
A midi, je suis sortie. J’avais un paquet a récupérer dans le quartier d’Odéon. Une vraie journée de printemps. 19 degrés, beau soleil, toutes les terrasses étaient ouvertes et pleines à craquer à l’heure du déjeuner.
Je regardais les gens dans le métro pendant mon trajet, les yeux grand ouverts. Je les observais. Je me demandais si derrière la façade des discussions, ces gens étaient inquiets au fond d’eux-mêmes de ce qui se passe dans notre pays et autour… Je me demandais si comme moi ils avaient décidé de ne plus allumer la télé, de ne surtout pas exposer leurs enfants à cette médiatisation de la guerre et de la terreur.
Je me demandais ce qui se passait dans la tête de ces ados joyeuses qui riaient entre elles de leurs histoires de jeunes … J’ai senti la colère et la tristesse monter en moi. Deux guerres mondiales. Des générations sacrifiées. Deux guerres qui ont prouvé à quel point la guerre c’est de la merde. Voleurs d’innocence. Voleurs d’insouciance. Voleurs de vie. Voleurs de joie.
On a le terrorisme, les pandémies, les catastrophes climatiques, ça ne suffisait pas. Ils veulent qu’on parte en guerre. Comme des cons on va laisser faire ? Moi je ne veux pas laisser faire. Je refuse. Pourquoi on ferait la guerre nous ? Au nom de quoi exactement ? Depuis quand la Russie nous a menacé ? Et puis qui a menacé qui en premier ? Ça fait plus de 10 ans que l’Ukraine et la Russie bataillent pour un territoire et soudain ça devient un problème de l’Europe ?
Savez vous que Von Der Leyen est en train d’invoquer l’article 122 équivalent du 49.3 pour obliger les Européens à investir 800 MILLIARDS d’Euros pour le réarmement ? Savez vous que les manoeuvres en cours risque de signifier un énorme transfert de pouvoir à Bruxelles et que tout cela n’est pas tellement démocratique car on ne nous demande même pas notre avis ?
Article du Financial Times qui en parle ici
C’est quoi ces prétextes pourris pour faire la guerre ? Ces idées rances d’une autre époque qui disent que la guerre ça relance l’économie, ça purge la surpopulation et j’en passe ? MOI JE NE VEUX PAS. Depuis quand l’Europe décide sans nous demander notre avis ? Vous trouvez ça démocratique vous qu’on nous impose une posture guerrière et qu’on discute de ponctionner dans nos économies ? Moi je ne trouve pas ça démocratique. Qu’est ce qui justifie de potentiellement envoyer ses enfants au front ou leur faire vivre la terreur de la guerre ?
On va recevoir en juillet un fascicule pour constituer un kit de survie. Vous vous rendez-compte ?On nous dit qu’en cas d’attaque nucléaire il faut fermer ses portes et fenêtres … non mais … vous vous rendez compte qu’en cas d’attaque nucléaire, même planqués dans des caves ça serait compliqué de survivre ?

Et tous ces enfants, les générations alpha, qui grandissent avec les gilets jaunes, le covid, la fin du monde qui plane tout le temps, maintenant faut qu’ils flippent de mourir de la guerre ? Mais qu’ils aillent se faire foutre bien profond tous ces salopards en costard qui n’enverraient jamais leurs gosses, qui n’iraient jamais au front et qui iraient se planquer au premier risque vital.
La propagande pro guerre je la conchie. La manipulation permanente des gens, je la vomis. Maintenant si on est contre la guerre on est considéré comme un collabo, un pisse-froid, un lâche, un sans patriotisme. ça me dégoûte. Moi je suis patriote. Je suis solidaire des gens qui souffrent y compris des Ukrainiens. Mais je voudrai surtout qu’on arrête de se foutre de nous et de nous prendre pour des jambons.
J’ai envie que ma fille ait le droit à une certaine insouciance dans son enfance. J’ai envie de ne pas mourir d’inquiétude pour ma famille à cause de la guerre. Je n’ai pas envie de me faire des scénarios catastrophes, sur : qu’est ce qu’on fait si la guerre éclate ? Comment on s’organise ? On va où ? On fait comment ? Penser à mes frères et soeur, à mes parents, mon neveu, mon beau frère, mon conjoint, ma fille … mon frère en situation de handicap.
C’est pas un jeu la guerre. Quand elle arrive, quand elle est bien réelle, c’est la mort qui guette. La souffrance. La violence inouïe, la barbarie … Faut arrêter de trouver que ça serait une bonne solution. ça ne l’est pas. Et surtout, cette guerre n’est pas la nôtre. En tous cas, ce n’est pas la mienne.











