des petits boulots pour arrondir leurs retraites ni que rien n’est fait pour aider les femmes à reprendre leur travail après un enfant… Hein… alors qu’elle reste à sa place et si François Hollande devient président eh bien elle sera bien obligée de faire avec.

J’en ai marre d’entendre certains le traiter de « flamby »… c’est tellement facile… le traiter de veau inexpressif, l’attaquer sur son physique, son soit disant manque de vigueur… L’agressivité, la nervosité n’ont jamais été des signes de résistance et de force…

Et puis entre l’équipe de Hollande et de Sarkozy, vous m’excuserez mais entre Nadine Morano la poissonnière vulgaire (mais qui cause « peuple ») et NKM la ‘prout prout ma chère Marie Chantal avec la chaleur d’une morte vivante’ en passant par Guéant qui a une tronche de bouilleur d’enfants, LeMaire l’anti Allocations Chômage, Copé l’ambitieux dont les dents rayent le plancher et Baroin Potter sans oublier Bertrand, on est DÉSOLÉ mais me concernant, ça ne va pas être possible… je préfère le stoicisme de Martine Aubry… c’est pour dire…



Alors voilà. Peut être que mon billet est un coup d’épée dans l’eau, peut être qu’on s’en fout, peut être que ça ne changera rien, mais je préfère mille fois voter pour un programme qui replace l’être humain et les plus faibles au centre des préoccupations du pays. Quitte à payer encore un peu plus d’impôts.

Par contre, il est bien évident que François Hollande s’il est élu et s’il a ma voix, n’a pas intérêt à déconner, sinon il va voir sa gueule à la récré.


Allez. Aux urnes citoyens. Au pire des cas on descendra tous dans la rue… Pensons à tous ces pays comme la Syrie où les assoiffés de démocratie se font torturer à mort, aux camps de travail de la Corée du Nord ou comme ces endroits comme Calcutta où les cadavres dans les rues font partie du quotidien…


Nous ne sommes pas si mal lotis que ça… mais c’est pas une raison… de la misère et du chagrin il y en a chez nous… et il y a un paquet de gens qui sont volontaires, tout sauf des assistés qui ne demandent qu’à bosser mais qui ne peuvent pas…


Ah oui… je crois que c’est le discours qui finit de me convaincre de voter François Hollande… les propos sur la France des assistés de Sarkozy me choquent ÉNORMÉMENT…mais cet article résume bien ce que je pense! 



http://blogs.rue89.com/mon-oeil/2012/04/24/vrai-travail-and-co-au-secours-petain-revient-227303

Bon vote à tous !

A VOTE ! – DEJEUNER & DINER DU 1er TOUR DE LA PRESIDENTIELLE 2012

Oyé Oyé, Françaises, Français, je vous ai compris !

Vous qui comme moi avez voté aujourd’hui, vous qui comme moi dans le fond êtes fatigués de tous ces débats télévisés qui n’annoncent rien de nouveau: C’est la CRISE et les français en ont MARRE.

Voilà. En attendant, on ne peut pas se battre et voter la panse vide !

Mais comme on doit aussi préserver son IMC parce que bientôt une autre épreuve arrive – celle du maillot de bain – on va essayer de se la jouer un peu plus diététique que la dernière fois… Même si je vous raconterai bien la recette de ma pizza Hawaienne de samedi soir mais que nenni, que nenni, moi je vous parle de DIMANCHE 22 AVRIL 2012. 

Je me suis donc penchée sur le tome PRINTEMPS de ma collec’ de livres de Stéphane Reynaud. Et là j’ai trouvé 2 recettes qui m’ont interpellé et que j’ai légèrement détourné… Oui oui je sais, ENCORE une fois j’ai un peu fais à ma sauce…



alors on commence par le LUNCH !

Dos de Cabillaud et son accompagnement d’épinards / carottes et petites fèves au beurre

Au départ ça devait être du Lieu Jaune. J’ai pas trouvé de Lieu Jaune chez Picard et trop la flemme d’aller chez le Poissonnier samedi…

donc pour cette recette – pour 2 – il m’a fallu :

2 dos de cabillaud (Picard)
farine (3 CS)
1 sachet d’épinards en branches surgelés (que j’avais laissé dégeler la veille)
1 sachet de fèves pelés prêtes à cuire (Picard)
3 carottes 
3 oignons nouveaux (gros)
3 gousses d’ail (grosses)
1/2 verre de vin blanc (bourgogne aligoté me concernant)
huile d’olive / beurre

Tout d’abord j’ai fariné les dos de cabillaud – déjà dégelés – en prenant soin d’évacuer au maximum l’eau qui les imbibait.

Ensuite j’ai mis les épinards dégelés dans une passoire pour bien les égoutter et j’ai émincé les oignons, l’ail et épluché/coupé les carottes en bâtonnets (partie la plus chiante de la recette je vous préviens)

Ensuite, j’ai fais bouillir de l’eau salée pour y plonger les fèves pendant 6 minutes, les égoutter, les remettre dans la casserole avec une cuiller de beurre demi sel et les réserver

Ensuite j’ai pris une grande poele anti adhésive que j’ai huilé et fais chauffer pour y faire saisir les dos de cabillaud – 5 min. de chaque côté approx. (morceaux bien épais – donc là dessus à vous de voir en fonction de votre puissance de feu, taille des morceaux etc) – et j’ai réservé en couvrant pour que les dos restent le plus chaud possible (c’est l’ordre de la recette) – 

Dans cette meme poele encore chaude, j’ai mis les oignons, ail, puis les carottes… j’ai laissé cuire un peu 10 min., puis j’ai rajouté les épinards et le demi verre de vin blanc (mon chéri pense que j’aurai du mettre moins de vin blanc et en début de cuisson) mais là aussi j’ai suivi la recette…

Il a bien fallu 20 /30 minutes pour bien évaporer toute l’eau des légumes et cuire le tout.

Et j’ai réchauffé 1min. à peine au micro ondes les fèves et poisson et servi tout de suite (d’où le besoin de faire gaffe à pas trop cuire le poisson au départ) …

Moi j’ai une petite cuisine avec un seul feu qui marche alors faut etre synchro et organisé mais il doit y avoir moyen de tout lancer plus ou moins en même temps ! eh ben franchement c’était miam ! même si forcément, on peut toujours améliorer.


Pour le soir, ambiance DETOX ou presque pour se remettre de la montée en puissance de l’extrême droite… Non je déconne… ambiance BOUILLON ELECTORAL, donc avec un BOUILLON de CREVETTES un peu thai mais pas trop… Bon avant j’avais fais des asperges enroulés dans des fines tranches de bacon avec des petits anchois au four en entrée (je vous raconterai ça une prochaine fois)

En fait à la base c’était des gambas… mais là aussi, mon Picard Local m’a fait faux bond donc je me suis rabattue sur la boîte de crevettes cocktail décortiquées crues.

Il m’en reste encore hein… ça fera l’affaire pour demain soir après un bon Monster Monday.

Alors. Pour se faire il fallait :

1 tablette de bouillon de volaille
1 tablette de bouquet garni
2 oignons
4 gousses d’ail
3 feuilles de kéfir (feuilles de citronnier)
3 bâtons de citronelle
1 sachet de petits pois surgelés (600grs – Auchan Bio pour moi)
3 grosses branches de céleri frais
2 L d’eau (la moitié du fait-tout en eau)
1 botte de coriandre fraîche
1 boîte de crevettes cocktail crues décortiquées
1 CS d’huile d’olive

Donc évidemment on commence par éplucher et émincer grossierement les oignons, l’ail. On faut chauffer de l’huile d’olive dans le fait tout et hop, on balance l’ail et l’oignon. Quand ça commence à suer on rajoute l’eau et les tablettes de bouillon / bouquet garni et on porte à ébullition.

En attendant on découpe la citronnelle, le céleri.

Une fois que le petit bouillon, commence, on ajoute la citronnelle, les feuilles de kéfir et la moitié de la coriandre fraîche. On continue de faire bouillir doucement (30 min. approx)

Ensuite, on goûte; Si c’est assez goutu, on filtre avec un chinois. pour qu’il reste le moins possible d’oignon / citronnelle etc.

Et là on verse le sachet de petits pois et le céleri. On attend 10 minutes et on rajoute les crevettes pour 5 minutes dans le bouillon… On sert avec une poignée de coriandre fraîche…

Je pense qu’on peut ajouter du citron et de la sauce soja en plus… même des nouilles de riz et ça fait un vrai plat bien consistant… Bon. En attendant, c’était TRES BON comme ça 🙂 Attention c’est CHAUD !