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A propos The Yiayia Girl

Parisienne, fraîchement cinquantenaire, maman d'une pré ado, j'essaie de trouver ma place dans la vie...je n'ai pas une vie de Madame Toulemonde mais parfois j'aimerai bien ça me reposerai... je suis dans la communication depuis quelques temps mais au fond j'aimerai mieux être écrivain paumée dans un château près de l'océan ou à la montagne dans un chalet, un peu à la Emily Brontë ou Heidi mais en moins sombre parce que j'aime rire... beaucoup.

LA GUERRE DES MERES …

Oh làààà oh lààààà oh lààààà lààààààà !!!!

D’emblée vu le titre de mon blog je préviens : JE NE SUIS PAS ANTI MAMAN ! JE NE SUIS PAS ANTI ENFANTS, JE NE SUIS PAS AIGRIE, JE NE SUIS PAS FRUSTREE (enfin si en fait mais ce n’est pas pour ça que je fais ce blog) et J’AIME MES COPINES MAMAN et je SAIS que PLEIN PLEIN PLEIN ne sont pas comme ça… MAIS….

… MAIS … force est de constater que chez les femmes, DEUX MONDES se créent: le monde des femmes qui ont procréé , qui se sont reproduites ET LES AUTRES.

Celles qui ont adopté, elles sont dans la merde parce que par la force des choses elles appartiennent aux deux mondes… et puis les mères célibataires aussi parce qu’elles galèrent grave. Bon. je pense aux Mères Mariées et Fières de l’Etre. Les MMFE :))

J’ai 36 balais et j’ai pas d’enfants. ça veut pas dire que j’en veux pas. C’est la vie qui pour le moment a pas voulu. Et en plus je suis porteuse d’une maladie génétique donc clairement, moi qui me sens tellement maternelle, ça fait des années que je ronge mon frein et que je SOUFFRE littéralement de ne pas pouvoir avoir ma propre famille… Mais bon. A la longue on s’y fait, on s’accommode, on réussit à être moins aigrie, moins angoissée, moins paniquée de passer à côté (même si la peur est là), … Enfin bref, je casserai la gueule des médecins qui oseraient me dire que j’ai fais exprès ou des gens qui oseraient juger mon parcours de vie… tant mieux pour ceux qui ont eu des vies lisses et des parcours amoureux qui leur ont permis de se reproduire en temps et en heure…

Enfin bref. Il y a une chose qui persiste et qui apparaît dès qu’on est SANS ENFANTS, c’est la ségrégation quasi systématique et automatique qui s’opère avec celles AVEC.

Un truc de dingues. Il y a ce jugement dit ou non dit qui induit que comme on n’a pas eu d’enfants ON NE PEUT PAS COMPRENDRE. Comme on n’a pas été enceinte (bah si moi je l’ai été 4 semaines en fait il y a longtemps…), on ne peut pas savoir… bref, il y a celles qui SAVENT, qui ont touché ce Saint Graal et il y a les AUTRES. Les sous-femmes. Les pas accomplies, les pas finies quoi… les pôôôvres qui peut être ne pourront jamais savouaaare !

bah merde alors. On en est encore là. Mais si mais si, dans beaucoup de cas on en est encore là. Bon alors je ne suis pas objective et cohérente hein, toutes mes copines mères sont intelligentes et ne sont pas comme ça mais bon… un exemple. Ma petite soeur. Ma petite soeur a eu un petit garçon début décembre. Evidemment, comme TOUTES les mères (ou presque) elle a clamé son nouveau bonheur sur sa page facebook. Normal… Les photos, même moi je m’y suis mise, tatie gateau, bref…

Et puis j’épargne la phase AVANT l’accouchement : le ventre à 3 mois, avec échographie à l’appui, ventre à 6 mois, etc . etc . … bon… je peux comprendre… quand t’es trop contente d’avoir un vrai ventre pour une bonne raison, sans déconner pour une fois t’as envie de le montrer.. Enfin je PEUX comprendre. Je suis pas fan, mais JE PEUX comprendre et peut être qu’un jour si ça m’arrivait je serai contente de me montrer avec mon look de cachalot. Peut être. UN jour. si jamais…

Bref. Accouchement. Annonce sur facebook de ma soeur (je reprends pour celles qui étaient perdues et ceux aussi…) Et là !!!! AAAAAAAH !!! Damnède !!! LA HORDE de mères qui ont TOUTES fait leur laïus sur l’accouchement qui était LE PLUS BEAU JOUR DE LEUR VIE !!!

AAAAAAh !!! Là, là, tout à coup j’étais en LIVE dans le sketch de Florence Foresti. Mais là il y avait une persistance, une idéalisation sans faille, sans bornes, c’est sûr c’est LE PLUS BEAU JOUR DE TA LAIFE !!! Oui enfin c’est aussi le jour le plus Gore hein… alors oui BIEN SUR je suis prête à le croire et l’imaginer sur parole. Donner la vie c’est un truc dingue. Mais en même temps c’est juste HYPER NATUREL ! ça fait un peu la nuit des temps que ça se passe ! Les femmes en Afrique elles accouchent sans en faire un pataquès d’enfer… Elles ont accouché, voilà. Les animaux accouchent, ils en font pas un fromage que je sache.

Et toi, quand t’as pas fait ça, quand t’as JAMAIS ACCOUCHE, t’es juste EXCLUE. Bah ouais, tu sais pas ce que c’est. Bon ok t’as éventuellement eu une gastro carabinée un jour, tes premières règles t’ont niqué les ovaires un jour quand t’avais 13 ans,  t’as peut être avorté sous RU et prostaglandines, mais nan… l’accouchement, le vrai, ce truc de ouf dingues, la vérité tu sais pas alors t’en es pas…

Et après, le sacro saint accouchement on passe aux choses sérieuses : l’ALLAITEMENT !!!! Sans déconner, la page facebook de ma soeur est devenu un forum de jeunes mamans hystériques (pardonne moi ma soeur, pardonne moi mais tu me connais hein je t’aime mais tu sais que dans le fond j’ai pas tort hein … ;))

Et que j’te donne ma méthode et que je t’donne mon avis et que ma puéricultrice elle a dit et moi ma pédiatre elle a dit… Alors autant dire que vous là, les nanas qui connaissez pas les soutien gorge d’allaitement: RAUS ! Exit ! Dehors ! Allez ouste ! Non mais là c’est peine perdue !!!  Et en plus entre elles, elles se crêpent le coussinet d’allaitement ! Certaines deviennent juste TOTALITAIRES !!

Moi je suis là gentille, voire brave, j’essaie de rester présente même si je vois pas trop mon neveu et ma soeur puisqu’on habite pas la porte à côté et puis je suis du genre à penser au côté obscur de la force: la fameuse dépression Post Partum… ça me fait flipper ça…alors j’ai l’oeil…

Bon et puis quand même je tiens à préciser que je suis l’aînée de 5 … et que les derniers j’avais entre 18 et 22 ans quand ils sont nés donc j’en ai changé de la couche, de la housse de couette à 3h du mat’ pour cause de gastro, de la cocotte minute d’eau chaude pour cause de bronchiolite à aider ma mère avec l’attirail de soludécadron quand il fallait soigner mon petit frère handicapé mental … et puis j’en ai bercé des bébés… alors hein, camembert… Moi aussi je peux me la ramener dans le fond… mais non… je le fais pas… No point…

Enfin bref… je les vois ces mères toutes puissantes qui n’en peuvent plus de l’être, qui donnent des leçons à tour de bras, qui s’épanouissent dans ce rôle de mère matrone mais qui font franchement chier le monde… qui deviennent des castratrices, des tue l’amour, des futures victimes de cocufiage parce que les pauvres mecs dans l’histoire ils doivent avoir du mal à retrouver leur place…

Alors déjà d’une, s’il était possible d’ARRETER de JUGER les femmes qui n’ont pas d’enfants, ça serait un vrai vrai grand progrès. Certaines ont CHOISI de ne pas en avoir, d’autres PAS. Dans tous les cas, on ne juge pas et on ne dénigre pas ces femmes.

Que les choses soient claires: on n’est pas une SOUS FEMME parce qu’on n’est pas MERE.

Ensuite pour l’élevage d’enfant, tant que l’enfant est heureux et équilibré, sain dans sa tête et dans son corps, chacun fait comme il le sent. Faut ARRÊTER de donner des leçons tout le temps ! Bref, faut se détendre hein… Et nous, promis, les SANS GOSSES on peut aussi bien y arriver et s’en sortir dans la vie !

Saturday Night Burger Gourmand (16 PP Weight Watchers)

Youhouuuuu me revoilouuuuu !!!

Mais oui c’est la lutte, j’arrive plus à trouver assez de temps pour mes blogs, c’est la catastrophe. Mais bon. Vu que je suis malade ce WE (sympa hein, ça tombe le WE) … au lieu de dormir, je blog … bah oui je suis comme ça.

Et donc, j’avoue, je me suis remise à faire attention à ma ligne. Enfin là c’est plutôt mes courbes que je dois un peu corriger parce que voilà hein… Je suis gourmande mais malheureusement, moi, tout ce que je mange, ça me profite… et puis après des longs mois d’abandon des régimes – d’ailleurs je REJETTE les régimes, j’ai décidé de me mettre à Weight Watchers. Parce que voilà. J’ai 36 ans, si un jour prochain je veux faire un bébé ça serait cool que je sois pas over dodue question de ne pas ressembler à un cachalot en fin de grossesse et puis bon. Accessoirement j’aimerai m’éviter des pépins de santé… Pour finir ça me ferait plaisir de réussir à me réconcilier avec mon corps aussi…

Alors voilà. Je me suis lancée. Alors attention. J’estime que je ne suis pas au « régime »… Juste je réapprends à mieux DOSER … parce que moi, mon problème, c’est le DOSAGE. Ouais, je suis une morphale. J’ai un bon coup de fourchette. Je suis une bonne vivante… Peut être plus gourmande que gourmette mais je réapprends… Alors je me dis qu’avec Weight Watchers Online et des lectures saines comme celles des professeurs Zermati et Apfeldorfer, (qui en plus de leurs très bons ouvrages ont lancé un site appelé ‘line coaching’) je vais bien réussir à retrouver un comportement alimentaire cohérent…et mon poids d’équilibre. Oui j’ai compris que je ne serai jamais goalée comme je sais pas moi… Kate Moss ?

Bon okkkk j’arrive avec ma recette : LE SATURDAY NIGHT BURGER

En gros quand on fait WW ça fonctionne avec des points. On a une quantité de points à manger par jour avec en plus une réserve hebdomadaire… C’est un système qui permet en fait à manger de TOUT. On prend par contre conscience que dans certains cas, des aliments qu’on croit « pas si lourds » sont en fait ultra caloriques.

Alors voilà. je me suis débrouillée pour ne pas trop abuser la journée afin de me faire plaisir le soir avec un BURGER ! J’avoue j’ai un côté régressif et j’aime la cuisine américaine… enfin pas tout mais il y a des trucs bons ! Le Burger en fait partie. Et dans ce cas ce fut un Burger bacon / cheddar !

Pour un burger :

1 Maxi Pain Burger Jacquet
1 Steak haché façon bouchère à 15%
1 tranche de bacon (lard tranché fin – type bacon Herta)
1 tranche de cheddar (en tranches sous vide)
2 rondelles de tomate
2 rondelles d’oignon rouge
1 ou 2 feuilles de laitue
du ketchup, de la moutarde

Faire griller la tanche de bacon. Dans la même poele, faire saisir à feu vif le steak et appuyer dessus avec une fourchette pour bien le griller et faire évacuer l’eau du steak. En parallèle, préparer les tranches de tomates, la laitue, les tranches de bacon et chauffer les pains au four (3 minutes dans un four préchauffé 20 min. à 120°C) – c’est de la cuisson minute alors tout doit être prêt et synchro. L’idéal est de chauffer les assiettes au micro ondes pour qu’elles ne refroidissent pas les burgers.

Quand le steak est à mi parcours de cuisson, poser la tranche de cheddar sur le steak pour qu’il fonde.

Mettre selon son goût du ketchup et / ou de la moutarde sur les faces du pain puis disposer le steak avec la tranche de cheddar, mettre par dessus les tranches de tomate, la feuille de salade, la tranche de bacon et hop !

La version plus gourmande implique de doubler la dose de cheddar et de bacon … mais bon… faut pas abuser non plus…

Evidemment, cela va sans dire que l’accompagnement c’est de la salade et pas des frites … mais punaise qu’est ce que c’était BON !!! Alors les photos sont celles du burger de mon chéri… qu’il a lui, mangé avec des potatoes !


A TABLE !!!

A L’ATTAQUE DU BIO !

Hello !

Alors voilà. Même si je ne suis pas encore sûre de TOUT adopter en bio (je pense notamment au maquillage j’avoue), je me suis laissée tenter en cette période de soldes où on se croit tout permis avec sa carte bancaire (alors que même pas vrai … ;-)) de tenter des premiers achats sur http://www.mondebio.com/

Je me suis retenue car tout me semblait attirant… mais chaque chose en son temps. En temps que fille à tendance allergique et d’expérience, je sais que tous les produits à base d’huiles essentielles ne me conviennent pas… En attendant, j’avais envie de trouver un déodarant bio (j’avoue ces histoires d’aluminium etc. ça m’a un peu fait peur), un lait pour le corps, une crème pour le visage, un gel douche et une huile de bain.

Voilà le résultat :

A part la marque Weleda, je ne connaissais rien. La marque Lavera est allemande, certifiée ECOCERT. La texture est vraiment plaisante. Par contre, quand on s’attend à une odeur de miel façon Burt’s Bees, bah… c’est pas ça… donc je vais les utiliser, je les trouve agréables, ça sent bon, mais ce n’est pas ce que je voulais…

Le déo à la sauge, nickel. Rien à redire. A éviter toutefois si on vient de s’épiler les aisselles !!

Le Gel douche Born to Bio au karité, eh bien… il est chimiquement IMPECCABLE :

Côté odeur, sympa… mais alors côté texture, un peu « gluant »… Un Gluant qui a du mal à s’étaler comme un gel douche classique. Donc rien à redire sur la composition, sur le parfum, sur le nettoyage et l’absence d’agression de la peau mais honnêtement, je crois que pour la prochaine fois je vais plutôt viser du savon de marseille liquide bio ou du savon d’alep liquide. Et peut être ceux d’Aroma Zone: 
Et à 10.50€ les 500ml on se dit que ça vaut peut être le coup.

Après sur Le Monde Bio il y a plein d’autres produits que je ne connais pas. Tout le monde y va de ses commentaires…

Pour le visage par contre je crois que je suis assez contente de ma trouvaille car il s’agit d’une crème à l’eau thermale de Jonzac (inconnue au bataillon), qui a l’air assez proche de La Roche Posay, mais qui est BIO et qui est NON COMEDOGENE ! (Hourra !)

Alors évidemment c’est moins attractif que des produits au marketing abouti.. j’entends par là le packaging, les parfums … C’est sûr que les produits Khiel’s, Dr. Hauschka, etc… ça fait envie… mais c’est pas le même prix non plus !

Pour l’instant je suis un peu dans le trip « c’est la crise je fais gaffe » … d’autant que je peine à redresser mon compte en banque avec mes 7 mois de chômage… après je me connais… le fond de ma nature est plutôt panier percé et du genre à aimer essayer …

J’avoue que la crème Ultra Facial Oil free à 29€ le pot de 50ml de Khiel’s me tente quand même …

La seule chose que j’attends des produits bio c’est qu’ils ne soient pas comédogènes et que leurs résultats cosmétiques réussissent à atteindre les mêmes promesses que tous les autres … et je sais que de ce côté là il y a encore du boulot… Mais bon… On vit dans un mode de 1000 tentations… on peut toujours acheter, acheter, acheter, essayer, essayer …

Promis, je vais essayer de me contrôler. Et vous côté Cosméto Bio, c’est quoi vos best of ?

Bon WE 🙂

Smoothie Time !

hello hello !
je profite de ma pause déjeuner pour vous dire que si vous avez un blender, c’est le moment de vous mettre aux smoothies. Et si vous n’en avez pas, avec les Soldes, profitez-en pour vous en acheter un. Parce qu’avec ce froid de canard et ces gros microbes qui guettent, moi je dis: A fond les fruits et les vitamines !

Idéalement, on peut s’en faire tous les matins… ça ne prend pas tant de temps que ça puisque le blender fait presque tout le boulot.

Mais au moins le WE !

J’ai un livre sur les smoothies. On peut varier les plaisirs bien sûr. En ce moment j’ai une base banane kiwi gingembre… ensuite je l’agrémente

Pour que ça garde une texture suffisamment liquide je rajoute toujours un verre de tropicana multivitaminé
Comme c’est pour deux, je suis sur 2 bananes, 2 kiwis et un bon morceau de gingembre (ça c’est selon les goûts, moi j’en mets beaucoup car j’aime bien quand c’est relevé).

En ce moment je rajoute 2 clémentines + 1 citron vert (pelés et épépinés)

Mais on peut remplacer les clémentines par un pamplemousse ! Pas de sucre ajouté me concernant…
Pour finir, une pomme !
Résultat, en 5 minutes vous avez un SHOT de vitamines pour la journée ! c’est moins cher que les trucs en boîte et plus sain ! Alors allez y sur les blenders et les fruits de saison !

Source images : Google Images – sites divers

Ambiance "AAA" : Crise de 29, les raisins de la colère… le retour ?

Bonsoir les ondes !

et voilà, le couperet de Standards & Poor’s est tombé : ADIEU triple « A ».

En même temps, on s’y attendait… On ne peut pas vraiment dire que nous sommes surpris…

ça fait un peu peur quand même… On a du mal à s’imaginer en 1929 presque 90 ans en arrière… et pourtant il y a des similitudes…

Tout d’abord je vous invite fortement – si vous ne l’avez pas lu –  à lire ou relire LES RAISINS DE LA COLERE de John Steinbeck

la couverture du livre est issue des photos de Dorothea Lange :

‘source Wikipédia :

Les Raisins de la colère (en anglais : The Grapes of Wrath) est un roman de John Steinbeck publié en 1939. L’auteur reçoit pour cette œuvre le prix Pulitzer en 1940. Il reçoit également le prix Nobel de littérature en 1962 pour l’ensemble de son œuvre. L’intrigue se déroule pendant la Grande Dépression et le lecteur suit les aventures d’une famille pauvre de métayers, les Joad, qui est contrainte de quitter l’Oklahoma à cause de la sécheresse, des difficultés économiques et des bouleversements dans le monde agricole. Alors que la situation est quasiment désespérée, les Joad font route vers la Californie avec des milliers d’autres Okies, à la recherche d’une terre, de travail et de dignité.
Une adaptation cinématographique a été réalisée en 1940 par John Ford, avec Henry Fonda. La fin du film est différente de la fin du roman.

L’histoire débute au moment où Tom Joad sort de prison. Tandis qu’il retourne chez lui, il rencontre un ancien prédicateur, Jim Casy, dont il a gardé des souvenirs d’enfance. Les deux font la route ensemble. Alors qu’ils arrivent à la ferme familiale, ils s’aperçoivent que celle-ci a été désertée. Déconcertés et confus, Tom et Jim décident d’aller chez l’Oncle John où ils retrouvent les autres Joad. Ces derniers sont en train de charger un camion Hudson converti avec ce qui leur reste de biens. Les cultures ont été anéanties par le Dust Bowl et la famille n’a par conséquent pas pu honorer ses dettes. Chassés de chez eux, ils espèrent que la situation s’arrangera en Californie grâce aux feuillets qui sont distribués un peu partout dans leur État : ils pensent que, là-bas, ils auront à manger et gagneront assez d’argent pour vivre. Séduits par cette publicité, les Joad décident d’investir tout ce qui leur reste dans ce voyage. Bien que ce projet enfreigne les termes de sa liberté conditionnelle, Tom décide de partir avec sa famille. L’ancien pasteur Jim se joint également à la famille.

Les Joad empruntent la Route 66 pour aller vers l’ouest. Le grand-père de la famille meurt peu après le départ. Les Joad découvrent que la route est saturée par d’autres familles partant pour la Californie. Dans des camps de fortune dressés au bord de la route, ils entendent l’histoire d’autres familles, dont certaines reviennent de Californie. Les Joad ne veulent pas admettre que les promesses auxquelles ils croient ne seront pas tenues. Juste avant la frontière, Noah (l’aîné des fils Joad) quitte la famille pour rester vivre au bord du Colorado, et la grand-mère de la famille meurt pendant la traversée du désert. En arrivant en Californie, Connie (le mari de Rose of Sharon, la fille Joad, qui est enceinte) quitte la famille. Le restant de la famille, dirigé par Ma, n’a pas d’autre choix que de poursuivre sa route.
A leur arrivée, ils s’aperçoivent qu’ils ne gagneront jamais beaucoup d’argent car il y a trop de travailleurs et les fermiers importants de la région ne les respectent pas tandis que les plus petits font faillite. Les fermiers profitent du grand nombre d’émigrants pour baisser les salaires. Les familles émigrantes vivent dans des camps de fortune provisoires appelés Hooverville. Il y a un peu d’espoir au camp de Weedpatch, un camp propre tenu par la FSA. Le camp déplait cependant aux autorités locales qui ne cessent de harceler et de provoquer les nouveaux venus.
Les travailleurs étant exploités, des individus essayent de les faire intégrer dans des syndicats ; Jim Casy, qui a fait de la prison pour couvrir Tom qui avait agressé un shérif, est l’un d’entre eux. Les Joad sont sans le savoir des briseurs de grève sur une exploitation de pêchers. Suite à une manifestation, Tom voit le pasteur Jim se faire tuer et il tue à son tour le meurtrier de son ami. Il devient un fugitif. Il fait ses adieux à sa mère et lui promet de défendre les opprimés où qu’ils soient. Rose donne naissance à un bébé mort-né. Ma garde cependant son sang froid et force la famille à faire face. Quand la pluie arrive, l’abri des Joad prend l’eau. Ils entrent dans une grange située sur un terrain plus élevé. Rose donne le sein à un homme qui est devenu trop faible pour manger autrement.

Le film qu’en a fait John Ford avec Henry Fonda en 1940 est vraiment poignant. Je vous le conseille. J’ai la chance de pouvoir découvrir des vieux classiques que je n’aurai jamais eu idée de regarder par moi même et franchement, malgré le temps qui passe, certains films traversent le temps sans problème.

idem, source Wikipedia :
John Martin Feeney, dit John Ford, né le 1er février 1894 à Cape Elizabeth (en) près de Portland (Maine) et mort le 31 août 1973 à Palm Desert (Californie), est un réalisateuraméricain, également producteur. Il a été quatre fois lauréat de l’Oscar du meilleur réalisateur (seul cinéaste à avoir réussi le quadruplé).

John Ford est considéré comme l’un des réalisateurs les plus importants de la période classique d’Hollywood (de la fin des années 1920 à la fin des années 1960). De tous les grandscinéastes américains il est celui dont l’influence est la plus considérable. Sa carrière embrasse celle des studios puisqu’il arrive à Hollywood au moment où les grandes majors se mettent en place et réalise son dernier film alors que ces majors commencent à être dirigées par des financiers. Ford fut admiré et respecté par les grands patrons d’Hollywood dont il fut souvent l’ami : il tournait vite et respectait les budgets. Malgré cela, il se considérait comme un salarié surpayé par ces studios pour faire des films dénués de son style afin de ne pas perturber les affaires de ses employeurs1.
Il fut l’un des réalisateurs effectuant le moins de prises par plan (ratio de 2,5), cela lui permettant de garder la mainmise sur le montage des films, les prises alternatives n’existant tout simplement pas. « Nous devons à John Ford le droit accordé au metteur en scène de superviser le montage », reconnaît Fred Zinnemann. Ford mit sa notoriété au service du syndicat des metteurs en scène américains dont il fut l’un des dirigeants les plus actifs. Sa fidélité tout au long de sa carrière, envers sa famille d’acteurs, de techniciens et de scénaristes, dont beaucoup étaient originaires, comme ses parents, d’Irlande, est remarquable.
Son œuvre est surtout reconnue pour ses westerns. La connaissance de cette filmographie souffre de la disparition de la quasi-totalité de ses premiers films, soit un tiers. Un d’entre eux,Upstream (1927), qu’on croyait disparu, a été retrouvé en Nouvelle-Zélande en juin 20102

Pour finir, la Grande Dépression a été immortalisée par la formidable photographe Dorothea Lange qui a été recrutée par la FSA : (Farm Security Administration) dans le cadre d’une mission.

Source Wikipédia :
Née à Hoboken (dans l’État du New Jersey), Dorothea Lange commence sa carrière de photographe à New York, avant de s’installer en 1918 à San Francisco où elle ouvre un studio de portrait. C’est la Grande Dépression qui la pousse à déplacer son champ d’action vers la rue.
Ses photographies poignantes des sans-abris attirent l’attention de la Resettlement Administration, qui la recrute en 1935 et publie dans les journaux de tout le pays[réf. nécessaire] ses clichés de la pauvreté et de la détresse qui touchent alors violemment les États-Unis. Les photographies étant propriété de l’État, elles sont publiées sans demande de paiement, ce qui contribue à leur propagation rapide et à faire d’eux des icônes de l’entre-deux-guerres américaine.

Il est difficile de parler de photojournalisme sans parler de la crise de l’entre-deux-guerres américaine. Celle-ci marque un tournant radical à la fois dans l’histoire des États-Unis et de la photographie d’information. Mais il est encore plus ardu de parler du photojournalisme de l’entre-deux-guerres sans parler de la Farm Security Administration et de Dorothea Lange.

Les années qui suivent le krach boursier du 24 octobre 1929 sont surnommées « the bitter years » (« les années amères ») : le krach entraîne une crise économique sans précédent aux États-Unis, aggravée par une sècheresse dans les États du sud. Les immigrants qui débarquent d’Europe à la recherche du rêve américain, ou fuient les régimes politiques communistes et national-socialiste de l’Europe de l’Est, trouvent en Amérique une situation économique plus désastreuse encore. C’est dans l’Amérique rurale que la situation est la plus alarmante : la sècheresse empêche les paysans d’effectuer leurs récoltes et engendre une crise grave de l’emploi. Les chômeurs errent dans les villes, à la recherche de soupes populaires ou de petits travaux quelconques, désœuvrés, ou se retrouvent sur les routes, allant de ville en ville. Ils recherchent du travail chez les propriétaires terriens, dans les coopératives. On les appelle alors des migrants. Ils s’installent dans des camps de fortune, sans eau potable, et tournent en rond. 

Les photos parlent d’elles mêmes …

Pour finir, la superbe chanson de BRUCE SPRINGSTEEN … The Ghost of Tom Joad :

Tout cela nous fait réfléchir à ce qui est le plus important… En tous cas, à un moment donné, si nous, le peuple, nous ne nous réveillons pas, nous serons très mal barrés ! AUX ARMES CITOYENS !

et bon WE … quand même 🙂