BAH TU VIENS PLUS AUX SOIRÉES ? (Bah nan ch’uis plus invitée !!)

Bonjouuuur !

En fait je vous fais un bonjour en LSF (Langage des Signes Français) parce qu’en vrai j’ai une gorge totalement enflammée, et je suis aphone. En bref, je suis MALADE. Méga Crève. Maxi Kaputt.



J’entame mon J+2 de « work from home » … D’ailleurs en fait je crois qu’on bosse plus quand on bosse à la maison parce qu’on est sur son ordi dès 7h du matin jusqu’à 23h et des brouettes donc forcément… mais le bon côté c’est qu’on peut rester en pyjama et en mode « rouleau de printemps » dans un plaid en polaire, la bouilloire, le thé et le miel à portée de mains et la possibilité de faire une pause blog si on se sent un peu l’âme à écrire… ce qui est mon cas là tout de suite maintenant.

Si vous ne l’avez pas compris, je bosse dans les relations publiques depuis…1999 …ça fait donc…presque 12 ans… wow… pinaize je sais compter… euh… pinaize ça commence à faire un bail.

Il y a une chose que j’ai remarqué c’est qu’en fonction de mes jobs, mes amis et la qualité de ces derniers a fluctué… C’est marrant comme selon là où on bosse et le rôle qu’on a, le flot et le flux d’amis varient… et puis avec le temps, j’ai pu voir ceux qui valent la peine, ceux qui comptent vraiment, ceux qui sont clairement intéressés mais qui m’intéressent aussi comme ça on est quittes et ceux qui sont clairement intéressés et qui me prennent pour une pomme et là franchement, en fait fallait pas, donc au revoir… et puis ceux qui de toutes façons disparaissent parce que je ne les intéresse plus.


Ce premier choc je l’ai eu avec mon premier job. Mon premier job officiel, fut Assistante Marketing, chargée de relations publiques chez Burton Snowboards Europe pour la France. Rien que ça. Moi qui suis une ex snowboardeuse, une ex véliplanchiste, une ex groupie de surfers et surfland – Dieu merci la crise a été longue mais ça m’est définitivement passé – à 36 ans il était temps…, bref, je suis partie la fleur au fusil après des entretiens surréalistes à l’aéroport de Roissy CDG, à Annecy, en CDD (avec une promesse de CDi à la clé) pour un SMIC, logée en foyer de jeunes travailleurs (80% de cas sociaux drogués au chomage à l’enfance maltraitée) et je me suis donnée comme une bête pendant 6 mois…

Du haut de mes 24 ans, prêt étudiant sur le dos, n’y connaissant RIEN à la cruauté du monde du travail (sauf stages de fin d’étude et années de petits boulots d’étudiantes dans le commerce), et là j’ai découvert à la fois le pouvoir d’attraction et d’admiration que je dégageais auprès des journalistes, des amis, des prestataires… : Wouaaaaaah tu bosse pour Burtooooon la claaaaasse ! Oui c’est vrai que c’était la classe. Le seul hic, c’est que j’en ai pas vu la couleur. Je bossais chez leur importateur dont ils voulaient se débarrasser, j’étais parisienne, j’étais tombée sur LA nana de la bande du bureau qui voulait marquer son territoire et me montrer que c’était ELLE la reine, bref, ça s’est tellement bien passé que j’ai fini dans un bureau du hangar du SAV à limite taper sur mon clavier avec des moufles tellement je me pelais, à avoir un job parallèle d’assistante sociale / psy dans mon foyer de jeunes travailleurs,  avec un CDi qui en fait était un contrat de freelance à Chamonix totalement bancal et qu’au lieu de rester sage chez mes parents à mettre des sous de côté, j’y ai laissé à l’époque 3 500 francs de frais de déménagement / garde meuble… pour rien… mais pour se faire pardonner j’ai pu avoir une board, des fixations, des chaussures et une tenue complète… TTC ça valait bien les 3 500 francs… Donc ouais… pas mal de frustration mais en attendant j’ai très vite compris que quand on dit bosser pour une marque qui a de la gueule, qui fait envie, on suscite l’admiration…et on a plein d’amis qui espèrent récupérer des bons plans… ouais ouais….

ensuite il a fallu que je bosse pour de vrai alors je suis partie en agence, dans le high tech à Londres… et là j’ai appris, j’ai appris … dans l’ombre… mais j’ai appris le métier, j’ai découvert la psychologie, l’art de la manipulation, la stratégie…

Et puis j’ai mis un pied dans l’univers du tourisme… Et pas des destinations de merde hein… des beaux pays d’Océanie avec des kangourous et tout… et là ! Tout à coup vous avez plein d’amis !! Oui oui, vous êtes sollicitée, adulée, chouchoutée, on vous envoie des gentils messages, on vous invite aux soirées, on a envie de vous … Non en fait on n’a pas envie de vous… On a envie de ce pour quoi vous travaillez… Pfff… Naïve ! Mais bon ça fait plaisir de faire plaisir, on est pris dans un tourbillon de popularité grâce à son métier, c’est chouette.

et puis j’ai continué mon parcours… Alors clairement être « chez l’annonceur » ça attire plus qu’être en agence quand on est dans les RP … on a plus d’amis quand on fait vraiment partie de la bande… quand on INCARNE la marque… tout à coup on est un peu moins « la petite attachée de presse » … mais bon… Les gens sont quand même sympas avec les « attachées de presse en agence » parce que quand même, ça passe aussi par eux… enfin elles… enfin eux … 🙂


Je suis repassée à SurfLand – pas longtemps, un truc express – et là j’ai senti la vaaaaaague de popularité gonfler… et hop hop ça s’est essoufflé et j’ai découvert un autre univers, celui de l’hôtellerie de luxe… Un univers que j’aime énormément… enfin l’hôtellerie. Le fait qu’elle soit de luxe BIEN SUR ne fait que rendre les choses plus plaisantes. Au niveau humain c’est une de mes plus belles expériences. C’est une vraie famille l’hôtellerie. Un savoir faire, un amour des métiers (il y a plusieurs métiers), des gens souvent très gentils, bosseurs, humbles, bref… j’ai adhéré à fond. Le fait que ce soit dans le luxe dans mon métier, vous donne accès à des possibilités créatives larges (pour peu qu’on vous donne carte blanche et qu’on vous donne un peu de budget aussi ;)), mais c’est là aussi où j’ai eu le plus d’amis……

Comme j ‘en ai eu des cadeaux, des invitations glamour, des déjeuners, des ma biche ma poule, des embrassades… Vous allez me dire : euh… tu fais des RP c’est normal… Ouais je sais, c’est normal. Le côté Ab’Fab, fait aussi partie du métier, on a du mal à s’en détacher. Mais moi c’est plus fort que moi je suis toujours en quête d’authenticité dans mes rapports, dans mes relations aux autres. j’ai besoin de regarder droit dans les yeux pour sentir si ça passe, pour sentir si c’est vrai… On voit tout de suite quand ça sonne faux, on voit tout de suite quand c’est intéressé…


Je ne dois pas être une RP normale parce que je n’aime pas qu’on tourne autour du pot. Je préfère quelqu’un de cash qui me demande clairement une piaule gratos dans un super hôtel à New York – avec une contre partie négociée – que qqun qui fait semblant d’être mon ami pour arriver à ses fins. Franchement je supporte pas.

Ce qui est blessant, enfin ce qui peut être blessant, c’est de voir qu’une fois qu’on ne fait plus ça, une fois qu’on n’est plus dans le circuit, les relations qu’on imaginait un peu plus sincères, s’étiolent aussi … parce que c’est ainsi que va la vie… déjà sans aucun intérêt les amis de toujours, les fidèles, on a du mal à les conserver, à entretenir les relations parce que la vie, tout ça… mais alors quand à la base il y a le travail, je n’en parle même pas…

Certains je le sais me gardent sous le coude « pour au cas où » … Oui parce qu’entre temps j’ai du m’éloigner de l’hôtellerie de luxe, j’ai du m’éloigner du tourisme, j’ai connu le chômage (baaaaah ça pue le chômage c’est contagieux, c’est pas attractif le chômage vas y casse toi tu pues !) … Naaan j’exagère un peu… MAIS, force est de constater que SUBITEMENT, j’ai eu MOINS d’amis !!

Avant ma page facebook était le reflet de ma vie professionnelle. Plus maintenant. Je me suis vachement calmée sur le mélange perso / pro …Et puis maintenant je bosse plus dans un truc qui attire les branchouilles et les glamour.alors de toutes façons ça ne sert à rien que je me force en plus…

Je reçois encore des emails, des sms, des demandes de « services » liés à mes compétences… ça c’est le côté rassurant… Quand des gens vous demandent conseil ou vous utilisent comme référence « test » pour être sûrs qu’ils vont dans la bonne direction,  on se dit qu’on n’est pas encore trop devenu détestable à ce point…

Alors en en effet, pour paraphraser Omar & Fred on pourrait me dire : « bah tu viens plus aux soirées ? »  et moi je pourrai répondre : « bah non, je suis plus invitée » :)) ah ah ah !


Bon. Il ne faut pas y voir de l’amertume dans tout ça. Je n’ai jamais été fan des soirées paillettes aux relations fausses, je n’ai jamais cautionné les rapports intéressés… j’aime la vérité. J’aime la sincérité dans les rapports humains. J’aime quand il y a une âme, quand les gens ont vraiment de la classe. Le reste c’est de l’arrivisme, de la pacotille d’un microcosme auquel je n’ai jamais appartenu… et puis tant qu’à se côtoyer et se pratiquer pour le boulot, autant que les choses soient claires dès le départ… Si après ça se passe bien et que des rapports humains de qualité naissent, c’est du bonus. Mais le faux copinage, merci, mais non merci.

Je sais que j’ai une petite réputation de « pas commode »… peut être « pas sympa » pour certains, j’assume… je suis pas là pour chercher de l’amour… Enfin s’il y en a quand même c’est toujours mieux mais je crois que ça y est. J’accepte que dans le monde du travail, on n’est vraiment pas au pays des bisounours… on appelle un chat, un chat… et ceux qui essaient d’être tordus, c’est sans moi ou alors gare à eux car je ne suis pas dupe et si on m’utilise à mon insu, j’utiliserai en retour au centuple…


allez… Bonne journée hein ! Un peu de champagne peut être ? 🙂

MONSIEUR LE FUTUR PRÉSIDENT : SVP, PAS DE BOBARDS…ET DE LA VRAI EGALITE / JUSTICE SOCIALE.


Bon, je passe à autre chose. Un truc un peu plus universel : les élections présidentielles !
Oui oui j’ai déjà fais un blog sur le sujet : http://theyiayiasblogfestival.blogspot.com/2012/01/2012-annus-politicus-horribilis.html mais voilà… les choses sérieuses vont commencer. Hier, gros meeting officiel de François Hollande, LE candidat du parti socialiste aux Présidentielles, LE candidat qui propose une alternative à Nicolas Sarkozy.

Bon. Je veux pas faire de l’anti Sarkozysme basique. Je crois qu’il en a pris assez pour son grade Sarko et qu’il doit pas trop comprendre lui même comment il a pu descendre aussi bas dans les sondages et avoir une cote de popularité aussi basse…Une mauvaise communication du début à la fin, des mauvais conseillers surement, mais en tous cas le mal est fait. Le pouvoir qui monte à la tête, l’envie de réussir, le sentiment revanchard qui a l’air d’être très fort chez Sarko …

En même temps chez Hollande aussi on sent la revanche hein… L’ex petit dodu du PS qui tout à coup se retrouve avec le presque même rôle de Mitterrand en 1981 … il n’y a qu’à voir l’article du Monde d’ailleurs : frappant de ressemblance (calculée c’est évident):


Mais hier, en suivant sur twitter son discours je me suis laissée emporter et j’ai eu envie de  le croire : justice sociale, égalité, l’homme avant l’argent, la fin des privilèges des nantis, la fin des sacrifices que pour les mêmes, le retour à un meilleur équilibre qui replace l’homme au centre ! Punaise, j’ai frôlé la transe ! Avec ma super amie aussi engagée que moi même plus, on se disait qu’on aurait été dingues si on avait été au bourget, survoltées ! plus militantes que les militants…

Pfiouuu !!! j’en étais épuisée moi… (bon en même temps j’ai la crève alors ça devait être la fièvre qui montait)…

Maintenant faut être lucide. ça va pas être la fin du capitalisme. ça va pas être la fin de la crise avec Hollande. ça va pas être la fin des nantis et du piston. Mais je me dis que quand même,  c’est toujours mieux qu’on aille dans le sens du social, dans le sens du partage et d’une meilleure répartition des richesses. Plus d’argent pour la santé pour tous, pour l’éducation pour tous… Et là, j’avoue, je pense égoïstement à mon frère Hugo qui est handicapé mental.

Il paraît que 2012 est l’année de l’Autisme décrété Grande Cause Nationale. On attend de voir. En attendant, voilà ce que j’ai lu ce soir :


ce pauvre enfant autiste de 17 ans qui s’est perdu, qui a été perdu, et qui a du paniquer comme un dingue, qui a du connaître le calvaire avant de surement mourir de froid… j’en suis malade… Parce que je pense à mon frère. Parce que je pense à tous ces enfants handicapés, aux parents qui font ce qu’ils peuvent, qui dans la majorité des cas ne roulent pas sur l’or, n’ont pas des familles forcément soutenantes et solidaires…

Ces gamins qui sont parqués dans des IME / IMPro qui n’ont pas assez de moyens, pas assez d’effectifs, pas assez de formations pour éduquer vraiment, améliorer vraiment le quotidien de ces enfants… Au bout d’un moment, passé un certain âge, on les occupe au mieux… et on attend que ça passe… et franchement, ça fait peur et ça fout les boules…  Alors il va faire quelque chose pour eux aussi le futur nouveau Président de la France d’en Bas ?

Il va y penser à eux le prochain Président en faveur du peuple ? Moi j’ai peur d’être déçue. Par principe je préfère voter pour une politique en faveur de l’homme et faut arrêter ces délires de croyances comme quoi des riches ou des entreprises moins taxées vont plus investir dans l’emploi et la valorisation des salaires… ça se saurait… A moins d’y être légalement obligés, les riches et les les grosses boîtes, s’ils sont moins taxés, la thune, ils se la garderont pour eux…

L’altruisme, le sens du partage, il existe chez les gens modestes. Pas chez les riches. Sauf pour des raisons de communication, d’image, de réputation…

Est ce que vraiment il aime les gens autant qu’il le clame François Hollande ? Est ce que vraiment il croit à ce qu’il dit ? Sarkozy aussi avait réussi à emballer la majorité avec son discours à la Obama made in France. Son côté, je mets un jean, je dis les choses « cash » etc… Bon… après il a oublié qu’il était Président et pas Super Star… mais on y croyait presque… Un De Gaulle 2.0 … moins Noble, moins grand, plus bling bling mais au début les défauts on s’en accommodait, on ne les voyait pas trop…

Alors voilà. Je prie, j’espère qu’en Mai 2012 on aura un nouveau Président des français tels qu’ils sont dans leur plus grande majorité… Et j’espère qu’on ne basculera pas dans Bobards Land une fois de plus… Sinon je sais pas, il va vraiment falloir faire une vraie révolution, ou alors quitter le territoire pour de bon…

LA GUERRE DES MERES …

Oh làààà oh lààààà oh lààààà lààààààà !!!!

D’emblée vu le titre de mon blog je préviens : JE NE SUIS PAS ANTI MAMAN ! JE NE SUIS PAS ANTI ENFANTS, JE NE SUIS PAS AIGRIE, JE NE SUIS PAS FRUSTREE (enfin si en fait mais ce n’est pas pour ça que je fais ce blog) et J’AIME MES COPINES MAMAN et je SAIS que PLEIN PLEIN PLEIN ne sont pas comme ça… MAIS….

… MAIS … force est de constater que chez les femmes, DEUX MONDES se créent: le monde des femmes qui ont procréé , qui se sont reproduites ET LES AUTRES.

Celles qui ont adopté, elles sont dans la merde parce que par la force des choses elles appartiennent aux deux mondes… et puis les mères célibataires aussi parce qu’elles galèrent grave. Bon. je pense aux Mères Mariées et Fières de l’Etre. Les MMFE :))

J’ai 36 balais et j’ai pas d’enfants. ça veut pas dire que j’en veux pas. C’est la vie qui pour le moment a pas voulu. Et en plus je suis porteuse d’une maladie génétique donc clairement, moi qui me sens tellement maternelle, ça fait des années que je ronge mon frein et que je SOUFFRE littéralement de ne pas pouvoir avoir ma propre famille… Mais bon. A la longue on s’y fait, on s’accommode, on réussit à être moins aigrie, moins angoissée, moins paniquée de passer à côté (même si la peur est là), … Enfin bref, je casserai la gueule des médecins qui oseraient me dire que j’ai fais exprès ou des gens qui oseraient juger mon parcours de vie… tant mieux pour ceux qui ont eu des vies lisses et des parcours amoureux qui leur ont permis de se reproduire en temps et en heure…

Enfin bref. Il y a une chose qui persiste et qui apparaît dès qu’on est SANS ENFANTS, c’est la ségrégation quasi systématique et automatique qui s’opère avec celles AVEC.

Un truc de dingues. Il y a ce jugement dit ou non dit qui induit que comme on n’a pas eu d’enfants ON NE PEUT PAS COMPRENDRE. Comme on n’a pas été enceinte (bah si moi je l’ai été 4 semaines en fait il y a longtemps…), on ne peut pas savoir… bref, il y a celles qui SAVENT, qui ont touché ce Saint Graal et il y a les AUTRES. Les sous-femmes. Les pas accomplies, les pas finies quoi… les pôôôvres qui peut être ne pourront jamais savouaaare !

bah merde alors. On en est encore là. Mais si mais si, dans beaucoup de cas on en est encore là. Bon alors je ne suis pas objective et cohérente hein, toutes mes copines mères sont intelligentes et ne sont pas comme ça mais bon… un exemple. Ma petite soeur. Ma petite soeur a eu un petit garçon début décembre. Evidemment, comme TOUTES les mères (ou presque) elle a clamé son nouveau bonheur sur sa page facebook. Normal… Les photos, même moi je m’y suis mise, tatie gateau, bref…

Et puis j’épargne la phase AVANT l’accouchement : le ventre à 3 mois, avec échographie à l’appui, ventre à 6 mois, etc . etc . … bon… je peux comprendre… quand t’es trop contente d’avoir un vrai ventre pour une bonne raison, sans déconner pour une fois t’as envie de le montrer.. Enfin je PEUX comprendre. Je suis pas fan, mais JE PEUX comprendre et peut être qu’un jour si ça m’arrivait je serai contente de me montrer avec mon look de cachalot. Peut être. UN jour. si jamais…

Bref. Accouchement. Annonce sur facebook de ma soeur (je reprends pour celles qui étaient perdues et ceux aussi…) Et là !!!! AAAAAAAH !!! Damnède !!! LA HORDE de mères qui ont TOUTES fait leur laïus sur l’accouchement qui était LE PLUS BEAU JOUR DE LEUR VIE !!!

AAAAAAh !!! Là, là, tout à coup j’étais en LIVE dans le sketch de Florence Foresti. Mais là il y avait une persistance, une idéalisation sans faille, sans bornes, c’est sûr c’est LE PLUS BEAU JOUR DE TA LAIFE !!! Oui enfin c’est aussi le jour le plus Gore hein… alors oui BIEN SUR je suis prête à le croire et l’imaginer sur parole. Donner la vie c’est un truc dingue. Mais en même temps c’est juste HYPER NATUREL ! ça fait un peu la nuit des temps que ça se passe ! Les femmes en Afrique elles accouchent sans en faire un pataquès d’enfer… Elles ont accouché, voilà. Les animaux accouchent, ils en font pas un fromage que je sache.

Et toi, quand t’as pas fait ça, quand t’as JAMAIS ACCOUCHE, t’es juste EXCLUE. Bah ouais, tu sais pas ce que c’est. Bon ok t’as éventuellement eu une gastro carabinée un jour, tes premières règles t’ont niqué les ovaires un jour quand t’avais 13 ans,  t’as peut être avorté sous RU et prostaglandines, mais nan… l’accouchement, le vrai, ce truc de ouf dingues, la vérité tu sais pas alors t’en es pas…

Et après, le sacro saint accouchement on passe aux choses sérieuses : l’ALLAITEMENT !!!! Sans déconner, la page facebook de ma soeur est devenu un forum de jeunes mamans hystériques (pardonne moi ma soeur, pardonne moi mais tu me connais hein je t’aime mais tu sais que dans le fond j’ai pas tort hein … ;))

Et que j’te donne ma méthode et que je t’donne mon avis et que ma puéricultrice elle a dit et moi ma pédiatre elle a dit… Alors autant dire que vous là, les nanas qui connaissez pas les soutien gorge d’allaitement: RAUS ! Exit ! Dehors ! Allez ouste ! Non mais là c’est peine perdue !!!  Et en plus entre elles, elles se crêpent le coussinet d’allaitement ! Certaines deviennent juste TOTALITAIRES !!

Moi je suis là gentille, voire brave, j’essaie de rester présente même si je vois pas trop mon neveu et ma soeur puisqu’on habite pas la porte à côté et puis je suis du genre à penser au côté obscur de la force: la fameuse dépression Post Partum… ça me fait flipper ça…alors j’ai l’oeil…

Bon et puis quand même je tiens à préciser que je suis l’aînée de 5 … et que les derniers j’avais entre 18 et 22 ans quand ils sont nés donc j’en ai changé de la couche, de la housse de couette à 3h du mat’ pour cause de gastro, de la cocotte minute d’eau chaude pour cause de bronchiolite à aider ma mère avec l’attirail de soludécadron quand il fallait soigner mon petit frère handicapé mental … et puis j’en ai bercé des bébés… alors hein, camembert… Moi aussi je peux me la ramener dans le fond… mais non… je le fais pas… No point…

Enfin bref… je les vois ces mères toutes puissantes qui n’en peuvent plus de l’être, qui donnent des leçons à tour de bras, qui s’épanouissent dans ce rôle de mère matrone mais qui font franchement chier le monde… qui deviennent des castratrices, des tue l’amour, des futures victimes de cocufiage parce que les pauvres mecs dans l’histoire ils doivent avoir du mal à retrouver leur place…

Alors déjà d’une, s’il était possible d’ARRETER de JUGER les femmes qui n’ont pas d’enfants, ça serait un vrai vrai grand progrès. Certaines ont CHOISI de ne pas en avoir, d’autres PAS. Dans tous les cas, on ne juge pas et on ne dénigre pas ces femmes.

Que les choses soient claires: on n’est pas une SOUS FEMME parce qu’on n’est pas MERE.

Ensuite pour l’élevage d’enfant, tant que l’enfant est heureux et équilibré, sain dans sa tête et dans son corps, chacun fait comme il le sent. Faut ARRÊTER de donner des leçons tout le temps ! Bref, faut se détendre hein… Et nous, promis, les SANS GOSSES on peut aussi bien y arriver et s’en sortir dans la vie !

Ambiance "AAA" : Crise de 29, les raisins de la colère… le retour ?

Bonsoir les ondes !

et voilà, le couperet de Standards & Poor’s est tombé : ADIEU triple « A ».

En même temps, on s’y attendait… On ne peut pas vraiment dire que nous sommes surpris…

ça fait un peu peur quand même… On a du mal à s’imaginer en 1929 presque 90 ans en arrière… et pourtant il y a des similitudes…

Tout d’abord je vous invite fortement – si vous ne l’avez pas lu –  à lire ou relire LES RAISINS DE LA COLERE de John Steinbeck

la couverture du livre est issue des photos de Dorothea Lange :

‘source Wikipédia :

Les Raisins de la colère (en anglais : The Grapes of Wrath) est un roman de John Steinbeck publié en 1939. L’auteur reçoit pour cette œuvre le prix Pulitzer en 1940. Il reçoit également le prix Nobel de littérature en 1962 pour l’ensemble de son œuvre. L’intrigue se déroule pendant la Grande Dépression et le lecteur suit les aventures d’une famille pauvre de métayers, les Joad, qui est contrainte de quitter l’Oklahoma à cause de la sécheresse, des difficultés économiques et des bouleversements dans le monde agricole. Alors que la situation est quasiment désespérée, les Joad font route vers la Californie avec des milliers d’autres Okies, à la recherche d’une terre, de travail et de dignité.
Une adaptation cinématographique a été réalisée en 1940 par John Ford, avec Henry Fonda. La fin du film est différente de la fin du roman.

L’histoire débute au moment où Tom Joad sort de prison. Tandis qu’il retourne chez lui, il rencontre un ancien prédicateur, Jim Casy, dont il a gardé des souvenirs d’enfance. Les deux font la route ensemble. Alors qu’ils arrivent à la ferme familiale, ils s’aperçoivent que celle-ci a été désertée. Déconcertés et confus, Tom et Jim décident d’aller chez l’Oncle John où ils retrouvent les autres Joad. Ces derniers sont en train de charger un camion Hudson converti avec ce qui leur reste de biens. Les cultures ont été anéanties par le Dust Bowl et la famille n’a par conséquent pas pu honorer ses dettes. Chassés de chez eux, ils espèrent que la situation s’arrangera en Californie grâce aux feuillets qui sont distribués un peu partout dans leur État : ils pensent que, là-bas, ils auront à manger et gagneront assez d’argent pour vivre. Séduits par cette publicité, les Joad décident d’investir tout ce qui leur reste dans ce voyage. Bien que ce projet enfreigne les termes de sa liberté conditionnelle, Tom décide de partir avec sa famille. L’ancien pasteur Jim se joint également à la famille.

Les Joad empruntent la Route 66 pour aller vers l’ouest. Le grand-père de la famille meurt peu après le départ. Les Joad découvrent que la route est saturée par d’autres familles partant pour la Californie. Dans des camps de fortune dressés au bord de la route, ils entendent l’histoire d’autres familles, dont certaines reviennent de Californie. Les Joad ne veulent pas admettre que les promesses auxquelles ils croient ne seront pas tenues. Juste avant la frontière, Noah (l’aîné des fils Joad) quitte la famille pour rester vivre au bord du Colorado, et la grand-mère de la famille meurt pendant la traversée du désert. En arrivant en Californie, Connie (le mari de Rose of Sharon, la fille Joad, qui est enceinte) quitte la famille. Le restant de la famille, dirigé par Ma, n’a pas d’autre choix que de poursuivre sa route.
A leur arrivée, ils s’aperçoivent qu’ils ne gagneront jamais beaucoup d’argent car il y a trop de travailleurs et les fermiers importants de la région ne les respectent pas tandis que les plus petits font faillite. Les fermiers profitent du grand nombre d’émigrants pour baisser les salaires. Les familles émigrantes vivent dans des camps de fortune provisoires appelés Hooverville. Il y a un peu d’espoir au camp de Weedpatch, un camp propre tenu par la FSA. Le camp déplait cependant aux autorités locales qui ne cessent de harceler et de provoquer les nouveaux venus.
Les travailleurs étant exploités, des individus essayent de les faire intégrer dans des syndicats ; Jim Casy, qui a fait de la prison pour couvrir Tom qui avait agressé un shérif, est l’un d’entre eux. Les Joad sont sans le savoir des briseurs de grève sur une exploitation de pêchers. Suite à une manifestation, Tom voit le pasteur Jim se faire tuer et il tue à son tour le meurtrier de son ami. Il devient un fugitif. Il fait ses adieux à sa mère et lui promet de défendre les opprimés où qu’ils soient. Rose donne naissance à un bébé mort-né. Ma garde cependant son sang froid et force la famille à faire face. Quand la pluie arrive, l’abri des Joad prend l’eau. Ils entrent dans une grange située sur un terrain plus élevé. Rose donne le sein à un homme qui est devenu trop faible pour manger autrement.

Le film qu’en a fait John Ford avec Henry Fonda en 1940 est vraiment poignant. Je vous le conseille. J’ai la chance de pouvoir découvrir des vieux classiques que je n’aurai jamais eu idée de regarder par moi même et franchement, malgré le temps qui passe, certains films traversent le temps sans problème.

idem, source Wikipedia :
John Martin Feeney, dit John Ford, né le 1er février 1894 à Cape Elizabeth (en) près de Portland (Maine) et mort le 31 août 1973 à Palm Desert (Californie), est un réalisateuraméricain, également producteur. Il a été quatre fois lauréat de l’Oscar du meilleur réalisateur (seul cinéaste à avoir réussi le quadruplé).

John Ford est considéré comme l’un des réalisateurs les plus importants de la période classique d’Hollywood (de la fin des années 1920 à la fin des années 1960). De tous les grandscinéastes américains il est celui dont l’influence est la plus considérable. Sa carrière embrasse celle des studios puisqu’il arrive à Hollywood au moment où les grandes majors se mettent en place et réalise son dernier film alors que ces majors commencent à être dirigées par des financiers. Ford fut admiré et respecté par les grands patrons d’Hollywood dont il fut souvent l’ami : il tournait vite et respectait les budgets. Malgré cela, il se considérait comme un salarié surpayé par ces studios pour faire des films dénués de son style afin de ne pas perturber les affaires de ses employeurs1.
Il fut l’un des réalisateurs effectuant le moins de prises par plan (ratio de 2,5), cela lui permettant de garder la mainmise sur le montage des films, les prises alternatives n’existant tout simplement pas. « Nous devons à John Ford le droit accordé au metteur en scène de superviser le montage », reconnaît Fred Zinnemann. Ford mit sa notoriété au service du syndicat des metteurs en scène américains dont il fut l’un des dirigeants les plus actifs. Sa fidélité tout au long de sa carrière, envers sa famille d’acteurs, de techniciens et de scénaristes, dont beaucoup étaient originaires, comme ses parents, d’Irlande, est remarquable.
Son œuvre est surtout reconnue pour ses westerns. La connaissance de cette filmographie souffre de la disparition de la quasi-totalité de ses premiers films, soit un tiers. Un d’entre eux,Upstream (1927), qu’on croyait disparu, a été retrouvé en Nouvelle-Zélande en juin 20102

Pour finir, la Grande Dépression a été immortalisée par la formidable photographe Dorothea Lange qui a été recrutée par la FSA : (Farm Security Administration) dans le cadre d’une mission.

Source Wikipédia :
Née à Hoboken (dans l’État du New Jersey), Dorothea Lange commence sa carrière de photographe à New York, avant de s’installer en 1918 à San Francisco où elle ouvre un studio de portrait. C’est la Grande Dépression qui la pousse à déplacer son champ d’action vers la rue.
Ses photographies poignantes des sans-abris attirent l’attention de la Resettlement Administration, qui la recrute en 1935 et publie dans les journaux de tout le pays[réf. nécessaire] ses clichés de la pauvreté et de la détresse qui touchent alors violemment les États-Unis. Les photographies étant propriété de l’État, elles sont publiées sans demande de paiement, ce qui contribue à leur propagation rapide et à faire d’eux des icônes de l’entre-deux-guerres américaine.

Il est difficile de parler de photojournalisme sans parler de la crise de l’entre-deux-guerres américaine. Celle-ci marque un tournant radical à la fois dans l’histoire des États-Unis et de la photographie d’information. Mais il est encore plus ardu de parler du photojournalisme de l’entre-deux-guerres sans parler de la Farm Security Administration et de Dorothea Lange.

Les années qui suivent le krach boursier du 24 octobre 1929 sont surnommées « the bitter years » (« les années amères ») : le krach entraîne une crise économique sans précédent aux États-Unis, aggravée par une sècheresse dans les États du sud. Les immigrants qui débarquent d’Europe à la recherche du rêve américain, ou fuient les régimes politiques communistes et national-socialiste de l’Europe de l’Est, trouvent en Amérique une situation économique plus désastreuse encore. C’est dans l’Amérique rurale que la situation est la plus alarmante : la sècheresse empêche les paysans d’effectuer leurs récoltes et engendre une crise grave de l’emploi. Les chômeurs errent dans les villes, à la recherche de soupes populaires ou de petits travaux quelconques, désœuvrés, ou se retrouvent sur les routes, allant de ville en ville. Ils recherchent du travail chez les propriétaires terriens, dans les coopératives. On les appelle alors des migrants. Ils s’installent dans des camps de fortune, sans eau potable, et tournent en rond. 

Les photos parlent d’elles mêmes …

Pour finir, la superbe chanson de BRUCE SPRINGSTEEN … The Ghost of Tom Joad :

Tout cela nous fait réfléchir à ce qui est le plus important… En tous cas, à un moment donné, si nous, le peuple, nous ne nous réveillons pas, nous serons très mal barrés ! AUX ARMES CITOYENS !

et bon WE … quand même 🙂

2012 : ANNUS POLITICUS HORRIBILIS ?

Bonne année ! Bonne santé ! Amour, gloire, et beauté !

Et puis BONNE CHANCE SURTOUT ! car en 2012 ce sont, les PRÉSIDENTIELLES !
Vous vous souvenez ? Vous êtes bien inscrits ? Parce qu’il va falloir VOTER mes braves. Nous devons voter car il est indispensable que nous n’oublions pas ce pour quoi les générations précédentes ont sacrifié leurs vies :

Notre pauvre République, nos pauvres valeurs : Liberté, Egalité, Fraternité… Elles ont été bien bafouées depuis que les agences de notation et leurs triples AAA à la mord moi le noeud rendent nos politiciens en pantins, depuis que ce sont les grosses banques et autres méga holding worldwide qui dirigent les décisions politiques… Car nous sommes bel et bien dans une politique ultra capitaliste dont tout le monde aimerait se défaire un peu mais que personne n’ose vraiment et personne ne sait surtout comment…

On n’a pas tous envie d’élever des chèvres dans le Larzac et de revenir au Moyen-Äge… On a pas tous envie de se remettre aux couches en tissu… Le progrès et la 3ème voie sont-ils si incompatibles ?

Je suis PROFONDÉMENT écoeurée par nos politiques. Nadine Morano a fini par définitivement me dégoûter de la droite UMP de Sarkozy car ils la laissent agir, parler, déverser sa bêtise, sa grande hargne, son manque d’intelligence, sa méchanceté à toute épreuve… L’activité qu’elle génère sur twitter est démoniaque. C’est dur de rester passif et de ne pas réagir aux énormités qu’elle peut lancer. Etant moi même dans le métier de la communication je suis absolument sidérée, carrément sur le cul, que l’UMP la laisse aussi libre … c’est absolument contre productif et je ne vois pas comment ça pourrait aider Sarkozy mais bon… ils doivent la trouver « populaire »… parlant le langage de la France d’en bas… mais même la France d’en bas a plus de classe qu’elle… alors je me dis qu’ils ils doivent vraiment nous prendre pour des cons…
Cela me fait penser à quel point ces gens sont déconnectés de la réalité de la majorité des gens… Quand Copé balance qu’à – de 5000 euros par mois on est minable pour après se rattraper aux branches l’air outré et que même pas vrai il a jamais dit ça, quand Estrosi parle du Fouquet’s comme d’une brasserie populaire, on revoit le film Ma Part du Gâteau ou Le Nom des Gens (génial et drôle) et on se dit: bah ouais… On ne vit pas dans le même monde.

Le problème d’un mec comme Sarkozy, c’est que pour lui le monde, c’est Neuilly. Alors bien sûr il va serrer les paluches des ouvriers de l’usine de Pétéaouchnok , fonction oblige, il fait un noël des enfants avec Carlita la Millionnaire pour la bonne conscience nationale mais la vérité c’est que cet homme n’a PERSONNE qui le conseille vraiment bien sur la vraie réalité, sur celle des gens comme tout le monde, la majorité: classes moyennes, classes populaires… les gens qui vont VRAIMENT faire leurs courses dans les hypermarchés et qui achètent des marques distributeurs ou discount, les gens qui bossent leur pleine peau et qui après une grosse journée de boulot se tapent encore les contraintes des transports et leur deuxième journée qui les attend à la maison: diner, enfants à s’occuper, paperasse, ménage, …et peut être si pas trop épuisés du temps pour eux et pour leur couple quand ils ne sont pas divorcés et familles monoparentales… Elle est dure la vraie vie des vrais gens… mais c’est trop loin pour des gens comme eux…ils savent mais ils ne savent pas en fait… et EN PLUS ils prennent les gens pour des « débiles »… Des sous citoyens en somme… Nous les pauv’ gens d’la France d’en bas qui ne sommes peut être pas assez éduqués… nous ne faisons pas partie de la grande Intelligentsia de ce monde… nous ne pouvons pas COMPRENDRE les VRAIS ENJEUX. 
Qu’est ce qu’ils connaissent de la vie des gens ces gens ? Même François Hollande avec tout le respect que je lui dois… Même Eva Joly que j’estime car elle a les couilles de déranger l’ordre établi… ces gens là sont simplement déconnectés. Ils vivent protégés. Ils ne sont pas concernés. Ce sont des gens de pouvoir, des gens carriéristes. Ils ont été éduqués pour être là où ils sont. Je ne suis pas sûre que leur empathie, leur sens humain soit développé à ce point. Et puis surtout, ils sont tous MENTEURS. Des vrais menteurs. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé ce qu’à lancé l’EXPRESS et leurs vidéos « Parlez vous le Politique » ?
Parce que le problème réel et sérieux, c’est qu’ils sont des menteurs professionnels. Ils s’en tamponnent le coquillard de la misère des gens… et pas seulement la misère matérielle, mais la détresse morale de certains…

si l’Abbé Pierre était encore vivant et bien portant je lui aurai écris un courrier pour qu’il se présente aux Présidentielles. Idem Coluche. Je suis sûre qu’ils auraient cartonné. L’alternative aujourd’hui c’est Eric Cantona. Franchement, même si c’est pour le logement, je n’arrive pas à le trouver crédible, lui et ses pubs L’Oréal à je sais pas combien… Mais bon… ne faut-il pas intégrer le système pour le combattre et le changer de l’intérieur ? Je suis comme ça moi aussi… MOi aussi je suis dans le système. Moi aussi je veux ma part du gâteau. Moi aussi je suis ambitieuse. Moi aussi j’ai envie d’avoir assez de pognon pour partir en long WE à New York sans que ça m’oblige à choisir si je m’achete des fringues ou si je me fais un voyage pour les vacances d’été …Moi aussi. Moi aussi j’ai envie de jouir de la vie, je veux en PROFITER, je veux du PLAISIR, je veux assouvir mes pulsions consommatrices, mes envies dévorantes de découvrir le monde, de voir des belles choses… mais voilà… De toutes façons, depuis quelques temps tout ceci est de l’ordre du fantasme et puis même si j’ai ces envies, la misère, la souffrance des gens, ça m’empêche d’être pleinement heureuse. Je ne peux pas penser à ma gueule égoïstement. Je ne peux pas. Je n’y arrive pas et je ne sais pas si j’ai envie d’y arriver. Les psys diraient que je devrai, que je ne dois pas porter la misère du monde sur mes épaules… je sais, je sais, merci. Mais ça n’empêche… moi le malheur des autres ça m’empêche de me sentir pleinement bien. Et j’aimerai, j’aimerai qu’il y ait des solutions, des vraies.

Faut pas être naïf. C’est la loi de la nature. On sait bien que certains de toutes façons s’en sortent mieux que d’autres. L’idée étant de partir avec le maximum de chances égales.

Et c’est là où ça pêche. Nous sommes dans un système de pistons, de ségrégation par le nom, la descendance, les études, le look physique, l’origine, un système toujours quelque peu féodal… les gens de pouvoir veulent rester en place. Les gens riches veulent l’être toujours plus et rares sont ceux qui sont réellement pour le partage et une meilleure répartition. La corruption a vérolé tout le système… Alors nous les gens de la France d’en bas, ceux qui n’ont que leur droit de vote et leur pouvoir de descendre dans la rue, ils font quoi ? Que leur reste-t-il comme CHOIX ?

Vote Blanc ? Vote contestataire ? Vote extrémiste question de marquer le coup ?
Ah c’est sûr qu’elle peut se frotter les mains Marine Le Pen … et c’est sûr que ça serait loin d’être la solution aux problèmes, bien au contraire… mais voilà… grâce à ces bras cassés, cette femme va avoir des chances de gagner un max de voix parce que les gens en auront juste ras le bol…
A la rigueur, mieux vaudrait voter Mélenchon, même s’il est clairement à l’ouest lui aussi avec son côté réfractaire à tout… mais il dit beaucoup de choses justes ! Juste il n’a pas de programme…
Alors il reste qui ? Dominique de Villepin ? Eric Cantona ? François Bayrou ? Hervé Morin ? Christine Boutin ?!!! AU SECOUUUUURS !!!!



A la rigueur parfois je finis par me demander si Dominique de Villepin n’aurait pas plus la carrure d’un président… Mais et après ? Est ce que le quotidien des français en serait transformé pour autant ? Est ce qu’il y aurait plus de justice sociale ?

Et si je vote François Hollande est ce que ça sera VRAIMENT MIEUX ? Est ce qu’il sera capable de trouver des solutions alternatives avec ses équipes pour que nous puissions avoir des vies correctes et dignes ?

ça me laisse perplexe. Je suis partagée entre l’envie de me lancer à fond, partisane, envie de me sur informer et de l’autre, envie de tout laisser couler parce que blasée et dégoûtée…

On verra… en attendant on s’accroche tous à nos jobs quand on en a, on essaie de préserver nos vies personnelles en se disant que c’est ça le plus important (et c’est vrai) et … rdv le 22 avril pour le démarrage…